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Examen Hunter Session 4 - Epreuve 3

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Dim 28 Avr - 18:33
Très clairement, cette histoire d'épreuve la gonflait. Ruminant depuis ce matin, elle était clairement de mauvaise humeur. La jeune femme avait d'autres choses à faire que de diriger une épreuve. Comme par exemple être à la tour Céleste.

C'est dans cet état d'esprit que la demoiselle se rendit vers midi, évidemment bien en retard  - histoire de faire mijoter les hunters amateurs- à la salle des fêtes réservée pour l'évènement. Casque sous le bras, regard hautain et la démarche tranquille, la motarde monta les marche de l'estrade. Une fois en haut, elle posa son casque et mains dans les poches, elle les observa silencieusement. Sur cinq cent, il n'en restait plus beaucoup. Les deux autres examinateurs avaient fait du bon boulot. Elle continua à les observer. La plupart d'entre eux étaient bien plus vieux qu'elle. Seule une poignée étaient sous la barre de la majorité. Certains paraissaient concentrés. D'autres riaient à voix-basse. Oh? La jeune femme sourit presque sadiquement. Ils n'allaient plus rire très longtemps.

Sans perdre plus de temps, elle commença à parler, se foutant d'avoir l'attention de tous les participants. Ceux qui n'écoutaient pas n'avaient rien à faire ici.

"Pour cette dernière épreuve, vous allez devoir capturer une cible."

Elle jeta un regard aux idiots de tout à l'heure. Cette simple phrase avait suffit à faner leurs sourire.

"Chacun à votre tour, vous piocherez un nom dans l'urne derrière moi. Ensuite, vous aurez trois jour pour appréhender l'individu en question. Une fois cela fait, vous vous présenterez au poste de police, un des officier vous fera une note en échange de la capture. Note que vous m'apporterez ensuite à l'accueil de la tour Céleste entre dix-huit et vingt-et-une heure."

Pour le coup, elle ne se sera pas perdue dans des détails. Elle aura peut-être été trop concise. Cidelle s'en foutait. Se retournant, elle ramassa la boite posée à terre, descendit les marches et se posta devant l'estrade, attendant que les finalistes prennent leur bout de papier. Ce qu'elle avait omit de préciser -délibérément- c'est que ces types à attraper, c'étaient des criminels. De vrais bourrins, dont l'intelligence n'était pas à négliger -enfin sauf pour certains- et qui donnaient du fil à retordre au commissariat.

Cidelle:
Examen Hunter Session 4 - Epreuve 3 262977-akira_hr
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Maître du Jeu
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Lun 29 Avr - 23:02

L'Examen Hunter, c'est pas pour les fillettes. Farpaitement ma p'tite dame, c'est même bien pour ça que la p'tite Kurami elle se demande encore ce qu'elle fout dans ce bordel. Il y a des gens qui meurent, qui mentent, qui se font des coups en traître ou qui se la jouent far-west en essayant de coller des balles dans la tronche les uns les autres.
Puis il y avait les épreuves elles-même. La cueillette de la mort déjà, c'était pas très chic, surtout quand ça a conduit d'innocentes créatures à un horrible trépas qui hantera sûrement la jeune Kurami pour le reste de sa vie car elle en est la responsable, et ça l'était encore moins quand le petit groupe d'aventuriers qui s'était improvisé avait du déambuler au hasard dans des galeries souterraines, avec des ressources et un temps limité, dans l'espoir de simplement trouver une sortir avant de mourir de faim.
Et ça ne s'arrangeait pas à la seconde épreuve, dont le but était tout simplement "Tuez un truc qui ne vous aurait rien fait si vous vouliez pas sa peau, et mangez-le". D'autres piteuses bestioles étaient mort à cause d'elle, que ce soit de sa présence ou sur sa suggestion...et comble du malheur, même des Humains ont été blessés par sa faute. Bon, c'était un cas de légitime défense, mais...elle en ressentait le poids sur ses frêles épaules.

Alors qu'est-ce qu'elle foutait encore là ? Hé bien ça dépend.
Dans l'examen : Elle ne gâche pas les efforts et les sacrifices effectués jusqu'ici, sous peine de voir sa fragile psyché virer en névrose.
Sur le bateau qui les ramène vers le Continent Nord pour la dernière épreuve : Elle digère en roupillant comme un sac.
Car les différentes horreurs vécues avaient beau lui avoir coupé l'appétit...la maestria du Hunter Gourmet et la faim eurent rapidement raison du stress de Kurami, qui sitôt les dents plantées dans le premier morceau oublia immédiatement tout le reste et noya son chagrin dans la nourriture jusqu'à la satiété la plus déraisonnable.
Résultat: Elle ronflait à moitié, le ventre à l'air, vautrée sur un banc dans le bateau.

Ceci était une anecdote inutile.

Reprenons donc le cours de l'histoire où nous étions sensés le faire : Le début de la troisième épreuve. Une espèce de punk aux cheveux courts fait la maligne et les prend de haut, visiblement encore plus gavée qu'eux de cette aventure - qu'est-ce qu'elle vient s'en occuper alors, si elle ne veut pas le faire ? - avant de leur annoncer le but de leur dernière aventure en tant qu'aspirants, qui arracha un gémissement plaintif à Kurami.
Une chasse à l'homme. Il ne manquait plus que ça. D'abord les fleurs, puis les animaux, et maintenant les humains... Dépitée, elle remercia sarcastiquement ses divinités de ne pas avoir mis une quatrième épreuve car cette graduation commençait à réellement l'inquiéter.

En plus, pour ne rien arranger, la Japponaise n'aimait pas la Punk-Examinatrice. Déjà, c'était une Punk. Et les Punk, c'est le mal. En plus, elle ne les aimait pas non plus et n'avait clairement aucun scrupule à les envoyer à la mort, elle s'en foutait même ! Contrairement à la première examinatrice ou au gourmet Hunter, qui eux faisaient juste leur taf, et soit à contre-coeur, soit pour l'amour d'une passion qui était souvent décriée.
Elle, c'était juste une vilaine méchante qui leur voulait du mal, tellement qu'elle s'abstenait délibérément de leur tout leur dire...enfin, c'est ce que l'adolescente supposa, car se pointer comme ça avec ses grands airs, poser les conditions strictement requises, et emballé-c'est-pesé c'est plus son affaire, ça sentait un peu le piège à nigaud.
Pour Kurami, c'était une évidence. Leurs cibles seraient des criminels. Des hommes et femmes de mauvaise foi, voleurs, tricheurs et violents, prêts à leur faire subir les pires crasses à la moindre occasion...car dans sa petite tête naïve, les Hunters n'auraient jamais donné la chasse à des innocents.

Autrement dit, la Punk préférait les envoyer se faire empaler sans rien leur dire juste pour pouvoir ricaner de leur infortune. Vile mécréante qui pue, tiens !
Boudeuse, Kurami fit tout de même la queue sagement jusqu'à tirer son papier dans l'urne et tira la langue au passage à l'examinatrice dans une belle démonstration de maturité Nipponne avant d'aller s'exiler à l'ombre pour regarder quelle était la crapule qu'il lui faudrait envoyer croupir derrière des barreaux.
Aussitôt qu'elle regarda le nom, elle se figea. Elle qui avait vaguement réussi à se calmer sentait l'angoisse la saisir de plus belle, menaçant de la faire suffoquer...et cette fois sans personne pour l'aider à supporter son fardeau. Elle relut à plusieurs reprises le nom, découpant chaque syllabe, chaque lettre, en espérant mal traduire la petite inscription...mais craignait de ne jamais pouvoir se leurrer.
Enregistrant à contrecoeur le nom de sa proie dans un coin de sa caboche, elle réduisit méthodiquement en pièces le papier, séparant ses morceaux en se promettant de les disperser en de nombreux endroits, l'air de rien, pour que nul ne puisse reconstituer le nom qu'elle traquait désormais au nom du titre de Hunter qu'elle convoitait.
La mine déconfite alors que de nombreuses et douloureuses questions l'envahissaient, Kurami regarda les candidats encore en lice, scrutant attentivement leurs visages et allures en plissant les yeux.

Sa proie était parmi eux. L'homme recherché par la justice qui lui permettrait de devenir Hunter, ou de regretter d'avoir essayé et rester traumatisée pour le restant de ses jours, était lui-même un aspirant à ce titre qu'elle convoitait...et avait été un de ses camarades lors de la première épreuve. Il était encore en lice, et cette terrible nouvelle plongeait Kurami dans une effroyable confusion alors qu'elle avait conscience de devoir traquer un ami.
Le spécialiste des jurons et du couteau de la première épreuve. Arthen Neiffe.
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Kurami Kyôshi
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Jeu 2 Mai - 16:15
Jamais Delta n’a été aussi content de voyager sur un bateau. Aussi long ces voyages pouvaient être, cela lui a permis de se reposer et ça il en avait plus que besoin, ne serait-ce que pour établir un constat de son état et de son équipement.

Le plus important et surtout le plus alarmant, c’est l’état de Roncérine, en morceau, ni plus ni moins. La lame a rompu et pas de la plus propre des manières. Il manque beaucoup de morceau, un peu moins de vingt pourcents à vue de nez, autant dire qu’elle est inutilisable et qu’elle le sera pour un bon moment. L’état de sa compagne de voyage irrite son bretteur à un niveau proche de la colère et de la désespérance. Son arme a une valeur des plus sentimentale pour lui, c’est bien l’une des rares affection qu’il reconnait volontiers, devoir la laisser sur le banc de touche c’est comme dire à son ami d’enfance qu’il ne pourra pas jouer le match de sa vie à cause d’une fracture.

Passons rapidement sur son costume, qui heureusement pour lui est noir. Il est tâché par ci par là, déchiré au niveau des manches, mais il va s’en sortir. Il est cependant déformé par deux nouvelles armes que Delta préfère garder cachée pour l’une, exposée par défaut pour l’autre. Vous vous souvenez du kusarigama qui lui faisait de l’œil ? Il se trouve qu’il l’a dérobé à son ancien propriétaire, il le faut bien, son arme fétiche est en arrêt maladie. Il n’est pas particulièrement friand de ce type d’arme, bien plus axés cape et épée comme dans les récits de chevalier. Elle est particulièrement technique qui plus est, mais c’était ça ou l’épée diapason bien trop grande pour son type de combat. Sa seconde arme est, bien que très antijeu, simple et efficace. Comment faire plus simple qu’une arme à feu ? Surtout un Canik. Tuer à l’arme à feu manque de passion, il est vrai, mais après que son épée se soit fait mettre en morceau la passion Delta en a un peu plus rien à cirer.

Comment notre cher et peu aimé assassin passe-t’il le temps durant les courts instant ou il ne dort pas ? Il consulte ses cartes de tarots, c’est un exercice amusant que de voir des signes dans un jeu de carte, du futur ou du passé. C’est un miracle qu’elles s’en soient sortis sans égratignures, mais ces cartes sont un mystère en elles-mêmes aux yeux de Delta. Elles ont bien souvent raison dans leurs prédictions, le tout est de trouvé quand ces prédictions rentrent-elles en action.

- Et si on zieutait notre futur, qu’en dis-tu Kuriboh ?

L’oisillon officiel de l’Acerbo, toujours emplie d’énergie, piaille à vive voix son approbation à cette idée, même s’il n’a sans aucun doute aucune idée de ce que cela implique. Delta doit vraiment aimer les choses mignonnes et stupides pour garder cette chose sur son épaule, mais que voulez-vous, être un assassin tuant de sang-froid n’empêche d’avoir des petits moments de faiblesses, surtout à cet âge. Il n’a jamais caché sa fascination pour les volatiles après tout, ce n’est pas maintenant qu’il risque de le faire. Mélangeant son jeu de carte, il aligne les trois premières devant lui après trois minutes de mélange. Il retourne alors la première carte en partant de la gauche.

- The lovers, retourné, merde. Cela commence mal, mais ce n’est pas le pire départ non plus, continuons.

Le sixième arcane, lorsqu’elle est à l’envers, représente la confusion, la manipulation d’autrui (se faire manipuler) comme la dispersion ou le doute. Ce ne sont pas les pires choses qui peuvent arriver, certes, mais pour un examen cela n’est jamais très bon. Notre meurtrier juvénile garde tout de même à l’esprit que cela reste de la divination de bas niveau.

- La maison-Dieu, à l’endroit, parfait. Arrêtons-nous là mon petit oiseau.

C’est sans se faire prier que le blafard range ses cartes, d’une part parce qu’il est arrivé à destination, d’autre parce qu’il n’aime pas regarder les dernières cartes. Il a déjà vu des gens s’effondrer en découvrant que leur dernière carte était la mort, même s’il s’en remettrait très vite, gardant une certaine distance par rapport à ces prédictions. Comme un joueur de poker ne pariant que ce qu’il peut se permettre de perdre sans franchir la ligne qu’il s’impose dans son budget. Cependant, il ne peut se permettre une erreur d’attention à cause d’une carte qui lui trotterait dans la tête.

Dans la salle où l’épreuve était annoncée, il cherche de l’œil le visiteur. Sa présence n’est pas nécessaire à son succès dans cette épreuve, de son point de vue du moins, mais qui sait ce que cache l’épreuve suivante, il doit prendre des précautions tout de suite. S’il pense ne pas avoir besoin de la présence du détective, c’est à cause ou grâce au terrain sur lequel l’épreuve semble se passer : Une ville. Pas la plus petite des villes et en plus une ville qu’il connait, qu’il a habité quelques temps. Cela commence à remonter, c’était il y a deux ans il lui semble ? Mais il est resté un bon bout de temps ici durant son ascension de la tour.

Il y avait fait la rencontre d’un bien étrange personnage dont les traits du visage lui sont flous, mais il était avant tout monté jusqu’au niveau 100 de cette infernale tour. Il a dû s’arrêter là pour diverse raison de santé, une blessure interne qu’il n’a pas remarquée et qui a bien faillit lui coûter une main. Se battre sans armement est vraiment une plaie n’empêche. Au moins dans ce milieu urbain, il a toutes les armes du monde à sa portée. Pas de branche traîtresse, pas de singe casseur de … nan ça il y en a en ville. Au moins c’est plus pro- ah non plus selon les ruelles une forêt est plus stérile. Maintenant qu’il y pense une forêt n’est pas si différente d’une rue ou d’une ville. Au moins c’est son terrain de chasse favori, c’est un avantage non négligeable quelle que soit l’épreuve.

« Je pourrais presque embrasser cette punk pour l’épreuve qu’elle nous donne, enfin un truc qui a un rapport avec mon métier ! » a-t-il envie de hurler lorsqu’il entend les règles de l’épreuve. D’un autre côté il a aussi envie de décoller trois gifles à cette anomalie temporelle pour ne leur donner qu’un nom et un prénom, mais cela pourrait être pire ! Elle pourrait donner des pseudonymes et là ce serait l’enfer sur terre de retrouver le bon type en trois jours.

C’est lorsqu’il passe devant l’urne que Delta voit enfin le visiteur, le problème est que cette épreuve ne se prête pas vraiment au travail d’équipe, quoique. C’est un détective, cela doit aussi être son épreuve de prédilection de trouver quelqu’un, il y a affaire à discuter.

Tout en l’approchant, il regarde le nom qui lui a été désigné, un surnom, sa crainte s’est réalisée pour le coup. N’avoir qu’une information aussi maigre qu’un pseudonyme, cela l’oblige à devoir faire jouer quelques de ses connaissances.

- Le parieur, c’est tout ?

Haussant un sourcil de perplexité, il arrive à niveau du détective.

- Vous voulez tenter le coup de boucler cette épreuve à deux ?
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Delta Acerbo
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Dim 5 Mai - 15:52
Visiteur n'oubliera jamais ce qu'il venait de vivre. Oh non, il ne s'agit pas de l'épreuve mais des délices que le hunter gourmet avait réalisé avec les différentes prises. Il n'y avait pas à dire il s'agissait de véritables œuvres d'art culinaires. Elles lui réchauffa le cœur si meurtri ces derniers temps.

S'en suivit la traversée en bateau qui ne fut pas des plus paisibles, entre son cauchemar récurrent et les parties de cache-cache avec Yoruan et sa nouvelle bande, Visiteur était plus proche de l'AVC que de la fin de cette fichue épreuve. Il put au moins faire recoudre son manteau, c’était déjà ça d'acquis...

C'est donc un détective éreinté qui débarqua sur le continent nord, qu'il n'avait jamais eût l’occasion de visiter, avec un seul souhait en tête que cette épreuve se termine au plus vite ! Après le pitch de l'examinatrice, le détective se mit en rang.


" On dirait que l'association est en manque de hunters aux facultés de traque... "

Au vu des épreuves proposées dans cette session, la traque était un facteur des plus importants. D'abord une plante, ensuite un animal non-humain et enfin un humain. Au moins c'était pour aider la police locale car Visiteur savait à quel point les hunters étaient le plus souvent égocentriques et à fond dans l'illégalité donnant du fil à retordre aux honnêtes gens.

En son tour de mettre la main dans l'urne, Visiteur tout en plongeant sa main, n'attendez rien de particulier juste la fin de cet examen cauchemardesque. Il s'éloigna de la foule pour déplier son petit papier : " La montagne ".


" Chouette, un nom tellement courant... "


Déchirant un papier, inspirant et expirant, le détective se mit à définir son plan d'action lorsqu'une connaissance vint lui faire une proposition. Il s'agit de l'acerbo rencontré au cours de la précédente épreuve.

" Bonjour à toi aussi Delta, c'est pas comme si on avait passé la nuit ensemble... "

Delta avait bien meilleur mine et surtout plein de nouveaux jouets, valait-il accepté ou refusé ? Un détective et un assassin à la poursuite des vilains, quelle belle histoire de chevet sans oublier que chacun était dans le domaine de l'investigation à sa manière.

" D'accord et puisqu'on est censé coopérer avec la police pourquoi ne pas faire un tour au commissariat histoire d'avoir accès à plus d'informations sur nos cibles ? "

Un acerbo dans un commissariat, quelle image époustouflante !








La société actuelle se complaît dans l'acceptation du vice sous toutes ses formes, soyez bienveillant et ne cédez pas face à cette tendance.
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Visiteur
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Lun 6 Mai - 18:04

Pouvait-il y avoir plus rude épreuve encore pour la pauvre Kurami que celle de prendre en chasse un camarade ? Outre la gêne et les risques que cela impliquait, Arthen étant à la fois bien plus fort, brutal et expérimenté qu'elle en matière de lutte, la Japponaise n'ignorait pas un autre drame que lui imposait ce petit bout de papier entre ses doigts.
Pour réussir, il lui faudrait prendre la place que convoitait un de ses compagnons. Pour devenir Hunter, elle devait l'empêcher de le devenir lui-même...et rendre ainsi la mort de Ruben parfaitement vaine.
Peu importe dans quel sens elle retournait le dilemme qui l'accablait, Kurami avait le sentiment de n'être qu'une monumentale égoïste, qui piétinait les autres pour son rêve sans conviction avant même de s'en rendre compte. En continuant, elle briserait les espoirs et la liberté d'un homme qui lui avait sauvé la vie...mais en déclarant forfait, c'était les siens qu'elle écrasait en plus de fouler du pied les vies - aussi bien animales qu'humaines - perdues au cours des deux précédentes épreuves.

En proie à une immense confusion, Kurami ne trouva même pas le courage de se lever. Cela lui évitait au moins d'avoir à prendre une décision qu'elle regrettait d'avance, sans pour autant la consoler.
Depuis le pied de son arbre, elle remarqua deux autres têtes connues s'acoquiner une fois de plus. L'albinos et Aquaman. La jeune fille s'en étonna, car elle n'aurait pas parié sur ce duo. L'espace d'une minute, elle envisagea de se joindre à eux pour leur demander de l'aide...encore qu'elle n'aurait su dire si elle quémanderait une aide physique ou morale.
Dans les deux cas, la Japponaise choisit finalement de s'abstenir. Elle n'aimait pas l'autre, avec son nom de lettre antique, qui semblait aussi orgueilleux qu'instable, et le type au chapeau avait beau paraître plus calme et raisonnable...il semblait aimer jouer de la gâchette. Et ça, c'était un acte que Kurami ne pouvait que réprouver, en particulier lorsqu'il s'agit de s'opposer à un ancien camarade grâce à de nouveaux.
Quand bien même le cowboy accepterait de l'aider...que se passerait-il lorsqu'ils arriveraient face à face avec Arthen ? Très certainement une bagarre, et si elle préférait ne pas savoir qui du maniaque du couteau ou de l'archétype du faux-flic l'emporterait, l'adolescente était déterminée à éviter ce cas de figure et à ne pas entraîner de nouveaux "innocents" dans sa quête égoïste.

Elle resta à l'ombre durant un long moment à regarder les aspirants Hunters s'éparpiller - de façon moins diffuse que d'habitude cela dit - en ressassant sans cesse son choix impossible. Accablée, elle tourna également les règles de l'épreuve dans tous les sens, cherchant désespérément une faille à exploiter pour ne pas avoir à choisir entre ses convictions...et ses convictions.
Des heures durant, Kurami se creusa la tête en commençant à croire qu'elle allait finir par échouer à l'épreuve à force de rester étendue là. Même son estomac grondant ne put la forcer à se lever alors qu'elle avait sauté le déjeuner à cause de l'autre imbécile d'examinatrice qui s'était pointée à la bourre.
Puis, alors que la fin de l'après-midi approchait paresseusement, une idée des plus folles commença à prendre racine dans sa petite caboche bleue. Même en essayant de se convaincre que sa place valait mieux que celle d'Arthen, en tant que Hunter, la jeune fille n'avait pu se résoudre à le prendre à revers sans vergogne. Elle connaissait un peu son histoire, et n'avait cessé de se demander si elle n'aurait pas fini comme lui...ou morte, dans la même situation.
Elle ne doutait pas non plus que, s'il devenait Hunter, le maniaque du couteau pourrait lutter contre des réseaux criminels que la police se garde bien d'approcher...ou est simplement incapable d'arrêter. Arthen était peut-être une brute des bas quartiers, mais c'était une brute qui voulait prendre soin de sa "famille" de la rue. Tandis que elle se contenterait de flâner grâce à ses privilèges plus ou moins injustement dû.

C'est en commençant à se dire que tous deux méritaient de devenir Hunter, pour ne pas rendre vains les efforts fournis et les espoirs qu'on posait sur leurs épaules, que Kurami retrouva sa placide détermination. Bien que peu convaincue par son idéal immédiat, il n'était pas impossible et serait en accord avec sa morale.
Raidie par cet après-midi couchée à l'ombre, la Japponaise s'étira longuement après s'être levée, avant de se mettre en route vers la ville à son tour, comme la plupart des finalistes, y compris sa proie. Son plan était encore bancal, mais dans le pire des cas, elle avait trois jours pour le mettre au point.
Dans un premier temps, il lui fallait retrouver Arthen...


Grrrrouuuuiiic.....

Bon d'accord. Dans un véritable premier temps : Manger. Il ne fait pas bon s'agiter le ventre vide. Ensuite, elle pourrait retrouver sa cible, ce qui ne devrait pas être trop difficile au vu du personnage...et l'aider.
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Kurami Kyôshi
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Mar 7 Mai - 18:44
Bonne idée qu’à eu le visiteur du présent, s’ils veulent des informations sur leurs cibles aller au commissariat est la seconde meilleure idée envisageable, Delta en ayant une sans doute plus sûre quant à la facilité d’obtention des informations.

C’est donc sans presser le pas qu’il suit le détective sans gadget, les mains dans son dos et son Kuriboh sur l’épaule. Plusieurs questions lui venaient à l’esprit : Comment s’y prendre pour retrouver un pseudonyme pareil, Est-ce que le commissariat sera coopératif avec deux inconnus ? Est-ce qu’il est connu de ce commissariat ? Sûrement que des rapports de meurtre à l’arme blanche ont été fait lors de son séjour ici, il devait bien travailler pour se maintenir en forme et avoir de quoi fanfaronner, mais est-ce que des preuves démontrent que c’est lui qui a été engagé pour les assassinats ? Peut-être ont-ils une vague idée du poids et de la forme de roncérine, mais ça tombe bien il ne l’a pas pour le moment, envoyée vers sa famille pour réparation durant le trajet.

Comment ça s’est passé ? Il a téléphoné à l’un de ses gardes pour qu’il envoie l’un de ses plus gros oiseaux sur son itinéraire, puis lui a confié son arme et il est reparti dans l’autre sens. Enfin, ce n’est pas vraiment « son » oiseau celui-là, juste une des bêtes expérimentales de sa grande sœur défoncée à l’hormone de croissance et autres depuis l’éclosion. Le résultat n’est pas des plus jolie à voir, mais l’efficacité est au rendez-vous.

- Tu sais, aussi utile que cela soit, je doute que je sois le bienvenu au commissariat, je te laisse entrer moi je vais chercher mes infos « en bas ».


L’Acerbo a de très gros doutes sur la connaissance du détective sur le « en bas » dont il fait mention, seul les assassins indépendants y vont et sont autorisés à y entrer, que ce soit pour se renseigner sur leurs missions dans la ville ou en obtenir. Ce qui est cocasse, c’est que cet endroit se situe géographiquement sous le commissariat, mais très bas, bien plus que les égouts et les lignes téléphoniques. Il faut descendre l’équivalent de 7 étages d’escalier pour enfin être au bon niveau, il va sans dire qu’il a fallu graisser allégrement quelques pattes pour rendre cela possible, c’est un marché noir invisible, mais au lieu d’y vendre des petites filles, on y vend des têtes, bien que le premier cas soit aussi commis en bas.

Delta est l’un des plus jeunes à pouvoir y rentrer et ressortir vivant, les Acerbos sont en même temps l’une des familles d’assassin faisant travailler ses jeunes membres au berceau. Cela ne l’empêche pas d’avoir subi une certaine mise de côté par le fournisseur de contrat, Anthony Hills, bien qu’il remplisse toujours ses contrats dans les délais imposées, cela ne restait qu’un blanc-bec aux yeux du patron, une mascotte légèrement utile. Cela s’est calmé depuis qu’il est de deux ans plus vieux, mais les pics cyniques et péjoratifs restent de mise pour mettre à l’épreuve le contrôle de soi du meurtrier, n’attendant qu’un craquage pour clouer le bec du prétention, crise de nerf que ce dernier ne lui accordera pas.

Comptez bien une vingtaine de minute pour que le blanc de peau atteigne la zone de troque, dix de plus pour qu’il se fasse entièrement fouiller afin de trouver d’éventuel micro sur lui et deux pour qu’il prenne le papier destiné à récupérer ses affaires personnelles à la fin de sa visite. Vous trouvez cela sécurisé ? Certains des plus grands assassins ramènent leurs enfants et amants ici, pour éviter une guerre de clan qui serait des moins bénéfiques aux affaires vaut mieux réduire au maximum les risques de faire du zèle, un tranquillisant léger est même injecté aux assassins ne faisant pas parti de l’élite, vous vous doutez donc que Delta y aurait le droit si son sang n’était pas spécial et qu’il n’avait pas brodé une histoire à base de rejet des principes actifs des tranquillisants.

- Qu’est-ce que tu cherches blanc-bec ? T’as enfin décidé de prendre de vraie mission ?


Quand je parlais de pics acerbes, qu’est-ce que vous en pensez ? Delta exècre cet abruti qui fait deux fois sa taille et sa carrure, malgré sa moustache rousse du plus bel effet. Le fixant donc dans les yeux et essuyant son regard méprisant, c’est en retenant un soupir appuyé qu’il répond sans cacher son agacement.

- Je cherche des informations, je préférerais rester dans le sas pour ne pas puer la fumée en ressortant.

Car oui, il n’était que dans le sas, entre le dépôt de ses objets et la piqure de tranquillisant. L’entre deux n’est qu’un maigre couloir à peine assez grand pour que le patron puisse passer en baissant la tête pour désavantager les groupes armés qui tenterait d’entrer par la seule entrée existante, celle-ci. Même le patron doit l’emprunter pour des raisons obscures à l’assassin, mais comme ce fouteur de merde ne prévient ni ses entrées ni ses sorties cela même souvent à des situations comme celles-ci où il bloque le passage de tout le monde.

- Qui te dit que tu en trouveras ici ? Je n’ai rien pour les sous-être comme toi, retourne dans les jupons de ta mère.

Serrant le poing, dieu seul sait ce qui retenait l’Acerbo de courir à sa perte pour mettre ne serait-ce qu’une gifle à cet impoli, mais instinct de préservation oblige, il garde plus ou moins le silence, mais ne baisse pas les bras pour autant. D’une insolence sans nom, il pointe alors l’autre côté du couloir, celui derrière le patron imbu de soi.

- Si je passe de l’autre côté, tu me dis tout ce dont j’ai besoin de savoir, si je perds, ma part du domaine Acerbo t’appartient.

Une tâche semblant impossible au premier abord, le contrebandier prends faussement le temps de réfléchir au marché que l’arrogant lui propose. Il fait deux carrures de plus que lui, prendre tout l’espace et est bien meilleur combattant que lui, qu’est-ce qu’il a à perdre ? Il ne lui viendrait même pas à l’esprit que le costumé puisse le blesser, mais il serait très impressionné s’il y arrive.

- Marché conclu ! Commence à appeler chez toi pour annoncer que ta part est mienne !

Jouant son héritage pour une valeur viable à moins de cinquante pourcent, Delta ne peut se permettre de prendre son adversaire à la légère. Résolu à donner tout ce qu’il a, il recule d’un peu prêt cinq mètres. Il retire également ses chaussures en cuir pour les poser plus loin derrière et pose le talon au sol pour la première fois en deux ans. La dernière fois qu’il a dû faire ça, c’était dans une situation similaire à celle-ci. Même adversaire, différents enjeux.

Depuis qu’il est arrivé, ce type le prends pour un moins que rien, pour gagner son droit d’entrée il a dû l’affronter et a perdu. Le patron prétexte que c’est par pitié qu’il l’a laissé entrer, mais au fond il avait été impressionné, toutes ses cellules lui avaient hurlé d’utiliser le nen ce jour-là, même si ce n’était pas nécessaire du tout. Le mental joue beaucoup dans un combat, le ressenti joue beaucoup pour juger des aptitudes d’un assassin, ce jour-là il avait eu l’impression de se retrouver face à un assassin, un oiseau de chasse qui même en pissant le sang et en voyant pas plus loin que son nez ne s’arrêtait pas car sa mission n’était pas complétée.

- Alors oisillon de pacotille ! C’est pour aujourd’hui ou pour demain ! J’ai des putes qui attendent et des fils à maman que je dois escro-


Ne terminant pas sa phrase, Anthony voit clairement dans les intentions du blafard. Delta compte passer non grâce à sa force, mais à sa vitesse. Dans cette optique, glisser entre les jambes du colosse est la meilleure chose à faire, mais cela reste un combat perdu d’avance. C’est comme imaginer Ulysse contre Poséidon, une bonne ruse ne suffira pas. Une ruse inefficace dans ce cas présent, car le défenseur a de très bons réflexes, c’est ainsi que lorsque l’Acerbo entame sa glissade, ce monstre de muscle et de moustache s’apprête à écraser son pied soulevé sur ses côtes lorsqu’il passera sous lui.

Pour lui, c’est ce qu’il a fait, mais alors qu’il pense avoir touché le torse de l’adolescent, son pied continue sa chute un peu plus longtemps pour finalement toucher le sol. Comment cela est possible ? Abasourdi, Anthony regarde son pied en deux fois, où ce prétentieux a-t-il pu filer en si peu de temps ? En relevant la tête pour regarder le couloir, il se prend un choc. L’assassin, au milieu de son début de glissade, s’est relevé avec les mains pour s’élancer, pieds en avant, vers le visage du monolithe dans un saut presque félin.

Cela n’explique pas comment Delta a pu disparaitre pour réapparaitre en ayant pris un chemin différent, mais le boss n’avait pas que ça à se faire de s’en préoccuper. Arquant ses jambes, il est près à saisir les jambes de l’assassin qui est repartit pour un second double coup de pied sauté, mais saisit à nouveau du vide alors que le blafard glisse sous ses jambes et se retrouve derrière lui, essoufflé par l’effort intense que lui a demandé de faire des pas fantômes aussi complexe.

Petit instant technique : Les pas fantômes permettent en ayant un rythme de pas bien précis de pouvoir crée des images rémanentes de soi. Delta n’a réussi à maîtriser cette technique il n’y a que quelques mois, il est donc obligé de prendre de l’élan pour un nombre moins limité d’image rémanente. Cependant, il a expérimenté un nouveau type de pas fantôme, bien plus couteux en effort et prenant racine dans la feinte.

En faisant en sorte que son langage corporel indique une action A, son adversaire se représente mentalement et inconsciemment le mouvement A et se prépare à y répondre. En créant une image rémanente à ce moment là et en interrompant son mouvement, l’adversaire continuera de se représenter Delta effectuant le mouvement A alors qu’il effectue le mouvement B. C’est ce qu’il s’est passé lors de la première attaque.

Pour la seconde, le langage corporel n’avait rien à jouer ou presque. L’opposant se souvenant du moment B pour essayer de comprendre comment il a pu s’effectuer sous son nez, il ne restait plus qu’a avoir le bon rythme de pas pour une nouvelle image rémanente. Même si elle sera imparfaite à cause des lacunes de l’assassin, l’image du mouvement B est tellement imprimée dans la conscience de l’ennemi qu’il n’y voit que du feu.

Le souci d’une telle technique, c’est qu’annuler un mouvement par un autre est deux à trois fois plus physique que simplement faire le mouvement, cela nécessite aussi que son adversaire ait des connaissances solides en art martiaux et qu’il ne connaisse pas la technique au préalable. Comme cela ne fonctionne au grand maximum que deux fois sur une même personne, Delta a nommé sa version imparfaite des pas fantômes « Deux pas sans trois ».

- J’en serais presque impressionné sac à merde, mais tu tapes comme la grand-mère de ma grand-mère. M’enfin, j’ai donné ma parole, que veux-tu savoir ?
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Delta Acerbo
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Jeu 9 Mai - 4:19
L’assassin pâle accepta l'idée du détective et tous deux se mirent en route pour le commissariat. Tout en se dirigea vers le commissariat, Visiteur pensa à Yoruan Kolobs et Koroba Tenil. Si seulement l'un des participants pouvait tomber être tombé sur l'un des pseudonymes de ce dérangé et que sa coéquipière du moment puisse s'éloigner de lui.

" Que préparais-tu à l'encontre de cette jeune femme, Yoruan ? " se demanda le détective lorsqu'il fut interrompu dans ses pensées par l'acerbo juste en face du commissariat. " En bas " ? Que pouvait bien être ce lieu ? Était-ce le nom d'un lieu underground propre aux assassins, à la mafia et autres ? En tout cas, Delta savait certainement ce qu'il faisait.

" Bonne chance de ton côté. "

C'est donc seul que Visiteur pénétra au commissariat, il se dirigea vers le l’accueil tenu par un agent rondouillard si souvent imagé dans l'industrie cinématographique. Toutefois contrairement à leur pseudo-attitude et apparence, ce sont de véritables professionnels, le tout est de se présenter à respectant une certaine gestuelle et à prononcer les mots-clés c'était là une des nombreuses parades policières face aux hunters et autres brigands.

" Bonjour, monsieur l'agent. Vous avez pas des beignets ? Vu comment vous êtes gr... Euh je veux dire que le froid donne faim. "  


" Tu veux jouer les intéressants, c'est ça !? Et d'abord, vous les types aux manteaux vous s'aimez un peu trop vous la jouer en mode polar de mes deux ! "

" Vu votre poids, je ne pense pas que vous en ayez que deux... "  

" QU'EST CE T'AS DIT !? Si tu n'étais pas le cousin du collègue, je filerai une bonne leçon sale blanc-bec. "

" Mais oui, oui. "

L'important de cette conversation n'était pas le verbal mais le non-verbal. Les mots étaient là pour détourner l'attention des badauds car rassurez-vous Visiteur s'était présenté, exposé son problème et on l'avait dirigé vers la personne la mieux indiqué pour lui répondre. Sinon il ne serait pas entrer avec son flingue par exemple...

Il se dirigea vers le bureau de cette personne qui n'était que l'inspecteur en charge des trafics de mineur, une femme d'âge mûre.

" Bonjour. "

" Bonjour au sujet de ton problème, va vers un tour dans les quartiers Sud la nuit tombée. Il semblerait qu'on entende souvent parler du produit que tu cherches vers là bas. C'est tout ce que je sais. "

" Merci que ferais-je sans toi ! "

Le détective ressortit du bureau, il n'y avait pas eu de présentation ce qui signifiait que le criminel était un insaisissable ce qui incluait de potentielles taupes, pas de preuves et surtout juste des bruits de couloirs dans les quartiers Sud. Presque rien mais il savait déjà où commencer à chercher.

Il alla s'asseoir sur un banc, qui se trouvait en face du commissariat, pour y attendre l'acerbo.








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Visiteur
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Jeu 9 Mai - 17:44
Afin de préserver ses économies, et parce que ça correspondait à son goût de la simplicité, Kurami se mit à la recherche d'un petit snack. Une espèce qui n'était pas exactement rare dans une grande ville comme celle-ci, si bien que même avec l'heure qui tournait elle parvint à trouver son bonheur.
Si la Japponaise n'aurait pas refusé un bon bol de nouilles, bien de chez elle, elle fut toutefois contrainte à se rabattre sur un classique "poulet-crudités"...et un cookie au chocolat blanc. Parce qu'elle n'a pas résisté à l'appel du biscuit réconfortant.
Tout en prenant son temps pour savourer son modeste repas sur un banc près d'un lampadaire, laissant ses jambes se balancer dans le vide pendant qu'elle mastiquait minutieusement, la jeune fille creusa son plan.

Elle avait techniquement trois jours pour neutraliser sa cible, la ramener au poste de police puis se présenter à la Tour Céleste - probablement l’œuvre d'un architecte en manque de virilité - avant la tombée de la nuit pour valider son épreuve...mais dans les faits, son délai était bien plus court que ça.
Le temps jouait contre elle dès maintenant en réalité, car pour attraper Arthen ET lui donner une chance de remporter lui aussi son examen il lui faudrait agir au plus tôt. Cela dit, elle avait du mal à seulement envisager la façon de réaliser cette improbable prouesse, alors le faire en un délai aussi bref que possible lui semblait impossible.
Elle n'avait pas encore fini son sandwich que son plan se résumait à quatre points essentiels. Trouver Arthen, le ramener jusqu'au poste de police pour le livrer, trouver un truc à faire pour l'aider à s'évader, valider sa propre partie de l'examen, puis disparaître avant que sa proie ne sorte de prison et ne la prenne à son tour en chasse pour un éventuel désir de vengeance.
Et jusqu'ici, Kurami n'avait pas de plan pour ne serait-ce qu'accomplir un seul de ces points.

Jugeant qu'elle se prenait trop la tête lorsqu'elle attaqua son cookie, la jeune fille se régala en simplifiant ses projets immédiats. Puisque ça ne servait à rien de fomenter un plan improbable sur de pures spéculations en inventant des conditions douteuses, elle réfléchirait au plan étape par étape, une chose à la fois.
Si bien qu'une fois son biscuit terminé, elle s'extirpa de son banc pour frotter sa tenue et en chasser les miettes qui la maculaient, jeter les papiers et serviettes dans une poubelle et se mit à parcourir les rues en se demandant par où commencer.
Consciente que sa cible devait rôder dans les bas-quartiers, Kurami s'éloigna des zones un peu trop "huppée" à son goût...tout en s'abstenant prudemment d'approcher des véritables ghettos. Elle était fatiguée, nerveuse et peu assurée, et l'aspect et les regards que les gens lui lançaient parfois menaçaient de la faire mourir de peur.
Pourtant, ce sont bien les coups d'oeil jetés par les curieux, autant par les costard-cravate que par les casquettes retournées, sur sa tenue un peu trop courte aussi bien en haut qu'en bas qui lui inspira la solution pour la première étape de son plan.

Lorsqu'elle en trouvait le courage, la Japponaise approuvait d'un pas timide des individus à l'aspect un peu douteux. Débardeurs négligés, tatouages apparents ou joints à l'odeur nocive étaient autant de critères valables à ses yeux, même s'ils lui exigeaient un effort monumental pour ne pas trembler trop fort à l'idée de se faire agresser par une bande de voyous.
De là, elle engageait toujours son interrogatoire par la même question "Excusez-moi, connaissez-vous Arthen Neiffe ?" et de là pouvaient se produire trois gros cas de figure.
Elle pouvait juste prendre un gros "non" et dans ce cas elle allait tenter sa chance ailleurs, soit un "oui déguisé", comme cette fois où un énorme black qui devait facilement faire trois fois le poids de la Japponaise en pur muscle s'avança en grondant d'une voix dure :


P'tet ben qu'oui, p'tet ben qu'non. Tu lui veux quoi ?

Profitant d'avoir envie de se rouler en boule sous la première cachette à portée, Kurami jouait alors une véritable pièce de théâtre et faisait croire - en serrant ses petits bras contre elle d'un air inquiet, comme une petite demoiselle perdue...ce qu'elle était un peu quelque part - qu'elle était une conquête d'Arthen. S'inspirant allègrement des drames à l'eau de rose qu'elle affectionnait tant, elle monta tout un bobard où elle, petite étrangère ignorante du monde, était tombée sous le charme du "bad boy" viril qui lui avait promis monts et merveilles, à travers un amour interdit et une vie dangereuse et de l'aimer comme une vraie femme...avant de disparaître du jour au lendemain.
Depuis, prétendait-elle en se cachant le visage dans les mains pour sangloter, elle le cherchait désespérément en craignant d'avoir été trompée et voulait entendre de sa propre bouche s'il allait réellement l'abandonner elle...et leur enfant qu'elle attendait depuis.
N'étant même pas majeure, son récit en perturba plus d'un...et parvint à toucher émotionnellement ceux qui se considéraient "du clan" d'Arthen.Malgré l'improbabilité de l'histoire, il était difficile d'imaginer qu'une étrangère à gros seins - détail qu'affectionnait le joueur de couteau - puisse le connaître et faire toute cette route pour le trouver dans un autre but que celui de ne plus être seule et de faire assumer ses responsabilités au gangster. De fait, ça l'intégrait elle aussi un peu à cette famille de la rue.
Si plusieurs fois, elle fit simplement chou blanc, Kurami put au moins poursuivre ses recherches en se sentant de plus en plus étourdie par la fatigue. Cependant, elle se refusait de faire une pause, de crainte déjà d'être découpée par un psychopathe pendant son sommeil, et car elle estimait que l'épuisement ajoutait à la crédibilité de son récit fantasque.
Et puis, à quelques - trop rares - reprises, on lui donna une direction, une zone, parfois même un nom. Elle remerciait alors chaleureusement ces braves gens et repartait en contenant difficile ses larmes et tremblements...pour tirer la langue d'un air moqueur lorsqu'elle était sûre que personne ne la voyait.

Sauf qu'il y avait aussi le troisième cas. La réponse tout sauf amicale. Arthen étant une vraie tête brûlée et il s'était fait pas mal d'ennemis - pour ne pas dire quasiment toute leur population - chez les pseudo-clans rivaux. La seule mention de son nom suffisait parfois même à faire sortir les couteaux chez les plus hostiles.
Kurami se vit d'ailleurs morte à l'une de ses occasions, lorsque deux brutes épaisses la plaquèrent contre un mur dans une ruelle sombre avant de lui glisser une lame sous la gorge avant même qu'elle ne s'explique. Convaincue que son existence allait prendre fin d'une façon si misérable, elle parvint entre deux sanglots à plaider sa cause et expliquer qu'elle cherchait à l'envoyer sous les verrous.
N'ayant aucunement l'air d'une policière, ils refusèrent un premier temps de la croire et faillirent la planter ici-même. Elle parvint à insister avec toute la sincérité du monde - cette histoire-ci étant parfaitement vraie, puisque la Japponaise devait réellement arrêter Arthen - en expliquant également la ruse qu'elle avait vendu aux sympathisant du brigand et que c'était justement son apparence inoffensive qui lui permettrait de le faire tomber.
La rumeur à propos de l'étrangère venue chercher son amant se déplaçait bien plus vite que celle qui l'avait lancée, et même les ennemis de l'aspirant Hunter en avait entendu parler. En ayant l'auteure sous leurs yeux, qui leur expliquer le but de cette fable, ils finirent par la croire à peu près. Après tout, en y réfléchissant, cette histoire d'amour était tellement improbable que celle de la chasse pouvait être vraie.

Même en omettant malencontreusement de préciser qu'elle le faisait pour devenir Hunter, la jeune fille terrifiée eut du mal à être relâchée. Ses agresseurs ne la croyaient qu'à moitié malgré tout, et préféraient la tête d'Arthen plutôt que sa captivité. Cela dit, entre tremblements qui lui glaçaient le sang, Kurami réussit à jouer sur une deuxième rumeur : Celle de la participation de sa cible à l'examen Hunter.
Car si quelque chose pouvait mettre mal les rivaux d'Arthen, c'était bien qu'il obtienne cette licence qui permettait bien des libertés. Tous les moyens étaient bons à prendre afin de lui mettre des bâtons dans les roues.
La chance revenant de son côté, les voyous finirent par la libérer en lui suggérant avec leur délectable délicatesse de ne plus glisser un orteil sur leur territoire, chose qu'elle s'empressa de promettre en décampant à toutes jambes.

En violent état de choc, Kurami continua d'un pas chancelant son cruel parcours dans les rues sombres en direction des quartiers qu'on lui avait le plus souvent désigné comme étant le plus fréquenté par la bande qu'elle cherchait. Elle serrait ses bras contre elle en tremblant comme une feuille. Le fond de l'air était relativement doux, pourtant elle avait la sensation de mourir de froid et devait faire des efforts pour s'empêcher de claquer des dents.
C'est ainsi qu'elle ne prêta pas la moindre attention au mec en jean qui la prit en filature pendant plus d'un quart d'heure. Petit délinquant à ses heures, l'homme dans la quarantaine n'avait rien d'extraordinaire sinon d'évacuer la frustration de son divorce en sortant la nuit pour acheter un peu de chaleur humaine...jusqu'à ce qu'il tombe sur une proie facile.
Fragile, égarée et bien formée, la petite étrangère s'aventurait dans des zones peu fréquentées, voire carrément angoissantes et n'était clairement pas une professionnelle. N'ayant guère de raison de refuser une distraction gratuite et inédite, et bien plus fraîche que les habituées en talons des lampadaires, il la prit en chasse et guetta l'occasion de la faire disparaître de la circulation.

Quand il saisit sa chance, l'homme la saisit par derrière en lui couvrant la bouche et l'entraîna hors de vue. Avant de comprendre ce qui lui était arrivé, Kurami se retrouva plaquée contre un nouveau mur, sa tête heurtant durement la pierre. A moitié assommée, elle n'entendit rien de ce que lui raconta son agresseur qui lui plaquait une main sur les lèvres pour l'empêcher de crier alors qu'il lui "promettait" de l'épargner si elle était sage.
Lorsqu'elle retrouva à peu près ses esprits tandis que le noctambule entreprenait de retirer sa ceinture, la Japponaise craqua. Cet examen était une purge du début à la fin, et tout ce qui pouvait lui arriver de mal avait eu lieu.
En larmes, et aussi furieuse que désespérée, la jeune fille planta ses dents dans la main qui la réduisait au silence, la croquant plus fort qu'elle n'avait jamais dévoré un croissant et arracha un hurlement à son agresseur alors qu'un goût immonde lui envahissait la bouche.
L'homme lui flanqua une torgnole magistrale pour lui faire lâcher prise et l'adolescente tituba le long du mur, peinant à ne pas tomber alors qu'elle ne distinguait plus le haut du bas. Un juron peu flatteur parvint vaguement à ses oreilles alors que son agresseur se débarrassait de son pantalon en la foudroyant du regard.

Il fut sur la malheureuse bien avant qu'elle ne puisse s'échapper, lui serrant la gorge pour lui faire regretter sa morsure en l'invectivant de toutes sortes de noms. Suffoquant, Kurami sut malgré tout réagir, et remerciera bien plus tard sa famille pour leur entraînement quotidien. Elle baissa le menton et essaya de rentrer la tête dans les épaules pour gêner la prise de son assaillant afin d'éviter l'étranglement sanguin qui signerait sa perte avant d'attraper les pouces de l'homme.
S'il existait bien des façons de renverser cette situation, et la plupart n'étaient pas étrangères à la jeune Japponaise...celle-ci était en revanche bien trop paniquée pour seulement y penser, et n'avait guère plus de quelques secondes pour trouver une solution, alors elle fit confiance à ses réflexes qui l'amenaient vers la plus simple.
Dans la précipitation, ses mains glissèrent plusieurs fois sur la clé de son salut alors qu'un voile sombre commençait à tomber sur ses yeux, jusqu'à ce qu'elle réussisse enfin à saisir plus ou moins les pouces de son agresseur et à tirer dessus. Elle avait beau être faible physiquement, entre un doigt et une main, il n'y avait pas photo sur qui l'emportait et elle réussit à forcer l'homme à relâcher sa prise.
Le sang recommença à circuler jusqu'au cerveau, quoique son ennemi continuait à appuyer sur sa trachée, et Kurami put reprendre ses esprits alors que l'homme dégageait ses doigts. La jeune fille ne lui donna pas l'occasion de repasser à l'attaque et lui décocha un coup de pied aussi foudroyant que fourbement placé, avant de détaler à toutes jambes.

Encore sous le choc, et étourdie par les coups, elle trébucha et s'affala plusieurs fois sur le béton, s'écorchant bras et genoux généreusement, mais n'en eut cure. Motivée par la nécessité de courir pour rester aussi bien vierge qu'en vie, elle fonça, hors d'haleine, n'essayant même pas de regarder derrière elle ou de se demander si elle ne fonçait pas vers un autre piège. C'était d'autant plus vrai lorsqu'elle l'entendit hurler en partant à sa poursuite, tant bien que mal.
Mais si elle avait réussi à prendre de l'avance grâce à la souffrance qui paralysait honteusement son agresseur, la Japponaise finit par la perdre lorsque ses jambes refusèrent de la porter plus loin, la laissant s'effondrer au milieu du quartier, la poitrine en feu. Elle pensait avoir réussi à le semer, mais le vicelard connaissait bien les environs et avait déniché quelques raccourcis ayant compensé son handicap momentané.
Glapissant d'effroi lorsqu'elle le vit réapparaître, la jeune fille se crut perdue. Elle n'avait plus la force de fuir ou de se défendre et ne pouvait évidemment se résoudre à finir comme ça. En désespoir de cause, Kurami escalada un lampadaire devant son assaillant qui la dévisagea, à la fois perplexe et amusé. Il n'avait plus qu'à attendre qu'elle tombe comme un fruit mûr.
Exténuée, la pauvre enfant s'accrocha tant bien que mal au sommet du lampadaire, la lumière lui piquant les yeux de si près et réveillant sa migraine, et dut s'y reprendre à plusieurs fois pour réussir à articuler un son, et faillit glisser lorsqu'elle se mit enfin à hurler le nom d'Arthen, priant tous les dieux, ancêtres et même les démons qui pouvaient la regader de ne pas la laisser terminer sa vie comme ça. Sa seule chance était de tenir en beuglant aussi fort que possible en pleine nuit, afin que quelqu'un, peu importe qui, vienne à son secours.
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Kurami Kyôshi
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Sam 11 Mai - 23:38
Lorsque Delta remonte à la surface, trois choses lui trotte en tête. La première et la plus irréfléchi, comment faire payer ce moustachu pour le coup qu’il lui a donné une fois ses informations transmises ?! C’était totalement gratuit qui plus est ! Il a un examen à passer le blafard ! Il ne faut pas le frapper quand on se la sent de lui mettre quelques marrons non mais oh ! Dans quel monde on vit !

La seconde, c’est la véracité de ces informations. Il a appris que le parieur ne se montre que de jour pour trouver ses victimes. Les tue-t ’il de lui-même ? Non, il investit, il parie même, sur de parfaits prolétaires endettés jusqu’au cou pour cela. Il donne des sommes ahurissantes pour payer les formations de gens sans le sou en les convaincants que tout leurs problèmes et l’œuvre d’une seule ou plusieurs personnes. Lorsque sa proie se fait attraper, si cela arrive, cette dernière voit le parieur comme un messie et ne le dénonce pas, peu importe les moyens légaux utilisés.

C’est là que l’Acerbo va pouvoir se donner à cœur-joie pour obtenir tout ce qu’il veut des manipulés encore en liberté, cela risque de prendre du temps malheureusement, une journée sans aucun doute, cela représente déjà un tier du temps limite impartie, ce n’est pas négligeable. S’il veut boucler son épreuve dans les temps, il va absolument falloir qu’il attrape l’un de ces outils humains aujourd’hui même, avant 22 heures serait idéal, qu’il puisse commencer à le tourmenter comme il se doit et se reposer dans les alentours d’une heure. Un autre problème lié à ça, c’est qu’une seule source d’information ne sera sans aucun doute pas suffisant, il pourra peut-être en tirer un portrait-robot avec de la chance et si la personne l’a vue à visage découvert, mais le mieux serait d’avoir au moins trois torturés.

La troisième ne le concerne pas directement, il s’agit de visiteur. Comment va-t-il réussir à l’aider dans sa chasse alors que son propre emploi du temps était chargé à l’extrême ? Il avait une carrure, une description approximative de sa voix et un teint de peau à donner au visiteur, cela semblait déjà pas mal. Il ne sait cependant pas si c’est un cerveau, un homme de main ou un entre-deux, prions qu’il soit qu’un homme de main ou un trafiquant peu protégé.

- Désolé du retard, j’ai eu une complication particulièrement infecte, l’histoire de ma vie.

Les deux compères mettent un petit moment à faire le point sur les informations que chacun a pu grappiller. Delta n’affiche pas ouvertement son mécontentement sur le manque d’information que le Visiteur a sur le parieur, mais cela se ressent, subtilement ou pas du tout par moment. Tout ce qu’il a se résume donc à un mode opératoire et une liste de ses faits d’armes. Comment s’y prendre, si visiteur a pu rentrer si facilement dans un commissariat et obtenir des informations, pourra-t ’il négocier un peu de temps à Delta dans une prison ? Nan, inutile, il lui faudrait au minimum six heures pour faire craquer un fanatique, au plus petit minimum possible. Il est inconcevable qu’une telle enfreinte soit effectué par un membre des forces de l’ordre. Cependant il y a bien quelque chose qu’il peut tirer de ce commissariat …

- J’ai une liste de criminel ayant été potentiellement contactés par ma cible, peux-tu me dégoter la liste de ceux en prison et ceux encore en liberté ? On a encore quelques heures avant d’aller voir ta piste non ?
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Delta Acerbo
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Mar 14 Mai - 21:34
Somnolant sur le banc, Visiteur aperçut Delta enfin de retour. C'est qu'il avait pris son temps l'albinos Visiteur espérait juste que ça en vaille la peine. Après l'échange d'informations, il était clair que les assassins avaient un excellent réseau d'informations.

Delta lui avait déniché une description de la montagne, là où les forces de l'ordre n'y étaient pas parvenus. Petit, un timbre vocale mono-corde dont probablement modifié et un teint mât. Visiblement même dans le milieu, on avait du mal à l'identifier cela laisser supposer que c'était un nouveau venu ou peut être un ponte.

Visiblement Delta était plutôt énervé par le manque d'informations que le détective avait pour lui.

" Ça t'apprendra à me filer le nom de ta cible la prochaine fois ! Quand je t'ai donné le mien, tu croyais que je devait deviner le tien ou quoi !? Allez file ta liste, je reviens dans quelques instants."

Aussitôt dit, aussitôt fait que le détective était de retour à l'accueil du commissariat.

" Merde, encore toi ! "

" Et oui madame euh pardon monsieur l'agent. "

" Pourquoi tu as plusieurs membres de ta famille ici, ton oncle des archives te cherchait ducon. "

Tout en maugréant le détective s'éloigna de l’accueil, comédie oblige. Arrivé aux archives, il n'y avait que l'archiviste de la police un honorable fonctionnaire d'âge mûr.

" Et bien jeune Visiteur, tu fais dur au collègue ha ha ha. "   Dit-il en ricanant.

" Dites lui que je suis obligé, vous savez ce que c'est... "

" Ravi de voir que la jeunesse reprend le flambeau de l'intégrité. Sinon que puis-je pour toi ? "

" Vous pouvez me renseigner sur ces noms s'il vous plait ? "

" Quelle horrible écriture ! Gamin, tu fuyais les cours d'écriture ou quoi !? Sinon la plupart de ces types ont été mis aux fers sauf ces deux là. "

" Intéressant, où puis-je les trouver ? "

" Le premier est sous terre depuis des mois et le second veut aussi y aller. C'est une droguée qui est actuellement à l’hôpital du quartier sud. Elle a reçu une somme ahurissante Dieu seul c'est comment et n'a rien trouvé de mieux à faire qu'une overdose. Les junkies, je vous jure... "

" Merci pour toutes ces informations. "

Le détective sortit du commissariat rejoindre l'acerbo.

" Tiens voilà pour toi, tu vois quand tu demandes. Nos cibles traînent dans le même coin la bonne affaire, tu ne trouves ? La tienne en journée, la mienne dans la nuit... Allons donc dans ses fameux quartiers sud !"








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Visiteur
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Mer 15 Mai - 14:48

Pourquoi personne ne venait à son secours alors qu'elle s'époumonait sur son perchoir ? Agrippée de toutes ses forces, qui l'abandonnaient à vitesse grand V, au lampadaire qui n'offrait pas exactement une bonne prise, Kurami criait aussi fort et souvent qu'elle pouvait. Les secondes de son angoisse s’égrainaient avec une lenteur infernale, et ce qui lui semblait être une éternité ne fut finalement qu'une minuscule minute.
Une minuscule minute durant laquelle la population de ce mauvais quartier n'avait que faire des cris dans la nuit. La Japponaise l'ignorait, mais les rares "honnêtes" citoyens qui parvenaient à entendre sa voix étouffée par l'épuisement se contentèrent de se couvrir la tête sous l'oreille ou de monter le son de la télé.

Incapable de reprendre son souffle, l'adolescente sentait que sa fin approchait. Son cœur percutait douloureusement sa cage thoracique dans le vain espoir d'envoyer plus d'oxygène à ses muscles qui en réclamaient pour conserver leur emprise sur le luminaire. Mais loin de soulager son fardeau, cette opération ne faisait qu'épuisait encore plus vite la malheureuse qui sentit ses membres se relâcher inexorablement.
Son sort se précipita lorsqu'une pierre la frappa sur le côté du crâne, voilant sa vue et la faisant tomber du lampadaire. Son agresseur s'en frotta les mains, ravi d'avoir réussi ce magnifique lancer, lassé d'attendre qu'elle se décroche d'elle-même.
La pauvre Kurami gisait au sol, à demi-consciente sur les pavés. Sa chute, bien que n'étant pas "si haute" que ça, avait été malgré tout très rude. Si elle avait échappé au pire, le choc avait été très rude et l'empêchait seulement de retrouver un fil de pensée cohérent, même lorsque l'homme l'attrapa par les chevilles pour la traîner plus loin. La Japponaise se mit à geindre plus fort, le raclement du béton aggravant les dommages causés par son atterrissage peu conventionnel, mais elle ne parvint même à se débattre.

Contrairement aux héros de la littérature de sa patrie, Kurami n'invoqua pas son droit de flashback qui lui aurait permis d'avoir une épiphanie providentielle lui permettant de sauver ses miches au dernier moment. Bien sûr que non voyons, c'était bien plus simple de recourir à une astuce scénaristique qui était déjà éculée à l'époque des Templiers : L'héroïque sauveur inattendu !
Enfin...héroïque. Disons plutôt efficace, car c'est par un coup de poignard dans le dos que le salut de l'adolescente surgit de la nuit. Il empoigna ensuite les cheveux plutôt courts de l'agresseur pour lui renverser la tête en arrière afin de lui trancher la gorge, puis le rejeta sur le côté et le laisser se vider de son sang dans un gargouillis ignoble plus loin.

Toujours dans un état grave, un vertige effroyable refusant de la lâcher, Kurami sentit vaguement des grosses mains l'asseoir avec précaution, et dans la pénombre et le contre-jour d'un lampadaire plus loin, il lui fallut un moment d'efforts pénibles pour réussir à donner un sens aux paroles de son sauveur.


"Mais kess'ta foutu, Schtroumpfette ? Qu'est-ce que c'est ces conneries qu't'as raconté partout sur nous ? Qu'est-ce tu foutais à t'faire traîner comme une carpette ?"

"Gnnn..."

Elle avait toutes les peines du monde à se concentrer, et mal partout. Sa tempe saignait à cause de la pierre qu'on lui avait jetée, son sang tâchant sa peau claire de façon visible, même dans la pénombre, et une douleur infâme irradiait à travers la moitié de son dos et son épaule sur le côté où elle avait "atterri".
Jugeant trop éprouvant de répondre maintenant aux nombreuses questions d'Arthen, à tel point qu'elle ne percuta pas immédiatement avoir déjà accompli la "phase 1" de son merveilleux plan, Kurami révisa ses priorités et considéra que la meilleure solution dans l'immédiat était du gagner du temps pour se reposer.
Alors elle recourut à sa technique secrète...et se laisser peser entre les mains de son héros des bas-fonds, roulant des yeux en arrière en relâchant ses muscles épuisés. Dans le jargon populaire, on appelle ça feindre la mort.

Hélas pour elle, sa méthode n'était pas au moins ou Arthen ne tombait pas facilement dans le panneau, car il la secoua un peu pour essayer de lui faire cracher une réponse, en vain. Mais au lieu d'abandonner et la ramener en lieu sûr, et peut-être même de lui offrir quelque chose à grignoter pour se remettre de ses émotions, le joueur de couteau lui flanqua plutôt une gifle qui claqua sans équivoque et déclencha immédiatement une protestation de la part de la victime.


"Aieuuuh..."

"J'le savais, tu t'foutais de moi !"

Percée à jour, la gamine se mit à bouder, gonflant ses joues en signe de mécontentement avant de lâcher un cri lorsque son "camarade" la remit sur pieds de force. Sa brusquerie, et la nécessité de forcer à nouveau sur son corps enflammèrent une nouvelle fois ses nerfs à vif de signaux de douleurs qui lui donnaient des nausées. Elle tituba aussitôt, mais n'eut pas le déplaisir de bouffer une deuxième fois du béton car Arthen la retint.

"On va s'foutre à l'abri, puis tu m'expliqueras un peu dans quel merdier tu t'es encore foutue, morveuse."

N'ayant même pas besoin de jouer la comédie pour souligner ses blessures, Kurami le suivit clampin-clopant en s'appuyant plus sur lui qu'elle ne boitait, geignant presque à chaque pas en progressant avec la vélocité d'une limace sous tranquillisants. Mais au moins, elle était tirée d'affaire et c'était un soulagement, même si tout ce qu'elle souhaitait en l'instant c'était un immense repos...et un pain au chocolat. Et une chocolatine. Car elle n'avait peut-être toujours pas compris la différence entre les deux, mais elle aimait comparer leurs goûts à des fins...scientifiques.

Sur le "chemin du retour" la jeune fille ne fut pas très bavarde, contrairement à Arthen qui lui était furieux. Ça faisait des heures que lui et plusieurs de ses hommes - et pas forcément les plus impliqués dans les affaires du gang, afin d'éviter d'être reconnus par des rivaux - furetaient partout à la recherche de cette andouille bleue qui répandait partout des ragots épouvantables à son sujet.
Ceci étant bien évidemment la version "tout public" de l'avis de l'apprenti Hunter, ses véritables propos étant passés sous silence par l'auteur pour des raisons pratiques évidentes.

Aussitôt rendus à l'une des "zones" où se regroupaient les frères et soeurs de la rue d'Arthen, celui-ci remit la jeune Japponaise au toubib' du groupe. Une punk aux épaules larges, avec le crâne rasée sur un côté, qui avait essayé d'apprendre la médecine grâce à un parent. Elle avait rejoint le gang lorsque son tuteur fut radié de l'ordre des médecins car il l'autorisait à lui servir d'assistante. Depuis, elle mettait ses connaissances lacunaires au service du peuple, tant bien que mal.
Tara, de son nom, examina l'étrangère en ne manquant pas de glisser un commentaire ou deux d'un ton acerbe sur la poitrine exagérément proéminente de sa patiente. N'ayant guère le loisir de gaspiller de vrais médicaments pour des blessures mineurs, Tara nettoya à l'eau et au savon la plaie à la tempe, arrachant des protestations à Kurami contre ce traitement qui piquait, surtout lorsqu'un faux mouvement lui fit mettre le savon dans l'oeil de l'adolescente qui gigotait tant bien que mal.
Sous la menace de se faire ligoter si elle ne se tenait pas à carreau, l'aspirante Hunter finit par être pleinement coopérative, quoiqu'elle fit plus que grimacer lorsque la punk lui tâta le dos et l'épaule avec une brusquerie typique des gens de la rue, exposés tous les jours à la misère et à la violence.

Hors de la "salle d'examen" pour préserver la pudeur de la patiente, Arthen et un de ses amis s'échangèrent une clope en faisant un pari sur ce qui se passait à l'intérieur quand ils entendirent Kurami s'écrier soudainement avant que sa voix ne s'étrangle tout aussi vite. Arthen pariait que la médic l'avait achevée.
Ça n'en était pas loin au goût de la jeune fille qui crut pendant un instant que Tara l'avait définitivement cassée lorsqu'elle fit craquer des os qui n'auraient jamais du bouger comme ça afin de les remettre en place. Sa chute depuis le lampadaire avait causé des dommages, relativement mineurs, qui auraient pu s'aggraver ou devenir très handicapants à long terme. Et histoire de l'empêcher de gigoter bêtement une fois rhabillée, contrairement aux autres idiots qu'elle côtoyait tous les jours, Tara lui improvisa une attelle au bras avec quelques vieilles étoffes élimées.

Désormais rafistolée, même si elle avait encore plus mal qu'avant, Kurami put quitter la chambre des tortures et fit perdre son pari à Arthen. Celui-ci remarqua cependant que la jeune fille ne tenait plus les yeux ouverts et l'emmena plutôt jusqu'aux dortoirs. Un amoncellement sale de bric, de broc, et de literies usagées ou les matelas, fauteuils et canapés s'entassaient sans preuve aucune de bon sens. C'était une salle de jeu et de repos tout à la fois, et des bouteilles vides roulaient encore sur les jeux de cartes renversés ou sur des magasines dont le contenu échappa fort heureusement à une Kurami bien trop exténuée pour les remarquer.
Histoire d'expliquer le pourquoi du comment de la présence de la jeune fille, Arthen la présenta rapidement comme étant la Schtroumpfette dont il leur avait déjà parlé dans la journée et qui l'avait aidé, si on veut, à remporter la première épreuve de l'examen et raconta qu'elle avait été agressée un peu plus loin dans le quartier.
Il en profita pour faire délicatement taire les rumeurs et les commentaires salaces que les magouilles de Kurami avait fait naître, avant d'exiger qu'on lui dégage un lit un minimum décent pour qu'elle puisse se retaper. Si elle s'abstint de tout commentaire, la jeune fille fut cependant extrêmement mal à l'aise de devoir dormir au milieu de parfaits inconnus aux voix rauques, possédant parfois de très forts accents, dans une pièce qu'elle trouvait sinistre et qui puait l'herbe et la cigarette.
Cela dit, à peine se fut-elle allongée sur un matelas raide comme une planche et irrégulier qu'elle tomba dans les bras de Morphée. Après cette soirée épouvantable, le réconfort de l'inconscience était un soulagement sans pareil, à défaut d'être réparateur car des cauchemars la tourmentèrent toute la nuit, sans parler du boucan produit par les compagnons de sa cible qui la réveillèrent plusieurs fois.

Mais Kurami n'aurait pas l'audace de se plaindre pour autant. Elle avait une migraine épouvantable, le dos tout entier raide et si était victime de vertiges terribles si jamais elle faisait un effort quelconque mais sa situation n'était pas si catastrophique qu'on pourrait le croire.
Elle était vivante et à peu près entière, rien que ça c'était déjà une merveilleuse raison de se réjouir. De plus, elle était parvenue à rallier Arthen et même à se faire prendre sous son aile, ce qui était plus que ce qu'elle pouvait espérer.
En plus, sa petite bouille plaisait visiblement aux "autochtones" car on l'accueillait plutôt bien. Certes, avec une brusquerie typique, qui lui arracha plus d'une grimace lorsqu'un "brave type" un peu trop enjoué lui donnait une tape sur l'épaule, mais une sympathie assez sincère.
C'est Tara qui réussit le plus à l'amadouer en l'invitant à prendre le "typeuh-neigeux" - du moins c'est que Kurami entendit - et si elle ne comprit rien de ce charabia, la Japponaise reconnut sans mal cependant les barres de céréales qu'on lui proposait. Elle dévora la première avec la frénésie d'un écureuil faisait ses provisions pour l'hiver, provoquant d'ailleurs l'hilarité de celui qui faisait des paris avec Arthen la veille, et n'engloutit qu'à peine moins vite la seconde.
Bien qu'encore affamée, plus à cause du stress que d'un véritable besoin physiologique, Kurami arrêta là la consommation des céréales. Elle avait parfaitement conscience d'être immensément redevable à la petite bande, et se sentait même mal à l'aise d'être à ce point "invitée" chez eux, et se disait que dévorer toutes leurs provisions était plus ou moins à l'opposé de la meilleure façon de les remercier.

On lui proposa aussi du café, dans une tasse si sale qu'on ne pouvait qu'espérer deviner sa couleur originelle. Le breuvage était très sombre et malodorant. Ses seules arômes suffisaient à irriter le nez et la gorge de Kurami tout en la réveillant mieux que ne l'auraient fait une gifle d'Arthen.
Toutefois, après une brève observation des environs, la Japponaise nota que cette offre généreuse faisait partie d'une sorte de rituel social. "Le petit café" du matin était une coutume partagée à travers la plus grande partie du monde, et avait même lieu dans son pays, mais ici elle prenait une tournure plus...intimiste, si bien que la jeune fille finit par accepter avec moult manières, accueillant la tasse poisseuse comme si on lui remettait un précieux trésor.
Elle manqua s'étouffer à plusieurs reprises et se brûla un peu les lèvres avec la mixture amère. Le produit était fort, concentré, et dégueulasse. Infecte, et malgré toute sa bonne volonté, Kurami ne put s'empêcher de faire des grimaces de répulsion à chaque fois qu'elle s'approchait du contenu de son verre. Elle s'excusa d'un air coupable auprès de ses généreux "alliés" et le fit rire de plus belle. Contrairement à ce à quoi elle s'attendait, la jeune fille n'était pas la seule à trouver ce café matinal ignoble.
Se découvrant une unité autour de ce sujet inattendu, Kurami réussit enfin à se détendre un petit peu alors que le bruit et les molécules excitantes de sa boisson attisaient les douleurs qui la rongeaient. Tara profita d'attendre que sa troisième tasse refroidisse un peu pour examiner brièvement l'adolescente, s'estimant relativement satisfaite.

Lorsqu'elle exprima son souhait de voir Arthen, on lui répondit qu'il était absent pour l'instant mais qu'il devrait revenir après environ deux heures. Préférant ne pas savoir la raison de son absence, Kurami remercia ses informateurs et se dénicha un petit coin "tranquille" où elle put se caler et observer la vie d'une partie du gang sans risquer qu'on ne lui marche dessus.
Elle trouva ça aussi fascinant qu'étrange. Dans ce bâtiment, il y avait semble-t-il un concentré de tout ce qui était mauvais pour l'humanité. Substances nocives, violences, comportements à risques, hygiène limitée, surpopulation en espace confiné...et pourtant, au-dessus de tout ça régnait une atmosphère...de complicité. Ce n'étaient pas des individus, rassemblés par le hasard des événements autour d'un même objectif dont chacun voulait s'emparer comme pour l'examen Hunter par exemple.
Non, il s'agissait plutôt...d'une meute. Il y avait toute une multitude de caractères, d'apparences et d'histoires différents qui parvenaient à cohabiter, et même à collaborer dans un but commun : Celui de la bande. Sans pour autant être écrasé par la masse et perdre leur identité, chaque membre du groupe était présent car il pensait que le gang avait besoin de lui autant que lui avait besoin du gang.
Plus elle y pensait, plus Kurami avait l'impression d'observer une fourmilière à échelle humaine. Discrète dans son coin de pièce, elle put voir les allers et venues de chacun, surtout autour de Tara. On lui apportait des produits, de l'aide ou des blessés. On venait chercher ses conseils, et on les répandait ailleurs pour qu'elle n'ait pas à bouger. C'est tout une logistique aux vagues ramifications qui se mettait en place sous le couvert d'un chaos apparent, et pour la jeune ignorante qu'elle était, c'était tout bonnement fascinant.

Tout en essayant de ne pas trop sursauter lorsqu'il y avait un éclat de voix soudain, la Schtroumpfette était sujette à des crises d'angoisses à cause des événements de la veille, ainsi que des différents traumatismes récoltés au cours de ce fichu examen, Kurami continua ses observations jusqu'au retour d'Arthen. On lui fit savoir que la p'tite bleue voulait lui causer. Il lui fit signe d'attendre, et elle resta sagement dans son coin alors que le petit chef de bande vaquait à ses occupations ici et là.
Après une quarantaine de minutes, il finit enfin par la rejoindre. Durant un petit moment, Kurami se demanda si c'était bien sage d'essayer de l'embarquer dans ses plans comme ça, en public...mais après réflexion, c'est l'entraîner en privé qui serait suspect. La bande la regarderait de travers, et il y avait fort à parier que le spécialiste des jurons n'apprécie pas trop qu'on prépare un coup fourré en le cachant à ses copains.
Mais tout d'abord, une autre question la taraudait...


"J'ai pas vu Ermett, depuis qu'on a quitté la deuxième épreuve...il va bien ?"

"Mh. Pas super à vrai dire. Y s'est fait déboit' par les rongeurs de l'apocalypse. Y'a des copains qui l'ont ramassé sitôt débarqué de c'foutu raffiot."

"Flûte ! s'exclama la jeune fille, soucieuse pour ce brave homme il va s'en sortir ? Et Steeve, ça va ?"

"Ouais, et ouais résuma Arthen en s'allumant une cigarette 'fin, Stève j'sais pas trop. Il avait l'air à peu près en forme la dernière fois que j'l'ai vu, mais y m'disait suspecter un truc louche sur le bateau. Pas r'vu depuis."

Il haussa les épaules en soufflant un nuage de fumée âcre par les narines.

"Et maintenant, si tu m'disais un peu c'que tu foutais là, à répandre des conneries sur nous, hein ?"

Sans vraiment de gêne, consciente qu'Arthen connaissait son caractère espiègle, Kurami raconta toute son histoire...ou presque. Elle était en chasse d'un individu dans les environs, et ne connaissant pas les lieux et craignait - à juste titre ! - pour son intégrité elle avait cherché à le rejoindre. Cependant elle ignorait où il habitait et comment le contacter, alors elle a improvisé. La suite, Arthen le devina sans soucis.
La seule chose qu'il ne sut pas de ce résumé, c'est que la Japponaise bluffait au sujet de sa cible. Elle prétexta poursuivre un "Gros Tony", en espérant qu'il ne s'agisse pas d'un membre du gang, mais le nom n'évoqua rien au joueur de couteau, ni en bien ni en mal. Ouf !

Puis, l'air de rien, elle demanda à sa proie qu'elle était la sienne...et Kurami réalisa alors quelle chance insolente elle avait eu en tirant le nom de son partenaire d'examen. Arthen devait s'en prendre à Erik Traunknar, qu'on surnommait "le Sculpteur" dans le milieu. Un nom élégant pour un travail qui l'était beaucoup moins. C'était un artiste de la chair, un maniaque du bistouri, un vrai méchant de film d'horreur plus vrai que nature avec une plage entière en guise de grain. Et pire que tout, c'était une véritable anguille, aussi dangereux qu'insaisissable.
La jeune fille blêmi jusqu'à en sentir son sang se glacer sans même que son ami ne rentre dans les détails. Encore une fois, elle songea à abandonner l'examen Hunter, n'ayant pas la moindre envie de devoir s'impliquer dans une affaire contre un barjo pareil.

Se surprenant elle-même, elle demanda timidement si on pouvait lui donner un café, une idée qu'Arthen approuva de bon coeur. Elle le sirota - en regrettant déjà cette idée stupide - en tremblant alors qu'elle comprenait à quel point elle avait les deux pieds dedans. Son camarade et cible était presque aussi soucieux qu'elle à l'idée de devoir affronter ce Sculpteur, au sujet duquel toutes les anecdotes étaient affreuses.
Kurami engloutit sa tasse d'un coup, lorsqu'elle fut assez refroidie, en espérant que le goût infect du café l'empêche de se concentrer sur un des récits que lui servit Arthen. D'après plusieurs témoignages, le Sculpteur ne charcutait jamais qu'une seule personne à la fois...mais il lui arrivait d'en attraper plusieurs d'un coup. Auquel cas, il les laissait assister, impuissantes, aux "opérations" de l'artiste qui les relâchait ensuite pour faire grandir sa réputation.
En gros, c'était un type dangereux, rusé et doté d'un égo à la mesure de la menace qu'il représentait...et pourtant, la Japponaise allait devoir monter un plan pour l'affronter. Car elle avait abandonné l'optique de piéger son propre compagnon en l'aidant à attraper ce criminel dégénéré, mais il fallait qu'elle fasse quelque chose pour que la justice tombe enfin sur ce fou.
Elle avait vécu l'horreur d'une agression, la veille. Et ce n'était qu'un pauv'type comme tant d'autres...alors elle n'imaginait pas le calvaire des victimes du Sculpteur. Elle avait causé bien des dégâts au cours de cet examen, contre des créatures le plus souvent innocentes...mais lui ne l'était pas, en plus d'être volontairement dangereux.

C'est donc à contre-coeur, la poitrine serrée par l'effet stimulant de l'abominable café que Kurami prononça en tremblant de la tête aux pieds les mots qui scelleraient peut-être son sort, et qui lui vaudraient assurément une très longue thérapie si elle survivait à cet examen de malheur.


"J'ai peut-être une idée...pour t'aider à l'attraper."

Pourquoi devait-elle toujours tomber de Charybde en Scylla au cours de ces satanés épreuves ? Pourquoi fallait-il toujours surenchérir dans l'horreur, alors qu'elle ne demandait qu'à rester innocente et en bonne santé ? Misère de misère...
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Kurami Kyôshi
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Sam 18 Mai - 18:22
Même lieu, même jour, parfait pensez-vous, pas vraiment. Cela veut dire que ou la cible de Visiteur, la montagne, à quelque chose à faire avec la toxico ou que c’est un intermédiaire du Parieur. L’autre problème que cela engendre c’est la discrétion, si le visiteur et Delta traîne trop longtemps sur le lieu où se trouvera la montagne, attraper lui ou un de ses complices sera plus complexe.

Il faut régler ça vite, sans témoin et tout ira pour le mieux. Trouver une junkie est loin d’être le plus dur à faire, il y a beaucoup de squat ici, mais au sud, seul deux sont assez bas-prix pour sa cible. Il suffit donc d’y aller et de régler le souci le plus rapidement possible, cela n’enchante pas l’adolescent de traîner dans ce genre d’endroit où ça pue la pisse et les joints, mais se passer d’une possible source d’information alors qu’il en a bavé pour tenter d’avoir cette fichue licence de hunter.

Le trajet fut silencieux, terriblement silencieux. On pourrait même de tension, de malaise. Delta se préparait à faire une descente sur ces squats. Une chance sur deux de tomber sur le bon du premier coup, cela lui ferait moins de sang sur les mains s’il arrivait à trouver sa cible directement. Il compte ne laisser aucun témoin possible de la discussion qu’ils vont avoir ou même du fait qu’il recherche cette fille en particulier, depuis qu’il a appris le mode opératoire du Parieur, il est sur ses gardes.

Pouvoir balancer de l’argent par les fenêtres comme ça, cela veut dire qu’il en a encore plus en réserve. Qui dit richesse dit pouvoir, il doit avoir un bon système hiérarchique et de bon garde du corps pour qu’on ne puisse remonter à lui, à moins qu’il soit suffisant et qu’il se pense au-dessus des conséquences. Beaucoup de scénarios sont possibles, il ne sait rien ou presque de sa cible, c’est une bonne raison de redoubler de prudence. « Ce ne sont que des toxicos, personne ne les regrettera ».

Par acquis de conscience, il fait une escale dans une armurerie illégale pour récupérer des chargeurs et des balles, il pensait s’en sortir avec seulement quatre munitions, mais il est tombé sur quelqu’un de sans doute dangereux, vaut mieux partir armer. Avec cela, il prend également un silencieux, sous le regard circonspect du Visiteur. Il compte peut-être tuer qui que ce soit sans silencieux en pleine ville ? Il est fou. Sauf s’il pense que Delta va tuer autre chose que sa cible, ce qui n’est pas faux, mais s’il tombe déjà des nues alors qu’il n’achète seulement un silencieux, on n’est pas couché.

L’assassin s’était donc retrouvé à broder une excuse bidon pour temporairement calmer son coéquipier, du moins jusqu’à ce qu’il presse la détente. Le soleil est encore assez haut dans le ciel lorsqu’ils arrivent devant le premier squat constitué d’une seule pièce et de fenêtre obstruée par des planches en bois. Des canapés, si on pouvait appeler ça comme cela, étaient occupés par des squelettes, correction, des humains à la masse discutable, Delta n’est même pas sûr qu’ils en aient une. Que faisaient-ils ? Eh bien, disons que cela ne nécessite pas de vêtement et que l’innocence sur ce sujet du blafard vient de voler en éclat. Il aimerait bien se rouler en boule sous ses draps pour trembler de tout son être, mais le métier d’abord, cela n’empêche tout de même pas que sa main droite grelotte, faut pas déconner.

Sa cible faisait partie de ces amas d’os et de peau essayant de s’embraser en frottant leurs peaux décharnées les unes contre les autres … Cela ressemble peut-être à ça l’enfer. Du lot, c’est peut-être celle qui s’en sort le mieux, on peut sans doute toucher sa peau sans toucher l’os directement ou prendre ses cheveux blonds et blancs sans qu’ils ne s’arrachent, sans doute. N’ayant aucune envie qu’ils finissent de faire leur petite affaire, L’acerbo décoche un chassé monumental dans le canapé, faisant chavirer le zombie au-dessus de la semi-zombie puis tomber misérablement.

- Charlotte Gwinds ?

La drogue ne la réussit pas décidément, elle n’a même pas remarqué que son cadavérique partenaire n’était plus actif dans l’acte, Delta fut bien obliger de lui en décoller une pour lui faire reprendre ses esprits.

- Qu’est-ce que tu m’veux morveux ? Les grandes personnes sont occupées retournes te palucher dans ta chambre …

Pas la peine de s’énerver, Delta voit aux marques de piqûres qu’elle a sur le bras et sous l’œil qu’elle est complètement défoncée. Seule une désespérée s’injecterait des seringues de tranquillisant dans l’œil, l’Acerbo a déjà vue ça en bas, ce sont une version plus, bien plus concentrée des calmants qu’ils injectent à l’entrer. Lorsque ce n’est pas injecté dans une veine et aussi près du cerveau, cette saleté te fait manger des nuages et prendre un pied fou pour tout et son contraire, à croire que cela ouvre en grand les valves d’endorphine et de dopamine sans les refermer, même si l’on te sèvre, tu en prends une fois tu es foutu pour le reste de ta vie.

C’est une bonne chose qu’elle soit ainsi droguée avec ça, Delta en a justement trois seringues dans son « kit du bon kidnappeur », ses effets en tant que tranquillisant son effroyables après tout ! Ce serait une honte de ne pas en avoir. C’est donc en lui faisant miroiter la seringue devant son nez que l’Acerbo entreprends son interrogatoire.

- Enchantée, je suis une nouvelle recrue de ton financeur, malheureusement on ne m’a pas dit qui c’est, un bizutage de petit nouveau. Je dois donc le retrouver par mes moyens et tu vas m’aider. Avec toutes les seringues vides sur le sol, tu dois sans doute ne plus en avoir de ces petites choses n’est-ce pas ? Si tu en veux à nouveau, il va falloir me dire tout ce que tu sais sur la personne qui te donne de l’argent jusque-là. Qui sait, il sera peut-être en danger si tu ne le fais pas, comment je peux protéger quelqu’un sans savoir son nom tu peux me le dire ?

Les lumières ne sont pas allumées à tout les étages, ça se voit dans son regard de poisson mort. Il lui faut bien une dizaine de minute pour traiter les informations que lui a donné Delta et qu’il continue de lui donner, ne s’arrêtant pas et la noyant sous un flux de données sans queue ni tête. Charlotte avait reçu cet argent en échange de son silence absolu, tel un ordre divin elle s’était toujours tut, on lui avait toujours de quoi agrémenter sa vie de déchet. Delta lui demandait presque de trahir ses dieux là.

Le problème pour elle, c’est qu’elle est en manque, pas de renouvellement du compte bancaire depuis deux semaines, elle est sur les restes en ce moment et une piqure neuve lui ferait voir les portes de l’au-delà. Alors elle se tortille, elle geint, se bat contre elle-même, essaye même de taper Delta pour le faire taire. Sans succès, la langue de vipère s’insinuait un peu plus dans sa tête à chaque seconde qu’il passait à lire ses papiers d’identité, qu’il trouvait des informations sur elle grâce à saint google, qui aurait pu croire qu’une ancienne gymnaste puisse tomber aussi bas ?

Intérieurement, l’assassin jubilait, même pas besoin de la frapper ou quoique ce soit, la vie l’avait déjà brisée pour lui. Il adore obtenir ce qu’il veut des gens sur un plateau d’argent, un vrai enfant gâté, il n’est pas trop douleur, que ce soit la sienne ou celle des autres, la situation parfaite pour lui. Il prend bien son temps de défaire tout ce qui lui a été inculqué pendant une trentaine de minute, le « serment » de junkie qu’elle a passé, son éducation, la cause de sa déchéance, il détruisait tous les acquis de la jeune femme, la libérant d’un poids pour en rajouter dix autre. Il n’y a pas particulièrement besoin d’être intelligent pour ça, juste avoir une certaine prédisposition au sadisme.

- D’accord je … je vais tout te dire mais donne-moi ça …

Jackpot, même si c’est laborieux, il obtient une définition nette de l’apparence de sa cible ou d’un intermédiaire. Il prend quand même en pitié la pauvre chose se pressant de s’injecter la solution à tous ses problèmes, comme s’il avait poussé un chien blessé à finir une course pour que finalement sa blessure s’aggrave. Une fois les informations sur feuille et bien rangé, il met en joue la droguée avec son arme à feu, prêt à tirer lorsqu’il entend le déclic d’une autre arme, visiteur tient, il l’avait presque oublié celui-là.

- Tu m’expliques ce que tu fais, Visiteur ?


- Tu as eu ce que tu voulais d’elle, pas besoin de la tuer, c’est tout.


Est-ce vraiment le bon moment pour avoir une prise de conscience ? Non, ce n’est pas la bonne question. En cet instant, Delta pense plutôt « Puis-je me permettre de m’en débarrasser ? ». Il en vient à la conclusion que oui, il peut se le permettre, mais il ne le fera pas. Pourquoi ? La description de l’intermédiaire du Parieur était très semblable à celle de la Montagne, mais ça, il ne va pas le faire remarquer à quelqu’un qui braque son arme sur lui. Il peut encore servir à l’Acerbo, ce dernier ne va donc pas le tuer, juste le menacer pour le coup. Comment ? En paraissant menaçant ? En le frappant ? Rien de tout ça, la seule chose qu’un détective craint et respecte, c’est l’information. Delta tourne donc la tête vers le visiteur en souriant sans arrière-pensée apparente, prononçant juste six mots et pressant la détente.

- Tu es père, je me trompe ?

La panique mit du temps à se répandre chez les toxicos, il faut dire qu’ils sont complétements défoncés, cela facile la tâche de l’Acerbo qui ne manque pas de soulager la terre de leur présence en un temps record, accordant quelques fois des regards au détective refusant de tirer sur des innocents. Son massacre silencieux effectué, massacre ? Non, le blafard s’approche de la junkie, il avait tiré à côté par choix ou parce qu’il regardait ailleurs à ce moment-là ? Il la met tout de même en garde, regardant du coin de l’œil son partenaire comme pour lui dire « Tu vois, je ne les ais pas tués », même si le sort que lui réserve l’anémique à cette femme est pire encore qu’une petite mort. Il faudra appeler une ambulance demain matin pour eux, s’ils tiennent jusque-là, seul ceux voulant vivre survivront sans doute, c’est mieux ainsi aux yeux du blafard.

- Tu iras à cette adresse, si dans trois jours tu n’y es pas je te retrouverais et finirais ce que j’ai commencé. Allons donc suivre ta cible, monsieur le bon samaritain.
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Delta Acerbo
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Sam 25 Mai - 16:57
- Tu es père, je me trompe ?

Cette phrase, à l'instant où elle avait été prononcé, avait déconnecté Visiteur du présent. Tournant en boucle dans sa tête accompagné du regard fou et du sourire narquois de l'individu la prononçant, sans oublier son cauchemar de toutes ses dernières nuits, la phrase avait eu un impact plus fort qu'elle aurait dû avoir...

L'assassin impulsive avait fini de rater tout un tas de cibles inoffensives certainement sous le stress d'une arme pointée sur lui démontra son inexpérience. Il marmonna sans aucun doute quelque chose au témoin mais Visiteur n'était plus vraiment présent. Son œil balaya la salle et vit plein de blessés, par réflexe plus qu'autre chose, le détective contacta immédiatement les urgences et la police sous les "visiblement" protestations du salaud d'en face. Ce dernier se mit en marche en râlant vers une destination inconnue probablement le lieu indiqué par la toxico, Visiteur le suivait mécaniquement.

Combien de temps s'était écoulé, était-il que le ciel était déjà bien noir. Ils arrivèrent en face d'un entrepôt désaffecté, personne n'était posté à l'extérieur sans doute pour ne pas attirer l'attention d'éventuels curieux. Y pénétrer fut assez facile pour nos deux compères. Si l'extérieur était désert, l'intérieur lui était bondé. Des hommes de main principalement et deux individus assis autour d’une table. Visiblement une transaction, pour en savoir plus, le duo se rapprocha le tout en mode discrétion. Au plus prés et à l'ombre, ils pouvaient écouter et voir les deux " hommes d'affaires " l'un encapuchonné et l'autre en costume.

- J'ai besoin de trouver cette personne et j'aimerai aussi avoir 3 enfants vigoureux, filles ou garçons je m'en moque. Ils doivent juste ne pas avoir 16 ans, à partir de cet âge, je les trouve inintéressants.  

La montagne, car il s'agissait de lui dans le costume, faisait dans la " prestation de service divers et variés " comme il aimait le dire lui même. Il comptait pour ça sur un réseau de connexion dans tous les services mafieux imaginables.
En professionnel, il n'était pas là pour demander le pourquoi des requêtes de ses clients à contrario d'un de ses hommes de main qui maugréa. Irrité l'homme à capuche laissa percevoir son ren qui plongea le bâtiment dans une atmosphère oppressante.

- Pas la peine de s'énerver, voici gratuitement l'adresse de ta cible en guise de compensation pour cet égard de comportement. Pour les mômes donne moi un instant que je passe un coup de fil.

L'assassin comprit instantanément que l'écart entre eux était de taille, par manque d'expérience ou par impulsivité il décida t'abattre au plus vite l'homme en capuche t'en qu'il ne s'était pas fait remarqué. Le détective lui de son côté n'avait rien remarqué  y comprit que l'homme en capuche était Yoruan car absent depuis les six mots mais alors que l'assassin se mettait en position pour faire mouche, le détective vit l'ouverture tant attendue ! Et oui, l'être humain est un animal social qui protège sa progéniture coûte que coûte sans compter que le manque de sommeil ne le rendait pas des plus lucides. Qui voudrait tuer son salaud de compère au milieu d'un entrepôt infesté de brigand et d'un utilisateur avancé du nen, personne sauf un parent éreinté et aimant son môme.

Il eut deux coups de feu, l'un esquivé par Yoruan et l'autre loupa de peu l'assassin, car ce dernier pas très au fait avec les armes à feu, avait vacillé à cause du recul de l'arme. L'assassin fut choqué par cette tentative d'assassinat à son encontre mais c'était pas son seul problème à gérer...

- Bien j'ai des choses à faire, je te laisse gérer ton bordel.  

- Compris, votre marchandise vous sera livrée. Tuez l'acerbo !

Comme connaissait-il l'identité de l'acerbo ? Facile, il faisait dans la prestation de services divers et variés. Sans attendre, ils se mirent à canarder la ciblée désignée qui s'enfuyait le tout poursuivie d'un Visiteur en mode rage et ses balles !

A l'extérieur du bâtiment, l'acerbo fut coincé par le détective. Seul à seul, les chargeurs vides et pas le temps de les recharger ou de dégainer une autre arme, ils se lancèrent dans un corps à corps à mains nues des plus violents. Bien que Delta était impulsif, il se battait constamment alors que Visiteur lui avait fait une longue période sans se battre. Ce fut le facteur décisif de ce face à face qui se termina sur un splendide uppercut de Delta au menton de son opposant qui finit dans un cour d'eau l'emporta au loin tandis que l'assassin continua sa fuite sous la pluie de balles de ses autres fans qui l'avaient retrouvé.








La société actuelle se complaît dans l'acceptation du vice sous toutes ses formes, soyez bienveillant et ne cédez pas face à cette tendance.
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Mar 28 Mai - 18:51

C'était désormais l'après-midi et Kurami se promenait dans le quartier où l'on pensait que le Sculpteur sévissait le plus souvent. Elle marchait au gré de ses angoisses, s'égarant de temps à autres dans des passages étroits ou le long de rues mal entretenues en s'abstenant de chanter pour ne pas trahir sa terreur intérieure.
Elle n'en revenait pas d'avoir elle-même proposé un plan aussi dangereux. Puisque ce boucher des bas-fonds s'attaquait vraisemblablement à des "belles gueules" - une idée soutenue par une rumeur prétendant qu'il collectionnait les visages de ses victimes - la Japponaise avait proposé d'utiliser sa jolie petite frimousse comme appât, non sans claquer des genoux.

Bien évidemment, personne ne crut à l'idée d'une adolescence morte de peur. Dans le meilleur des cas, ils ne trouveraient tout simplement rien. Dans le pire, le Sculpteur l'attrapait elle et parvenait à s'échapper. Kurami en était bien consciente, et c'est ce qui la terrifiait le plus...mais après tout ce qu'elle avait vécu au cours de cet examen, être confrontée à la véritable horreur de la nature humaine lui ramenait les pieds sur terre. Elle avait l'obligation, en tant qu'aspirante Hunter autant qu'humaine, de devoir faire de son mieux pour livrer cet infâme individu à la justice.
Et puis...même si son plus grand rêve en cet instant était de s'enrouler comme un sushi dans une couverture épaisse et de n'en sortir que pour déguster un immense bol de chocolat chaud, dans sa petite caboche, être Hunter signifiait aussi avoir des responsabilités. Comme par exemple lutter plus efficacement contre les plus odieux personnages. L'avantage qu'elle avait en cet instant sur son futur incertain, c'est qu'elle n'était pas seule.

Après plus de deux heures à ergoter pour convaincre ses potentiels compagnons, qui ne savaient pas s'ils étaient plus impressionnés par son courage ou par sa stupidité, puis à monter un plan un tant soit peu efficace, Arthen avait finalement cédé à la tentation.
Tara avait suggéré que "l'admin de l'épreuve ne devait pas se soucier de qui a attrapé qui, du moment que la police vous remet un ticket", ce qui avait semé le doute chez les deux participants. Il est vrai qu'avec son air blasé, la punk ne s'était probablement pas donné la peine de retenir chacune des cibles de chacun des candidats...sans doute.
Mais Kurami n'aimait pas tricher, et ne tenait pas à se donner la peine de trouver un autre criminel - et donc de laisser le Sculpteur en liberté - de risquer sa vie pour l'arrêter, pour se voir refuser à l'arrivée et devoir recommencer l'examen l'année prochaine...ce dont elle serait parfaitement incapable. Car si elle échouait maintenant, sur la dernière ligne droite, elle ne s'en relèverait sûrement pas.
Arthen lui se posait une toute autre question. Le Sculpteur empiétait sur son territoire, et avait déjà charcuté l'un des leurs. Cet examen n'était qu'une bonne occasion d'aller le prendre en chasse.

C'est ainsi que la jeune fille bleue se retrouva à faire les appâts, tournant innocemment dans le quartier en attendant, intérieurement décédée, que le grand méchant loup ne lui tombe dessus. Disséminés à divers endroits, à l'angle d'une rue, à deux ou trois en train de "zoner" dans un parc ou accoudés à un muret le temps d'une pause clope, des agents d'Arthen semblaient vaquer à leurs occupations habituelles tout en surveillant la situation de leur asticot pour la pêche au très gros.
Ainsi, en se faisant passer les infos d'un groupe à l'autre, ils évitaient de la suivre et diminuaient les risques d'attiser la méfiance de leur proie. Seul Arthen lui filait le train en évitant toujours d'apparaître dans la même rue qu'elle.

Enfin en théorie, car en pratique ils commencèrent à se poser des questions lorsque le crépuscule commença à approcher et Kurami, fourbue, se plaignait d'avoir marché tout l'après-midi à la limite de la crise d'angoisse.
Psychologiquement épuisée, elle s'arrêta à une boulangerie avant qu'elle ne ferme pour s'acheter un petit lot de croissants qui lui remontèrent un peu le moral. Ils étaient gras, et flairaient bon le produit industriel, mais ils lui firent du bien.
Sitôt qu'elle eut fini, et se soit méticuleusement nettoyé les doigts avec un mouchoir, cette activité lui permettant d'oublier son stress le temps de quelques seconds, elle remarqua qu'un homme approchait à contre-sens. C'était normal, en pleine rue. Durant ses "rondes", Kurami avait croisé des dizaines de gens, sans doute même des centaines, qui n'avaient ne lui avaient accordé généralement qu'un regard qu'elle n'aurait su dire s'il était sceptique, moqueur ou intéressé, sur son décolleté, ses cuisses à l'air et son maquillage farfelu.
Un petit kohl vert-bleu sous les yeux, une petite trace de rouge sur les lèvres, et pouf elle s'était sentie prête. Mais il est vrai que ce n'était pas très habituel, surtout dans les environs. Cela dit, la Japponaise s'était dit que ça la rendrait d'autant plus voyante...et donc facile à trouver pour leur cible.
Comme rien ne lui était arrivé, ça l'avait peut-être fait fuir en fait...et elle regretta alors de ne pas en avoir mis plus.

Mais cette fois, elle eut un pressentiment. Quand elle croisa le regard de l'inconnu, un homme de taille moyenne, qui semblait avoir à peine dépassé la trentaine mais dont les traits semblaient étrangement tirés, elle eut la sensation qu'il allait l'aborder.
Elle se ratatina un peu malgré elle, essayant de baisser la tête pour montrer qu'elle n'avait aucune intention de chercher querelle - un "bon conseil" de Tara, qui lui avait dit de ne pas regarder les gens du coin, car les plus cons, comme Arthen (qui avait alors protesté de vive voix) ont tendance à se sentir provoqué si on les fixe - dans l'espoir que l'individu la dépasse, comme l'avaient fait les autres.
Hélas, comme dans le jeu des monstres de poche, les petites techniques qu'on essaye désespérément pour éviter le regard de tous les cinglés qui vous défiaient pour un oui ou un non...ça ne marche pas. Mais pas du tout. Car bien loin de s'écarter ou de l'ignorer, l'inconnu se dirigeait au contraire maintenant vers elle, et à chaque pas qui les rapprochaient l'un de l'autre, Kurami s'affola un peu plus et se tentait de se persuader en se répétant qu'il ne ferait que passer.
Mais non. Il s'interposa même sur son chemin pour être sûr de l'arrêter et avec un flegme déroutant l'apostropha.


"Mademoiselle ?" dit-il d'un ton suave.
"GYAAH !!"

Ses nerfs lâchant, l'adolescente avait hurlé en bondissant contre un mur, s'y tétanisant littéralement en frappant de stupeur le malheureux interlocuteur qui leva les mains avec prudence pour la calmer.

"Excusez-moi, je ne voulais pas vous faire peur entre deux halètements, Kurami trouva qu'il avait une voix étonnamment grave je voulais juste vous demander une information en fait. Voyez-vous, je suis nouveau dans la ville et...un peu perdu, pour dire vrai."

En pleine hyper ventilation, Kurami se fendit d'un rire nerveux en sentant ses jambes se changer en coton. Ce pauvre bonhomme aurait très bien pu simplement lui demander son chemin, ou même une cigarette, et elle avait failli faire un infarctus... Elle écarta ses cheveux de son visage et se décolla du mur en s'excusant platement d'avoir failli les crever les tympans.
La Japponaise garda le vague souvenir d'une discussion au ton léger au cours de laquelle l'inconnu lui demanda le bureau de tabac le plus proche. Vague, car ce souvenir baigna rapidement dans le flou instable du rêve.

L'inconfort de son support et la migraine que lui provoquait une raideur dans la nuque commencèrent à la tirer de l'inconscience, avec le sentiment qu'elle avait raté quelque chose sans parvenir à mettre le doigt dessus. Kurami essaya de se passer les mains sur le visage, mais se sentit en proie à une étrange apathie.
Inconfortablement couchée sur le dos, et avec une lumière aveuglante qui lui piquait les yeux même à travers ses paupières fermées, elle essaya de se rouler sur le côté...mais ne put bouger ni bras ni jambes. En se rappelant enfin de l'examen Hunter, reconstruisant son chemin jusqu'à Arthen, sa ronde dans le quartier, jusqu'au Black-out Kurami réalisa avec horreur ce qui lui était arrivé.
Son foutu plan avait marché !

Elle bondit sans même y réfléchir, se débattant furieusement sur la table d'opération...sans pouvoir faire plus que se tortiller et se faire mal aux poignets et aux chevilles qui étaient enchaînés, la mettant en croix comme dans tout bon nanar doté d'un savant fou.
On lui avait également retiré ses vêtements pour les remplacer par ce qui ressemblait à une blouse d'hôpital...ou qui était censé y ressembler en tout cas. Ce qui ne la calma pas le moins du monde, et la Japponaise se tortilla de plus belle sans avoir le moindre espoir de se dégager de ses liens qui mordait ses chairs. Pour ne rien arranger, une lumière blanche noyait la pièce et l'aveuglait.


"Ah ! Notre petite patiente est enfin réveillée."

Elle se raidit, ne parvenant plus à réfléchir sous la panique alors qu'une silhouette se découpait dans l'aveuglante clarté que crachaient de larges lampes au-dessus d'elle. L'adolescente secoua la tête, la seule chose qu'elle pouvait encore faire à part songer à mourir de peur afin de s'éviter une longue torture, tandis qu'elle distinguait vaguement ce qui devait être un trentaine portant un masque en tissu et des gants en latex en train de trifouiller des outils métalliques.

"Allons, du calme jeune fille. Il ne s'agit que d'une petite opération de rien du tout. C'est très simple, vois-tu... ses yeux s'habituant un peu à la lumière, elle reconnut vaguement ce qui ressemblait à un énorme scalpel, dont la seule vue la fit blêmir alors que le "médecin" s'amusait avec son outil je vais juste glisser cette lame tout autour de ton visage afin de pouvoir en décoller l'épiderme du reste. Comme s'il s'agissait d'un masque !"

Pas du tout d'accord, Kurami se mit à hurler en se débattant à nouveau, secouant la tête comme une furie pour empêcher le toubib de faire glisser son doigt dessus pour illustrer ses projets sordides. Pris d'une brève lassitude, le chirurgien auto-assermenté lui saisit d'une poigne ferme la mâchoire et l'immobilisa sur la table en la faisant en plus taire.

"Alàlà, ces jeunes, aujourd'hui...tous des douillets !"

Il sangla ensuite une épaisse lanière de cuir autour du cou de Kurami, destiné à l'empêcher de remuer afin d'éviter une catastrophe, et la serra si fort qu'elle l'étrangla. La jeune fille s'asphyxia alors rapidement, car tandis qu'elle devait lutter pour inspirer un minuscule filet d'air, son corps entier se rebellait contre ses liens, en proie à la terreur, et consommait à une vitesse dangereuse le peu d'oxygène qu'elle avalait.
Elle eut vaguement conscience d'entendre le toubib désinfecter ses outils en chantonnant tandis qu'elle hoquetait péniblement. Sa vision se voila rapidement alors qu'elle était prise de vertiges. En moins d'une vingtaine de secondes, Kurami avait cessé de s'agiter, ayant la sensation d'être incroyablement lourde alors qu'elle se tenait au bord de l'inconscience hypoxique.


"Hé bien voilà, ce n'était pas si dur entendit-elle comme si avait eu la tête dans un aquarium rempli ça m'aurait embêté de devoir te droguer, c'est que ça coûte cher ces petits produits. Allez zou, tiens toi tranquille, le Sculpteur n'est jamais long."

Elle se retrouva tiraillée entre son instinct de survie, qui la suppliait de résister, et les besoins vitaux de son corps qui persistaient à dire qu'il fallait tout mettre en veille car ils n'avaient pas de quoi alimenter la machinerie. Et entre les deux, Kurami avait le sentiment d'être à moitié endormie. Elle voyait le scalpel se rapprochait, mais ne parvenait pas à lui accorder une existence concrète, comme s'il n'était qu'un décor en arrière-plan.

Fort heureusement, son plan ne consistait pas seulement à finir en saucisson. Averti, puis guidé par ses compagnons, Arthen retrouva suffisamment vite la planque du toubib givré pour empêcher le pire. Véritable bélier vivant, il enfonça la porte d'un grand coup d'épaule, le couteau à la main et suivi par quatre de ses séides.


"Bouge plus fils de chienne !"

Sans même sursauter, le Sculpteur roula lentement des yeux et leur adressa seulement un sourire sardonique, toujours penché sur la petite Japponaise comateuse, le scalpel à la main.

"Pour les visites, veuillez repasser plus tard. Vous allez me faire rater mon opération."
"Et ça, ça va te la faire rater !?"

Le couteau d'Arthen fila à travers la pièce et se planta dans l'oeil du chirurgien qui bascula en arrière avec un cri. Sitôt après, le propriétaire de la lame bondit par-dessus la table d'opération et se rua sur le Sculpteur pour le passer à tabac tandis que ses frères de la rue investissaient à leur tour la chambre blanche et détachaient prestement la pauvre Kurami qui commençait à réellement devenir bleue sous l'asphyxie.
Dès la sangle qui l'étranglait défaite, elle toussa de tout son saoul et put reprendre une respiration sifflante, en plein choc hyperventilatoire afin de compenser le manque d'oxygène. Deux des membres de l'expédition la prirent par les épaules pour la sortir de la pièce et lui posèrent une veste sur le dos pour la réchauffer quand ils la firent se recroqueviller en grelottant si fort qu'elle s'en faisait mal à la mâchoire, les deux autres prêtèrent main-forte au chef du groupe...ou plutôt, l'empêchèrent d'achever le Sculpteur.

Après avoir retenu Arthen, ligoté le chirurgien et l'avoir relevé, l'un des gangsters s'esclaffa joyeusement.


"Peuh ! C'était p'tet bien un découpeur de visage, mais ça t'as pas empêché de lui refaire le portrait !"

Ils s'assurèrent à deux reprises de plus que leur proie était belle et bien coincée, avant de chercher les affaires de leur appât et de saccager la pièce au passage. Ils emportèrent tout ce qui pouvait avoir une quelconque utilité médicale - bandes de gaze, chloroforme en bouteille, alcool à brûler... - et démolirent le reste à coup de batte à clous, de bottes et autres chaînes de vélo.
Lorsqu'ils détruisirent la caméra de surveillance dans un des angles supérieurs de la salle, ils ne se doutaient pas qu'un vieil homme au cerveau malade souriait en les regardant se déchaîner sur son pauvre matériel, à quelques maisons de là.

Une fois qu'ils furent sortsr, sans s'éloigner de plus d'un mètre d'elle, ils tournèrent le dos à Kurami afin qu'elle puisse se rhabiller quand elle put à nouveau bouger sans avoir à sentir le regard de cinq presqu'inconnus sur elle après l'intense frayeur qu'elle avait vécu. Il lui fallut presque dix minutes pour réussir se changer et avait le sentiment de sentir encore la lanière lui serrer la gorge là où elle avait laissé une marque rouge. Ses poignets et chevilles la brûlaient également, irrités par ses ruades.


Même si le commissariat devait être fermé en pleine nuit, les gangsters et leur appât traumatisé supposèrent qu'il y avait toujours au point quelqu'un de garde qui pourrait leur ouvrir afin de jeter le Sculpteur sous les verrous. Afin de se déplacer en sûreté, la nuit dans les rues n'étant jamais une partie de plaisir, ils se séparèrent en deux groupes espacés d'une cinquantaine de mètres. Ils attireraient ainsi moins l'attention, mais pourraient facilement se prêter main-forte en cas d'incident.
Étonnamment, Kurami insista pour les accompagner. Elle était encore fébrile et aurait plutôt du s'allonger que de marcher en pleine rue avec un gang de "racailles", mais la Japponaise fit la forte-tête et colla à Arthen dans le premier groupe en commençant à se ronger les ongles, chose qu'elle ne s'était jamais permise avant.

Ils trouvèrent bien évidemment le poste de police fermé, mais en toquant suffisamment longtemps et en gueulant assez fort, le garde en poste finit par voir ce qu'ils voulaient en prenant bien garde de rester derrière la porte blindée, persuadé qu'il s'agissait d'un gang qui voulait encore cramer le bâtiment.
Il faillit tomber sur le cul quand Arthen lui expliqua qu'il était aspirant-Hunter et qu'il venait chercher une attestation pour la capture de celui qu'on appelait "le Sculpteur". Lui et Kurami montrèrent même leur badge d'examen pour appuyer leurs propos.
Le garde leur dit d'attendre le temps qu'il appelle son supérieur, et une vingtaine de minutes plus tard une voiture de police se présenta devant le commissariat. Entre temps, Arthen avait congédié ses petits copains pour qu'ils ne se fassent pas coffrer bêtement, et seule Kurami et leur capture étaient encore là.
Les "poulets" furent tenter de lui passer les menottes malgré tout, en voyant un gros baraqué mal coiffé en pleine nuit trimballer avec lui une fillette prostrée et un pauvre type défiguré à coup de tatanes et à qui on avait crevé l’œil.

Mais après quelques explications, on les fit cependant rentrer et le capitaine présent les conduisit jusqu'à son bureau. Il était sceptique, car les données qu'il avait au sujet du Sculpteur ne correspondaient pas à l'homme qu'on lui présentait là. Ni les empreintes, ni l'âge, ni l'apparence...cela dit, ce n'était pas la première fois que ça arrivait. Soit le Sculpteur savait brouiller les pistes, voire les dossiers confidentiels, soit il avait de nombreux admirateurs qui l'imitaient avec plaisir.
La seconde hypothèse fut la plus plausible, lorsqu'après un bref interrogatoire, le "suspect" avoua la plupart des crimes récents qu'on lui imputait. Il en ricana même, et eut l'audace de leur suggérer de regarder un peu mieux derrière les vieilles étagères dans le salon du vieux Largniole, qui avait déjà été suspecté à plusieurs reprises d'être en lien avec le Sculpteur sans qu'on parvienne à le prouver.

Dans tous les cas, ce type était coupable de plusieurs crimes. Peut-être de ceux du Sculpteur, mais assurément de celui de l'imiter. Il avait bel et bien, et sciemment, agressé une innocente dans la rue, avec supplément torture et tentative d'homicide supposée. C'était suffisant pour expédier ce cas, signer une reconnaissance de capture à muscle-man et ajouter dans le dossier du psychopathe qu'il fallait taire toute information publique à son sujet pour empêcher la prolifération de ses adeptes.
Ravi d'avoir réussi son affaire, Arthen empocha son papier tandis que la Japponaise terminait le chocolat chaud, aux arômes artificiels de noisette, qu'on lui avait servi en apprenant ce qui lui était arrivé.


"Merci de votre...soutien leur dit le capitaine avant de se tourner vers Kurami Mademoiselle, si vous en avez besoin, on a une cellule de soutien d'aide aux victimes. Vous pourriez y passer la nuit en sécurité et profiter de notre aide psychiatrique demain dès la première heure."
"Je...ça serait une bonne idée...je crois."
"Je vais prévenir mes collègues, qu'ils fassent préparer une place."

Il se leva de sa chaise, et Kurami en fit de même en reposant sa tasse, se mettant à trembler de plus en plus fort et dut faire un véritable effort pour garder une voix intelligible.

"Euh...capitaine ? J'aurais...j'aurais encore quelque chose à dire..."
"Je vous écoute ?"

Elle avait la gorge nouée, et même en essayant de reprendre son souffle plusieurs fois elle ne parvint pas à se calmer. L'adolescente commença à se confondre en excuses en se dissimulant derrière ses grandes manches qu'elle commença à mordre. Compatissant, l'officier de police attendit patiemment qu'elle puisse s'exprimer.
Après plusieurs tentatives, Kurami trouva enfin le courage se prononcer une phrase complète, celle qui l'avait conduite dans ce traquenard, et qui l'angoissait presque autant que de jouer aux appâts.


"C'est...pour l'examen Hunter...je..."
"Oui, vous nous avez livré le Sculpteur. Ne vous en faites pas, il n'est pas près de sortir celui-là."
"C'est pas ça... elle prit une profonde inspiration et ferma les yeux Pour l'examen Hunter...Je viens vous livrer Arthen Neiffe, chef de gang, et coupable de vols et de violences multiples."

Durant une seconde, il n'y eut plus aucun bruit. Arthen resta pétrifié un instant de plus en comprenant pourquoi cette petite fourbe avait tellement insisté pour l'accompagner, afin de le livrer droit dans les flics lorsqu'il livrerait lui-même sa proie.
Deux gardes lui sautèrent dessus alors qu'il allait se ruer sur Kurami qui prit la poudre d'escampette pour aller se prostrer derrière un bureau tandis que son "ami" qui lui avait sauvé la face, littéralement, l'inondait d'insultes et de menaces odieuses alors qu'il se faisait embarquer en cellule.
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Kurami Kyôshi
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Dim 23 Juin - 21:19
Les propos de Delta ont dû atteindre plus que prévu le visiteur, mais qu’est-ce que l’assassin s’en fout. Sa mission est plus importante que les états d’âme de son boulet. Leur cible commune, la montagne de son surnom, se cachait en apparence dans un bâtiment de bêton et de misère cachant entre ses murs un squat. Pas un vieux squat comme celui qu’ils venaient de quitter, mais un squat propre, ressemblant même à un casino aux vues des jeux qu’on peut y trouver, un squat de cocaïnomane et non d’héroïnomane en fait.

Traînant un fantôme à ses côtés, le blafard se laisse presque tomber sur une chaise après avoir forcé le Visiteur à s’assoir. Le confort de ces chaises pliables est à revoir, mais il y a plus urgent, qui diable a payé ce rappeur pour faire de l’animation avec sa voix de camionneur ! Cela ne semblait pas déranger les habitués, tous en train de discuter de tout et de rien, de boire tout et rien, de manger … bon vous situez le niveau négatif d’intérêt que cela suscite à Delta.

Comment va-t-il pouvoir sortir sa cible d’ici, qui a l’air déjà bien installé. Si le temps ne lui faisait pas défaut, il aurait attendu son départ, mais cela n’étant pas le cas, il allait devoir presser les choses, surtout qu’il sentait son « partenaire » à cran. Il allait lui claquer dans les pattes si ça continue.

Sans le moindre bruit, l’assassin se lève. Ce qu’il y a de bien à traquer les trafiquants au noir, c’est qu’ils s’isolent d’eux-mêmes, ils prennent des tables reculées ou les serveurs ne passent que pour leurs donner leurs boissons, drogues ou autres joyeusetés à se mettre dans les canaux. Son passage à l’acte fut donc entamé par la Montage elle-même, vociférant une commande d’alcool léger. Il veut rester plus ou moins sobre en service, c’est respectable, mais ce n’est pas pour rendre la tâche au blafard plus simple.

Se faire passer pour un pion tout juste embauché c’est facile, suffit de garder la tête basse et d’éviter tout contact avant d’arriver vers sa cible. Chaque pas compte, s’il est habitué du milieu, la moindre boulette le fera se retourner, identifier l’adolescent ensuite n’est pas bien compliqué et s’il gueule son nom ou sa profession, il finira cribler de balle. Cette perspective est à envisager même si son plan se déroule sans accro, il ne compte pas tuer une source d’information aussi simple d’accès.

Arrivera donc le moment du tir, tôt ou tard, suivit de l’énorme détonation que cela va causer et du bruit qui l’accompagne. Là bonne chance pour dire que ce n’était pas lui, il sera déjà transformé en emmental d’ici là. Encore une fois et heureusement, les habitués du côté obscur pensent aussi à ça pour lui, à croire qu’ils font tout pour lui éviter de se salir les mains. Ils se placent souvent près d’une porte de sortie si jamais ça fini par devenir Bagdad. Il compte bien emprunter cette porte de sortie sertie d’or, se cacher un moment pour laisser sa cible passer devant lui puis la prendre en filature.

Bon, un plan à peu près établi, maintenant on l’oublie et on improvise, car jamais au grand jamais un plan se déroule comme prévu ! Cela en est particulièrement frustrant, mais c’est comme ça. Se dirigeant vers la sortie, Delta visé, le canon de son arme caché dans la veste de son costume ouvert, la Montagne, tenant en compte le sujet supposé de sa discussion avec son acolyte en tête. Qui sait, ce sera peut-être utile.

La providence voulue qu’au moment où Delta tire sur la Montagne, Visiteur lui tire dessus. Il aurait peut-être dû faire plus attention à ce qu’il lui a dit, peut-être, mais ce qui est fait est fait. Ne reste plus qu’à tirer partie de la situation. Un bonheur qu’il tremble trop pour viser correctement, le plan peut continuer normalement, sa cible sera juste plus endommagée que prévu, plus affaiblie et plus facile.

Malheureusement le moment d’hésitation que cela donne au blafard suffit à retarder sa sortie et à une balle de frôler son avant-bras. Une simple égratignure qui chamboule son planning et qui va l’empêcher de pouvoir suivre la montagne. Arrêter le début d’hémorragie que son sang noirâtre lui cause est la priorité, il doit donc fuir même si cela ne l’enchante guère.

Le problème de fuir lorsqu’on pisse le sang, c’est qu’évidemment on peut se faire tracer plutôt facilement, même si les gardes présents ce soir-là ne semblait pas être des chasseurs pros ou même des gardes aguerris, le lendemain ça aller être sa fête. Une seule solution, s’arrêter un instant au risque de se faire trouver et se soigner.

- Crois-moi tu vas me le payer Visiteur, plus tôt que tu ne le penses !

Jurant contre la cause de ces troubles malgré qu’il sache que personne ne peut l’entendre de sa cachette, l’Acerbo planifie déjà sa revanche et trouve un moyen sordide de l’exécuter. Aucun garde ne se ramène, il a dû les semer plus facilement que prévu, parfait, c’est l’heure de passer quelques appels.

Allons voir comment se porte la Montagne voulez-vous ? Avec deux balles logeant deux parties différentes du corps, ce n’est pas un peu d’alcool sur les plaies qui va le faire repartir comme à son habitude. Cette fois il ne peut y manquer, il va devoir aller à l’hôpital, un ayant des chambres blindées si possible, un clandestin donc. La ville étant immense et son réseau criminel l’étant tout autant, il n’est pas surprenant de le voir appeler une clinique privée pour assurer ses soins.

Clinique sous le joug « d’en bas », bien sûr, qui d’autre que son patron et propriétaire serait assez riche pour aménager une clinique avec des chambres blindés, des vitres pare-balles et des pièces insonorisées et climatisées ? Bon les deux derniers aménagements ne sont pas si extravagants que ça …

C’est là-bas que notre homme de main du soir a été emmené et opéré toute la nuit durant. Si la balle de son épaule fut un casse-tête à retirer avec tout ses éclats, la seconde avait évité tous les organes vitaux, un travail de débutant selon notre homme, un travail d’orfèvre lui avait rétorqué le chirurgien véreux, mais ça la victime en était consciente, presque trop consciente.

C’est simple, elle était en alerte, paranoïaque même, frôler la mort sans même s’en être rendu compte à de quoi perturber même les meilleurs. Loin d’être idiot, il appelle du renfort auprès de son supérieur. « Je suis en danger, amène tes hommes ! Les meilleurs ! » vocifère-t-il, « Je t’ai déjà soigné à mes frais, je ne mettrais pas mes pions sur ton plateau, mais je vais te faire une fleur, appelle des mercenaires pour ta défense et met sa sur ma note. » lui répond le Parieur.

C’est ce qu’il fait à 7 heure du matin, la nuit il l’avait passé sur le corbillard. Il attend sa garde rapprochée, rien, il attend jusqu’à 8 heures, toujours rien. La seule personne rentrant dans sa chambre n’est qu’un gringalet d’infirmier changeant ses perfusions et ses bandages toutes les heures, toutes les heures la Montagne lui crie dessus : « Tu as vu des personnes attendre hors de la clinique ?! », « Non monsieur. ».

Treize heures, toujours aucun signe de l’homme à ses trousses ou de ceux sensés l’en protéger, « C’est quoi ce cirque ! » hurle sa petite conscience. Son repas « offert par la maison » lui est amené par le même infirmier couvert de la tête au pieds par des vêtements stériles, des gants, un masque de papier, un cache cheveux … Lorsque l’argent est amené sur la table, les normes sanitaires sont en vigueur se dit la cible.

- Le repas est à votre gout monsieur ?

- Casse-toi sac à merde !

Sous l’anxiété, la colère et la pression, il lui jette l’assiette vidée de son contenu à la figure, mais remarque qu’il n’y a aucune force dans le lancer, si bien que l’infirmier arrive aisément à la rattraper au vol. La vue de l’alité se trouble et une douleur indéfinissable lui saisit l’estomac et le bras, celui où est planté l’aiguille de ses perfusions d’anti-douleur ironiquement. Son regard se pose sur celui de l’infirmier, un regard de renard venant de comprendre qu’il vient de marcher dans un piège à loup de son plein gré.

- Tu ne te demandes pas pourquoi je ne t’ai pas tué là-bas ? tu devrais, parce qu’un Acerbo favorisera toujours une exécution nette et sans douleur à une partie de trappe-trappe.

Révélant ses ongles, dévoilant eux-mêmes sa chaire noire, ses cheveux argent et ses bras bien mieux battit qu’il y paraissait sous ces manches trois fois trop larges, notre Acerbo plante à son tour son regard dans celui de sa proie tentant vainement de se débattre, ses forces l’ayant déjà abandonné depuis longtemps.

- Sauf s’ils veulent hameçonner bien plus gros bien sûr. Tu vois ces cloques se formant sur ton bras ? Elles se forment aussi dans ton estomac, puis elles se formeront dans tes veines, dans ton cœur, tes poumons … Et tu sais le meilleur ? C’est très douloureux, mais tu auras beau hurler, personne ne t’entendra depuis cette chambre. C’est comme si j’avais colonisé ton corps avec des mangoustes et que le repas y avait introduit des serpents, une bataille rude ce livre dans ton estomac.

- Qu’est-ce q-que tu me veux !!?


- Moi ?~ Parler de ton patron voyons ~
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Delta Acerbo
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Sam 20 Juil - 13:30
Cela fait un bon moment que Delta était assis derrière une fenêtre, l'appartement qu'il squattait avait été, hum, libéré dirons-nous. L'assassin était sur sa dernière journée de l'épreuve, à minuit une pour être plus précis, Il avait eu tout les mots du monde pour récupérer des informations de la montage ce qui lui a fait perdre un temps précieux. Il devait se hâter pour que son piège soit prêt dans les temps, d'où la nécessité de cet appartement pour ne pas travailler à la vue de tous.

Il s'était toujours demandé comment il s'y prendrait si prendre d'assaut le souterrain était une nécessité pour l'un de ses assassinats, une chance que sa paranoïa lui fait réfléchir des heures durant à une façon de tuer n'importe qui, il n'aurait jamais pu élaborer un tel plan en 24 heures, ni même se renseigner sur les horaires du personnel dans un si petit délai.

Il finit les dernières touche de son déguisement, de la teinture en passant par le gel pour faire tenir ses cheveux rebelles aux lentilles de contact noires et au maquillage. Il en était presque méconnaissables et tant mieux, toute sa stratégie reposait sur cette effet de surprise. Sur ça et sur la disparition soudaine de l'un des laquais piquant chaque personne rentrant dans l'édifice, le patron compris.

Les passages d'un employé à l'autre se faisaient à minuit deux pour être précis, heures à laquelle l'assassin avait fini ses retouches et était descendu de l'immeuble. En premier lieu, il assomma le nouveau garde, le tuer rendrait sa disparition plus flagrante, les taches de sang sur le béton étant bien visible et odorantes. Il le déshabilla sans gène pour revêtir ses habits un peu trop serrés pour lui, mais dans la nuit cela ne se verra pas et il compte de toutes façons rester dans l'ombre pendant une bonne partie du plan.

Une fois les seringues pour la journée livrée, il partit sous l’œil ignorant des gardes prendre son post, aussi intelligent que soit le patron des lieux on ne peut pas empêcher les hommes de se fier à un badge plutôt qu'à une visage, autant mettre des costumes de clowns à la place ça aurait le mérite de faire rire le blafard.

- Tu es nouveau ici fiston ?

La partie la plus difficile du plan vient d'arriver à peine trois minutes après que Delta ait fini de droguer les seringues, avec un « fiston » qui plus est. L'un des surnoms que Delta doit détester le plus car répété H24 par son père. Lorsque t'entends un mot un milliard de fois depuis tout petit, il ne faut pas s'étonner d'y être allergique.

- Oui monsieur.

Le bon aspect de cette couverture est le masque de médecin couvrant la bouche si particulière de l'acerbo et lui permettant l'altérer légèrement sa voix, c'est pour ça qu'il évite toujours de tuer des infirmiers par ailleurs, juste parce que leur uniforme est le meilleur pour se rapprocher d'une proie sans se faire griller au premier coup d’œil, cette profession est la deuxième dans sa liste de non-nuisibles, la première étant cultivateur de citron, évidemment.

- J'attends quelqu'un aujourd'hui, un blanc-bec plus grand que toi en costard noir, il va venir me demander des informations, si tu le vois sonnes l'alarme et condamne le couloir. Tu seras bien payé si tu le fais.

Oh, donc sa cible sait qu'il est là, parfait, il ne s'attend donc pas à ce qu'il sache que le patron et le parieur ne sont qu'une seule et même personne et qu'il est déjà devant lui. Lorsqu'il le pique, c'est avec une drogue bien moins diluée que celle utilisée en temps normale, sous son influence nul doutes que l'Acerbo pourra le faire chanter du rnb s'il le désirait. Il appuie donc sur l'enregistreur de son téléphone et se met à le cuisiner temps qu'il le peut, après quoi il n'aura qu'à lui souffler du Ghb et cela sera vite réglé.

Des informations sur quoi monsieur ?

- Cela ne te regardes pas.

Mais j'ai besoin de savoir ce qu'il veut pour être sur que ce soit lui et pas quelqu'un lui ressemblant monsieur.

- Tu marques un point … Il veut confirmer que je sois le Parieur.

Et c'est le cas monsieur ?

Le mastodonte de muscle roux donna une tape sur l'épaule se voulant paternaliste, mais étant surtout douloureuse au déguisé.

- Bien sûr, je ne le voudrais pas mort sin- , c'est quoi cette tâche noir sur ton uniforme fiston ?

Et merde, c'est vraiment pas le moment pour que sa plaie s'ouvre ! Il ne lui restait plus qu'à rajouter une autre drogue à l'équation et il gagnait la partie sans trop de bobo ! Mais nan, il a fallu que cet instant d'hésitation fasse tout capoter ! Oh ça il le jure s'il retrouve le visiteur il lui fait la peau parole d'Acerbo !

- Du sang noir ? Delta !

Trop tard pour fuir, son bras était déjà pris par la main du molosse qui l'envoya valser en dehors du comptoir avec une aisance déconcertante pour le faire se cogner contre le mur dans un crachat de sang noir, tachant son masque et confirmant son identité. L'assassin espérait qu'aucun organe ou grosses veines n'étaient déchirés, sinon cela sera la catastrophe s'il ne prends pas son traitement dans les cinq minutes qui suivent pour que son sang coagule un court instant. Fichu condition physique se hurle-t'il mentalement.

Il doit réfléchir très, très vite, sinon le patron allait le passer à tabac, même s'il était drogué il le surclassait physiquement. Dans un combat à main nue ce serait sa fête, mais au diable l'honneur ou a fierté, il avait une arme à feu et compte bien s'en servir contre son adversaire, sa vie en dépends et sa sœur le lui a toujours dit : « Si ta vie est en danger, ne fuit pas, tourner le dos à son adversaire est le meilleur moyen de mourir. Triche, tu es plutôt bon pour ça donc donne tout ce que tu as ». Bon après lui avoir dit ça elle l'avait forcé à frapper du bois massif avec ses mains en pic pour consolider ses doigts, mais on a tous des petits problèmes de famille non ?

Copiant la posture de tir du visiteur lors de l'affrontement de la seconde épreuve, il tire deux balles en un tir. Un coup très utilisé par l'armée pour percer des gilets pare-balles, évidemment que Delta ayant subit un entraînement d'arme à feu presque aussi complet que celui des militaires savaient faire ce petit tour après des centaines d'heures avec une armes à feu dans les mains.

Cependant, le mouvement de l'arme fit que la première balle pénétra la poitrine et la seconde la mâchoire, mais cela suffit à coucher l'homme drogué. Efficace ? Non, le recul de l'arme et le mouvement pressée de l'Acerbo lui tordit les doigts, niveau efficacité on repassera, s'il s'était raté c'était foutu pour lui, nul doute qu'il aurait un doigt cassé sans le douloureux passage expliqué plus tôt.

- Bordel de merde ! Ça fait un mal de chien ! Salopard t'aurais pas pu garder tes mains dans tes poches !

Je vous passe le flot d'insulte qui accompagne le transport du tas de muscle jusqu'au commissariat situé au dessus, une chance qu'il ne soit pas bien loin, cela permis à Delta de s'appliquer quelques soins pour éviter de se dessécher comme un cactus, puis récupérer la preuve de sa réussite. Il ne reste plus qu'à attendre la fin de l'épreuve dans une vingtaine d'heure.

- Putain j'aurais préféré travailler que me taper ces épreuves à la con … J'ai jamais autant douillé bordel !
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Delta Acerbo
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