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Huang Shu, fille de Kakin [Finit]

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Jeu 18 Avr - 10:20

Huang Shu, fille de Kakin [Finit] Huang_11
Huang Shu



I : Le personnage

NOM : Huang
PRÉNOM : Shu
SEXE : Féminin
ÂGE : 20 ans
TAILLE : 1m78
RACE : Humaine
EQUIPEMENT : Ses pieds et ses poings. Son père l'a sévèrement formée aux arts martiaux.
FACTION : Il parait que c'est une civile.
NEN : Spécialisation
AUTRE : //


II : Description physique

Huang Shu est une jeune femme d'une vingtaine d'années. Plutôt grande puisqu'elle arbore fièrement un bon mètre soixante-dix-huit, une taille qu'elle tient sans doute de son père qui est particulièrement massif, elle a en outre soigneusement cultivé son corps par la pratique régulière de sports variés, et un entrainement quotidien aux arts martiaux auprès de son père. De fait, elle est plutôt musculeuse, et très souple. Très à l'aise avec son corps, on peut le dire. Assurée, indéniablement, Shu en a la démarche. Elle avance à grands pas vigoureux, et il est parfois difficile de la suivre. Elle ne cherche pas vraiment à se faire discrète, raser les murs n'est pas son genre. Au contraire, elle s'impose, et cela se sent dans son attitude. Elle a clairement une allure ouverte, abordable, et il ne parait pas difficile d'engager la conversation avec elle. Et cela, elle le tient de sa mère, puisque son père est loin d'être un gai luron. D'ailleurs, ce n'est pas la seule chose qu'elle a hérité de sa mère.

En effet, elle prend soin d'une longue chevelure de feu, celle-la même qu'arborait sa mère de son vivant. Elle ne les coupe jamais plus que ce qui est nécessaire pour retirer les fourches. De fait, la masse capillaire qui est la sienne lui tombe facilement jusqu'aux genoux, et il lui arrive parfois de la rattacher à l'arrière de son crâne à l'aide de deux longues baguettes de bois, en particulier lorsqu'elle a besoin d'être libre de ses mouvements. Cela dit, la plupart du temps, elle la laisse librement couler dans son dos, à l'exception de deux tresses qui retombent sur ses épaules, apportant une petite touche de fantaisie à sa coiffure. On peut quand-même remarquer que, si elle dispose d'une chevelure particulièrement opulente, elle s'épile soigneusement par ailleurs, il est donc très rare de la voir avec du poil aux pattes.

Ses yeux, eux aussi, sont un héritage de sa mère. Grands, leurs iris arborent la couleur du jade, qui s'accorde particulièrement bien avec la couleur de ses cheveux. Elle a le regard franc et clair, limpide, et en la voyant au premier abord il est difficile de voir qu'elle a vécu des événements traumatisants. Parfaite transition pour aborder son visage, qui est ma foi plutôt agréable à regarder... Sans doute le fait du maquillage, qu'elle sait utiliser par petites touches pour s'embellir. Un nez fin et droit, de grands yeux, soulignés d'un mince trait de khol, et encore agrandis par un discret mascara, elle apprécie également les rouges à lèvres discrets, dans les teintes rosées, presque transparentes, qui lui permettent de donner un peu de charnu à ses lèvres pourtant fines. Par ailleurs, l'absence de graisse superflues donne à son visage une forme harmonieuse, exempte de double menton par exemple.

Elle affectionne les vêtements pratiques, et revêt majoritairement du vert et du noir, deux couleurs qui s'accordent bien à son teint et à la couleur de ses cheveux et de ses yeux. Elle déteste les pantalons, préférant les jupes fendues sur les côtés qui offrent une liberté de mouvement tout aussi satisfaisante sans être trop serrées. Ses vêtements sont généralement d'un style purement Kakinois, en dehors de ses tenues de combat que son père a fait venir du Japon. Petite aparté sur ses sous-vêtements, si elle porte du coton blanc lorsqu'elle est en tenue de combat (elle trouve les Kimonos particulièrement confortables d'ailleurs), elle ne se prive pas de lingerie fine lorsqu'elle est en civile. Oui, elle aime être sexy.

Pour rentrer dans des détails moins évident, on peut noter qu'elle a une voix claire, qui monte facilement dans les aigus lorsqu'elle est excitée ou énervée, mais qu'elle a du mal à faire retomber dans les graves, faute au manque d'entrainement. Elle a un joli brin de voix d'ailleurs, et elle chante étonnamment juste, du moment qu'elle reste dans son timbre de voix. Dès que le ton descend un peu trop, elle s'étrangle...
On peut noter aussi tout un tas de manies, la plus étrange étant celle qui la pousse à se passer les doigts sur la gorge lorsqu'elle est pensive ou qu'elle ne fait pas attention à ce qu'elle fait. Cela la prend également lorsqu'elle est inquiète ou triste. Elle a également tendance à mâchouiller tout ce qui lui passe sous la main lorsqu'elle est concentrée ; capuchons de stylo, lacets de ses capuches, et même le bout de son pouce... On peut d'ailleurs remarquer qu'elle ne porte pas de vernis à ongle, mais que l'ongle de son pouce droit est bien esquinté à cause de ces coups de dents inconsidérés. Lorsqu'il lui arrive d'être prise par surprise, elle joue avec ses cheveux pour reprendre une contenance, soit en passant la main dans sa longue crinière, soit en défaisant et refaisant ses tresses.


III : Description mentale

La première chose à noter chez Shu, c'est qu'elle est spontanée, et c'est le moins que l'on puisse dire. Elle a tendance à réagir au quart de tour, et fort, parfois même trop... Elle a du mal avec le second degré, même si elle en a conscience et fait des efforts pour s'améliorer de ce côté-là. Elle dit ce qu'elle pense, même si elle essaye de ne pas être trop brut de décoffrage et de faire preuve de tact quand elle énonce une critique... Bon, ça marche pas toujours, mais elle essaye, juré !

Autre chose, de très marquant aussi avec elle, c'est l'attachement qu'elle porte aux gens qu'elle aime. Elle a besoin d'attaches, de références, sans quoi elle a tendance à se sentir perdue. La demoiselle est amicale, c'est un fait, et foncièrement bien intentionnée. Elle n'aime pas blesser son entourage. Mais cet attachement a tendance  prendre des proportions trop importantes, et elle a beaucoup, beaucoup de mal à se décrocher des gens qu'elle aime. Un amour étouffant... Oui, on peut tout à fait parler en ces termes. Elle est animée d'une forte volonté de protéger ceux qu'elle aime, et cela n'est pas motivé uniquement par son grand cœur, mais aussi par une expérience particulièrement traumatisante, pour laquelle elle a vu des psychologues pendant des années... Oui, Shu n'est pas la personne la plus stable qui soit, il faut le noter.
Elle a en effet une étrange obsession pour tout ce qui touche à la gorge et à l'étranglement, sans doute à cause du fait que sa mère se soit suicidée par pendaison, en essayant d'emmener sa fille avec elle... Oui, Shu a échappé de peu à une mort par pendaison. Si les détails de cette histoire seront portés plus loin, il faut le noter ici pour expliquer d'où elle tient cette étrange obsession. Et si elle est bien plus stable maintenant qu'elle ne l'était dans son enfance, c'est quand-même de là qu'elle tient son étrange manie de se toucher la gorge par exemple.

D'ailleurs, si les psychologues qu'elle a pu voir l'ont beaucoup aidé, ce n'est rien à côté de l'aide que l'éducation stricte de son père lui a apporté. Militaire, il a su inculquer à Shu une discipline très stricte, et elle ne se laisse que très rarement aller. Elle a une conscience aiguë du bien et du mal, autant d'un point de vue morale que pratique puisqu'elle fait très attention à se coucher avant vingt-et-une heure par exemple, se levant aux alentours de cinq heures du matin pour avoir le temps de son entrainement matinal, elle fait attention à manger équilibré et à éviter tout ce qui pourrait être dangereux pour sa santé, comme l'alcool, le tabac, les médicaments au moindre problème, les choses du genre... Oui, elle a une hygiène de vie très stricte.
Du côté morale, cela se traduit par un sens très prononcé de ce qui est bien ou mal, avec une aversion virulente pour le mensonge et les calomnies, sans doute parce que ce sont les attitudes qui ont mené sa mère au suicide. Elle ne supporte pas le mensonge, raison pour laquelle elle sera toujours d'une honnêteté à toute épreuve. Et lorsqu'elle est témoin de ce qu'elle qualifie d'injustice ou de tromperie, elle n'hésite pas à rentrer dans le tas... Elle n'est pas patiente avec les enfoirés.
Elle est également particulièrement consciencieuse, attentive à bien faire son travail. Au point d'en devenir presque maniaque... Elle déteste laisser échapper des détails ou faire "vite fait". Lorsqu'elle se fixe un objectif, elle met un point d'honneur à s'y consacrer à fond jusqu'à ce que le résultat la satisfasse.

Ce qui ne l'empêche pas d'avoir quelques plaisirs dans la vie, ça non !

Comme nous l'avons noté plus tôt, elle aime se faire belle et prendre soin d'elle. Elle peut passer des heures à faire les boutiques, pour le simple plaisir de regarder de jolis vêtements et de voir s'ils lui vont bien, même si elle n'achète rien au final, son pragmatisme reprenant le dessus ; on ne peut pas dépenser des fortunes en fringues par pur caprice...

Elle est aussi friande de musique, appréciant particulièrement le rock, le metal et la musique folklorique. Elle a d'ailleurs trouvé moyen de se procurer les CDs de sa mère, qui était chanteuse de musique folklorique. Elle les écoute régulièrement pour se souvenir d'elle. Elle aime rester simplement assise ou allongée, son casque sur les oreilles, à profiter de la musique... Elle se sent bien à ces occasions, et elle aime fredonner les chansons qu'elle écoute.

De son père, elle tient un gout prononcé pour l'activité physique. Ses entraînements matinaux sont l'occasion de bien commencer une journée. Le sport l'aide également à se vider la tête : Lorsqu'elle est préoccupée, elle aime se détendre en courant ou en pratiquant le Taolu, des enchaînements d'attaques et de riposte face à un ennemi imaginaire, de la chorégraphie martiale. A noter, malgré son goût pour la musique, elle n'en écoute jamais lorsqu'elle fait du sport, préférant consacrer tout son esprit aux mouvements exigeants qu'elle pratique.

Dans un autre registre, elle n'est pas très difficile en ce qui concerne la nourriture. Si elle ne supporte pas les goûts amers, elle mange sans problème l'acide, le sucré et le salé. Elle aime les plats très épicés, mais elle apprécie encore plus les mélanges sucré-salé, et son plat préféré est le porc au caramel. Malgré son dégout pour l'amer, elle aime aussi beaucoup le thé, en particulier lorsqu'il est doux et naturellement sucré. Les infusions lui font également du bien, et elle ne se passe pas de sa tisane du soir avant de dormir.
Pour continuer dans ce qu'elle aime, on peut noter que son animal préféré est le loup, et que si elle est plutôt réaliste, elle se prend parfois à rêver en adopter un et le dresser.
Sa couleur préférée est le vert dans toutes ses variantes, peut-être parce que cette couleur lui va bien...

Pour finir, parlons de son objectif. Car elle a compris très tôt, grâce à son père et ses psychologues, qu'elle n'avancerait jamais sans un but dans la vie. Un but qu'elle a choisi assez tôt d'ailleurs : elle veut devenir une justicière. Pas de ces héros masqués qui parsèment les comics, qu'elle ne lit pas d'ailleurs... Non, juste quelqu'un qui vient en aide aux gens. Elle avait pour objectif de s'engager dans l'armée à cette fin, mais son père craignant - à juste titre - qu'elle ne fut plus motivée par son besoin de rester avec lui que par son envie d'aider les gens, elle a dû changer ses plans... Aussi voyage-t-elle à la découverte du monde, à la recherche d'un autre moyen de venir en aide concrètement à son prochain.


IV : Histoire

Notre histoire commence il y a un peu plus de vingt ans. Suivant les pas d'une musicienne répondant au doux nom de Huang Li Yu, chanteuse dans un groupe de musique folklorique. Se distinguant autant par le feu de sa chevelure que par la beauté de sa voix, elle parcourait le monde avec son groupe, donnant de petits concerts. Sa musique n'était connue que d'un public de niche, mais cette petite notoriété lui permettait de vivre tout à fait correctement. Son nom apparaissait parfois sur l'un ou l'autre magazine, ou sur le programme d'une salle de concert ou une autre. Le groupe était d'ailleurs assez attendu lors des divers festivals à travers le royaume de Kakin, dont il était originaire.
L'un de ces concert devait changer la vie de la chanteuse. Arrivée dans une petite ville, tout se déroulait pourtant comme d'habitude : ils arrivaient, posaient leur matériel dans la salle, sur la scène, ils jouaient une dizaine de chansons, puis passaient quelques jours à visiter le coin avant de partir pour la prochaine scène. Il se trouvait qu'à quelques lieux de cette ville se dressait une caserne militaire. Le jour de leur concert, quelques soldats avaient été autorisés à y assister, et c'est ainsi que Li Yu fit la connaissance de celui qui allait devenir le père de son enfant.

Tout deux eurent une relation, qu'ils savaient sans lendemain. Ils voulaient juste passer un bon moment ensemble. Le militaire n'était pas très causant ou extravertis, mais il avait des amis qui voulaient le voir passer un bon moment pour une fois, et quelques verres d'alcool aidant... Bref, ce qui devait arriver arriva, et quelques jours plus tard, le groupe de musique repartait en tournée, le militaire retournait à sa caserne, tout semblait devoir s'arrêter là.

Ce ne fut pas le cas, sinon nous ne serions pas là pour raconter cette histoire, n'est-ce pas ?

Peu à peu, le ventre de Li Yu s'arrondissait et devenait de plus en plus lourd à porter. Ce fut la première motte de terre jetée sur son cercueil.
Cette grossesse créa en effet une certaine distance avec les autres membres de son groupe, et lorsqu'elle accoucha, ses camarades craignant que l'enfant ne soit une charge trop lourde à supporter pour le groupe, elle en fut exclue. Qu'à cela ne tienne, elle commença une carrière en solo. Chanter était tout ce qu'elle savait faire. Mais s'occuper d'une enfant seule, tout en menant une vie nomade avec une simple caravane comme chez soi, cela n'a rien d'une sinécure, en particulier lorsque les rumeurs commencent à circuler.
Car on imagine bien qu'une chanteuse, seule, avec une enfant dont le père était inconnu... les gens allaient commencer à jaser. Et en effet, bientôt, les articles qui parlaient d'elle le firent moins pour sa musique que pour ses soi-disant frasques amoureuses scandaleuses. Elle était taxée de libertinage, voir de prostitution... La présence de sa fille n'aidait pas, puisque lorsque Shu eut trois ans, elle dut s'arrêter à plus ou moins long terme pour que la petite puisse suivre l'école maternelle. Ce qui l'empêchait de faire ses tournées, la contraignait à vivre uniquement de ses CDs qui se vendaient de moins en moins, et la rendait plus vulnérable au harcèlement.
On venait taguer sa caravane, on la huait dans la rue lorsqu'elle sortait faire ses courses, partout où elle allait elle avait conscience des chuchotements sur son passage... Les choses empirèrent encore lorsque les camarades d'école de Shu commencèrent à s'en prendre à la petite, l'insultant de manière bien peu sympathique... Et c'est un euphémisme.

Shu vivait très mal cette situation. Plusieurs fois, elle en vint aux mains avec d'autres enfants, les mordant et leur tirant les cheveux pour "leur apprendre à dire du mal de sa mère". Chaque jour, elle voyait cette dernière perdre un peu plus pied, sombrer dans une profonde dépression... Malgré tout cela, Li Yu aimait sincèrement son enfant. Chaque soir, elle lui chantait des chansons pour l'aider à s'endormir, la rassurait... La fillette aimait le son de la voix de sa mère.
Parfois, souvent même, elle lui posait des questions sur son père. La chanteuse lui répondait qu'il était militaire, et qu'elle ne le connaissait pas vraiment. Il lui avait juste semblé sympathique. Si Shu avait vaguement conscience que sa naissance n'était pas prévue, elle n'avait cependant aucun doute à entretenir sur le fait que sa mère ne l'aurait abandonnée pour rien au monde.
Malheureusement, le peu d'informations qu'elle avait sur son père ne l'aidait pas à mieux supporter les quolibets de ses camarades de classe, au contraire. Une fois où elle avait essayé de dire que son père était militaire, on lui avait ri au nez, et elle était en plus passée pour une menteuse.

Six ans. Six ans de rumeurs, de mensonges et de calomnie. Il était déjà étonnant que Huang Li Yu ait tenu aussi longtemps... Mais c'en était trop. Elle ne pouvait plus continuer à vivre ainsi. Et elle ne pouvait pas laisser sa fille à la merci de ce monde si cruel. Elle savait que peu importe l'endroit où elle allait, ce serait la même chose : On dirait des mensonges à son sujet, on viendrait taguer "sale pute" sur sa caravane, on frapperait sa fille à l'école. Alors elle décida de mettre fin à ses jours et à ceux de Shu.

Elle avait tout organisé. Elle avait pris des cordes et sa fille par la main, et toutes deux étaient parties dans la nuit en direction d'une vieille grange à l'écart de la ville. Là, Li Yu s'était mise à genoux, avait posé ses mains sur les épaules de son enfant et plongé son regard dans le sien.

- Ne t'en fais pas... Après ça, nous serons ensemble, pour toujours...

Shu hocha légèrement la tête, les yeux embués de larmes. Elle ne comprenait pas bien ce qui se passait, elle savait juste que sa mère s'apprêtait à faire quelque chose de grave... De définitif. Mais elle la regarda simplement faire tandis que la chanteuse passait les cordes par-dessus l'une des hautes poutres pour faire pendre deux nœuds coulants. Deux tabourets hauts en dessous, puis la fillette fut saisie et déposée sous l'un des collets.

Elle avait peur. Très peur. Sa mère lui passa la corde au cou avant de grimper sur son propre tabouret pour en faire de même. Puis elle donna un coup de pied dans chacun des tabourets pour les faire tomber.

Jamais Shu n'avait eu aussi peur de toute sa vie. La corde serrait sa gorge, mais elle était trop légère pour que son poids ne lui ait brisé la nuque, comme cela avait été le cas pour sa mère. Elle étouffait. Elle paniquait, s'agitait, balançait ses pieds dans le vide... Elle eut de la chance, une chance immonde. A force de se débattre de toute la force de son petit corps, le nœud qui maintenait la corde en place se défit et elle tomba au sol en toussant et en crachotant, les joues trempées de larmes, à moitié sonnée par le manque d'air.

Ce fut le propriétaire de la grange qui la retrouva le lendemain matin. Elle était recroquevillée au milieu de l'endroit, ses bras entourant ses genoux, et se balançait d'avant en arrière. Son regard était vide et fixé sur la silhouette de sa mère, qui ne se balançait plus depuis longtemps. Elle pendait, tout simplement. La fillette avait toujours sa propre corde au cou, et ce dernier était marqué de traces impressionnantes.
S'il fut choqué par ce qu'il trouva ce matin-là dans sa grange, le fermier eut le mérite de réagir rapidement. Il retira la corde du cou de Shu et l'emmena à l'extérieur. Semblant se réveiller, la gamine cria et tendit les mains vers sa mère, mais le fermier l'emmena résolument jusqu'à son tracteur pour la ramener en ville et la confier à la police.

On la plaça en orphelinat le temps de retrouver son père. On lui posa des questions. Savait-elle de qui il pouvait bien s'agir ? Elle leur répondit ce qu'elle savait, qu'il était militaire. C'était une piste. En remontant le trajet effectué par le groupe auquel avait appartenu Huang Li Yu, ils finirent par savoir où elle était passée neuf mois avant la naissance de Shu. De là, il ne fut pas compliqué de retrouver la caserne de son père, et après quelques questions, de retrouver qui il était précisément.

Le soldat qu'était Zheng Yan avait bien évolué depuis son anecdotique rencontre avec la chanteuse. Il avait pris du grade et était maintenant à la tête de son escouade, un sergent droit dans ses bottes, pourvu d'un solide sens de l'honneur et du devoir. Il ne parlait jamais pour ne rien dire, et paraissait laconique même à ses plus proches amis.
Il se souvenait de cette histoire, de cette petite permission qu'il avait eu six ans plus tôt, de ses amis qui l'avaient encouragé à lâcher un peu du lest, de ces quelques verres et de ce qui avait suivi... Mais il n'avait jamais su qu'il avait un enfant. L'actualité entourant les artistes divers et variés ne l'intéressaient pas vraiment, et il n'avait jamais su non plus que la fille qu'il avait connu à l'époque avait été harcelée au point de se suicider.

Apprendre tout cela lui fit un choc. Dans la même journée, on lui annonçait qu'il avait une enfant, dont il ne s'était jamais occupé, et dont la mère était morte. Oui, bien entendu qu'il acceptait de prendre la petite avec lui... La vie à la caserne était plutôt calme, il avait de la famille à qui il pourrait la confier lorsqu'il serait en déplacement, la ville à quelques lieux était pourvue d'une école, elle pourrait y aller puisqu'elle rentrait au CP l'année suivante.

S'il avait fallu plus d'un mois pour trouver le père de Shu, il ne fallut pas plus d'une semaine pour régler les détails administratifs qui lui en confieraient la garde. La petite était encore sous le coup de la perte de sa mère. Plusieurs fois, on l'avait retrouvée en train d'essayer de se pendre dans sa chambre "pour aller avec maman"... Heureusement, la fillette n'avait aucune idée de comment s'y prendre. Mais lorsqu'on lui annonça qu'elle allait vivre avec son père, elle sentit un début de vague curiosité pointer. Les doigts sur sa gorge maintenant guérie, elle regardait le paysage défiler à la fenêtre du train qui la conduisait à la caserne, essayant de s'imaginer à quoi pouvait bien ressembler cet homme dont sa mère lui avait dit si peu de choses.
Elle visualisait sans peine un homme grand et fort, engoncé dans un uniforme impeccable, peut-être avec des cheveux roux et des yeux verts comme les siens... Il retirerait son béret et l’accueillerait les bras grands ouverts, un grand sourire la rassurerait... Ce qui l'attendait était bien différent.

Les mains fourrées dans les poches de son manteau, elle suivait la dame des services de protection de l'enfance qui la conduisait à la caserne. Au seuil des grandes portes de l'édifice, trois hommes attendaient. Ils avaient été prévenus par téléphone de leur arrivée. L'un d'entre eux s'avança pour les accueillir, un petit homme brun et sec, Et Shu se demanda s'il s'agissait de son père. Mais ils échangèrent simplement quelques mots avec la dame, puis on la conduisit vers l'un des deux hommes qui se tenaient en retrait.

L'un d'eux était particulièrement tendu. Grand, effectivement, des cheveux blonds coupés en brosse, des yeux marron et une expression fermée. Shu avait l'impression qu'il allait faire exploser son uniforme tant il était crispé. On la présenta à cet homme. Zheng Yan de son nom. Il lui faisait un peu peur, mais apparemment, c'était lui son père... Il se passait nerveusement la main sur la nuque, et il se mit a genoux devant elle pour être à son niveau. La dernière fois que quelqu'un avait fait ça... La fillette ramena sa main sur sa gorge. Le souvenir de la douleur et de l'asphyxie était encore très vivace.
Il lui expliqua rapidement qu'elle allait vivre avec lui. Le Capitaine à la tête de la caserne lui avait alloué un petit appartement pour qu'il puisse y faire vivre sa fille. Il semblait très gêné en disant cela, mais Shu ne comprenait pas pourquoi. Il commença également à lui expliquer un peu comment allait se dérouler la vie ici. Il ne serait pas toujours à la maison, il devait s'occuper de ses hommes, de leur entrainement... Ils iraient le lendemain l'inscrire à l'école en ville, pour qu'elle rencontre des enfants de son âge.
A ces mots, la fillette secoua la tête. Elle n'avait aucune envie de voir d'autres enfants, l'expérience n'avait jamais été agréable pour elle. Elle voulait juste faire la connaissance de son père et rester avec lui... Elle se toucha à nouveau la gorge. Elle avait peur qu'il ne parte sans elle, lui aussi.

C'est ainsi que commença la vie de Shu à la caserne. Son père se levait tous les matins très tôt, aux alentours de cinq heures, et sortait pour un entraînement matinal avec ses hommes. La première fois que Shu se réveilla sans son père à la maison, il la retrouva en train d'essayer de faire des nœuds dans ses draps, persuadée qu'il était parti et qu'elle devait le rejoindre. A partir de là, il la réveilla avec lui, et elle commença à le suivre lors de ces entraînements. Au début, elle restait assise sur un banc en bordure du terrain d'entrainement, mais bientôt elle voulut courir avec les autres, ce qui fit beaucoup rire les amis de son père.
Conscient de l'expérience traumatique vécue par sa fille, Yan l'emmena voir un psychologue, qui saurait sans doute mieux apaiser sa fille que lui. Shu n'aimait pas vraiment lui parler. Il lui demandait de raconter ce qu'il s'était passé, l'entretenait de sujets très variés, qui n'avaient pour elle aucun rapport bien souvent... Mais ces rencontres portaient leurs fruits. Peu à peu, la fillette s'intéressait à des sujets différents, elle comprenait ce qui avait poussé sa mère à ce geste fatidique, et elle prenait conscience qu'elle n'avait pas à reproduire ce geste.

La vie avec son père aidait également beaucoup en ce sens. Il était très strict envers lui-même, et par corollaire avec sa fille. Et elle voulait passer du temps avec lui. Elle se calquait à ses horaires, se levait en même temps que lui pour l'accompagner au terrain d'entrainement, puis il l'emmenait à l'école après un petit-déjeuner sommaire.
Elle avait beaucoup de mal avec l'école. Les enfants n'en avaient pas fait leur tête de turc, mais elle ne les aimait pas, et elle passait le plus clair de son temps seule. Lorsque l'un d'eux faisait un geste pour essayer de l'approcher, elle montrait les dents. Elle se bagarrait souvent aussi, et malgré sa solitude elle intervenait lorsqu'elle voyait un autre enfant se faire brutaliser. Plusieurs fois, on appela son père pour lui apprendre qu'elle avait tenté d'étrangler un camarade.
Pour remédier à cela, il décida de lui inculquer la discipline... De la seule manière qu'il connaissait. Il lui apprit à se battre, mais également la responsabilité que ce savoir impliquait. Pouvoir frapper quelqu'un, lui faire réellement mal, impliquait aussi la possibilité de ne pas le faire. Il ne lui apprenait pas cela pour qu'elle s'en serve mal. Il lui apprenait cela pour qu'elle puisse se défendre, pour qu'elle prenne conscience du pouvoir qu'elle avait entre les mains et de ses conséquences.
Si ces discours sur la responsabilité firent beaucoup pour calmer Shu, la peur de perdre l'affection de son père fut sa motivation principale. Elle se jeta corps et âme dans ces entrainements, se révélant une élève particulièrement attentive, pour le plus grand - et discret - plaisir de Yan.

Les années passaient. Peu à peu, Shu apprenait à connaitre son père. Il n'était pas très expressif, mais chacune de ses paroles était d'or. La maison était bien souvent silencieuse. Lorsque la musique de sa mère lui manqua, très tôt, Yan l'emmena acheter quelques CDs en ville. Elle fondit en larmes la première fois qu'elle vit la tête de sa mère sur une pochette, mais elle demanda à son père de l'acheter quand-même. Elle l'écouta beaucoup, ce CD. Constatant qu'elle appréciait la musique, Yan lui acheta quelques autres disques de styles variés, sur les conseils du vendeur, et même s'il le fit sans consulter Shu et qu'il lui donna ce cadeau sans la moindre effusion sentimentale, elle apprécia sa gentillesse à sa juste valeur. Il pensait à elle, et cela lui faisait du bien.

Lorsqu'elle entra au collège, elle s'était beaucoup calmée. Elle était encore très peu sociable, mais elle ne se battait plus pour un oui ou pour un nom. Elle ne montrait plus les dents. Et si, en dehors du collège, elle ne se séparait jamais de son père, elle avait moins de mal à le laisser partir lorsqu'il la déposait aux portes de son établissement scolaire.
Les années collège furent décisives pour Shu, en particulier grâce à sa première et seule véritable amie. Sa voisine de classe, une fille un peu fragile, aux cheveux blonds et aux yeux gris, répondant au nom de Camélia. Son père venait de l'étranger, et ils avaient emménagés depuis peu de temps pour retrouver de la famille éloignée. Camélia était sa voisine de table. Shu n'était pas très causante, et en temps normal elle ne lui aurait même pas adressé la parole... Mais le hasard voulu qu'elle passe par là le jour où une poignée d'élèves de troisième prirent la fragile adolescente pour cible. Ils essayaient de lui voler son téléphone.
Shu se sentit en devoir d'intervenir. Comme à chaque fois qu'elle voyait une bande de petites frappes s'en prendre à plus faible qu'eux, elle s'interposa. La situation faillit dégénérer en bagarre, mais un professeur intervint en se rendant compte de l'agitation, Shu ne se privant pas d'invectiver les racailles d'une voix forte et claire.

Ce fut la reconnaissance qui poussa Camélia à vouloir faire la connaissance de Shu. Elle la suivait d'une classe à l'autre, lui parlait d'elle, lui posait des questions... Si au début l'adolescente était réticente à lui répondre, elle finit par se dérider. Le temps passant, et les conversations se faisant de plus en plus animées, Shu et Camélia devinrent véritablement amies. Une nouvelle qui fit plaisir à son père, même si encore une fois il eut du mal à le montrer. Pour son psychologue également, ce début de socialisation était une bonne chose, et il l'encouragea dans cette voie.
Peu à peu, Shu apprit à parler d'elle-même avec Camélia pour ne pas l'inquiéter. Son amie lui parlait de ce qu'elle aimait, de ce qu'elle n'aimait pas, et plus Shu s'attachait, plus elle avait envie de faire comme elle. C'est ainsi qu'elle commença à se maquiller par exemple, ce qui surprit beaucoup son père, mais bon pourquoi pas...
En parallèle, chaque matin et chaque soir, elle suivait la vie de son père à la caserne, les entraînements matinaux, ceux qu'ils faisaient le soir en privé et où il lui apprenait les arts martiaux, auxquels il avait lui-même été formé. Il était passionné par cet art, et il transmit cette passion à sa fille. Son attitude stricte s'étendait d'ailleurs à ses cours, et elle mettait un point d'honneur à faire tous ses devoirs en temps et en heure et elle révisait assidument ses examens, bien qu'elle avait l'impression que ce qu'elle apprenait en classe ne lui servait pas à grand chose. Mais son père refuserait de l'entrainer si elle ne faisait pas d'abord ce qu'elle avait à faire, alors elle se plia à ses obligations de bonne grâce.

Enfin, elle semblait se remettre de son traumatisme. Elle souriait plus facilement, et si elle continuait à se toucher la gorge lorsqu'elle ne se sentait pas bien, elle avait arrêté d'essayer de se pendre lorsqu'elle se sentait trop malheureuse, que sa mère lui manquait, et elle avait cessé d'essayer d'étrangler ceux qui la contrariaient.
Mais plus le temps passait, et plus elle s'inquiétait de voir arriver la fin du collège, car cela signifierait qu'elle ne reverrait plus Camélia. En effet, cette dernière lui avait annoncé que ses parents, malgré le peu de temps passé à Kakin, se languissaient de leur pays d'origine, et qu'une fois sa troisième terminée, ils retourneraient vivre à Sahelta. La nouvelle ébranla beaucoup Shu, qui s'accrocha de plus belle à sa seule amie. Quelqu'un allait encore l'abandonner, partir loin... Son psychologue dut déployer des trésors d'ingéniosité pour la convaincre que ce ne serait pas la fin du monde. Les deux adolescentes pourraient s'envoyer des lettres, se téléphoner de temps en temps... Malgré tout, Shu se sentait perdue.
Cette peur ravivée de perdre les gens qu'elle aimait la poussa à s'accrocher de plus belle à son père, qui ne savait pas quoi faire pour apaiser l'adolescente. Il espérait qu'arrivée au lycée, elle se ferait de nouveaux amis.

Finalement, le moment fatidique arriva, celui où on leur remit leurs diplômes de fin de collège. Un événement pourtant joyeux, mais auquel Shu ne se présenta que pour récupérer le fameux papier. Puis elle rentra chez elle et passa le reste de la journée, son casque sur les oreilles, à écouter les chansons de sa mère. Lorsque son père la rejoignit enfin, elle le déposa et le suivit pour un entrainement particulièrement intensif. Lorsqu'elle partit enfin se coucher ce soir-là, elle se sentait malheureuse comme les pierres. Au point qu'en se réveillant le lendemain, elle se rendit compte qu'elle avait enroulé ses draps autour de son cou.

Les mois qui suivirent furent difficiles. Si elle refusa d'aider Camélia à déménager, elle assista à son départ, et elle la serra si fort dans ses bras qu'elle manqua lui briser des côtes. Elle se jeta ensuite à corps perdu dans la vie de la caserne avec son père, si bien que les amis de ce dernier finirent presque par la considérer comme l'une des leurs. Elle faisait les entraînements avec eux tout au long de la journée, suivait son père partout où il allait, si bien que même lui, malgré tout l'amour maladroit qu'il lui vouait, la trouvait étouffante. Lorsque, deux mois plus tard, l'entrée au Lycée se précisait, il eut beaucoup de mal à la convaincre qu'elle devait y aller. Il dut menacer de mettre définitivement fin aux entraînements pour qu'elle consente à y poser le pied.

Mais même si elle travaillait toujours aussi assidument, par devoir, mais aussi parce-que cela lui permettait de penser à autre chose, elle refusa de nouer de nouvelles amitiés. Elle avait trop peur à présent de perdre qui que ce soit. Les lettres et les coups de fil qu'elle échangeait régulièrement avec Camélia l'aidaient... Un peu, mais tout de même. Cette amitié avait néanmoins contribué à l'extravertir, et si elle ne se fit pas d'amis, elle avait tout de même moins de mal à communiquer avec ses camarades. Bien qu'elle ne fasse pas toujours preuve du plus grand tact, il fallait bien l'avouer... Il lui arrivait même de participer à certaines soirées, même si elle ne se mêlait pas trop aux fêtards et se contentait de boire de l'eau dans un coin de la pièce.

Pour tout dire, les années lycée furent assez anecdotique pour Shu, qui naviguait dans cet entre-deux assez flou. Elle se mêlait à ses camarades, mais ne se faisait pas d'amis. En revanche, elle se plaisait bien à la caserne lorsqu'elle mêlait sa vie à celle des amis de son père, et peu à peu, elle se fit la réflexion que faire de l'armée sa vie, cela pourrait avoir quelque chose de plaisant... Elle avait envie de s'engager aux côtés de son père. Il lui arrivait même de rire avec les autres soldats, chose qu'elle ne faisait jamais avec ses camarades de classe par exemple.

A la fin du lycée, et son diplôme en poche, elle était décidée : elle voulait faire partie de l'armée. Elle voulait passer les tests d'admission et travailler pour de bon avec son père, s'impliquer réellement dans cette vie et non plus rester à la périphérie, être là sans pour autant y avoir vraiment sa place. Mais son père n'était pas d'accord. Il évitait le sujet, ne l'encourageait pas dans cette voie, et il lui arriva même de s'y opposer clairement Malgré l'insistance dont faisait preuve Shu.

C'était la première fois qu'elle s'opposait autant à son père. Elle lui obéissait, mais elle se sentait de plus en plus énervée qu'il lui refuse ce qu'elle voulait pourtant avec tant de force. Mais Yan était militaire de carrière, et il avait conscience de plusieurs choses. Premièrement, la vie de soldat était une vie très particulière, et il savait que Shu ne pourrait pas s'épanouir pleinement en faisant simplement quelque chose qu'elle avait connu toute sa vie. Il lui fallait du nouveau, il lui fallait découvrir qu'il y avait autre chose dans la vie que de simplement rester cantonnée à la caserne. De plus, il craignait que Shu ne veuille se lancer dans cette carrière que pour pouvoir rester avec lui. Et cet attachement disproportionné n'était pas saint pour la demoiselle, de son avis comme de celui de son psychologue. C'est ainsi que, au bout de deux ans, il se résolut à faire ce qu'il avait à faire.

Il eut sans doute la plus longue conversation qu'il avait jamais entretenu avec Shu ce soir-là. Il lui expliqua pourquoi il était si réticent à la voir intégrer l'armée, maladroitement, certes, mais elle comprit. Il lui expliqua également qu'elle ne pouvait plus vivre avec lui, que cela ne faisait que la conforter dans ses problèmes. Il lui confia une carte donnant accès au compte en banque où, régulièrement depuis qu'il l'avait adoptée, il déposait de petites sommes d'argent. Avec cela, elle serait à l'abri du besoin jusqu'à-ce qu'elle trouve un endroit où se fixer et une activité qui lui plaise. Puis il lui laissa une semaine pour préparer ses affaires et pour quitter la maison.

Shu était dévastée. Partir, pour elle, signifiait perdre également son père, son meilleur soutien depuis le suicide de sa mère. Elle pleura beaucoup ce jour-là... Mais, au fond d'elle-même, elle savait qu'il avait raison. Elle ne pouvait pas continuer à vivre totalement à ses dépends à lui. Alors elle lui obéit. Elle empaqueta ses affaires, et elle quitta la maison au bout du septième jour, non sans avoir embrassé son père de toute la force de ses bras. Dans son paquetage, son lecteur de CDs, quelques disques, des vêtements de rechange, une ou deux tenues de sport... Elle promit de lui écrire souvent, de lui téléphoner à lui aussi, monta dans son train et s'en alla, jetant souvent de longs regards éperdus derrière elle. Elle le vit sur le seuil de la caserne jusqu'à-ce qu'elle disparaisse à l'horizon.

Ainsi démarrait le voyage de Huang Shu, et sa nouvelle vie.


V : Derrière l'écran

TON PRÉNOM ? Je ne souhaite toujours pas le donner, mettons Moe.
QUEL ÂGE ? 26 ans
TES CENTRES D’INTÉRÊTS ? Rien n'a changé depuis ma première fiche.
COMMENT TU ES ARRIVÉ(E) ICI ? Je suis le double-compte de Cassandre.
QUELQUES MOTS SUR TOI ? Pas grand chose à dire '-' Ah, si, j'vais en profiter... Ce perso est une adaptation d'un PNJ que j'ai sur un autre forum, il y a beaucoup de références à ce perso dans cette fiche ^^ Rien que le nom de la mère, qui s'appelle "Liyu" dans sa version originale... Oui, j'étais très contente de la trouver celle-là, alors je tenais à la signaler u_u

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Huang Shu
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Sam 20 Avr - 16:28
Bon, et bien comme promis, petit double-poste pour signaler que ma fiche est terminée !
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Huang Shu
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Sam 20 Avr - 17:56
Lu Cass, je viens pour ton DC. Un instant. Le temps de soupirer devant la masse de travail qui m'attend. Et on est parti.

Point forme :

que son père a fait venir du Japon -> dans ce monde-ci, c'est le Jappon
de leur entrainement -> entraînement
Mais le hasard voulu qu'elle passe par là -> voulut/passa

Point fond :

La description physique est correcte. J'ai bien écrit correcte et non stupéfiante. On retrouve tout ce qu'il y à retrouver de l'apparence aux détails entourant le personnage. Cependant. J'ai davantage un reproche sur la forme que sur le fond à faire. Je ne saurais formuler ça précisément, mais j'ai trouvé le tout assez mécanique, avec un certain manque de fluidité. Sans aller jusqu'à dire que ça relève de la liste de course, les éléments sont adressés au lecteur assez platement. En principe je ne ferais pas ce reproche à un nouveau, mais vu que tu as un bon niveau, je mets la barre plus haute te concernant What a Face
Mais oui, trop bien structuré. On aborde chaque élément précisément du corps pour conclure avec les fioritures. Tu n'as pas chercher à mêler un peu les deux, les lier l'un à l'autre. Parler de son visage et mentionner un tic à l'œil, parler des cheveux et parler du besoin de les plaquer derrière les oreilles sans arrêt, parler de ses lèvres et mentionner qu'elle les mordille nerveusement, ce genre de choses.

Mais c'est très complet. Rien à redire.

Pour le mental, on retrouve cette conception "mécanique" avec ça de plus que chaque idée, chaque paragraphe saute du coq à l'âne. Il n'y a pas vraiment de lien logique entre chaque facette de sa personnalité. On peut parler de son traumatisme dans un paragraphe, de ses goûts culinaires dans le second et de ses aspirations dans le troisième. C'est assez déroutant.
Conclure avec sa quête est une bonne chose, mais il aurait fallu un cheminement logique préalable pour mener jusqu'à là.

J'ai eu un peu de mal à me représenter quel était ton personnage. J'ai été confus par la manière dont sont articulées chacune de ses facettes de manière éparse si bien que je n'arrive par à me faire une idée générale et donc me la représenter. J'y vois plus un cumulé d'idée sur le papier qu'un tout correctement et harmonieusement compilé.

L'histoire ne s'attarde pas sur l'idylle des parents, cela tombe bien, c'est un travers qu'ont certains nouveaux joueurs. La biographie est bien celle de ton perso. Carrière foutue pour la chanteuse, la scène de la pendaison de sa fille est assez poignantes bien que la résolution peu inventive.

Ensuite on va chez papa et là....
Je vais pas dire que c'est sept à la maison mais presque. Elle va au collège, a une amie qui n'est pas vraiment développée, mais l'amie déménage, Huang est triste, mais elle tient bon dans ses études et la vie à la caserne est paisible. Elle va au lycée, se passe pas grand chose et faut le grand départ.

Qu'un personnage n'ait pas une vie pleine de remous palpitants et inattendus, ça se conçoit, mais autant ne pas s'attarder sur les éléments anecdotiques parce que ça sa phase collège lycée... j'ai connu plus passionnant à la lecture, je ne te le cacherai pas. Y'a fallu que j'interrompe ma lecture justement parce que le récit n'était pas franchement entraînant.

Y'a pas vraiment eu de déclic sur la fin pour lancer sa quête, fallait juste que ça se fasse. "On arrive à la fin de la bio, faut que tu dégages", tel fut mon ressenti Laughing

Pour le tout 14.

Après l'avis d'Eldy, n'oublie pas la FT, tout ça.
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Lejinoss Taibug
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Sam 20 Avr - 22:46
Coucou coucou-nya~
Alors alors, un DC donc, hm, je vois, hm… moui.

J’ai presque envie de mettre 1 point de plus car ton code ne se pette pas la gueule avec le CSS pourrit du forum~

Sur ce, je t’évite le blabla, voici l’analyse :
Oh, avant… c’bien les double post pour dire fini… mais pense à édité le titre aussi, si Leji n’aurai pas posté, je n’aurai pas été voir. Sur ce.

Histoire :
Violent le groupe, foutre dehors leur chanteuse car elle a un gosse... Pas que le groupe qui est violent... Les gens sont tous fou! C'pour ca que j'aime pas les humains-nya!
Mais dans quelle coin de Kakin que t'as été pour que les gens soit de parfait enfoiré comme ça...? C'est presque trop, mais je sais que l'humain, IRL aussi, peu être une vrais merde donc...
C'était un nœud pas mal merdique pour se défaire "si facilement".
+Les réactions de la fillette suite au traumatisme son... Heum... J'ai pas envie de dire Ce mot pour ça mais "Touchant", et celle du père, logique.
Je suis immonde... J'ai rit au passage ou elle 'retourne' à l'école, et étrangle un autre élève... J'ai besoin d'argent-nya~
++++++ «déployer des trésors d'ingéniosité» ... Térsors? Plein de trésors?
- «Bien qu'elle ne fasse pas toujours preuve du plus grand tact, il fallait bien l'avouer... Il lui arrivait même de participer à certaines soirées[...]» J'arrive pas à faire le lien entre, elle se remet mais manque de taque, et, participer a des soirées et rien faire.

Logique :
+Les conséquences du traumatisme comme dit sont 'bien fait', les réactions aussi, quoi que ceux à l'égard de la chanteuse un peu pousser sur le bord.
-Malheureusement, comme certain, je tien a dire qu'il n'y a aucune mention, notion, et bout de Hunter, de Nen, ou de mystère.
Je sais pas trop, mais je trouve que dire d'un coup "T'as une semaine pour partir de la maison, c'pour ton bien"... c'est sec, c'est peux 1 semaine sans préavis, même en te faisant viré t'as 2 semaines (Enfin, ici)

Originalité :
-Une autre personne qui est si franche que Franc est au dépourvue... Oui ça veux rien dire mais vous avez tous comprit ce que je veux dire.
+Oh, une "câlineuse" par traumatisme, cette non-stabilité fait changement. Pour le coté "Grand amour des gens" ou en général.
+Le traumatisme et la rencontre avec le père aimant, et non seul dans la rue ou avec un père qui finalement est un enfoirée.
-Le coup par contre de "Tout les monde est un enfoiré" dans sa jeunesse, c'est fréquent. Les gens aime mettre cette extrémité semble-t-il.
+L'amourette qui donne naissance par contre j'en ai pas vu beaucoup, et qui fini "mère monoparental" et tout.
-La vie sans once de Hunter ce fait de plus en plus commune.

Longueur des Description : 2.5/3
Longueur de l'Histoire : 4/4
Logique Global : 3.5/6
Originalité : 4/7

Ce qui donne 15/20, donc 14.5 avec Lejinoss, donnnnc arrondi à 15 points de Réputation en sortit de fiche.
Tu connais le chemin à faire désormais, Bon RP-age~









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Eldy Mayora
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Eldy Mayora
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