Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Prise d'otages par chantage

 :: Univers RP :: Continent Nord :: République de Padokia
Dim 31 Mar - 16:02
J'aimais bien qu'Atlantik me porte sur son épaule,  je me sentais être un grand chat à la limite d’un être humain. Ce matin,  dans la chambre d’hôtel Atlantik me disait qu’il serai bien de se faire un peu d’argent aujourd’hui,  j'ai approuvé son intention par un miaulement et était monté immédiatement sur elle. Dès qu’elle fut prête elle sortit et se dirigea vers la forge. Elle avait déjà rendu une première fois service à Christo,  l’un des forgerons de la république de Padokia,  alors il était probable qu’il ait encore besoin d’aide.

Après l’avoir rencontré,  elle était toute souriante par le fait que l’homme lui accorde une seconde mission. Et pas des moindres,  bien qu’il s’agissait là d'une simple livraison d’une commande terminée,  celle-ci s’élevait à plusieurs centaines de milliers de jenis.  L’arme était enveloppée dans un doux tissu dont la texture ne lui rappelait rien qu’elle connaissait. L’instrument de combat à but décoratif était une épée,  et pas n’importe quelle épée.  Il s’agissait d’une arme à la lame d'or rose avec une garde d’argent et ornée de dizaines de pierres précieuses plus rares les unes que les autres.  L'artisan lui avait expliqué que ce n’est pas tant les pierres qui faisaient grimper la facture,  mais leur importation : par exemple les diamants venaient d’une mine de l’empire de Kakin.

 Munie d’une carte Atlantik déambulait dans la ville à la recherche de la bonne adresse qui,  selon les informations de Christo,  était une maison d’une famille bourgeoise.  Elle m’avoua que rencontrer ce genre de personne ne l'enchantait guère étant donné leur nature.  Leur arbre généalogique avait grandi,  non pas avec la pluie,  mais avec les racines noyées par l’argent,  ce qui faisait d’eux des gens qui ne se rendaient plus compte de combien il est difficile d’en gagner.  Ma maîtresse se demanda même s’ils connaissaient l’expression « se serrer la ceinture ».

Ce matin là il faisait assez froid et bien que mon pelage agissait comme un répulsif naturel à cela,  je préfèra me glisser dans la veste plutôt que de rester sur l’épaule exposé au vent.

Tant bien que mal,  bien qu’elle se rendait compte que l’utilisation d’une carte ne lui réussissait pas trop,  la livreuse trouva là où ils habitaient.  Face à la maison ses yeux s’écarquillèrent et logé contre son cœur je sentis son pouls s’accélérer. Curieux je sortis la tête de sa veste et je compris que la contemplation de la façade de leur maison l’époustouflait, elle était recouverte de feuille d’or.  Quant aux vitres elles étaient de cristal,  Atlantik douta de l’étanchéité sonore de cela mais c’était très esthétique.  Atlantik ne s'attarda pas davantage sur l’observation de la forme et des détails de cet édifice,  ça commençait à l’agacer que des gens se permettent de telles extravagances en jetant l'argent par les fenêtres.  Mais quoi qu’il en soit elle garda le sourire lorsqu'elle poussa le portillon d’argent pour s’engager dans la demeure. Sous ses pas, une longue allée de dalles de marbre blanches habillaient le sol et au dessus de sa tête le tout était surplombé d’une longue arche végétale,  fleurie de couleurs froides mais à l’odeur envoûtante. Lassé d’un tel spectacle je me camoufla à nouveau et retournait au chaud dans la veste.

Atlantik n’eût aucun mal à trouver la sonnette,  il s’agissait d’un bouton rouge monté sur un mécanisme électrique.  Mais en guise de bouton,  et cela devait leur sembler normal, se présentait à la taille d’un grain de maïs un rubis flamboyant. Elle pensa d’abord appuyer dessus avec le majeur mais après un peu de réflexion elle ramassa une branche et s’en servit comme extension de doigt.  Vraiment,  elle n’avait aucune envie de toucher leur univers et si elle pouvait même s’éviter de rentrer à l’intérieur ce serait l’idéal car personne de lambda n’aurait envie d’être considéré comme une tâche sur un tel tableau.

Rrrr-rrrr.  J’avais pas demandé de caresses mais c’était toujours un plaisir d’en recevoir.  Je commençais à m’endormir dans ce cocon vestimentaire,  mais l’inquiétude commence à me ronger de l'intérieur. Lorsqu’elle a touché mon pelage vert sa main commençait à trembler et quelques secondes après j’ai commencé à manquer de place.  Et pour cause, elle avait la boule au ventre.  D’autant plus que ce n’était pas le silence persistant après avoir sonné qui allait la mettre à l'aise.  Branche en main,  elle se prépara à réitérer l'appel quand tout à coup,  à travers la porte,  une mélodie régulière se fit entendre. Régulière mais étrangement lente,  semblait-il à Atlantik.  Cette impression de malaise était-elle due au fait qu’elle portait davantage d'attention auditive aux silences entre chaque pas,  que les pas en eux-mêmes ?

Tête haute,  sourire forcé, Atlantik se prépara à affronter son interlocuteur.

- Sois naturelle,  sois naturelle,  se murmura-t-elle.

Chaque secondes semblaient durer une éternité mais la poignée qui commençait à se baisser commença à la libérer de ses tensions. La porte s’ouvrit.
Revenir en haut Aller en bas
Atlantik Halcyon
Messages : 14
Date d'inscription : 24/03/2019

Fiche perso
AOP: 1
POP: 100
Réputation: 13
Page 1 sur 1
Sauter vers: