Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Deux pour le prix d'un

 :: Univers RP :: Continent Nord :: République de Minbo
Lun 7 Jan - 13:18
Tout ne s'était pas passé comme prévu. À vrai dire, rien de tout ce qu'avait subi Leji jusqu'à ce jour n'avait été précautionneusement prévu ou même vaguement planifié. Au départ, cela n'avait été l'affaire que d'une quête. Une quête stupide d'un homme qui ne l'était pas moins. La quête pour Greed Island.
Légende urbaine pour les non-initiés dont il était, l'hirsute avait entendu parler de ce jeu improbable dans lequel on était transporté et d'où l'on pouvait en retirer des trésors paraît-il inestimables.

Alors, afin d'en savoir plus – car il avait été obnubilé par la simple perspective de pouvoir y jouer, la voie royale s'était tracée devant lui comme une évidence : celle de l'examen Hunter. Afin d'obtenir ce Graal qu'était la licence Hunter, Sésame de la plus grande base de données d'information au monde, il s'était jeté à corps perdu dans l'aventure comme une troupe de lemmings du haut d'une falaise. Les improbabilités statistiques trouvant aussi une place en ce bas monde, contre toute attente – à commencer par la sienne, Lejinoss Taibug avait fini par incorporer la très réputée association Hunter. Après avoir échoué une fois à l'examen, cela allait sans dire.

De la licence au Nen, il n'y avait qu'un pas à franchir. Un pas chancelant et peu assuré en ce qui concerne l'hirsute, mais un pas accompli. Un pas qu l'avait amené à marcher dans la merde, et pas du pied gauche. Manil Darett. C'était là le patronyme de la cause de tous ces malheurs. À bien y réfléchir, il était le seul responsable de tous les déboires à l'hirsute. Seul responsable à condition d'exonérer Leji lui-même.
Car c'était Manil Darett, Hacker Hunter émérite, qui avait instillé la lubie Greed Island dans le crâne de l'informaticien en orange par la suite devenu Hunter. Après lui avoir mis le pied à l'étrier, il lui fit parcourir au grand galop la voie tracée jusqu'à l'obtention de la licence Hunter. Galop succédé de ruades houleuses lorsqu'il lui enseigna les rudiments du Nen. Réputé pour sa sociopathie plus que pour ses compétences pourtant remarquables, l'entraînement initié par Manil laissa quelques traumatismes indélébiles et profondément incrusté dans le subconscient de son disciple.

Du statut de disciple, Leji passa plus rapidement qu'il ne l'aurait souhaité à celui de proie. Pareil à un chasseur qui aurait entraîné son futur gibier pour que le défi de la traque ne soit que plus savoureux, Manil avait pris Lejinoss en chasse. Ce dernier n'était toutefois pas exempt de toute responsabilité dans sa situation puisqu'il avait eu le mauvais sens de chercher à vider les comptes d'une multinationale à l'aide de son Hatsu nouvellement acquis. Grand mal lui en prit.

Être traqué par un Hacker Hunter – qui plus est quand ce dernier jouissait d'une expertise accrue dans son domaine, impliquait quelques changements de vie. Des bouleversements drastiques à dire vrai. Du statut de citoyen privilégié car abonné à l'usage intensif de l'informatique, on devenait plus ou moins ermite contraint de vivre en forêt. Plutôt plus que moins.
Un téléphone portable ? Le plus splendide mouchard du monde moderne. Un virement bancaire ? Autant flécher son parcours et dessiner une cible sur sa poitrine. Employer un quelconque moyen de communication ? Si ce n'était le pigeon voyageur, tous constituaient un piège un loup fatal pour le gibier de Manil. Le moindre appareil informatique relié en réseau constituait un outil potentiel à sa disposition.

Sans le sou, sans soutien et sans gêne, Lejinoss Taibug, réduit à l'état de l'homme primitif disposait toutefois de suffisamment de ressources et d'astuces pour se tirer de cette mauvaise passe. Il lui suffisait pour cela de simplement tendre la main pour ce faire.

- Bonjour madame, est-ce que vous auriez quelques jenis de trop pour un indigent à qui la vie a fait beaucoup de tort ?

La mendicité. C'est à cela qu'un titulaire de la licence Hunter en était réduit maintenant qu'il se savait pris en chasse. Ses parures orangées avaient perdu de leur superbe. Depuis plus d'un mois qu'il était à la rue, la lessive relevait du luxe le plus ostentatoire. La douche tout autant si ce n'est plus.
Autrefois pourvu d'une moustache surplombant une barbe de trois jours, il arborait une barbe épaisse et étoffée couvrant la moitié inférieure de son visage. Revêche ? Il l'avait toujours été, mais ses mèches couronnaient maintenant son crâne à raison de trente centimètres de hauteur chacune quand elles ne couvraient pas entièrement sa nuque.

Lui, autrefois si misérable l'était encore devenu  bien davantage. Maintenant emmitouflé dans un imperméable beige aux tâches diverses et variées et aux provenances toutes aussi douteuses les unes que les autres, Lejinoss avait perdu de sa superbe. Le terme glorieux n'avait certes jamais effleuré les lèvres de qui que ce soit dès lors où il avait été question de le décrire, mais sa déchéance avait été rapide et brutale. Et pourtant, bien que réduit à faire la manche et vivre dans l'indigence la plus crasse, il s'estimait heureux. Une vie de misère extrême valait encore mieux que de tomber entre les griffes de Manil. Ce dernier, remarquablement vicieux, derrière ses écrans d'ordinateur avait, sans avoir à se lever de son siège, ruiné la vie de cet homme devenu sous-homme à qui il avait enseigné les rudiments du Nen. Hacker Hunter, il ne se souciant que des crimes informatiques, aussi, il avait fait chanter des mafieux pour qui il n'avait pas le moindre attrait afin que ceux-ci participent à la traque de l'hirsute. Il avait sa manière à lui d'épicer ses parties de chasse.

- Allez ! Fais pas comme si tu pouvais pas me lâcher quelques billets, je sais reconnaître une gosse de riche quand j'en vois une. Tu crois tromper qui avec ton dragon de compagnie acheté au marché noir par papa ?!

Depuis qu'il s'était installé à Hiur, sous-préfecture installée non loin de la frontière Nord de la République de Minbo, Leji était devenu une légende urbaine. En peu de temps, il avait révolutionné le milieu de la mendicité. C'en était terminé de faire la manche à l'ancienne le cul vissé sur le trottoir à miser sur la pitié de ses congénères, le Hunter orangé était passé à la vitesse supérieure.
Insaisissable comme une ombre, il surgissait alors lorsque, dans les avenues marchandes, une proie de choix s'offrait à lui. Un bon mendiant, c'était un mendiant qui décidait efficacement qui ferait sa fortune.
Plus ils étaient revêtus d'accoutrements hors-de-prix, plus les passants s'exposaient à la rapine du gueux. Les riches n'aimaient pas qu'on leur rappelle à quel point il l'étaient. Ils ressentaient une certaine honte non pas à l'être mais à ce que cela ne se sache trop. Souvent trop nantis pour s'attirer la sympathie des classes laborieuses au milieu desquelles ils frayaient, ils ne bénéficiaient d'aucun secours quand Leji survenait pour leur soutirer un trop-plein de jenis.

Méthodique dans son entreprise, Lejinoss s'affairait à attirer au mieux l'attention sur les éléments les plus argentés de la société qui la fuyaient pourtant coûte que coûte. À priori les plus disposés à faire l'aumône du fait d'un excédent de fortune, ils grinçaient des dents à l'idée de passer pour ce qu'ils étaient : des radins sans la moindre once de compassion pour les plus démunis. Pour eux, la paix de l'esprit, c'était de ne pas se voir rappeler que leur fortune se faisait au détriment de plus malheureux qu'eux.

Et c'est là que Lejinoss Taibug intervenait. Reposant sa tactique sur le sentiment de culpabilité du plus riche couplé à son besoin de paraître sous son meilleur jour en toute circonstance, l'hirsute leur mettait alors le grappin dessus et ne démordait pas d'ici à ce que l'obole ne lui soit versée. Insistant comme il savait être, dès lors où sa prise se résignait enfin à ouvrir son porte-feuille, Leji ne manquait jamais de leur faire remarquer à quel point ce dernier était fourni. Avec cette méthode, il était parvenu à s'assurer d'un salaire journalier de vingt-mille jenis. Il s'agissait alors d'un revenu presque deux fois plus élevé que celui d'un cadre moyen dans un pays développé comme la République de Minbo. Un revenu qui lui était lâché comme une offrande pour qu'il n'apporte pas le mauvais œil.
Lejinoss qui n'avait auparavant jamais brillé par ses prouesses depuis qu'il avait obtenu sa licence était alors devenu le plus remarquable – d'autant plus qu'il était le seul – des Change Hunter¹ .

En réalité, son apparence négligée avait plus à voir avec sa volonté de ne pas être facilement identifié par les sbires mafieux de Manil que son indigence réelle. Fortuné comme le dernier des nanabs, il séjournait dans des auberges de jeunesse et dînait dans les plus somptueux restaurants de la ville au milieu de ceux-là même à qui il avait soutiré l'argent avec lequel il payait la copieuse addition.

- Essaie pas de m'ignorer ma fille, d'autres ont essayé avant toi, leur charité ne leur en a coûté que plus cher. Et puis, pense à tous les avantages ! Tu pourras frimer et rabaisser tes amis. « Oh lalaaaa~ je suis vraiment contre la pauvreté et les injustices dans le monde tu voiiiis~, c'est pour ça que j'ai donné dix-mille jenis à ce mendiant si aimable que j'ai croisé en venant. Moi je lutte vraiment contre les inégalités tu voiiiiiis~ !».

Oui, Lejinoss poussait le vice jusqu'à faire des imitations criardes en public. Commençant à être connu comme le loup blanc en ville, ceux qui le reconnaissaient de visu s'arrêtaient parfois pour le voir «faire l'aumône» à sa manière. Le spectacle en valait généralement la chandelle et les rires n'étaient pas rares. Cela ne prédisposait que davantage les plus fortunés à lâcher un billet pour fuir le ridicule au plus tôt.
Mais cette proie-ci pressait le pas, suivie de près par son animal exotique à écailles que l'hirsute cherchait à ne pas contrarier.

- Sois pas ridicule enfin. Tout le monde te regarde. C'est l'occasion de montrer à quel point t'es si généreuse et avenante avec ton prochain. Aboule les sous, allez !

S'obstinant à tendre son gobelet en plastique sur lequel était inscrit «billets de mille minimum» au feutre noir, le Change Hunter l'approcha trop du visage de la jeune fille. Trop en tout cas au goût du dragon qui, sans crier gare, fit volte-face et, dans un battement d'aile, sauta sur cet immonde clochard. Même les  reptiles perdaient leur sang-froid  lorsque Leji y mettait du sien.

- Pute-borgne ! S'exclama alors ce dernier dont le répertoire des insultes n'était que plus conséquent depuis qu'il fréquentait les S.D.F de la ville.

Sans cesse alerte depuis qu'il se savait traqué par Manil, les nerfs à vif à chaque instant, le Hunter orangé eut le réflexe d'activer son Ren comme pour se défendre. Réflexe salutaire puisqu'il fit reculer la bête qui fut aussi surprise et perturbée par l'aura soudaine ayant jailli de l'indigent.
Une aura qui n'était pas passée inaperçue en dépit de la rapidité à laquelle elle s'était estompée. Les passants sur le trottoir avaient tous sursauté comme s'ils avaient eu un instant la mort aux trousses sans trop savoir pourquoi. Il n'en avait pas été autrement pour la jeune femme harcelée par Leji qui avait enfin cessé de l'ignorer. Certaines avaient au moins besoin de ça pour qu'on attire leur attention.

- Tentative d'agression caractérisée devant témoins à l'aide d'un dragon ! Ça va chercher cher tout ça. Au moins dans les cent-mille.

Très sérieusement impliqué dans sa tâche nouvelle de Change Hunter, Leji ne perdit pas le nord tout en cherchant à noyer le poisson.



¹ . Change dans le sens de monnaie.
Revenir en haut Aller en bas
Lejinoss Taibug
Messages : 976
Date d'inscription : 14/05/2016
Age : 26

Fiche perso
AOP: 861
POP: 8905
Réputation: 133
Sam 26 Jan - 18:41




~Mais qui êtes vous ?~
Ft : Leji et Len




Des voix et des son de partout, que je comprenais seulement me concentrant dessus et encore. Tout ceci était compliquer pour moi et surtout fatiguant, mais les villes était le centre de névralgique pour les rencontres, les affaires et les renseignement. De ce fait, je me devais d’y aller régulièrement, mais aucun de ses paysages ne me plaisaient vraiment, alors je voyage de ville en ville, jusqu’a se que je trouve se que je veux.

Je faisais de mon mieux pour me concentrer sur tous se qui m’entourais en même temps, erreur de ma part, mais j’avais encore du mal à savoir quoi ignorer ou écouter. C’est pourquoi je marchais, le regard toujours lever, n’échangeant que très rarement des mots orales avec ma dragonne, si je ne pouvais pas tout entendre, je devais voir se qui pouvais m’arriver.

Peu de personnes était venus me parler et en règle générale ils comprenait rapidement que j’étais une étrangère me délaissant, comme si ils n’avaient pas de temps à me consacrais.

Pourtant au bout d’un moment je sentis comme un raffut se créer autour de moi, quelque personnes c’était arrêter comme pour mieux observer une scène, je restais quelque secondes pantoise.

Ce n’est que quand l’homme, causeur de tout se raffut, se mis à parler dans les aigus que je me retournais vraiment vers lui . Il parlais trop et pas avec un air des plus sympa, je ne comprenais pas se qu’il disait, mais ll semblait me parler à moi et uniquement à moi. Je secouais la tête de droit à gauche avec l’intention de continuer mon chemin, quant tout à coup l’homme s’approcha trop rapidement de mon visage avec son … verre, et Achara lui sauta dessus pour le faire reculer.

L’homme lacha un ...
-Putebogne ?

Sa c’était un mots que je n’avais pas encore entendue et je me re désintéressais de lui pour me penchais en avant, faisant un  signe à Achara de venir se placer à coter de moi.

- Achara ! Xỳā thả xỳāng nận ~

J’étais plus lasser que en colère contre elle, après tout il n’avait pas à m’approcher autant, même par se coter du monde, les gens éviter de trop se toucher ou s’approcher les uns des autres, j’avais pu l’observer.

- Khuṇ t̂xngkār thī̀ ca dụng reā pạỵh̄ā bāng xỳāng ?

Aprés tout leurs regles était différent, mais d’un autre coter je pourrais peut être avoir plus de renseignement avec les personne qui devrais s’occuper de se litige.

_ Tæ̀ k̄heā comtī khuṇ !

C’est vrai c’est lui qui avait commencer, mais il n’avait pas montrais d’arme rien, il était peut être juste perdue et complément saoul. Certain homme du village avait déjà sentie comme lui après avoir trop bu d’alcool.
_ Chāy khn nī̂ ... K̄heā tæk t̀āng

Je secouai la tête d’un air d’accord, mais cela ne justifier pas de nous amener des ennuies. Il n’était peut-être pas très polie, mais il voulait peut-être essayer de me dire quelque choses d’important ?

Il continua de me parler, semblant se donner une contence aprés le coup de pression que lui avait mis Achara. J’étais encore perdue, je ne comprenais pas se qu’il me disait, mais je m’adressais tout de même à lui pour essayer de comprendre ce qui se passé et surtout se qu’il me voulait.
- Bonjou ?

Un petit hochement de tête en sa direction.

- Qui etle vous ?

Achara avait raison, il était particulier et pas seulement à cause de son odeur, mais se qu’il avait fait juste après la défense d’Achara n’était pas donner à tout le monde, après tout cela ressemblais à se que les dragons avait pu nous enseigner. Alors je décidais de ne pas continuer mon chemin pour le moment.



Revenir en haut Aller en bas
Lamire Kamiko
Messages : 17
Date d'inscription : 01/12/2018

Fiche perso
AOP: 1
POP: 100
Réputation: 13
Dim 17 Fév - 11:54
- On... on... *burp* on agresse un frère ? Avec... *hips* avec un dragon ? Mais.. ma parole c'est que *burp*.. c'est que les gens se croient tout permis !

L'abîme appelait l'abîme quand elle n'appelait pas la bile. L'un des mérites de Lejinoss - à supposer que sa présente condition soit méritante en soi - était d'avoir su coaliser tout ce que Hiur avait d'indigent et de marginal. L'union faisait la force. Sa force. La fraternité n'était pas chez le Change Hunter une vertu qu'il conservait chevillée au corps. Égoïste, égotique même à certains égards, il ne concevait la solidarité que dès lors où il en tirait un profit personnel.
Un syndicat de clochards. Informel, bien entendu, il n'avait pas poussé le vice jusqu'à officialiser le tout à la préfecture. Mais il y songeait. Coalisés, les déclassés de toute la ville n'hésitaient pas à surgir en meute dès lors où l'on causait du tort à l'un des leurs. Plus question pour les petites frappes de les délester de leur manche s'ils souhaitaient conserver une santé de fer. Rien n'était en effet plus indélicat que de provoquer des hommes qui n'avaient plus rien à perdre et qui se tenaient les coudes.
L'un d'eux venait à la rescousse de Leji. Il avait le teint mat et un crâne en peau de fesse. Mal rasé et grisonnant comme on pouvait s'y attendre de la part de gens de sa condition, il poussait le stéréotype du clochard jusqu'à sa consommation excessive d'eau de vie. Un renfort de poids, inestimable car mésestimé.

- La... la p'tite dame t'emmerde Jeli ?

L'hirsute s'était fait appeler Jeli. En terme de patronymes fictifs, l'imagination n'était pas son fort.

- Peu de le dire ! Elle m'a envoyé sa bête aux trousses pour me tuer. Regarde dans quel état est ma main !

Il tendit la main en direction de l'illustre poivrot qui s'en saisit prestement avant de l'observer, le visage grave, interdit devant pareil désastre. Pas même une égratignure à répertorier. Les passants commençaient à s'attarder autour de la scène, l'air de rien. Un dragon domestique, ce n'était déjà pas commun, mais un qui s'attaque aux mendiants, ça valait le détour.
Le camarade de Lejinoss dut se résoudre à énoncer son diagnostique.

- C'est vach'ti grave. Y'a les fils qui *hips*... qui sont tout bousillés de dedans... pas joli joli *burp*.

Les termes techniques de son jargon médical demeuraient suffisamment intelligibles pour que tous puissent comprendre. Tous sauf Lamire qui ne jactait pas un mot de leur verbiage.

- Verdict docteur ?

Leji surjouait un peu trop. Mais on n'allait pas trop en demander pour une scène de théâtre urbain qui n'avait vocation qu'à délester une innocente de ses économies. La saynète avait en tout cas le mérite de distraire et même amuser les badauds qui se gaussaient presque des déboires d'une étrangère qui n'avait rien demandé à personne.

- Y'en a au moins pour un million là.

- Deux.

- Enfin.... deux millions. Vu qu'y a deux mains, *hips*, la science, tout ça.

Au loin, un agent de la paix avait jeté un regard distrait à cette émule d'agitation. Puis il s'en était aussitôt détourné.
Unis, les clochards étaient une plaie pour la police. En frapper un seul par légitime défense supposait que la ville devrait débourser une somme rondelette en dommages et intérêts. La République de Minbo avait cette tare inhérente à toutes les démocraties, cette tare qu'on appelait l'État de droit. L'intégrité de tous devait être respectée et le respect se monnayait à hauteur de millions de jenis sonnants et trébuchants. Lamire était seule avec son dragon.
Elle tenta évidemment de les raisonner de son sabir incompréhensible, ce qui ne fit qu'ajouter du combustible pour mieux enflammer ses déboires.

- T'entends ça Tatum ? La dame n'est pas d'ici. Pas même foutue d'apprendre le langage monde. Elle arrive telle une prédatrice apatride afin de se délecter du malheur des petites gens et de les brimer un peu plus, les humilier pour mieux en jouir.

Tatum n'avait pas saisi le dixième des inepties que venait d'éructer Lejinoss, mais il avait en tout cas saisi l'essentiel.

- Une étrangère ?! *hips*

- Une étrangère. Parfaitement.

Alors, Tatum, entre deux rots d'ivrogne, s'adonna à sa sempiternelle histoire larmoyante devant les témoins fascinés par ce qui se déroulait sous leurs yeux et qui en venaient à se demander si, confrontés à un tel récit mélodramatique, ils n'étaient pas effectivement spectateurs d'une performance de rue. Tatum y alla de sa gouaille et de sa rage, rapportant sans pudeur comment des étrangers lui avaient pris son travail, comment sa ruine avait fait fuir sa femme avec ses enfants sous le bras et, que de la ruine à la misère et l'alcoolisme, il s'en était fallu de peu de choses.
La vérité était toute autre. Il n'avait jamais été marié, avait semé des bâtards ici et là dont il ne s'était jamais occupé et n'avait surtout jamais travaillé de sa vie. Mais cela, la plèbe l'ignorait. Des larmes furent versées - car Tatum avait répété plus d'une fois son texte pour en arriver là et certains, attroupés autour d'eux, en vinrent même à invectiver la pauvre Lamire. Une propagande bien rodée pouvait aboutir aux situations les plus iniques.

- Le peuple est avec nous ! Aboule les sous ! Déclara Leji en étouffant un rire tant il était satisfait de la tournure des événements.

Sûr de lui, il tendit la main pour mendier comme il le faisait si bien. Cette même main qu'il avait présenté plus tôt comme grièvement blessée. La somme exigée augmentait et le soutien populaire allait en s'aggravant. Lamire, perdue au milieu de l'inconnu et de l'incompréhension devait à présent agir.
Revenir en haut Aller en bas
Lejinoss Taibug
Messages : 976
Date d'inscription : 14/05/2016
Age : 26

Fiche perso
AOP: 861
POP: 8905
Réputation: 133
Lun 4 Mar - 16:56




~Mais qui êtes vous ?~
Ft : Leji




Il ... m'ignora ... royalement restant dans son petit monde d’aumône, parlant ou plutôt geignant à qui voulais bien l'entendre. Si au départ j'avais été curieuse à cause de l’énergie que j'avais pu ressentir venant de lui, le fait de ne pas être écouter ou même comprise ne m'inspirais plus l'envie d'être aimable.

Le fait qu'un deuxième homme de son espèce viens l'aider ne pencha pas en sa faveur, personne n'essaya d’arrondir les angles. J'avais quelque picées dans ma poche, mais se n'était pas leur argent et j'aurais pu en céder quelqu'une, mais leurs valeurs ... ici, je ne la connaissais pas, sûrement rien.

Ce que je ne comprenais pas c'est pourquoi, m'avoir arrêter moi ? Ce n'est pas avec mes habits que je porte depuis bien plus de 5 ans, il y avais forcement des trous à des endroits et d'autre où l'on voyait clairement l'usure du temps. J'en conclut simplement que c'était parce que j'étais étrangère, peut être que la peau bronzer avec de si long cheveux n'est pas habituel, il faudra que je songe à les couper.

Quand le premier homme qui m'avait parler reviens à la charge, je le fixa un instant, puis soupira baissant les yeux un moment avant de revenir les planter dans les siens.

Je repoussai sa main d'un révère de la mienne,

- Malheureusement pou vous, je n'ai lien à vous donner.

Il ne m'avais pas écouter la premier fois, pas un bonjour, pas une présentation, mais j'allais faire l'effort de lui parler, pour que se singe ne pense pas que je suis ingrate.

- De plus ce n'est pas en ... repettant les même mots que les mots que cela changeront ...

Honnetement, même si l'homme m'agacer, il me faisait un peu pitié et si il a besoin de pièce pour être heureux alors, pourquoi ne pas lui donner un petit pourcentage de bonheur, pas sans une réflexion, bien entendue.

- Vous voulez des sousous comme un chien qui veux un nonos ? Ok.

Je cherchais rapidement un pièce au fond de ma poche et la jeta par terre.
Ma dragonne pouffa recouvrant son bec de son ail, avant de s'agitait un peu la situation l'amuser plus qu'autre chose au final et pas seul à cause de mes réflexions.

- Tous façon on a pas les même pièces ... les humains sont étrange.

Aprés les mots d'Achara, je fit un petit signe de tête sans un regard pour le deuxième mendiant et fis demi tours, passant à travers une foule qui c'était compacter autour de nous avec au départ un peu de difficulté, mais après avoir donner quelque coups d'épaule et des coups de claquement de bec dans l'air d'Achara la voie fut libre.

Hors de question de rester plus longtemps ici et pas seulement cette rue, non tous cette ville n'était pas fais pour moi. Peut être que je reviendrais plus tard, mais très certainement pas maintenant et sûrement pas seul.



Revenir en haut Aller en bas
Lamire Kamiko
Messages : 17
Date d'inscription : 01/12/2018

Fiche perso
AOP: 1
POP: 100
Réputation: 13
Dim 10 Mar - 16:59
Une pièce. C'était le début de la fortune ; l'inconvénient étant que Lejinoss visait le milieu. Cent jenis. Pas de quoi s'acheter une boisson et elle lui avait en plus jeté à terre comme à un chien. De leur côté, les passants avaient déboursé des liasses entières pour les récompenser de leur prestation scénique digne des plus grandes tragédies. Il fallait bien dire qu'ils en avaient eu pour leur argent.
Mais les jenis qui pleuvaient, l'hirsute n'en avait cure. Lamire n'avait été jusqu'à lors à ses yeux que la pigeonne idéale, une parmi tant d'autres. Mais elle l'avait heurté dans son estime.

- Cent jenis....

Certains étaient morts pour moins que ça. Nulle question de la tuer bien entendu. C'était toutefois tentant. Tentant pour le Hunter s'il n'avait pas été aussi lâche. Tuer n'était pas dans sa nature. Vermine, oui, mais à son échelle seulement. Au premier barreau en somme, là où ça ne volait pas haut.
Un Change Hunter aussi émérite que lui ne pouvait s'en tenir à pareille déconvenue. Il en allait de sa fierté d'homme. Si tant est que de fierté il y en avait encore à ce stade. Toujours est-il que cent jenis n'étaient pas suffisant.

- Tatum, donne-moi ta ceinture.

Son acolyte ne discuta pas, trop occupé qu'il était à ramasser et compter les biffetons, le froc maintenant en bas des chevilles. Il n'avait pas posé de question et pourtant, il y avait de quoi s'en poser. Déterminé et surtout vexé, l'hirsute s'insinua derrière la bête ailée pour - le plus prestement possible - lui nouer l'extrémité dorsale de ses ailes. La surprise ne fut pas accueillie de la meilleure manière envisageable par la bête.
D'abord, le dragon chercha à le niaquer. C'était tout juste si sa propriétaire n'était pas de cet avis elle aussi. Quelle idée d'emmerder un reptile mythique et carnivore. Même Tatum y trouva à redire.

- Mais qu'est-ce tu fous ? On a c'qu'on *hips* voulait ! Va pas attraper la mort avec cette sale bête !

- La sale bête comme tu le dis si bien elle vaut au bas mot cinquante millions sur le marché noir !

Et Tatum se ravisa, cherchant immédiatement à se saisir des pattes arrière de l'animal tandis que Leji manquait de se faire bouffer. Les dragons avaient très mauvais tempérament apparemment. Mais ce n'étaient pas à deux qu'ils viendraient à bout de l'animal pour l'enlever. Pas deux loques de leur trempe en tout cas.
La créature ne tarda pas à se défaire de leur étreinte respective avant de montrer les crocs. Jamais Tatum n'avait couru si vite. Consciencieux et prudent, il n'avait pas manqué de faire un croche-pied à son camarade de filouterie qui lui en voulut. En réalité, Lejinoss s'en voulait de ne pas avoir été le premier à s'enfuir en se servant de son partenaire comme appât humain afin de ralentir la bête.

- Désolé Jeli, la loi d'la rue. Bonne chance à toi et bon appétit à lui.

Lejinoss sourit, charmé par le personnage.

- Ahaha, qu'il est con.

C'est quand il ressentir le souffle chaud d'un bestiau furieux contre sa nuque qu'il se souvint qu'un dragon l'avait pris en grippe. Modèle miniature certes, mais assez gros pour manger des clochards.

- Nooooon.... noooon... nononononononoooon...non.

Hélas, comme sa propriétaire, la bête ne semblait pas maîtriser parfaitement la langue. Elle se pourléchait les babines. Un festin de chair humaine, ce n'était pas tous les jours qu'il pouvait se le permettre. Le pourrait-il seulement ce jour ? Cela en prenait en tout cas dangereusement le chemin.
Revenir en haut Aller en bas
Lejinoss Taibug
Messages : 976
Date d'inscription : 14/05/2016
Age : 26

Fiche perso
AOP: 861
POP: 8905
Réputation: 133
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Page 1 sur 1
Sauter vers: