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Examen Hunter Session 4 - Épreuve 1

 :: Univers RP :: Continent Nord-Ouest :: Royaume de Kukanyu
Dim 9 Déc - 17:32


Peut-être étaient-ils parvenus jusqu'ici de par leur persévérance, peut-être aussi parce qu'ils avaient débordé de chance, mais pas par hasard. On ne s'engageait pas sur la voie de l'association Hunter par hasard. Quelque chose attirait à l'institution. Que les intentions de ceux qui se déplaçaient jusqu'ici furent constructives ou peu reluisantes, cela importait peu. Parmi eux se trouvait l'élite de l'élite, des graines dont les fruits qu'ils développeraient à terme ne manqueraient pas de saveur.

Il arrivaient encore. À pied, en voiture, en groupe, seuls, il arrivaient sans discontinuer. De ces hommes et ces femmes victimes d'un soleil de plomb annonciateur de la fournaise dans laquelle ils se jetaient à corps perdu, il n'en resterai peut-être pas un dixième à l'issue de la première épreuve. Cela, ils le savaient, ils le sentaient même. L'échec n'était d'ailleurs pas la perspective la moins réjouissante dans l'affaire. Combien périssaient chaque année ? On ne retrouvait pas les corps de chacun.
Venir passer l'examen Hunter nécessitait la détermination d'un homme capable de savoir qu'il n'aurait aucune sépulture digne suite à son trépas. Et pourtant, ils venaient toujours. Alors que le soleil culminait bientôt au Zénith, Amlika devait se résoudre à l'inévitable. Au tragique même.

D'une nature douce et généreuse, elle savait pertinemment ce qu'elle allait faire. Elle allait les mettre à l'épreuve, tester leur résolution, évaluer l'étendue de leur talent. Mais elle allait en tuer tant et tant parmi eux qu'elle se dégoûtait par avance de ce qu'elle s'apprêtait à faire. Elle les avait tous contemplés. Que ce soit de près ou de loin, elle avait vu leur visage à tous en leur décernant le badge. Ils étaient cinq-cents-soixante-quatre pour cette session-ci.
Cinq-cents-soixante-quatre. Rien que le nombre suffisait à lui donner le vertige. Cette boule au ventre qui la tenaillait depuis tôt en matinée, elle s'accroissait sans cesse. Il aurait fallu crever l'abcès, renoncer, s'effondrer en larme et ne pas faire ce qu'elle s'apprêtait à faire, mais Amlika était une Hunter. Le chemin de la facilité lui était interdit, celui du renoncement tout autant si ce n'est plus.

Alors elle prit une profonde inspiration tandis qu'on s'affairait à la présenter. Son nom, son prénom et sa spécialité. Quelques esprits chagrins ricanèrent. Une Botanic Hunter, il y avait de quoi lever les yeux au ciel. Ici et là on ricanait déjà sous cape en se demandant si on allait leur demander de cueillir des fleurs dans un contexte bucolique ou si l'on disserterait sur telle ou telle variété de feuille afin de savoir laquelle était la plus savoureuse en soupe.
Tous ne prirent pas cette annonce à la légère ; les plus lucide sentirent même l'odeur de leur propre cercueil en s'imaginant jusqu'à quelles extrémités une épreuve liée à la botanique pourrait les mener. Les plus lucides étaient généralement les plus érudits et certains même commencèrent à deviner les modalités de l'épreuve. Le soleil, intense, implacable même les accablait jusqu'à les faire rougir, mais ils blanchissaient à vue d'œil.

Amlika prit son courage à deux mains. C'était éprouvant de savoir qu'elle les menait à la mort, presque autant que de prendre la parole face à plus de cinq-cents personnes.

- Hunter.

Déjà elle marqua un silence. Il était hors de question qu'elle se lamente, elle pesait le poids de chaque mot qu'elle s'apprêtait à prononcer et espérait de toute son âme que ceux qui recueilleraient ses paroles les mesureraient avec minutie et précaution, car il en allait de leur vie.

- Hunter, ce n'est pas qu'une affaire de statut. Pour certains, cela rime avec aventure, c'est vrai. Mais chez nous, aventure ne rime pas qu'avec courage mais aussi érudition et tempérance....

Parmi la foule, au bas mot la moitié n'écoutait que d'une oreille distraite. Sans doute ignoraient-ils qu'elle récitait leur éloge funèbre, offrant les clés du succès à ceux qui sauraient s'abreuver de ses précieux conseils.

- Aujourd'hui... je.... je vais vous perdre dans des ténèbres que vous n'avez jamais soupçonné.

À cette promesse, même les plus dissipés se montrèrent soudain attentifs, au-delà même de toute attente.

- Le Hunter chasse, le Hunter traque, il s'aventure en des terres inexplorées et s'y perd. S'il ne retrouve pas le chemin, il sera à son tour chassé.

Quasi mystique, elle replongeait dans ces abîmes qu'elle leur avait présenté par le verbe. Des abîmes qu'ils ne tarderaient pas à découvrir, ce qu'elle redoutait par avance pour eux. Se ressaisissant une fois de plus Amlika se raidit.

- Herbae Noctalis.

Un petit malin dans la foule crut bon de répliquer "Wingardium Leviosa" avant qu'on ne lui mette une claque derrière la nuque. Sans se démonter, elle poursuivit.

- Je n'ai pas à vous dire ce que c'est, où ça se trouve, vous êtes Hunter, vos connaissances devraient vous suffire à vous la procurer. Vos connaissances.... mais pas seulement....

Grave une fois encore, elle souffla pour la dernière fois dans le micro et acheva sa sentence.

- Ramenez m'en une chacun et vous passerez au second tour. Vous avez six heures.

Et sans plus de détails, elle leur tourna le dos. Dans l'assistance, on ricanait ici et là car effectivement, il fallait ramener des fleurs à la dame. Mais pas n'importe lesquelles. En réalité, l'épreuve n'était pas une affaire de cueillette, elle évaluait chaque Hunter Amateur à plusieurs titres.
D'abord, l'érudition. Si ce n'est de rares exceptions parmi la plèbe, rares étaient ceux à être suffisamment instruits sur cette fleur spécifique connue principalement des initiés. Venait ensuite l'évaluation de la collecte d'information. Tout bon Hunter se devait de traquer, d'enquêter et de remonter des pistes diverses pour atteindre son objectif. Rares étaient ceux qui connaissaient l'Herbae Noctalis ? Il était alors du devoir de tout bon Hunter de les identifier, de les suivre ou de les faire parler.
Ces préambules accomplis, il allait falloir trouver leur sésame. Un sésame particulièrement traître, d'autant plus que Amlika n'avait pas choisi ce jour au hasard pour lancer la première épreuve de l'examen avec l'appui du comité Hunter.

Aujourd'hui, c'était le solstice, une journée redoutable au royaume de Kukanyu où le soleil trônait sans partage durant plus de vingt-quatre heures. Pas un nuage à l'horizon, et il n'y en aurai pas davantage d'ici le terme de l'épreuve. C'était un problème. D'abord pour les agriculteurs, ensuite pour les candidats à l'examen.

L'Herbae Noctalis était réputée pour se réduire à l'état de cendre au moindre contact avec de la lumière, fut-elle artificielle. Elle ne supportait pas non plus d'être privée d'eau plus de dix minutes. On la retrouvait dans les galeries souterraines plongeant parfois à plusieurs centaines de mètres dans les sous-sols de la savane de Kukanyu. Elles prospéraient dans l'obscurité la plus absolue, là où la lumière ne pouvait les atteindre. Elles prospéraient d'autant mieux qu'un fumier fertile les faisait pousser dans les meilleures conditions.
Les fientes des chauve-souris des tréfonds constituaient un terreau favorable à leur croissance. Il fallait dire que certains spécimens dépassaient facilement le mètre-cinquante et se nourrissaient de mammifères à sang-chaud. Une morsure suffisait à infecter grièvement leur proie. Des proies qui, dans les grottes les plus enfouies au monde, ne voyaient pas venir les crocs venus les ravir.

Connaissances, débrouillardise, discrétion , courage et force. On attendait tout cela des aspirants Hunters et pour qu'ils délivrent ces qualités trop rares chez les hommes, on attendait beaucoup d'eux dès la première épreuve.

Perdue en pleine savane sous la cagnard, la joyeuse troupe ne savait par où commencer. Il faudrait pourtant, l'échéance était à dix-huit heures.
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Dim 9 Déc - 19:27
EXAMEN HUNTER SESSION 4 : ÉPREUVE 1JINTAN WARD, MARY CRAWFIELD ET KURAMI KYÔSHI
Pour arriver jusqu’au lieu d’examen, Nikki avait utilisé l’un des moyens les plus efficace, l’avion. D’ailleurs, pour acheter sa place il dut utiliser presque toutes ses économies. À l’arrivée, un autre soucis s’ajouta, l’engin l’avait déposé à l’aéroport, un détail auquel il n’avait pas pensé. Le jeune garçon avait donc fait le reste de la route à pied.

En arrivant sur les lieux de l’examen, Nikki était vraiment surprit du monde qui était déjà sur les lieux. Il y avait tellement de personnes, toutes différentes les unes des autres. Il pouvait sentir de la tension chez certains, une excitation chez d’autres ou encore la peur de dernière minute. Le jeune garçon quant à lui, était vraiment stressé et excité à la fois.
Contemplant ce monde, Nikki fut interrompu par une personne qui vint lui donner un badge. Cet objet montrait qu’il faisait partit des deux-cents premières personnes à être arrivées, plus précisément le deux-cents quatrième. Il accrocha le badge sur son torse, à droite.

Pour se concentrer, le blondinet alla se poser à l’écart. Son regard, d’habitude caractérisé par de la naïveté, avait subitement changé pour afficher de la détermination. Il croisa ses bras et se vida l’esprit, ne pensant plus à rien. Tout ce qui pouvait être superficiel s’effaça se son esprit. Nikki était là aujourd’hui et il était plus que prêt à passer cet examen auquel il s’était préparé pendant si longtemps. Il se disait qu’il ne devait pas se louper, ce serait plus que dramatique pour lui et sa mère surtout.
Il resta dans cette position pendant plusieurs heures. Le jeune garçon n’avait pas fait attention mais du monde s’était ajouté depuis son arrivée. Aussi, il avait sentis que la chaleur augmentait et cela était d’ailleurs dus au soleil qui devait maintenant être au zénith.

Soudain, un silence de plomb pesa sur le groupe entier. Alors, Nikki décida d’ouvrir ses yeux et c’est là qu’il se rendit compte du monde en plus qui était arrivé depuis la sienne. Cependant, il se demandait ce qui avait causé ce silence, et finalement c’était parce qu’une femme venait d’apparaître avec quelqu’un d’autre à ses côtés. Ce dernier la présenta, et pendant sa présentation certains s’étaient mis à ricaner en se moquant de sa profession. Nikki ne voyait pas en quoi c’était drôle car après tout c’était une Hunter et il fallait respecter son statut. Ce statut que des personnes ici présentes n’allaient pas réussir à obtenir et sûrement parmi ceux qui riaient aussi d’ailleurs.
Enfin, ne faisant pas vraiment attention à tout ça il décida d’écouter ce que la Botanic Hunter avait à dire désormais.
Il était très attentif et ne perdit pas le fil du discours.

Après une bonne minute d’introduction, le moment que tout le monde attendait arriva. La consigne de la première épreuve. Les yeux noisettes de Nikki s’illuminèrent, un sourire en coin sur son visage.

- Herbae Noctalis. Je n'ai pas à vous dire ce que c'est, où ça se trouve, vous êtes Hunter, vos connaissances devraient vous suffire à vous la procurer. Vos connaissances... Mais pas seulement... Ramenez m'en une chacun et vous passerez au second tour. Vous avez six heures.

Après avoir dit cela, la femme tourna le dos aux personnes présentes et disparu. Des gens ricanaient encore se disant sûrement qu’il fallait seulement ceuillir une fleur mais Nikki se disait que ce ne serait pas aussi simple. En effet, nous étions à l’examen de Hunter, il ne fallait pas sous-estimer les épreuves le composant.
Il était maintenant temps de réfléchir. Le jeune garçon croisa ses bras et ne bougea plus.

{Bon, pour les heures qui vont s’écouler je ferai en sorte de surveiller l’avancée du Soleil. Maintenant la plante. Herbae Noctalis. Ce doit être une plante plutôt rare parce que je n’en ai pas souvent entendu parler. Herbae Noctalis... Noctalis... Nocturne ? Ce serait une plante sombre ? Vivant dans un endroit sombre ? Cette dernière hypothèse serait déjà plus cohérente puisque ça voudrait dire qu’il faudrait s’aventurer dans des endroits plutôt sombre. Ok, commençons par ça ! Je vais aller chercher des endroits sombres, sans lumière. Peut-être que plus tard des souvenirs sur cette plante me reviendrons mais je ne dois pas compter que sur ça sinon je vais perdre du temps.}

C’est ainsi que Nikki Winter débuta son examen de Hunter. Il se dirigea directement vers l’endroit le plus boisé de la savane se disant qu’il y trouverait sûrement des grottes pour commencer. Le jeune garçon entama une course contre la montre.
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Dim 9 Déc - 20:34
Examen Hunter Session 4 : Épreuve 1Nikki Winter, Jintan Ward,
Mary Crawfield, Kurami Kyôshi
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L'examen Hunter était l’événement le plus attendu par le jeune garçon. Un moyen pour prouver qu'il était destiné à autre chose que de suivre la voie familial. L'enfant qui avait agit jusqu'à maintenant de façon à être discret allait montrer ses compétences aux Hunter amateurs présents.

Le jeune garçon se trouvait dans la foule de candidats, il observa chacun d'entre eux afin de se donner une petite idée de quel type de personnes avaient réussi à passer les étapes nécessaires pour atterrir ici. Tous avaient l'air de puissants combattants, ils étaient pour la plupart musclés, grands, le regard froid. Il y en avait pourtant qui sortait du lot en ayant un visage un peu plus innocent mais, il fallait s'en méfier. Les apparences sont trompeuses comme on dit. Jintan était l'unique gamin présent dans la foule, il n'avait pas d’être comme tout ces enfants à être innocent et autres. On pouvait le voir à travers son regard qu'il avait de l’expérience. Ses bandages pouvaient en témoigner. Pour les autres, tous se parlaient entre eux même si certains étaient plutôt à l’écart. Parmi tout ce brouhaha, Jintan tentait d’écouter les paroles de la jeune fille. Mais impossible, il n’avait entendu son nom ni même sa profession. Un mot résonna et avait permis le calme dans l’assemblée. Le jeunot soupira de soulagement, heureux de pouvoir entendre l'issue de cette première épreuve. Les quelques réactions moqueuses énervait le jeune garçon. Ils ne prenaient pas au sérieux cette épreuve ? Imbéciles. Ce sont des gens comme eux qui échouent aux examens. Mais soit, allez y. Perdez votre temps à ricaner et à perdre chaque informations donnés par l'oratrice.

Quant au garçon, il avait réussi à avoir quelques informations. Il ne pouvait que en faire des hypothèses étant donné qu'il ne savait pas de quoi il s'agissait réellement. L’érudition et la tempérance étaient deux points importants dans le cadre de ce test. Ces deux qualités allaient rester en tête du jeune garçon, deux éléments à savoir qui sont importants mais dont peu de personnes y ont fait attention. Cela donnait une idée de la façon dont il fallait agir.
La phrase suivante était pour le moins glaçante. Elle avait su imposer le silence en un instant. La tension se faisait sentir et une étrange sensation d’excitation montait en Jintan.

- Le Hunter chasse, le Hunter traque, il s'aventure en des terres inexplorées et s'y perd. S'il ne retrouve pas le chemin, il sera à son tour chassé.

« Terres inexplorées », « ne retrouve pas le chemin » et « sera à son tour chassé » résonnaient dans la tête du garçon. Il croise les bras et réfléchit. Un endroit inexplorées, là où personne n'y va. Un endroit abandonné ? Un endroit où personne n'ose aller ? Et ne pas retrouver le chemin signifie un endroit ressemblant à un labyrinthe ? Ces deux éléments lui faisait penser à des galeries souterraines. Pour ce qui est du fait qu'ils seront chassés si ils ne retrouvent pas le chemin cela annonçait que l'endroit était dangereux. Il fallait donc savoir se défendre et se battre.

- Herbae Noctalis.

Cette phrase suivante stoppa net la réflexion du jeune, le laissant se concentrer à nouveau par la jeune femme qui s'exprimait. Elle parlait de connaissance mais Jintan ne savait rien de tout ça. À vrai dire il ne s’intéressait pas aux plantes et il s'en fichait. Pour lui les plantes étaient ces choses qu'il arrachait dans l'herbe lorsqu'il s'ennuyait. Cela n'allait pas être facile de trouver cette plante. Mais une autre formation ne manqua pas aux jeunes hommes. «  Vos connaissances.... mais pas seulement....  ». C'est vrai, si on ne sait pas quelque chose on se renseigne. Et le vol d'information était dans les compétences de Jintan. Tout cela rendait confiant le garçon pour l’épreuve. Même si le temps donné n’était que de six heures, cela laissait assez de temps pour trouver cette plante, après tout cela ne devrait pas être si difficile que ça, non ?

La jeune femme disparu, voilà que tous partaient dans diverses directions à la recherche de l'objectif. Certains étaient seuls, d'autres en groupe. Jintan ne savait pas par où commencer. La collecte d’information était assez difficile, peu de personnes se parlaient entre eux. Tous cherchaient sans réfléchir. Sauf un. Il y avait non loin de Jintan un garçon à la chevelure blonde qui réfléchissait. Cela pouvait se voir par la posture qu'avait prise celui-ci. En plus de cela, il semblait avoir son âge. Jintan se sentait moins seul à être l'unique gamin dans le lot. En voyant que la tête blonde avait commencé à partir. Jintan le suit. Il avait trouvé la réponse ? Il était assez intelligent. D’habitude les enfants du même âge que lui étaient tous débiles et inintéressant. L’énergie que dégageait cet enfant l'attirait et le poussa à le suivre.


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Dim 9 Déc - 21:05
Mary était il y a déjà un petit moment est attendait avec impatience le début de l’épreuve. Il y avait du monde, plus de concurrence et moins de chance de réussir, son cœur battait à cent a l’heure. Elle posa son sac par terre et s’assit dessus en attendant. Elle reçut son badge, elle était le numéro 240. Peu de temps après la juge de la première épreuve fût présentée, elle s’appelait Amlika, c’était une une botanic hunter ce qui fît rire beaucoup de personne, Mary ne comprit pas pourquoi. Amlika était belle, Mary ne put s’empêcher de la fixait pendant quelle faisait son discours. Pendant la première partie les participants n’était pas attentif, alors elle s’avança pour mieux entendre, mais à partir d’un moment se fût le silence, on rentrait dans le vif du sujet !

- Herbae Noctalis

Voila ce qu’avait dit la juge, Mary supposa que c’était une plante, elle entendit quelqu’un criait « Wingardium Leviosa » et se retenu de rire, pour ne pas passer pour une enfant débile. On devait donc ramener cette fameuse plante.

"Je ne sais rien de la flore, comment vais-je faire ? D’autant plus que je ne connais personne qui pourrait m’aider. Je suis vraiment dans la mer… mouise. Ah, je sais ce que je vais faire"

Fier d’elle, elle était prête à partir
La première épreuve avait enfin commencé, mais personne n’avait l’air de savoir où aller. Mary ne perdit pas de temps, elle avait un plan et si elle voulait le mener a bien elle devait agir immédiatement.

"Si quelqu’un parmi toutes ces personnes connait cette plante alors elle doit déjà être en route"

Mary courut en direction d’un arbre et grimpa a toute vitesse jusqu’au sommet, elle scruta les alentours en espérant trouver quelqu’un. Rien, a part d’autres participant à l’air égaré, elle sauta donc d’arbre en espérant trouver La bonne personne. Ne trouvant pas elle chercha un arbre plus que les autres et grimpa tout en haut. La vue sur la savane était magnifique.

"J’aurais aimé rester ici et dessiner cette magnifique vue ! Mais je ne suis pas là pour ça."

Elle aperçu vaguement une silhouette au loin, cette personne était bien loin des autres. Alors, elle s’approcha tout en restant sur les arbres. Elle regarda de plus prés cette personne n’avait pas l’air perdu. Bingo ! Elle était vêtue d’une longue robe à capuche, on aurait pu croire que c’était un moine mais en regardant bien on distinguait une silhouette féminine. Elle avait avec elle une grenouille assise sur son épaule. Malgré le fait que ce soit une femme Mary n’avait aucunement envie de l’aborder, elle décida donc de la suivre.

"Si cette femme sait vraiment où elle va, alors je suis sûr de réussir dans le cas contraire ça sera plus compliquer étant donner que nous n’avons que 6 heures."  

Elle sautait d’arbre en arbre mais restait à une certaine distance de la femme, légère et furtive comme elle était elle n’avait pas de mal à la suivre sans bruit. Mais Mary était inquiète, elle avait peur d’être parti sur une mauvaise piste si c’était le cas alors elle pouvait dire adieu au Titre de Hunter Professionnel. Et avec cette chaleur elle ne se sentait pas très bien, s’était beaucoup d’efforts physique pour se cacher et suivre quelqu’un d’arbre en arbre.
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Lun 10 Déc - 12:10

Ah ! Enfin le lieu d'examen lui tendait les bras ! Avoir fait des tours, détours et retour dans tous les sens dans les épreuves éliminatoires, voilà qu'elle atteignait la savane où se tiendraient l'examen cette année. Et ce n'était pas vraiment pour lui plaire, car boudiou qu'il faisait chaud. Le jour s'annonçait d'autant plus torride qu'aucun nuage ne faisait mine de maculer le ciel bleu.
Et pour ne rien arranger, Kurami n'était pas la seule candidate à avoir triomphé des embuches sur le chemin. Elle pencha la tête, écarquillant un peu ses yeux soulignés de khôl pourpre, lorsque ceux-ci se posèrent sur la foule amassée ici. Rien de vraiment impressionnant à vrai dire, quand on a déjà visité la capitale de son pays, on appelle ce genre d'attroupement un quai de gare, ou un centre commercial un jour tranquille...mais pour la jeune fille, originaire d'un tout petit patelin, ça restait une belle quantité de gens au même endroit. D'autant plus qu'il en arrivait encore !

Elle serpenta entre les candidats, de sa démarche zigzagante pour se rapprocher un peu du front tout en jetant un œil à ses rivaux. Certains étaient en petits groupes, par pair ou trio en général, et discutaient à voix basse ou bien affichaient ouvertement leur impatience. Beaucoup étaient seuls, concentrés, attentifs, ou bien frustrés d'avoir autant de concurrence. Kurami fit profil bas le plus souvent, ne tenant pas à se faire remarquer, et encore moins par ceux qui la foudroyaient du regard lorsqu'elle passait trop près d'eux.
On la dévisagea plusieurs fois, et bien qu'elle ne se posa pas vraiment la question, la Japponaise n'aurait su dire si la cause en était ses cheveux bleus, ses yeux bleu et or, sa démarche de baleine bourrée ou encore son arrogant décolleté qui déconcentra plus d'un futur hunter. Mais c'était bien là le cadet de ses soucis, habituée à cette situation, car Kurami tirait même la langue de temps à autre sous ce soleil de plomb.
Enchaînant les "pardon ! Excusez-moi !" alors qu'elle se faufilait entre les gens, son regard accrocha enfin le fruit de sa convoitise. Légère comme un chat, elle fit un écart de côté, prenant un bref détour...avant d'aller se cogner contre une grande femme à chapeau, aux atours élégants et aux airs pincés qui s'épouvantait de cette foule de plébéiens sentant la crasse.


"Aie !"

"Prends garde, petite sotte !"

"Pardon madame..."

Tombée sur les fesses à cause de la surprise, Kurami se releva pour repartir le nez bas, laissant l'aristocrate présumée vociférer contre "la jeunesse décadente et maladroite de nos jours" en époussetant sa robe. Continuant à se rapprocher de l'avant, curieuse de voir ce qui attirait autant l'attention ou qui délimitait la zone d'attente, la jeune bleue jeta après quelques "pardon !" supplémentaires entre les gens un coup d'oeil en arrière. Petite comme elle l'était, elle ne pouvait même plus apercevoir le chapeau de la grande perche qu'elle avait bousculé.
Ses lèvres se fendirent d'un petit sourire, alors qu'elle faisait jaillir de sa manche l'ombrelle qu'elle lui avait dérobée. Occupée à se plaindre plutôt qu'à se couvrir, l'accessoire - idéal par un temps pareil, et très en vogue dans son pays - était resté replié contre sa hanche. Rien de plus facile pour une farceuses aux mains baladeuses que de l'attraper "par accident" lors d'une bousculade et de la dissimuler "tout à fait contre son gré" dans sa large manche.
Kurami lui tira la langue, pour le plaisir plus que par utilité et déploya l'ombrelle avant de pousser un véritable soupir de soulagement. Elle qui avait grandi dans les bois n'aimait définitivement pas griller comme une saucisse au soleil.

Elle commençait à chantonner son contentement, lorsque l'examinatrice se présenta enfin et expliqua non seulement ce qu'ils aspiraient tous à être...et comment y parvenir. Enfin, pour aujourd'hui en tout cas. Rencontrer une véritable Hunter, en chair et en os, fit battre plus fort le coeur calme de la Japponaise, sans même parler du discours. Les grandes paroles de voyage, d'aventure, d'exploration...c'était là tout ce à quoi aspirait la jeune fille. Il ne lui en fallait vraiment pas plus pour renouveler sa détermination.
Par contre elle pencha la tête quant au but de l'épreuve. Une fleur ? C'était plutôt...mignon comme challenge. Kurami regretta brièvement de ne pas avoir emmené sa mère, qui avait certainement des connaissances en arrangement floral, elle qui était si attachées aux traditions de leur île, avant de se dire que c'était stupide. L'arrangement méditatif de la décoration, et la recherche de plantes inconnues ou anormales n'avait bien évidemment rien à voir.

Six heures, c'était le temps qu'ils avaient pour proposer un rencart à l'examinatrice fort colorée. La foule commença à se disperser comme un car de touriste, chacun se disant que plus tôt ils chercheraient, mieux ça vaudra. Kurami pour sa part, resta sur place, faisant doucement tourner son ombrelle en réfléchissant. Et comme elle n'aimait pas réfléchir le ventre vide, la jeune fille alla chercher dans son sac un petit sachet de biscuits sablés qu'elle grignota aussitôt.
"Rien ne sert de courir dans la mine, il faut partir au bar". Euh, non, mauvais dicton.

Herbae Noctalis. Ce n'étaient pas les racines de sa langue natale, mais ça sentait bon la fleur nocturne ça. Kurami leva les yeux, mâchouillant avec quiétude ses friandises, en sentant déjà l'arnaque. "Noctalis". Alors qu'il ferait grand jour toute la nuit. Enfin, aux heures où il devrait faire nuit. Or, le nom n'était sûrement pas là que pour la déco.
Elle termina son second biscuit, et attaqua le troisième. *C'est vraisemblablement une fleur qui aime l'ombre, un peu comme la mousse chez moi* se disait-elle en regardant les plus pressés se précipiter vers les arbres. C'était bien évidemment la plus simple des déductions. Ils perdent leur temps, car il n'y aura rien à la surface.

Le biscuit s'effritait comme une chips sous ses dents alors qu'elle se désintéressait des fougueux aventuriers. La botaniste l'avait très clairement dit, les Hunters sont des professionnels de la recherche de l'inconnu et doivent affronter maints dangers. Ils ne risquaient pas de bêtement battre la savane à la recherche d'une plante que n'importe quel péquenot pouvait ramasser en allant taper un roupillon. De plus, la coïncidence d'une "fleur de nuit" et de ce soleil permanent était trop parfaite. Kurami en était convaincu, il convaincue, un indice se trouvait là.
Le délai la soutenait dans son hypothèse. L'examinatrice leur avait donné un délai et une condition, mais pas de limite de place. Si ça n'avait été qu'une course, elle aurait dit "les X premiers à me ramener seront validés, les autres allez vous brosser.", sans compter que la botaniste avait longuement insisté sur la recherche et la réflexion, pas sur la vitesse.
Le délai aussi l'encourageait dans ce sens. Six heures pour taper le sprint jusqu'aux premiers arbustes, ramasser les champignons et revenir, c'était beaucoup trop. Une heure aurait déjà été énorme. Inversement, c'était une durée bien trop courte pour filer jusqu'aux montagnes qu'on pouvait distinguer à l'horizon. La solution était donc dans cette savane, hors de vue et de portée des gens du commun.
C'était une épreuve pour devenir Hunter après tout, donc l'objet de leur convoitise ne risquait pas d'être découverte par hasard par un être lambda... Kurami engouffra son quatrième et dernier biscuit en regardant autour d'elle. La fleur des ténèbres - car la botaniste tremblait à l'idée de les y envoyer - ne pouvait donc se trouver dans la savane...mais poussait malgré tout dans ce territoire sauvage aux hautes herbes qui piquent les jambes et les fesses.


"Qu'est-ce-tu fous, l'écureuil ?"

Un homme, un peu moins de la trentaine à vue de nez, aux airs de baroudeurs un peu bagarreur la dévisageait avec curiosité. Kurami pencha la tête en le regardant. Lui, il est paumé se dit-elle. Le robuste gaillard était à ce point pris au dépourvu qu'il en était réduit à essayer de se changer les idées en abordant une fille, bleue, qui mangeait des biscuits au lieu de suivre le troupeau.
La gorge sèche à cause de la chaleur et des sablés, la jeune fille se sortit tranquillement sa bouteille d'eau. L'autre candidat la fixait toujours, la prenant certainement pour une folle, mais s'impatientait surtout comme elle l'ignorait. Balançant sa tête dans l'autre sens, Kurami tendit la langue et happa le goulot de sa gourde, le glissant entre ses lèvres, et avala à lentes gorgées son contenu.
Elle perturbait visiblement le curieux, car il la fixa avec des yeux de plus en plus ronds avant de se détourner d'elle et de chercher un groupe qui présenterait une certaine assurance.


"Tu n'as aucune idée de ce qu'on cherche, pas vrai ?"

"Parce que toi tu sais p'tet !?"

"Bien sûr."

Elle lui répondit avec un tel calme que l'amateur resta interdit. Kurami rangea tranquillement sa bouteille, et se rapprocha de quelques pas, faisant toujours tourner son ombrelle sur l'épaule, contente de l'avoir chapardée un peu plus tôt. Une fois devant le bonhomme, elle leva les yeux pour apprécier sa taille. Un mètre quatre-vingt, quatre-vingt-cinq peut-être même ? Un grand et solide voyageur en somme...qui pouvait profiter d'une vue outrageusement plongeante sur les seins de la Japponaise. Essayant de ne pas se laisser avoir par une gamine, il se racla la gorge et bomba le torse.

"Mais ça ne sera pas gratuit pour l'info, c'est ça ? Qu'est-ce que tu veux ?"

"Que tu me porte."

"Pardon ?"

"J'aime pas marcher...encore moins sous le soleil geignit-elle en grimaçant alors si tu me portes, je t'explique."

Et perché sur de telles épaules, elle aurait une vue imprenable sur la savane. Ce serait un atout dans sa recherche, mais le bonhomme paraissait sceptique.

"Et si tu me raconte des bobards ?"

"Tu n'auras qu'à me lâcher." rétorqua la bleue en haussant les épaules.

Il hésita quelques moments, se demandant si cette rongeuse pouvait vraiment lui être d'une quelconque utilité...mais d'un autre côté, le baroudeur n'avait rien à perdre. Initialement, il comptait foncer sous les arbres lui aussi, mais en voyant autant de groupes s'y ruer, il s'était abstenu. Les examens de Hunters étaient violents, par les épreuves bien sûr, qui les opposaient à des faunes et flores hostiles...mais aussi à cause des autres candidats, qui n'hésitaient pas à zigouiller en toute impunité leurs concurrents.
Combattre ne lui faisait pas peur...mais combattre à un contre dix, sans savoir si ça valait le coup, et risquer de finir esquinter dès la toute première épreuve ne l'enjaillait guère, pour ainsi dire.


"Bon. D'accord, monte."

Il s'accroupit pour lui permettre de monter sur son dos, ce que la jeune fille s'empressa de faire. Elle se tortilla dans la moindre gêne, cherchant à optimiser son confort, et sema d'autant plus le trouble dans la tête de sa monture, qui sentait avec une odieuse acuité le moelleux des rondeurs de Kurami contre ses omoplates. D'autant plus que pour l'empêcher de glisser, il devait la soutenir par sous les cuisses, qu'elle gardait nue. Faillait-il vraiment qu'il tombe sur une innocente allumeuse ?
Pour sa part, la Japponaise était très satisfaite de sa position. Elle avait empruntée une ombrelle, sous laquelle elle se couvrait encore, et maintenant elle se dégottait un porteur. Si ce n'était pas formidable tout ça.


"On cherche...un trou."

"Tu veux que je te jette tout de suite ?"

"Sers-toi de ta caboche, baka. On cherche une plante qui aime l'obscurité, qui ne se trouve pas juste au milieu des herbes, mais qui est quand même dans la zone. Donc ?"

"Donc...on cherche un trou ?"

Elle acquiesça, pressant de plus belle sa poitrine sur son épaule lorsqu'elle tendit le coup en réfléchissant. Brièvement, Kurami se demanda si un arbre mort ne pourrait pas faire l'affaire. Il y faisait sombre, c'était une cachette improbable, et il était de notoriété publique que les végétaux aimaient se développer dans de vieux troncs.
Elle écarta toutefois la piste, du fait de son "évidence". Pas de risque, pas de challenge. D'autant plus que, vu la population qui fonçait vers les quelques bosquets du coin, même s'il y avait la fameuse Herbae Noctalis dans les écorces, elles seraient immédiatement pillées...or, comme personne n'en revenait ou de manifestait d'excitation intéressante, la jeune fille supposait que ces faquins pressés faisaient chou blanc.


"En avant Henri ! Cherchons des dépressions dans les hautes herbes ou une tanière."

"Mais...je m'appelle pas Henri !"

"M'en fiche. En avant."

Regrettant déjà d'avoir un sens de l'honneur, qui lui interdisait à la fois de revenir sur sa parole et d'abandonner une jeune fille à son sort, le désormais dénommé "Henri" transporta la jeune fille dans la savane, sans pouvoir s'empêcher d'éprouver quelques doutes. Soit elle savait parfaitement ce qu'elle faisait, et elle faisait preuve d'une certaine logique - en dépit d'un manque de goût vestimentaire - soit elle était définitivement folle...et il pouvait déjà prévoir de revenir l'année prochaine.
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Lun 10 Déc - 19:57
La première épreuve avait démarrer, les gens s’agitaient de tout côté, certains restaient sur place en attente d’information et d’autres partaient déjà dans tous les sens. Zephyr les regardaient et ça l’amusait beaucoup de voir que plusieurs des candidats était désemparé, les plus faibles et les moins intelligents serait éliminés dès le but ce qui était prometteur pour la suite, après réflexion il se rendit compte que lui non plus ne savait pas quoi faire.


Ça ne sera pas facile, c’est quoi cette plante ? Herbae Noctalis qu’elle a dit ? C’est quoi ce bordel ? Je ne sais même pas par où commencer ! Je vais aller demander à quelqu’un c’est la seule solution.


Il n’aimait pas trop cette idée mais n’avait vraiment pas le choix alors il regarda autour de lui, rien de particulier à part des participants avec des airs idiots, ça ne serait sûrement pas eux qui l’aiderait à trouver cette fichu plante ! Il commençait à s’énerver à force de cogiter comme cela, cette épreuve ne lui plaisait pas du tout. Il sourit en se disant que peut-être après l’examen il pourrait retrouver la juge et l’a tué, Amlika, il garda son nom dans un coin de sa tête. Il rigolait haut et fort à la pensé de ce meurtre. Il arrêta de rêvasser et marche quelque peu vers le Nord, le soleil tapait fort mais cela ne le dérangeait pas, il ne pouvait pas se faire appeler Sun et craindre le Soleil quand même ! Il vit une jeune femme qui devait avoir a peu près la trentaine, elle avait attaché ses cheveux roux en chignon, son corps était très maigres et elle semblait analysait le sol, elle faisait deux bonne tête de moins que Zephyr. La trentenaire était accroupi dans l’herbe alors il se rapprocha d’elle.


- Hé toi là, tu ne saurais pas quelle est cette plante dont la juge à parler par hasard ?


- Bonjour jeune homme, la politesse n’a jamais tué personne.


Mais c’est qu’elle se foutait de lui en plus, mais si cette femme insolente savait quelque chose la tuait n’aurait pas été la solution, alors il changea d’attitude pour pouvoir bénéficier de son savoir.


-Excusez-moi, je suis un peu étourdi. Je me présente, je m’appelle Sun ! il lui lança son plus beau sourire


La femme ne fût pas indifférente de la façon d’être de Zephyr elle se leva, et le salua.


- Moi c’est Tya, enchanté. Effectivement je connais la plante dont parle la juge mais la trouver dans le désert sera un calvaire. Je n’ai pas le temps de tout vous expliquer, l’heure tourne.


- Je vous fais confiance, je vous suivrai où que vous alliez.


- Qui vous a dit que j’aimerai qu’on me suive, et d’ailleurs moi je ne sais pas si je dois vous faire confiance.


- N’ayez crainte vous avez ma parole, j’aurai aimé vous laisser mes haches mais j’ai peur qu’elle ne soit trop lourde pour vous, et puis cette savane est remplie de participant aguerri, vous aurez besoin d’aide.


La jeune femme finit par accepter et puis Zephyr était si charmant quand il le voulait, cette femme ne pouvait pas savoir que cet homme ne vivait que pour voir le sang des autres coulés. Tya tendit son sac a Zephyr qui le prit immédiatement et le garda pendant qu’ils entamaient leur marche. Mais Zephyr voulait aller plus vite.


- Vous pourriez me donner un peu plus d’informations sur cette plante ? Et pourquoi vous étiez en train d’inspecter le sol lorsque je vous ai trouvé ?


- Parce que cette plante brule instantanément lorsqu’elle est en contact avec de la lumière alors j’analysais le sol pour voir s’il n’était pas creux espérant trouver une grotte. Mais j’ai pensé à autre chose, quel animal vit dans une grotte ?


- Eeuh, des chauves-souris ?


- Effectivement mais elles ne sortiront sûrement pas avec ce soleil, je pensais surtout a des scorpions. Si nous en trouvons alors cela veut dire qu’il y a une grotte pas loin.


- Merci de votre aide... les yeux de Zephyr brillèrent pendant un court instant



Zephyr projeta la femme au sol et frappa de toutes ses forces sur la tête de la femme avec la partie plate de la hache, la pression entre la hache et le sol fît craquer la tête de Tya qui mourût avant même de s’en rende compte. Il regarda le corps inerte de la femme.


-Elle n’a même pas pu riposter, alors elle ne méritait d’être hunter. Les faibles ne survivent pas longtemps, il n’y a que la haine et la force qui paye. Adieu


Zephyr sifflota et s’en alla chercher un scorpion, la hache à la main.
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Lun 10 Déc - 23:39
Le lieu de l'examen n'avait pas été si dur à atteindre pour Visiteur. Le plus dur pour lui était certainement de ne pas pouvoir voir son fils pendant un long moment. Mais justement pour ce dernier qu'il devait obtenir cette licence.
Premier arrivé sur les lieux comme à son habitude, il regretta rapidement cette manie car bon dieu qu'est ce qui faisait chaud! Lorsque le cinq-cents-soixante-quatrième candidat arriva et que la jeune hunter clôtura ainsi les candidatures, ce fut une délivrance pour lui.

- Mince, je n'y croyais plus...

Plein de confiance au début du monologue, à la fin de celui-ci, il débordait de désespoir. Les plantes, jamais il ne s'y était intéressé. Il s'assit à même sol pour essayer de réfléchir calmement.
La manière donc la hunter avait prononcé son nom démontrait qu'il lui inspirait crainte et frayeur. Il émit cette hypothèse grâce aux cours de psycholinguistique reçus lors de son cursus et pour qu'une simple plante effraie un hunter rompu au nen comme elle, cela ne pouvait être anodin. La plante en elle-même, aussi dangereuse pouvait elle être, ne devait pas être le seul danger aux alentours de celle-ci. Peut être un ou des animaux tous aussi terrifiants ou plus que la plante! Si son hypothèse était vraie, à défaut de la localiser, il devrait juste rester à proximité des coins les plus obscurs et écouter les cris de détresse. Toutefois, ce serait trop facile s'il suffisait de rester dans les parages des grottes et autres cavernes. Il faut s'y aventurer et souhaiter ne pas être le premier à tomber dessus tout en étant à une distance respectable pour suivre le cri du malheureux tout en étant bien au chaud. La coopération ou la manipulation, voici le secret pour trouver cette plante!

Récemment éveillé au ten, Visiteur ne pouvait pas compter dessus donc profiter d'autrui pour ensuite se retrouver seul face au danger était hors de question pour lui. Il allait devoir coopérer.


- "Bien, commençons" dit-il en se relevant.

La foule commençait à se dissiper, chacun se mettant en route avec ou non un objectif, Visiteur faisait partie de la première catégorie. Il avait sorti son gps et une carte de la régionale quelques instants plus tôt, plusieurs zones répondaient à ses critères. Après les avoir noté, il se dirigeait vers l'une d'entre elles.

- Rien ne sert de rester sur place autant se déplacer vers l'une d'elle tout espérant tomber sur des collaborateurs.

C'est sur cette note qu'il espérait positive qu'il engagea sa première épreuve.








La société actuelle se complaît dans l'acceptation du vice sous toutes ses formes, soyez bienveillant et ne cédez pas face à cette tendance.
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Mer 12 Déc - 15:47
EXAMEN HUNTER : SESSION 4ÉPREUVE 1

Après être arrivé à l’endroit un peu plus boisé de la savane, Nikki ralentit le pas pour ne pas oublier des détails qui pourraient être important. En regardant aux alentours, il se rendit compte qu’il ne fut pas le seul à avoir l’idée de venir ici. En effet, loin de lui se trouvaient une dizaine d’autres candidats et c’était d’autant plus facile de les remarquer étant donné que la végétation n’était pas très dense.
Avançant d’un pas lent, le jeune garçon ne voulait pas rater ne serait-ce qu’un élément qui pourrait être important, mais cette fournaise envoyée par le soleil au Zénith, compliquait les choses. Des gouttes de sueur commençaient déjà à couler le long du visage du jeune garçon. Heureusement qu’il avait une casquette en guise de couvre-chef, cela permettait d’atténuer un peu la souffrance. Nikki se disait qu’il avait vraiment été stupide de ne pas avoir apporté quelques provisions parce qu’il avait été tellement pressé de commencer l’examen, qu’il n’avait pas réfléchit aux petites choses qui auraient pu l’aider. Néanmoins, il gardait espoir, il ne fallait pas qu’il pense nourriture ou boisson mais plus à réussir l’examen et c’est ce qu’il faisait.

Le blondinet scruta les horizons à la recherche d’une grotte ou d’une chose s’y apparentant mais toujours rien. Nikki commençait à douter de son hypothèse et pourtant c’était la seule chose à laquelle il pouvait s’accrocher pour le moment. Alors, il continua ses recherches sur la base de cette idée.
Soudain un cris perçant lui transperça les oreilles. Posant directement ses mains sur celles-ci, il sentit une force l’aplatir au sol et dans le même temps quelque chose le frôla de près avant de disparaître rapidement.

- Ça va aller p’tit gars ?

Lorsque Nikki se redressa, son regard suivait un énorme volatile qui disparaissait dans le ciel. Se tournant vers la voix de l’inconnu qui lui avait sûrement sauvé la vie, il ne vit pas tout de suite à quoi il ressemblait, aveuglé par la lumière du soleil. Cependant, il lui répondit en se relevant et en secouant légèrement sa tête.

- Mh. Oui ça va merci.

Plissant légèrement ses yeux, Nikki regarda à qui il avait à faire. Son sauveur était un homme plus âgé que lui, sûrement dans la trentaine. Il était coiffé d’une crête iroquoise violette et possédait une barbe d’une semaine mal entretenue. Son corps était plutôt maigrelet mais il était assez grand, peut-être un mètre quatre-vingt. Cet inconnu était habillé d’un débardeur vert clair, d’un bermuda kaki et de baskets de sports vertes foncées mais la chose en plus qui attira l’attention de Nikki était un sac en bandoulière vert olive que portait sur son épaule droite l’homme inconnu.
Bien sûr cette petite analyse ne dura qu’une seconde.

- Tant mieux si tu vas bien ! En réalité tu as eu beaucoup de chance, ouais ! Tu as faillis te faire attraper par un Pic à Tête Blonde géant et crois-moi qu’ils ne font pas de jolies choses avec leur proie.

- J’ai eu de la chance que tu sois là effectivement ! Mais c’est bizarre, d’habitude j’ai de bons réflexes, j’aurais dû la voir venir...

Cela embêtait Nikki. Il était à un examen Hunter et il ne pouvait pas esquiver tout seul une attaque d’oiseau.

- C’est normal ne t’en fais pas ! Seul un surhomme pourrait l’entendre arriver. Ils sont très forts pour les attaques silencieuses et rapides.

Le blondinet regarda le ciel et se disait qu’il avait eu raison : il ne faut pas sous-estimer cet examen. Reportant ses yeux noisettes vers son interlocuteur, il lui demanda :

- Tiens au fait, comment tu sais tout ça ?

- Oh oui pardon, je ne me suis pas présenté ! Je m’appelle Yoruan Kolobs et je suis spécialiste en animaux volants. Je suis très connu tu sais, enfin dans ma région, grâce à un livre que j’ai écrit ! Il se nomme : Les Fabuleuses Créatures!

- Jamais entendu parler. Répondit Nikki en haussant les épaules. Puis il se présenta à son tour. Sinon, enchanté Yoruan ! Moi c’est Nikki Winter. Dis-moi qu’est-ce qu’il y a dans ton sac ?

Cet accessoire intriguait le jeune garçon  car on ne savait pas ce qui pouvait s’y trouver. Des armes ? Du poison ? Rien de spécial peut-être ? Il voulait en être sûr car après tout, on ne sait pas sur qui on peut tomber durant cet examen.
Yoruan se tourna alors vers son sac et commença à l’ouvrir en répondant :

- Oh rien de très important haha. Il n’y a seulement que deux petites bouteilles d’eau, un paquet de cigarettes et un petit carnet munit d’un crayon.

Pour en avoir le cœur net, le blondinet alla consulter si les paroles de Yoruan étaient vraies et effectivement elles l’étaient.

- Tu sais je suis seulement là pour réussir l’examen pas pour faire autre chose. Des choses que tu pourrais penser haha. Puis Yoruan pointa son menton vers le sac de Nikki. Et toi alors qu’as-tu dans ton sac ?

- Oui d’après ce que tu montres tu n’as pas l’air de vouloir faire du mal en tout cas. Ensuite il regarda son sac suite à la question du monsieur. Moi ? J’ai seulement un carnet, un stylo et un bandeau.

Nikki montra son sac à son tour pour prouver ses dires.
Après que Yoruan ait zieuté le contenu, le jeune garçon le remit sur ses épaules. Malgré tout, il remarqua que le spécialiste en animaux volants le regardait bizarrement.

- Qu’est-ce qu’il y a ?

- Ben... Pourquoi tu as un bandeau dans ton sac ? Je veux dire, je ne vois pas en quoi c’est un objet auquel on pourrait penser.

Sans laisser un temps de pause, Nikki répondit :

- Il n’y a pas vraiment le temps pour parler de ça. Pour parler de choses futiles tout court même. On a une épreuve à passer. Bon, je suppose que tu dois aller de ton côté. Je te remercie et te dis à la prochaine étape ! Si tu réussis en tout cas. Chouss’.

Il commença alors à entamer la marche avant d’être interrompu :

- Attends ! On pourrait faire équipe non ? J’ai vu d’autres candidats faire ça aussi et on réussira sûrement plus facilement à deux que chacun de notre côté.

Nikki se mit à réfléchir rapidement et il conclu qu’il n’avait pas tout à fait tord. Peut-être que pour récupérer la plante qu’ils cherchaient il faudra faire des choses dangereuses et les faire à deux facilitera assurément la tâche. Alors, il acquiesça en déclarant :

- Oui tu as raison.

Le jeune garçon lui tendit sa main et Yoruan lui répondit en la lui serrant avec la sienne.
Lorsque Nikki la lâcha, il se tourna les talons et reprit le pas. Bien-sûr il savait qu’il ne pouvait pas faire confiance aussi facilement à quelqu’un, beaucoup de candidats devaient être prêt à tout pour réussir et ce Yoruan attendait probablement que la plante soit retrouvée et hop, il essaierait de s’attaquer à Nikki. Néanmoins, pourquoi l’avoir suivit lui ? Après tout, rien n’indiquait qu’il avait trouvé la réponse. C’était étrange mais bon il y avait une chance pour que cet homme soit une réelle aide. Alors, continuant tous les deux leur marche dans cette savane brûlante, Nikki s’interrogeait sur le fait qu’il ne cherchait peut-être pas au bon endroit car sur cette étendue d’herbe sèche, ce serait normalement simple de distinguer un trou ou une grotte mais là, rien. Tout ce qu’il voyait était une petite partie d’arbres parsemés et des candidats qui avaient l’air tout aussi perdu que lui. Soudain Yoruan l’interpela en lui demandant :

- Au fait, tu sais ce qu’on cherche ?

- Non pas vraiment, depuis le début de l’épreuve je ne me basais que sur une hypothèse.

- Quelle est cette hypothèse ? Remarquant le petit silence installé par sa question, Yoruan poursuivit sa phrase. Ne t’inquiète pas Nikki, je ne vais pas prendre ton information et ensuite te tuer haha. Regarde je suis tout maigre et je ne pourrais même pas m’attaquer à une mouche tu sais.

Nikki se mit à réfléchir pendant un petit instant avant de finalement lui répondre sincèrement :

- Et bien j’ai pensé que le nom, Herbae Noctalis, signifiait que la plante aimait les endroits sombres puisque le mot Noctalis me fait penser au mot nocturne.

- Noctalis, nocturne... Oui cela se tient. Mais pourquoi tu cherches dans cet endroit ? Ça se voit que tu n’en trouveras pas ici des endroits typés cavernes, grottes, et cætera.

Nikki s’arrêta et regarda de ses yeux noisettes son interlocuteur.

- Et toi, tu saurais où aller ?

Yoruan pointa alors de son index droit les montagnes qui étaient à l’horizon.

- Là-bas. En étudiant certains animaux volants qui aimaient les endroits sans lumières, je me suis souvent rendu compte que la plupart d’entre-eux allaient dans des grottes.

- Et je suppose qu’en cherchant les grottes où ils vivaient, tu te retrouvais pratiquement tout le temps en montagne ?

- Bingo ! Certaines bêtes savent qu’elles seront moins embêtées si elles sont à des endroits un peu moins accessibles.

Nikki contempla les montagnes qui étaient à l’horizon en se disant que ça pouvait être une bonne idée. Ensuite, il regarda le soleil en plissant les yeux et le jeune garçon se rendit compte qu’environ trente minutes étaient déjà passées. En voyant la distance qui les séparait des hauts reliefs, ça leur prendrait inéluctablement deux heures environ s’ils couraient un moment et s’ils marchaient rapidement ensuite.
C’était un risque à prendre.

- Ok essayons ça. De toute façon il faut tenter chaque chose que l’on pense possible. Allons-y !

- Yep c’est partit !

Nikki se mit à trottiner de façon dynamique, suivit de son nouveau camarade, Yoruan Kolobs, spécialiste en animaux volants.

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Mer 12 Déc - 23:07
Examen Hunter Session 4 : Épreuve 1Nikki Winter, Jintan Ward,
Mary Crawfield, Kurami Kyôshi
Zephyr Solas & Visiteur


Jintan continuait de suivre le jeune blondinet à casquette. Quand allait-il s’arrêter ? Le jeune garçon en avait marre de marcher sous le soleil de plomb. La seule chose qu'il désirait était un coin frais à l’ombre, mais vu l’endroit dans lequel il se trouvait il n'en trouvera pas. Il finit par s’arrêter afin d'enlever sa veste pour la maintenir en l'air et s'en servir pour se faire de l’ombre. Il reprend la route mais abandonne assez rapidement l’idée de continuer ainsi. Rester les bras en l'air était fatiguant, c'est pour ça qu'il décida de mettre sa veste autour de sa taille et de continuer son chemin.

- Il fait super chaud !

S'exclama une voix enfantine. Sous l’effet de la surprise, Jintan tourna la tête en direction du gamin qui s’était placé à côté de lui. Non seulement le garnement s’était incrusté avec lui mais en plus il lui tenait la main ? Jintan s’arrêta net et fixa le jeune brun.

- Qu'est-ce que tu fous ?

Le gamin tourna sa tête vers lui. Il était en train de manger une sucette et semblait trouver cela normal de lui tenir la main. Son regard était plutôt surpris. Il ne comprenait pas pourquoi Jintan réagissait de la sorte.

- Bah quoi ?

Le jeune garçon retira violemment sa main. C’était quoi ce genre de personne ? Il ne se sentait pas gêné d'agir comme cela ? D'autant plus qu'il n'allait lui apporter aucune aide, ça il en était sûr. Il devait avoir une dizaine d’année seulement. Mais le plus drôle dans tout ça, c'est que lorsqu'il avait retiré sa main, le jeune brun avait gonflé ses joues pour montrer qu'il boudait. Curieux de savoir pour quelle raison il le suivait, il décide d'engager la conversation.

- Pourquoi tu me suis ?

Le petit garçon pointa du doigt le katana de Jintan.

- Ça ! Ça veut dire que tu sais te battre et que tu peux me protéger.

Cela en était trop. La stupidité de l'enfant le dépassait. Il lui envoya une claque derrière la tête pour lui remettre les idées en place. Le gamin en question avait décidé de le suivre pour cette unique raison ? Il y avait beaucoup de Hunter pourtant qui était beaucoup plus fort et imposant que lui. Alors pourquoi l'avoir choisis lui ? Surtout qu'il ne devait avoir que quatre ans de plus que lui.

- Pourquoi moi ?

Le garçon s’était mis à rougir et avait détourné son regard. Il avait laissé sa sucette dans sa bouche pour utiliser sa main gauche afin de se gratter le bras. C’était un tic qu'il avait lorsqu'il était gêné ou qu'il stressait. Jintan ne pouvait s’empêcher de le remarquer. Quelle idiotie allait-il encore raconter ?

- Te moques pas, hein ! Il prit une grande inspiration. J'ai peur des adultes ! Et comme.. tu as presque mon âge.. je me suis dis que..

Le voilà devenu rouge comme une tomate. Se voyant mal refuser cela à un pauvre gamin, il accepta à contre coeur. Mais bon, un peu de compagnie ne devrait pas le déranger plus que ça. Surtout venant d'un simple enfant. Jintan continue sa route tout en suivant de loin le blond à casquette. Tout en accélérant ses pas afin de le rattraper, il sent que le gamin à sucette lui avait attrapé le T-shirt. Jintan s’arrêta une nouvelle fois tout en se demandant ce qu'il voulait. C'est en tendant sa main que Jintan avait comprit qu'il voulait qu'il lui tienne la main. Il avait l'impression de jouer le rôle du grand frère. Afin de faire plaisir au garçon, il lui tient la main.

- Edward.

- Jintan.

Voilà les présentations faites, rapide et simple. Edward ayant donné son prénom, cela signifiait qu'il lui faisait confiance, ce qui était de même pour Jintan. Les deux enfants continuaient alors leur route. Mais soudain, un étrange volatile avait attaqué le blond au loin. Le réflexe de Jintan fût tout d'abord de placer sa main droite sur le manche de son katana, puis de placer son bras gauche devant Edward afin de lui dire de ne pas avancer. Mais voilà que la bête était déjà reparti. Quant à Edward, il avait bouché ses oreilles en entendant l'abominable cri de la créature. Qu'est-ce que c’était ? Jintan reprend sa posture de base en voyant qu'il n'y avait plus aucun danger. C'est alors qu'un homme s’était approché de lui. Les deux discutaient. Que se disaient-ils ? Après avoir observé leur conversation de loin sans rien avoir compris, ils commencent à partir au loin.

«  Ils se sont peut-être échangé quelques informations entre eux. Maintenant qu'ils sont ensemble cela augmente mes chances de réussite. Ils ont peut-être trouvé la solution. J’espère que c'est le cas sinon cela voudrait dire que j'ai raté l’épreuve..  »

Malheureusement pour Jintan, les deux s’étaient mis à accélérer. Il était fatigué à cause de la chaleur et il n'avait pas envie de s’embêter à trottiner lui aussi à son tour. Il regarde le gamin à côté de lui et eut une idée. Jintan enlève sa main de la sienne et le porte sur son dos. Il se met à courir un peu dans leur direction. Une fois qu'il était à quelques mètres d'eux, il leur balança Edward pour les arrêter. Edward lâcha un cri sur le moment, jamais il n’aurait pensé à ça. Mais pour Jintan, c’était la seule solution.

- Ça fait mal ! Disait le gamin qui venait de tomber sur ses fesses.

Edward se releva et enleva les saletés sur son pantalon. Il regarde avec dégoût sa sucette qui était tombé au sol. Un regard de haine s’était dirigé sur Jintan qui lui croisait les bras tout en souriant, fier de sa technique. En voyant les regards se poser sur lui, le gamin montra Jintan du doigt.

- C'est lui !

Jintan décroisa ses bras, s’avançant alors de quelques pas vers eux.

- Je m'appelle Jintan. Et le gamin là bas c'est le suceur.. de sucette. Ça vous dit que l'on fasse équipe nous quatre ? Après tout, être plusieurs augmente les chances de réussir l’épreuve. Et qui sait, on est peut-être noté sur le travail d’équipe et les informations que l'on se donne entre nous.

Le voilà qu'il se lance dans un discours de beau parleur. Ce qu'il disait pouvait être vrai ou faux, il s'en fichait. Lui, il voulait réussir l’épreuve. Peu importe avec qui, il ne voulait pas être seul à la passer, surtout pas avec l’autre trou de balle à ses côtés. En attendant la réponse des deux jeunes gens, Jintan sentait qu'il manquait quelque chose. Il n’était pas très convaincant et il avait besoin de montrer qu'il était utile.

- Vous savez, je maîtrise très bien le maniement d’épée. Selon les informations donné durant le discours de l'examinatrice, il y aura du danger dans l'endroit dans lequel vous vous dirigez. Vous aurez besoin de moi pour assurer vos arrières. Quant au petit devant, il peut-être utilisé comme bouclier.

Edward se met à crier tout en se plaignant qu'il n’était pas un objet et autre blabla inutile. Il n'a fallut que Jintan place son index face à ses lèvres pour que le gamin se calme et marmonne seul dans son coin.

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Jeu 13 Déc - 14:25

Aujourd'hui, dans les aventures du cheval bipède "Henri" et de sa cavalière neurasthénique, ça court dans la pampa. C'est tout. Perchée sur les épaules de son compagnon inattendu, Kurami cherchait les anomalies dans la flore locale. Un "creux" dans les hautes herbes pourrait indiquer un tunnel, ou une grotte au raz-du-sol...ou pas. Déjà, repérer une zone moins touffue que les autres dans la savane, c'est aussi évident que de s'épiler à la tondeuse à gazon. Ensuite, à mesure qu'ils progressaient en vain dans les brousses, la jeune fille réalisait que sa grotte n'allait pas être un bête trou par terre avec des panneaux lumineux autour indiquant "Herbae à l'intérieur, venez on a des cookies".
Toutes les vingt minutes environ, Henri la posait pour souffler un coup et se réhydrater. Kurami n'était pas très lourde, mais elle représentait tout de même une masse considérable à transporter à bonne allure sous ce soleil infernal. Pour elle, c'était l'occasion de réfléchir un peu plus posément. Après la première heure, la Japponaise avait admis qu'il fallait se reporter sur une tanière. Après tout, l'examinatrice les envoyait sur une tâche "impossible"...mais se sentait mal pour eux. Donc, il était humainement possible d'atteindre les fameuses plantes.
Autrement dit, leur objectif ressemblait peu ou prou à une tanière de grand fauve ou une grotte, suffisamment grande et profonde pour qu'un homme adulte comme Henri puisse y disparaître tout entier sans que personne ne s'en rende jamais compte.

Se maudissant d'avoir été si longue à comprendre une évidence pareille, elle remonta une fois de plus sur les épaules de sa monture, mais cette-fois lui demanda de la tenir tandis qu'elle se mettait debout sur lui. Un peu vacillante, mais confiante dans le fait que son fidèle Henri ne la laisserait pas tomber, Kurami profita de la hauteur pour chercher un nouveau lieu et scruter plus en détail l'évolution de la situation.
Des groupes se formaient - ou se faisaient déformer - un peu partout. Bagarres, alliances, errances...la routine. Cela dit, ce n'était peut-être qu'un effet de la distance, mais elle avait l'impression que les candidats étaient moins nombreux qu'au moment du départ. Elle descendit de son perchoir pour se laisser juste porter, pointant vers une colline rocheuse plus loin en guise de nouvelle destination, mais un doute continuait à l'assaillir.
Entre la distance, le nombre et leur énorme dispersion, sans parler des candidats qui pouvaient tout simplement s'être cachés...il était normal qu'elle ait l'impression que leur nombre avait baissé. Mais si c'était vraiment le cas ? Vu les participants, certains devaient savoir où et comment trouver la fameuse plante, et avaient déjà du emporter amis, larbins ou mercenaires d'un jour avec eux pour se faciliter la tâche...et ils exploraient d'ores et déjà les grottes, ou autre cachette, d'où leur disparition.

Cela faisait un peu plus de deux heures que l'examen avait commencé, et après quelques recherches autour de la colline et ses interstices de grande taille, Kurami avait fini par jeter son dévolu sur ce qui ressemblait fort à son goût à l'entrée d'une grotte. Si large, qu'elle pourrait écarter les bras sans effleurer les murs, si haute qu'elle pourrait rester sur le dos d'Henri sans se gratter la tête sur le plafond.
Une telle dimension sonnait dangereusement comme une invitation, dans cette épreuve. "Regardez ! Je suis une grotte qui a l'air très profonde et qui est si large qu'une créature mortelle pour un humain pourrait très bien y vivre." L'exemple même de ce qu'elle cherchait...et qui ne la rassurait pas.
Mettant pied à terre, elle entraîna plutôt Henri un peu plus loin pour qu'ils se dissimulent entre quelques herbes et buissons, à ras du sol, afin de surveiller la grotte.


"Hé ben, ce n'est pas ça qu'on cherchait ?"

"Si, très probablement."

"Et donc...on n'y rentre pas ?"

"Non."

Kurami jeta un oeil autour d'eux, pour s'assurer d'être au moins momentanément hors de vue des concurrents, et alla se rouler dans la poussière un peu plus loin sous le regard consterné de son partenaire. Comme un chat, elle se tortilla, frottant le dos, la tête, tout son corps dans les sables de la savane avant de revenir se cacher.

"Je crois que c'est foutu pour cette année..."

"Mais réfléchis un peu avec ta tête, David."

"Henri."

"Non, David."

Se sentant soudainement extrêmement vieux, "David" abandonna la joute en poussant un profond soupir. Convaincu qu'elle était folle, il n'avait cependant pas d'autre choix que de la suivre. Il avait déjà perdu trop de temps en lui faisant confiance, et ne pouvait plus que continuer à la suivre en espérant qu'un fond de vérité se trouvait malgré tout dans sa logique tordue.

"Je suis bleue, baka-nul. Visible donc."

Il leva un sourcil, ne pouvant qu'approuver cette remarque des plus évidentes. On pouvait être jaune, beige ou brun dans la savane...mais pas bleu, c'était trop flagrant. Cela dit, couverte ainsi de poussière et de graviers, Kurami était beaucoup plus discrète. Ses cheveux n'accrochaient plus aussi bien la lumière, et à moitié enterrée entre les brousses ses vêtements devenus ternes disparaissaient presque sous le couvert végétal, son ombrelle repliée à côté d'elle.

"On n'est sûrement pas les premiers à trouver cette grotte. S'il y en a qui connaissent le terrain, ou la plante qu'on cherche, ou qui réfléchissent vite et beaucoup, ils seront certainement déjà dedans."

Sa voix, déjà faible en temps normal, se réduisait à un simple souffle lorsqu'elle chuchotait. Cela dit, son raisonnement redonnait espoir à David. La gamine n'était peut-être pas aussi folle ou stupide qu'il aurait pu le craindre...cela dit, elle était effectivement lente. Mais à la lueur de cette explication, une idée germa dans sa caboche.

"Donc on va les laisser affronter les premiers les dangers de la grotte, attendre qu'ils s'en aillent, et récupérer le magot après eux."

"Mh-hm."

Ce qui ressemblait à une approbation était pourtant évasif. En y réfléchissant, David comprit pourquoi. Imaginons qu'il y ait des monstres, ou des pièges naturels, ou que la plante elle-même soit dangereuse...en laissant un premier groupe se casser les dents avant eux, ils pourraient déduire les périls qui les guettaient un peu plus loin, progresser avec prudence, et mettre toutes les chances de leur côté.
Mais...de nombreuses inconnues ternissaient lourdement ce plan. Il jeta un coup d'oeil à la Japponaise, dont l'air soucieux, flagrant sur sa petite bouille, laissait deviner que ces doutes la hantaient et la faisaient hésiter. Tout d'abord, la plus évidente. Et si la plante était extrêmement rare, même dans les lieux où elle poussait ? Si leurs prédécesseurs les ramassaient toutes, ils étaient cuits. Pire ! Pour éliminer la concurrence, ils pourraient même détruire les Herbae Noctalis non-cueillies ! Sans parler du fait qu'un bon apprenti Hunter pouvait parfaitement maîtriser l'art des pièges, et quand bien même toutes les menaces naturelles pouvaient être éliminées...qui leur garantissait que la grotte ne serait pas ensuite truffée de chausse-trappes et garrots sournois.
Sauf que se ruer vers l'inconnu, dans un territoire désavantageux pour le combat, sans rien savoir ce qui les attendait là-bas signerai très certainement leur perte.


"Le mieux à faire est encore d'attendre qu'ils sortent, et leur tomber dessus par surprise alors qu'ils seront affaiblis. On s'en débarrasse et on pique la plante."

"Nh-hn."

Désaccord cette fois. Enfin probablement. Kurami n'aimait pas le combat, ni prendre des risques, et encore moins prendre en traître quelqu'un pour lui voler ses mérites. Cela dit, il fallait bien reconnaître que c'était le plan le plus "évident". Adaptable qui plus est, si les aventuriers sortaient dans un état de faiblesse avancée, ils pourraient attaquer. Si jamais il s'agissait d'un vétéran, encore en parfaite santé, alors ils resteraient cachés. Tout simplement.

Dix minutes. Vingt minutes. La jeune fille s'était étendue sur le dos après une demi-heure, utilisant son sac de voyage comme parasol en remuant les pieds dans l'herbe. Il n'y avait toujours rien, aucun signe, aucun bruit en provenance de la grotte. David commençait à s'impatienter, l'inactivité et le doute le rendaient fou.


"Gamine ?"

"Mmh ?"

"Ca commence à faire long là...et j'me pose des questions."

"C'est merveilleux, David. Je crois qu'il y a une pierre blanche là-bas, garde là précieusement en souvenir de ce jour."

Il roula des yeux, agacé. Cette fille était-elle vraiment folle ? Ou simplement insupportable ?

"Imaginons par exemple...que les gens qui nous précèdent aient échoué. Ou que la grotte soit si profonde qu'ils n'ont pas encore atteint la plante, ou qu'au contraire elle ne soit qu'un pauvre trou qui s'enfonce de quelques mètres et soit totalement vide ?"

"Ou encore qu'il n'y ait personne à l'intérieur, et qu'on attende pour rien."

"Alors ?"

"Alors on l'aurait dans l'os, et bien comme il faut."

Pas vraiment rassuré, il continua à surveiller la caverne en espérant que quelque chose se passe enfin. Sa seule consolation dans toute cette histoire, c'est que même si la fillette était folle et avait des théories farfelues...elle était étonnamment d'une extrême prudence. S'il le fallait, elle serait bien capable d'attendre ici jusqu'à la fin de l'épreuve, en évitant tous les dangers.
L'échec leur tendait vraisemblablement les bras...mais la survie également. C'était mieux que l'inverse, après tout.

Une autre moitié d'heure s'écoula, durant laquelle ils échangèrent leurs positions. Kurami se remit sur le ventre pour guetter une activité quelconque depuis la grotte en demandant à David de surveiller le ciel. Des vautours, ou un truc similaire, les avait survolé en rond à un moment, et la grande taille de cet animal inhabituel pour la jeune fille ne lui avait pas inspiré de bon sentiments. Personne ne leur avait dit que la savane était sûre, et c'était le territoire habituels de fauves et prédateurs habituellement. Prédateurs qui seraient, selon toute logique, bien plus doués qu'eux en matière de dissimulation.
D'ailleurs, démontrant que la zone était habitée, un scorpion jaune à la carapace translucide, un peu plus petit que la main de Kurami passa à portée de bras devant elle. Remarquant leur présence, il s'avança en claquant des pinces, dressant haut sa queue venimeuse pour les intimider. Bien que n'étant pas une grande connaisseuse des arthropodes, la Japponaise savait que celui-ci était probablement très dangereux...mais ne s'en affola pas. Au Jappon, il y en avait des tas. Des araignées, des scolopendres, des serpents...et mêmes des frelons géants ! Des scorpions aussi d'ailleurs, alors un de plus ou de moins...
Sans le quitter des yeux, refusant ainsi de tomber dans le piège de l'arachnide, elle sortit sa bouteille, conservée au frais autour d'une chaussette humidifiée et en prit une gorgée pour la cracher sur le scorpion. David, qui avait tourné la tête pour regarder ce qu'elle faisait, fut stupéfait de voir l'animal partir à reculons, comme blessé, en continuant à pointer furieusement son dard vers eux jusqu'à ce qu'il disparaisse hors de vue, zigzagant dans le relief..


"Comment t'as fait ?"

"Choc thermique. L'eau est froide, le sol chaud, et lui aussi du coup."

"Ah ? C'est à sang froid les scorpions ?"

"Un truc du genre...en tout cas, celui-là est persuadé que je peux cracher un truc qui lui fait mal, alors il ne reviendra pas. Il n'aurait pas d'intérêt à le faire."

Dangereux oui...mais le scorpion n'aurait rien gagné à les attaquer, à part un nouveau jet mystérieux à la figure. Il dépenserait juste son précieux venin...pour rien, puisqu'il ne pourrait même pas les manger.
En tout cas, David ne savait plus quoi penser de sa flegmatique camarade. Elle paraissait totalement dans la lune, avait des idées frôlant le génie qui pouvaient les conduire tout droit à l'échec total...et restait pourtant de marbre face à un animal potentiellement mortel. Elle était peut-être barge, mais ce n'était pas n'importe qui.
Sa réflexion n'alla pas plus loin, car des bruits se firent enfin entendre depuis la grotte. Les échos étouffés de pas, d'un halètement. Les deux amateurs se tapirent à fond au sol, en espérant qu'un serpent ne viendrait pas leur grignoter les pieds par derrière et guettèrent l'ouverture.

Quelques minutes plus tard apparurent enfin les concernés. Trois hommes...enfin, deux et demi. Celui au milieu semblait inconscient, porté par les épaules par ses compagnons qui avaient quelques griffures mais rien de grave...pour le moment. A bout de souffle, ayant visiblement remonté une immense pente en portant l'un des leurs, un exercice des plus physiques, ils posèrent leur ami par terre à quelques mètres de la grotte et se laissèrent tomber au sol.
Kurami grimaça, car si elle ne percevait que quelques bribes de leurs échanges, tandis qu'ils s'inquiétaient de l'état de leur camarade, elle devinait aisément par leur ton et l'absence de réaction du troisième larron que ce dernier était déjà parti. Elle fit signe d'attendre à David, alors que l'un des deux survivants explosait soudainement d'un accès de colère.
Son autre ami s'efforça de le calmer, plus mesuré semble-t-il, et plus résigné aussi. Il fouilla dans la poche intérieure de sa veste de cuir en tenant un discours appelant sûrement à la raison...avant de s'arrêter, visiblement dans un état de choc et d'incrédulité, et tira une poignée de cendre qui s'écoula entre ses doigts. Ils se regardèrent l'un l'autre, muet sous la consternation.
Du bout des doigts, Kurami indiqua à sa monture de la suivre tandis qu'elle se levait, se dévoilant totalement.


"Bonjour."

Immédiatement, les deux compères furent sur leurs pieds. Le premier tira une matraque, qu'il maniait comme une tonfa, et le second déplia si vite un couteau que la Japponaise n'aurait su dire d'où il l'avait sorti. Toutefois, elle leva les mains, laissant ses manches glisser pour révéler qu'elle n'était pas armée et resta à distance prudente pour eux.

"Du calme, je ne veux pas me battre...j'en serais bien incapable contre vous elle remarqua qu'ils jetaient un oeil bien plus méfiant à David, à l'allure robuste et lui ne prendra pas le risque de finir en carafe dès la première épreuve. A un contre deux, il n'aurait aucune chance."

Un discours trop raisonnable pour être honnête. Les deux hommes trouvaient que ça puaient le piège à plein nez, et n'avaient pas tort. Cela dit, Kurami était sincère. Se battre ici ne leur apporterait rien, à aucun d'entre eux.

"Je suis désolée pour votre ami...mais je pense que vous étiez prêts à ce que ça arrive. Et maintenant, vous devez continuer. Vous devez réussir, pour qu'il puisse vivre son rêve à travers vous."

Sa mère étant une prêtresse très pieuse, la jeune fille était elle-même croyante. Elle ignorait quelle religion disait vrai, ou si toutes étaient fausses...mais l'idée de la réincarnation, des souvenirs qui vivent à travers les proches, et des esprits qui poursuivent leur vie à travers l'au-delà lui plaisait. En voyant les deux aventuriers se relâcher légèrement, les paroles étant plutôt réconfortantes quelque part, elle se dit qu'elle était sur la bonne voie.

"A trois, vous avez échoué...mais désormais, vous savez ce qui vous attend, et on peut être quatre...à revenir de la grotte, et à passer l'épreuve. Sinon nous n'avons plus qu'à plier bagage, et revenir l'année prochaine car il ne reste plus beaucoup de temps."

L'idée de repartir le nez bas, alors que leur ami avait péri en essayant de réaliser son rêve, ne leur plaisait pas. D'autant que le plus calme des deux aventuriers confirma le timing de Kurami. La moitié de l'épreuve s'était déjà écoulée, c'était soit une nouvelle tentative dans la grotte, soit rien.

"Bon. D'accord, la morveuse. Mais si tu crèves en route, ça sera pas notre problème."

"J'espère bien."

Les deux amateurs commencèrent à tirer le corps du défunt sous un buisson, pour lui offrir un minimum quand même et ne pas juste le laisser griller au soleil. Sincèrement touchée par leur situation, elle s'approcha, de sa démarche titubante et tranquille. Ils se braquèrent quand elle arriva à leur hauteur, mais l'homme au manteau en cuir retint son ami. Kurami s'agenouilla près du corps, et joignit les mains avant de réciter une prière. Grandir dans un temple s'avérait bien utile pour apprendre les rites d'accompagnement des âmes.
Bon, David et les deux autres se regardèrent d'un air étrange alors que la fillette réalisait un chant mortuaire d'une voix vibrante, étonnamment profonde, mais dont ils ne comprirent pas le moindre mot.

Après une minute, et s'être inclinée plusieurs fois, elle se releva et recula de quelques pas avant d'épousseter sa tunique et ses jambes. Voir un cadavre, emmené de façon cérémonieuse pour recevoir les derniers sacrements avant d'être enterré ou immolé de façon solennelle, c'était une chose...en voir un encore chaud, assassiné au cours d'une épreuve où elle-même participait, ça en était une autre. Et très honnêtement, elle se sentait mal. Son cœur cognait si fort qu'elle pensait que ses veines allaient exploser, et elle avait des vertiges en se disant que dans une heure, c'est peut-être elle qu'on remontera avant de l'abandonner au soleil.


"Alors...que s'est-il passé, en bas ?"

"Uniquement des mauvaises surprises, petite dit l'homme à la veste "Il fait plus noir que dans un four, et l'humidité et les mousses rendent le sol très glissant. Mais ça, ce n'est rien."

"Y'a des putains de chauve-souris géantes, meuf ! s'emporta l'autre, aux cheveux courts et hérissés à coup de gel Elles sont chié partout déjà, ce qui rend le coin encore plus casse-gueule, mais surtout elles nous sont tombées dessus d'un seul coup ! Et j'suis sûr qu'elles sont venimeuse ces saloperies, elles ont mordu Rabast, et maintenant il est mort ! J'vais les crever ces saletés !"

Face à l'emportement du manieur de couteau, Kurami préféra ne pas faire la maligne. Les chauve-souris n'étaient pas venimeuses, et celles-ci pas plus que les autres, selon elle. En revanche, comme certaines espèces, leurs morsures favorisaient sûrement les infections rapides...une façon simple de tuer même d'énormes proies, à moindre frais.
Mais si elle lui donnait cette leçon, il y avait fort à parier que Franky et son bandana sur le front ne lui tranche la gorge pour la faire taire...et l'idée ne lui faisait pas très envie.


"Et pour ne rien arranger...ces plantes, sûrement la fameuse Herbae Noctruclis là...elle n'aime pas la lumière."

"C'est bien pour ça qu'elle pousse dans une grotte, non ?"

"Quand je dis qu'elle n'aime pas, elle n'aime VRAIMENT pas. On s'est éclairés à l'aide de lampes électriques...et quand on a braqué le faisceau sur les herbae elles ont...fini en cendres."

Kurami écarquilla les yeux, alors que David restait bouche bée. Ah. C'était pour ça, "Noctalis". Une plante si fragile qu'elle ne supportait pas même la lumière artificielle...ah ouais, l'épreuve était outrageusement vicieuse en fait. Devoir plonger dans les abîmes, dans le noir, prendre le risque de mourir de l'obscurité, des chauve-souris, et devoir en plus se démerder pour faire survivre la plante jusqu'à l'examinatrice...et le tout dans les temps.
C'était ça, une épreuve de Hunter réalisa Kurami...et dire qu'il y en avait encore au moins deux autres derrière, d'après son père.


"Et pour ne rien arranger...il y a encore autre chose. Je les avais rangé dans ma poche pour les garder à l'ombre...mais elles ont quand même fini en cendres."

Franky la racaille se mit à grommeler, des choses très malpolies semblait-il, alors que David se creusait la tête. La jeune fille pencha la tête, essayant de formuler des hypothèses. Trouver la plante, c'était la partie la plus facile...c'était pour la ramener que ça allait être compliqué.

"C'est embêtant...mais nous ne serons pas plus avancés d'y réfléchir ici, alors que l'heure tourne. Franky, Malcolm, est-ce que vous vous sentez capable d'y retourner maintenant ?"

Les deux amis se regardèrent avec consternation, mais alors que "Franky" ouvrait la bouche pour protester, David soupirait déjà en secouant la tête, dépité.

"Va falloir vous y faire les gars...mais en échange, elle est plus maligne qu'elle en a l'air."

Ils ne paraissaient pas convaincu, et l'homme au bandana tenait vraiment à contester la morveuse aux yeux bizarres quand son camarade le retint. Ils ne pouvaient pas se permettre de perdre du temps, ni d'échouer. Au pire, ils leur feront leur fête à la prochaine épreuve...

"Le plus tôt sera le mieux."

"Bien parlé, Malcolm elle pencha la tête d'un côté, regarda autour d'elle, puis la pencha dans l'autre sens ...je crois...que j'ai une idée. Est-ce que vous avez du feu ?"

Ils secouèrent tous les trois la tête. Il était probable qu'ils sachent tous faire un feu de camp, à l'aide de bâtons ou de silex, mais ça prendrait trop de temps.

"Rabast lui, fumait par contre. Il doit encore avoir son briquet."

"Ce serait parfait. Est-ce que...vous pouvez le lui emprunter ? On le lui rendra en revenant, quand on aura les Herbae."

La déférence envers leur compagnon décédé était touchante, et excusait sa tendance à attribuer des noms à tort et à travers. Malcolm se chargea de fouiller les poches habituelles de leur vieil ami, et finit par exhiber un briquet en bonne et due forme. Par acquis de conscience, il fit craquer quelques étincelles et une flamme se manifesta.

"Génial. Prenez vos sacs, et remplissez les d'herbes sèches. On pourra descendre après, et faites attention où vous mettez les mains, tapez des pieds en marchant pour faire fuir les serpents et les scorpions."

Ils commencèrent à voir où elle voulait en venir, et si l'idée était farfelue, pour ne pas dire dangereuse...elle ne pouvait pas l'être plus qu'affronter les chauve-souris, alors bon gré mal gré, tous les quatre commencèrent à arracher les herbes folles de la savane, connues pour brûler comme de la paille.
Les sacs remplis, Kurami regrettant déjà un peu de ne pas être juste restée chez elle, tranquillement installée au frais avec ses bouquins, elle sacrifia un sachet de biscuits qu'elle partagea avec ses compagnons. Cela leur remonterait sûrement un peu le moral, et les aiderait à lui faire confiance. Puis, les gâteaux engouffrés, les déterminations renouvelées et poussés pour certains par un souhait de vengeance, ils pénétrèrent dans la grotte. Malcolm devant, une torche électrique à la main, sa tonfa dans l'autre. Derrière lui, Kurami, qui en "cheffe de groupe" se devait de s'exposer, pour prouver sa bonne volonté, suivie par Franky, couteau à la main et enfin David fermait la marche.
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Sam 15 Déc - 15:05
Déambulant depuis un bon bout (une heure depuis le début de l’épreuve), Visiteur avait déjà exploré quatre cavernes, toutes sur la même colline et menant à un cul de sac. Fatigué par toute cette marche et surtout par la solitude, le détective prit place sur un rocher à la sortie de la caverne qui venait d'explorer. La solitude, bien trop souvent négligée, était bien plus pesante qu'on pouvait le penser surtout que l'être humain est un animal social et que c'était de préférence en groupe qu'il surmontait les difficultés. Non pas qu'il se sentait seul, mais pour l'instant il n'avait pas vraiment progressé et le temps ne faisait que s'écouler.

« On dirait que cette épreuve dure depuis une éternité » soupira-t-il.

Selon, son hypothèse, la Herbae Noctalis se trouvait sous une colline ou une montagne au-dessus d’un cours d’eau souterrain. Elle devait avoir besoin d’eau et d’ombre pour se développer. Sans compter les possibles bestioles autour de la plante qui devraient pouvoir s’hydrater. Mais une chose était certaine, ce n’était pas la colline où il se trouvait actuellement. Il en avait fait le tour.

« Quelle poisse ! Ok, il m’en reste deux. Une montagne à quinzaine minutes et une colline à trente minutes environ. Laquelle choisir ? Tout en sachant qu’elles sont dans des directions opposées… » se demanda-t-il.

« Allez au hasard, celle à trente minutes ! Qu’est-ce que je perds de toute façon… »
soupira-t-il. Il inspira un grand coup et se mit en route.

Sur le chemin, il croisa d’autres candidats. La collaboration étant un de ses objectifs premiers, le détective n’hésitait pas à les aborder pour tenter de nouer une alliance fut-elle brève. Mais il se heurta à la même réponse de part et d’autre, « Non ! ». Le problème n’était pas la logique de ses arguments mais plutôt la crainte que son âge inspirait. Cette session était riche en gamins, les adultes tentaient donc à coopérer avec eux pour plusieurs raisons :
1- Ils pouvaient tomber sur des petits génies de tout acabit qui leur permettraient de passer plus facilement l’examen.
2- Le manque d’expérience en situation réelle de ces derniers. Même s’ils étaient surentraînés, les garnements n’avaient pas encore la maturité nécessaire pour réussir à les trahir facilement.
Entre ça et avoir à prendre des risques avec un jeune dont on estime qu’il pouvait avoir la jeune vingtaine au trop et être soit inutile soit une menace, il n’y avait pas lieu de tergiverser.


« Merde, quelles sortes de parents irresponsables laissent leurs gosses participer à un examen où la mort est chose courante !? En outre, l’association comment pouvait-elle accepter leurs candidatures !? En plus maintenant mon examen est en péril à cause de ces mômes… ».

À bon port, il se mit immédiatement à parcourir la colline pour y trouver des cavernes, grottes et autres se trouvant sur celle-ci. Rien, absolument rien ! Il n’y avait d’entrée sur cette colline. Presque deux heures s’étaient déjà écoulées. Déçu, il s’en alla vers la montagne, environ une bonne marche d’une cinquantaine de minutes. En effet, il marchait sans se presser non par paresse mais par obligation : s’il courait, il s’épuiserait alors qu’il devait au maximum garder ses forces. En chemin, il croisa encore des candidats, encore des refus…

La première caverne était encore un autre cul-de-sac.

« Merde, dix minutes de perdues. Ça fait déjà trois heures, fais ch**r ! Heureusement, il y a une potentielle caverne à peine cinq minutes. ».

À peine arrivé, il tomba sur un cadavre. Sans hésiter, il se mit à inspecter tout en sortant son arme et en retirant l’écran de sûreté. Observant la zone, son desert eagle à la main, il remarqua diverses choses :
1- Le corps avait des morsures d’animal donc il sortait de la grotte.
2- Non loin de l’entrée une personne, de petit gabarit, avait joué dans la poussière ou plus exactement si était roulée. Probablement, un camouflage. Toutefois qui serait idiot au point de ne pas recouvrir la poussière avec de l’herbe après son passage. Parce que là les traces étaient visibles et menaient droit un groupe de buissons.
3- Ensuite des traces de pas, formées par la poussière du camouflé, partent vers l’entrée de la grotte, s’arrête un instant et se dirige vers l’emplacement actuel du cadavre puis dans plusieurs directions et enfin vers la grotte.
4- Visiblement, il y avait une autre personne dans les buissons mais de fort gabarit cette fois-ci à en juger par la pression qui a été exercé sur les herbes.
Vu que le mort sortait de la grotte l’hypothèse, la plus probable, était une embuscade en son encontre. Suivi du déplacement de son corps pour une fouille approfondie, certainement avait-il caché son précieux. Visiteur s’approcha et fouilla les poches du malheureux et trouva.

« De la cendre ! Par la combustion quasi spontanée et l’humidité de la cendre, outre les restes de fibres végétales ici et là de la cendre, on peut supposer deux choses : La première, c’est bien la Herbae Noctalis, il ne perdrait pas son temps avec une herbe banale. Deuxièmement, comme il le supposait, il y a bien un cours d’eau souterrain sous cette montagne. Enfin, il est possible que cerner par ses assaillants, la victime avait fait usage du nen pour brûler sa plante comme cadeau d’adieu à ses agresseurs. C’est pourquoi ils ont été obligés d’entrer dans la grotte la chercher eux-mêmes. »

Visiteur eut à cet instant ce qu’il crût être un éclair de génie. La solitude, comme dit plus haut est plus pesante qu’on ne le croit souvent, couplé au manque d’expérience dans le nen et vous obtenez un cocktail tonitruant. Car en temps normal, Visiteur n’aurait jamais eu un plan aussi tordu.
Il ramassa des herbes sèches et les déposa à l’entrée de la grotte. Puis boucha l’entrée avec des rochers, pierres, tout ce qu’il pouvait trouver en laissant un trou tout minuscule où une buchette d’allumette pouvait s’introduire. Et il mit le feu à l’intérieur de la grotte en utilisant une allumette sortit de sa boite. Son plan consistait à enfumer les bandits qui étaient à l’intérieur et les diriger vers une zone proche de l’examinateur car d’après sa carte le cours d’eau passait à quelques mètres du promontoire où la hunter avait fait son discours. Pour qu’ils soient contraints de s’y diriger et à la sortie, ils payeraient la « taxe de sortie » qui n’était que le ticket pour l’épreuve suivante.
Visiteur scruta les horizons avec ses jumelles.

« Il y a un très faible point de sortie de la fumée pas très loin du stand de l’examen, parfait ! »
Cela voulait dire que hormis l’entrée de la caverne, il n’y avait qu’une seule sortie ! En plus, elle était minuscule donc les bandits auraient besoin de son aide pour qu’il la dégage. Il porta le cadavre et mit le feu aux herbes se trouvant à l’extérieur de la grotte provoquant un gigantesque incendie ceci dans le but qu’un petit malin ne vienne pas rouvrir la grotte.
Descendant à vive allure la montagne, il arriva en son bas où il déposa le cadavre dans un fourré.

« Ne t’en fais pas l’ami, tu as été vengé. »

Il aperçut au loin un homme et trois enfants. C’était parfait grâce à eux, il pourrait mener son plan à son terme.
« Après la manipulation des bandits, maintenant voici la collaboration ! » Pensa-t-il.

Il se rapprocha et les saluant avec son desert eagle dans la main. L’adulte et un des gamins sursautèrent tandis que l’enfant portant le katana se mit en posture de combat avec la main sur son arme alors que l’enfant blond fit un bond en arrière et adopta une pose défensive.

- Ne craignez rien, je souhaite coopérer avec vous. L’arme est juste là pour un but de préservation de ma personne. Il se trouve qu’il reste moins de deux heures avant la fin de l’examen et certaines personnes sont partis à en chercher un paquet. Mais un autre candidat a mis le feu à la montagne les empêchant ainsi de sortir par là où ils s’étaient entré. Heureusement, il y a une éventuelle issue de secours vers le stand de l’examen, juste qu’il va falloir creuser. Si on les aide à sortir, ils nous fileront des herbae Noctalis. Qu’en dites-vous ? Et puis ce n’est pas comme si on avait encore beaucoup de temps devant nous, alors coopérons voulez-vous.

Le blondinet et celui au katana semblaient être des petits surdoués mais ce n’étaient pas eux qui inquiétaient Visiteur. Quelques instants avant son allocution, il avait remarqué parmi ces quatres là un utilisateur de nen. Mais dès la prise de parole, l’utilisateur avait évacué son aura et était devenu difficile à percevoir.

- (Merde, ça me rappelle le cannibale. Je fais devoir surveiller cette personne de loin.) pensa-t-il.








La société actuelle se complaît dans l'acceptation du vice sous toutes ses formes, soyez bienveillant et ne cédez pas face à cette tendance.
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Jeu 20 Déc - 2:02
EXAMEN HUNTER SESSION 4Épreuve 1

Nikki venait à peine d’entamer sa course vers les montagnes, accompagné de son nouveau camarade Yoruan, qu’une ombre passa au-dessus de sa tête. Qu’est-ce que c’était ? Encore le foutu oiseau de tout à l’heure ? Non, ce n’était absolument pas ce qu’il croyait. En effet, le jeune garçon se stoppa net et le spécialiste en animaux volants aussi. L’ombre qui était passé au-dessus d’eux, venait de s’écraser juste devant et c’était en fait un enfant. Un petit être qui ne devait pas avoir plus d’une dizaine d’année. Comment était-il arrivé là ? Le gamin pointa du doigt quelque chose se trouvant derrière Nikki et Yoruan. Lorsqu’ils se tournèrent, un jeune garçon faisant la taille de notre blondinet, se présenta à eux :

- Je m'appelle Jintan. Et le gamin là bas c'est le suceur.. de sucette. Ça vous dit que l'on fasse équipe nous quatre ? Après tout, être plusieurs augmente les chances de réussir l’épreuve. Et qui sait, on est peut-être noté sur le travail d’équipe et les informations que l'on se donne entre nous.

Les yeux noisettes de Nikki analysèrent de haut en bas le nouvel arrivant. Ce Jintan devait avoir son âge mais son regard l’interpella, il n’exprimait pas de l’innocence ou de la naïveté. Ses yeux exprimaient un air blasé, comme si le jeune garçon était perdu, on ne pouvait pas vraiment savoir ce qu’il pensait réellement. Ce que remarqua aussi Nikki est que le brun ténébreux avait un katana. Simple accessoire ? Ou véritable arme ? Comme s’il lisait dans les pensées, Jintan continua sa présentation :

- Vous savez, je maîtrise très bien le maniement d’épée. Selon les informations donné durant le discours de l'examinatrice, il y aura du danger dans l'endroit dans lequel vous vous dirigez. Vous aurez besoin de moi pour assurer vos arrières. Quant au petit devant, il peut-être utilisé comme bouclier.

On pouvait entendre le gamin ronchonner en arrière plan mais Nikki avait retenu ce que venait de dire Jintan et il n’avait pas tord sur le fait qu’il pourrait être très utile. Effectivement, avec les nombreuses créatures qui devaient vivre dans cet savane et les potentiels ennemis qui pourraient nous attaquer, avoir quelqu’un sachant se battre dans ses rangs serait un plus à ne pas négliger. D’ailleurs aucun d’eux ne maîtrisait le Nen donc s’il tombait sur quelqu’un qui savait l’utiliser, il fallait mieux être plusieurs.
Le blondinet lâcha finalement un sourire en répondant :


- C’est d’accord et tu as raison, si tu sais te battre, tu nous seras très utile. Par contre, j’espère que ce gamin ne nous ralentira pas, je préfère être franc, s’il nous ralentit je pense qu’on devra l’abandonner.

Il avait dit ça sur un ton plutôt ironique en regardant l’enfant.

- Bon, on allait vers les montagnes du coup. Allons-y !

Mais à peine avait-il eu le temps de dire cette phrase qu’un autre inconnu, cette fois adulte, l’interrompu.

- Ne craignez rien, je souhaite coopérer avec vous. L’arme est juste là pour un but de préservation de ma personne. Il se trouve qu’il reste moins de deux heures avant la fin de l’examen et certaines personnes sont partis à en chercher un paquet. Mais un autre candidat a mis le feu à la montagne les empêchant ainsi de sortir par là où ils s’étaient entré. Heureusement, il y a une éventuelle issue de secours vers le stand de l’examen, juste qu’il va falloir creuser. Si on les aide à sortir, ils nous fileront des herbae Noctalis. Qu’en dites-vous ? Et puis ce n’est pas comme si on avait encore beaucoup de temps devant nous, alors coopérons voulez-vous.

Nikki s’était mit sur ses gardes en voyant l’arme dans les mains du nouvel individu. Écoutant ce qu’il venait de dire, il regarda le soleil qui était dans le ciel et... Il délirait ou quoi ? Il devait encore rester cinq heures et demi d’épreuve. Quoiqu’il en soit, il n’aimait pas sa proposition. Déjà ce n’était pas sûr que les candidats dont il parlait allait forcément s’en sortir et il restait encore du temps pour des recherches. Pour Nikki, cette proposition sentait mauvais surtout que le mec avait quand même piégé des candidats qui n’avaient rien demandé et maintenant il cherchait à avoir un petit groupe pour faire équipe... Ce n’était pas très net.

- Désolé mais moi je refuse cette proposition. D’ailleurs, regardes bien. *le jeune garçon pointa de son index le ciel.* [color:cdf8=FFFF00]Il reste encore du temps, environ un peu plus de cinq heures. Donc, encore navré, mais nous allons continuer la voie que nous pensons juste.


- Je suis d’accord avec toi petit gars.

Yoruan se manifesta à haute voix puis il vint approcher sa bouche vers l’oreille de Nikki pour lui chuchoter :

- Il m’a l’air louche ce mec. On devrait continuer notre route avec ce Jintoun et son petit frère.

Le blondinet acquiesça puis il claqua des doigts.

- Bon, mon cher monsieur, on va y aller nous. Allons-y, Jin, Yoruan et petit.

Nikki fit un signe à l’inconnu qui les avait interrompu puis il reprit sa course, cette fois-ci accompagné de trois nouveaux camarades.

« Bon on a perdu une dizaine de minutes, ce n’est pas trop grave. Quand on arrivera aux montagnes il nous restera donc à peu près un peu moins de trois heures et demi d’épreuve. Ça peut le faire. »



Après un marathon de deux heures et quart environ, le petit groupe arriva enfin aux montagnes. Durant leur trajet ils durent faire plusieurs pauses à cause du gamin qui accompagnait Jintan. Il les ralentissait mais bon, Nikki se disait qu’il ne fallait pas être trop sévère car après tout ce n’était qu’un enfant mais bon, ça avait légèrement agacé le jeune garçon.

De toute façon, ils étaient tous enfin à l’endroit où ils voulaient arriver et à peine avaient-ils eu le temps de reprendre leur souffle et de boire chacun une gorgée d’eau, que Nikki commença à parler :

- Bon, maintenant qu’on est là, il va falloir trouver une grotte ou quelque chose y ressemblant. Et...

- Nikki. Ne t’inquiète pas. Ayant souvent été à la recherche de grottes dans ma Profession, je sais où chercher. Par contre il va falloir faire gaffe à ses pieds.

Yoruan venait d’interrompre le blondinet mais c’était une intervention pertinente. En effet, le bonhomme à la chevelure violette devait avoir raison mais que voulait-il dire par « faire gaffe à ses pieds » ?
Le monsieur leur fit à tous un signe de main pour les suivre. Nikki le suivit de près avec juste derrière lui, Jintan qui portait le gamin.
Yoruan leur expliqua que pour l’instant le chemin n’était pas très dangereux et pourtant quelque chose était plutôt agaçant. La chaleur ne s’était pas calmée, et lorsque quelqu’un devait s’aider d’un rocher pour se déplacer dans un endroit plutôt étroit, il devait comme se brûler la main.
Pendant que les trois jeunes suivaient le spécialiste, Nikki décida d’entamer une conversation avec Jintan :

- Tiens Jintan au fait, je ne me suis pas présenté. Moi c’est Nikki ! Et on doit avoir le même âge, j’ai quatorze ans et toi ?

Le blondinet ne pu voir l’expression de son interlocuteur étant donné qu’il fallait faire attention à ne pas glisser sur un cailloux mais avec la micro-pause qu’il y avait, il se disait que Jintan était sûrement surprit par la prise de parole instinctive de Nikki mais il finit par répondre quand même :

- Moi aussi ! Je ne pensais pas qu’il y aurait des personnes de mon âge !

Nikki était content de ne pas s’être prit un vent.

- Je t’avoue que moi non plus haha. Mais c’est cool de se savoir pas seul ! Et comment ça se fait que tu aies voulu participer à l’examen Hunter ?

- Avant je faisais la même chose que mon père, mais c’était ennuyeux alors j’ai décidé de devenir Hunter comme ma mère. Et toi ?

Nikki était émerveillé ! Un parent Hunter ? Quelle classe. Plein de questions lui venaient en tête mais il n’y avait pas assez de temps.
D’ailleurs, lui aussi aurait été fier que son père en soit devenu un mais le destin en avait décidé autrement.

- Oh c’est plutôt cool ! On en reparlera de ça lorsqu’on aura réussi cette épreuve hehe. Et moi j’ai décidé de terminer ce que mon père n’avait pas réussit. En fait, il est mort en passant l’examen de Hunter.

- Haha oui ne t’inquiète pas ! Mais ça ne te fais pas peur de te dire que tu peux aussi mourir ?

- Bah en fait...

- Nous y voilà !

Yoruan s’était arrêté net et d’ailleurs cela avait faillit faire perdre l’équilibre à Nikki, heureusement il restait fort sur ses appuis.
Le spécialiste en animaux volants, s’était arrêté brusquement arrêté en montrant à quelques mètres un peu plus haut, une cavité sombre.

- Voilà, nous y sommes bientôt ! Par contre, c’est là qu’on va devoir faire attention. Alors, regardez bien mes pas, vous devrez poser les votre exactement au même endroit que les miens, vous avez compris ?

Les deux jeunes gens acquiescèrent, Jintan resserrant un peu plus le gamin contre lui pour ne pas qu’il le déconcentre.
Yoruan soupira un bon coup avant d’entamer ses acrobaties félines, faisant très attention à ne pas marcher n’importe où.

- Au fait... Yoruan, pourquoi on fait ça ?

Sa voix était tendue parce qu’il devait rester concentrer sur ses pas.

- En fait... Il y a des endroits à éviter parce que sinon... Sinon, on peut réveiller quelques créatures dangereuses.

Nikki déglutit en entendant sa phrase. Il fallait vraiment rester sur ses gardes mais avec la fournaise que le soleil envoyait et la concentration qu’il fallait monopoliser sur le chemin, c’était compliqué de faire attention aux alentours.
Malgré cela, après environ une quinzaine de minutes de semi-escalade avec précision, les quatre compères arrivèrent à l’entrée de la fameuse grotte.
Nikki regarda le ciel et il vit qu’il devait rester environ deux heures quarante-cinq d’épreuve. Ce devait être suffisant. C’est tout en cas ce qu’il espérait.

- Bon, j’espère que c’est bien ici qu’on trouvera ce qu’on cherche.

À peine avait-il eu le temps de terminer sa phrase qu’un cri d’horreur, venant de la grotte, s’approchait d’eux. Le petit groupe tourna rapidement son regard et de la pénombre, sortit un homme, maigrelet, vêtements déchirés et morceaux de chairs arrachés, griffé de partout. Que lui est-il arrivé ?
Alors que le pauvre tomba méchamment à la sortit de la grotte, Nikki et Yoruan l’aidèrent à se redresser, tandis que Jintan posa le gamin pour les aider. Le mettant dans une position assise, Yoruan resta derrière l’homme pour lui tenir le dos, pour ne pas qu’il s’effondre. Ça se voyait qu’il était paniqué et son corps était vraiment abîmé. Quelque chose dans cet endroit remplit d’obscurité, devait être très dangereux et ça la Hunter de tout à l’heure l’avait fait comprendre en disant que le « Hunter chasse mais qu’il sera chassé ». Nikki comprenait mieux les avertissements indirects de l’examinatrice mais il fut rapidement extirpé de ses pensées lorsque l’inconnu ouvrit la bouche pour souffler quelques mots :

- N’y allez pas... Vous allez mourrir !!

Il attrapa le col de Yoruan en criant ça. Les jeunes garçons sursautèrent et allèrent directement séparer le spécialiste et l’inconnu. Ce dernier avait un regard d’effroi, marmonnant de choses inaudibles en se calmant petit à petit.
Nikki se mit en tailleur face à lui :

[color=#FFFF00]- Qu’avez-vous vu ?[color/]

- Je ne sais pas... Il faisait sombre à l’intérieur et nous étions obligés d’éteindre nos lampes sinon la plante mourrait...

Les quatre camarades se regardèrent avant de reposer leur regard vers le blessé.

- Continuez. Ne vous inquiétez pas, vous vous en êtes sortis.

L’inconnu se rongea les ongles avant de se lever d’un coup et commencer à perdre les pédales. Il s’approcha de Yoruan en l’attrapant par le col et en le secouant.

- Nous avons tout essayé ! Tout ! Mais c’est impossible ! Cette plante est maudite ! Dans la pénombre vous avez besoin de lumière, mais elle, elle en meurt ! Si vous la prenez et la cachez d’une quelconque luminosité elle mourra quand même ! C’est une quête impossible !!!

Le fou perdit la tête, il couru vers le chemin par où était passé le petit groupe, mais cette fois-ci sans les pas qu’avait utilisé Yoruan... Quelle erreur. Tout à coup, l’inconnu fut submergé de petites bestioles vigilantes qui courraient vers lui, commençant à recouvrir tout son corps. Des cris de douleurs infernaux se firent entendre. Après quelques secondes d’horreurs, les bestioles s’en allèrent laissant le corps déchiqueter de l’inconnu au sol.
Sous cette vision horrifique, Nikki faillit vomir mais il se retint en fermant les yeux. Il se tourna vers ses camarades en soupirant un bon coup.

- C’est de ça dont je parlais Nikki. Enfin bref, que faisons-nous maintenant ? Vous avez entendus ce pauvre homme n’est-ce pas ?! Nous n’allons pas nous jeter dans la gueule du loup !

Le blondinet cracha un bon coup, frissonnant un peu repensant à la scène qu’il venait de voir avant de répondre à Yoruan :


- Non, on ne doit pas abandonner et maintenant nous savons des choses que lui ne savait pas avant d’entrer dans la grotte. Nous savons que la plante que nous cherchons se trouve forcément ici à cause du danger qui nous fait face. Aussi, nous savons qu’elle déteste la lumière.

- Mais comment allons-nous nous déplacer dans le noir ? C’est tout bonnement impossible Nikki...

- Tu es fumeur non ? Nous utiliserons ton briquet pour nous diriger. Lorsque nous trouverons la plante, tu n’auras qu’à l’éteindre et lorsqu’on aura chacun bien cacher celle qu’on aura cueillit, tu rallumeras la petite flamme.

Yoruan posa une main sur son menton pour réfléchir. Il se disait que le jeune garçon n’avait pas tord et que ça pourrait marcher.

- Oui d’accord les gars, Nikki ton plan peut marcher mais il y a un autre problème.

- Mh ?

- L’inconnu a dit que même lorsqu’il avait prit la plante, celle-ci était quand même morte. Donc, la lumière n’est pas son seule point faible.

- Tu as raison ! Mince ! Qu’est-ce que ce serait alors ?

Ils se mirent tous les trois, quatre, à réfléchir même si le gamin ne comptait pas vraiment quand tout à coup la voix enfantine se fit entendre.

- Ben les mecs, qu’est-ce qui est super chiant à trouver dans un désert pareille ? Qu’est-ce qui nous embêterait le plus pour réussir à faire vivre cette plante ?

Les trois le regardèrent avec étonnement. Non pas qu’ils ne connaissaient pas la réponse, quoique, mais c’est surtout le fait que ce bambin prit la parole.

- Roh vraiment ? Bah l’eau ! C’est vrai quoi, il n’y en a jamais ici, alors si les Hunter voulaient vraiment nous embêter jusqu’au bout, il nous aurait peut-être envoyé comme mission de ramener une plante demandant suffisamment d’eau...

Nikki claqua des doigts. Ce petit avait sûrement raison ! Il l’avait été le seul à le remarquer étant donné que la soif est un problème plus important chez les enfants que pour les personnes plus grande.

- Bingo ! Yoruan tu as de l’eau dans ton sac ? Il reste quoicomme quantité ?

Le spécialiste hocha la tête puis il regarda dans son sac en répondant :

- Une petite bouteille encore remplit et l’autre où il reste un tiers.

Nikki se mit à réfléchir et il se disait que c’était sûrement bon.

- Ça suffira, en espérant que ce soit le cas... Bon ! J’espère que vous êtes prêts. L’examen ne fait sûrement que commencer !


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Ven 21 Déc - 22:52
Examen Hunter Session 4 : Épreuve 1Nikki Winter, Jintan Ward,
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C’était dans la poche, le duo les avaient acceptés tout deux. Jintan était content de voir qu’il avait réussi à les persuader de les rejoindre. Quant à Edward, il n’était pas content, il n'avait guère apprécié la remarque que l'on lui avait fait. Il ne voulait pas qu'on l’abandonne à cause de son inutilité, il voulait être utile lui aussi. Edward se dirige vers Jintan en gonflant des joues afin de montrer qu'il boudait. Jintan l'ignora et s’était concentré sur le blondinet. Alors c’était lui le « chef » de leur duo ? C’était lui qui avait pris la décision de les prendre dans leur groupe c’était lui qui semblait tout diriger.

Mais les voilà à peine parti, qu'un homme arriva, l'arme à la main. Jintan se met en position, prêt à dégainer son arme. L'homme se mit à prendre la parole pour leur proposer une coopération. L’idée qu'il venait de soumettre pour réussir l'examen était intéressante. Mais quelque chose l’embêtait. Comment savait-il qu'il y avait une autre sortie ? Et surtout, que la sortie en question menait au stand de l'examen ? L'examinatrice leur avait pourtant dit qu'il fallait retrouver le chemin. Cela signifiait qu'elle parlait d'un autre chemin ? Dans ce cas, sortir par l’entrée était une mauvaise idée ? La venue de l'inconnu avait embrouillé son esprit. Fallait-il le croire ? Que faire ? Jintan fixait son arme. Si il en avait une, logiquement il savait l'utiliser. Ce n’était sûrement pas pour la décoration. Mais si il en avait une, c'est qu'il devait déjà avoir de l’expérience en arme à feu. Était-ce un tueur à gage ? Un policier ? Ou alors un simple taré ? Qu'est-ce qu'il pouvait faire ? Plus il réfléchissait, plus Jintan repensait à son plan. Il y avait 50% de chance que les candidats qu'ils sauveront accepteront de leur donner la plante. Et si la plante ne supporte pas la lumière, comment faire l’échange hors de la grotte ? Ce plan avait dû être inventé assez rapidement pour laisser autant de questions.

Le blondinet fini par prendre la parole. Il refusa sa proposition, soulageant Jintan. Plus besoin de se creuser les méninges, il suffisait de suivre simplement le choix du garçon et se laisse guider. Ce qui surprenait Jintan, c’était qu'il avait réussi à savoir combien de temps il restait rien qu'en regardant le soleil. Curieux de savoir comment il avait fait, il leva les yeux au ciel. En faisant cela, il s'était fait éblouir par le soleil. «  Quel con.  » Le voilà qu'il s’était fait mal aux yeux. Il baissa la tête et se les frotta. Edward ayant remarqué la scène ne pouvait s’empêcher de ricaner bêtement.

- Bon, mon cher monsieur, on va y aller nous. Allons-y, Jin, Yoruan et petit.

Edward se met à les suivre pendant que Jintan observa une dernière fois l'inconnu. Il savait où ils allaient étant donné qu'il était arrivé au moment où le blondinet disait aller vers les montagnes. Jintan devait prendre des précautions et prévenir l'homme au pistolet qu'il ne serait pas judicieux de les suivre, ou bien d'envoyer d'autres candidats à leur trousse. Le jeune garçon plaça son index gauche devant sa bouche, puis il fît un trait horizontal sur sa gorge avec ce même doigt, suivi d'un sourire peu amical. Il repartit de suite vers ses nouveaux camarades. Il espérait ne pas se salir les mains si l'homme aurait eu la mauvaise idée de les suivre malgré tout.

Le groupe se dirigeait vers les montagnes. Personne ne parlait, c’était assez calme, seul le bruit de leur pas se faisaient entendre. Jintan en profita pour observer les trois qui étaient devant lui. Yoruan et Nikki avaient de l’endurance, contrairement à Edward qui lui courrait, marchait puis courrait. Il profita de la pause que s’était donné le groupe pour lui parler.

- C'est pas contre toi mais, tu nous ralentis. Je vais devoir te porter, tu te fatigue trop.

Le gamin baissa la tête, honteux de n'avoir servi à rien jusqu'à présent. Les pauses prises depuis le début de leur route étaient à cause de lui, il le savait. Jintan lui ébouriffa les cheveux afin de le faire sortir de ses pensées négatives. Il se baissa et laissa l’enfant monter sur son dos. Une fois relevé, Jintan fit un signe de tête à Yoruan et au garçon qui attendait pour reprendre leur chemin. Jintan était maintenant désavantagé, il ne pouvait plus dégainer son arme, l'enfant le ralentissait un peu dans sa course, et le fatiguait en plus de la chaleur. Quant à Edward, fatigué de tout ce qui s'était passé avait fini par s'endormir sur le dos du malheureux Jintan. Son étreinte n’étant plus présente, Jintan se devait alors de le serrer encore plus. Il  regretta d'avoir accepté sa compagnie.
Après plusieurs efforts physiques, le groupe était enfin arrivé à destination.

-  Nikki. Ne t’inquiète pas. Ayant souvent été à la recherche de grottes dans ma Profession, je sais où chercher. Par contre il va falloir faire gaffe à ses pieds.  

Écouter leur conversation donnait plusieurs informations au jeune garçon. Le blondinet se révélait être Nikki et Yoruan était une sorte d'aventurier expérimenté. Les chances étaient de leur côté, chacun avait un atout. Nikki avait de la réflexion et savait se battre, Yoruan avait de la connaissance grâce à sa profession, Jintan était doué au combat et Edward.. était là pour le.. fanservice ? Non, même comme ça il ne servait à rien. C’était un poids dans tous les sens, aussi bien que pour le groupe que pour le dos de Jintan.

Le jeune garçon suivait fidèlement les pas de Nikki qui était devant lui. Yoruan avait dit de faire attention à où mettre ses pieds. Il ne comprenait pas pourquoi mais obéissait. Mais si Nikki se trompait, le jeune garçon se tromperait lui aussi. Il était important à ce qu'il ne fasse pas d'erreur. En avançant, Jintan s'aida d'un rocher mais fini par se bruler la main. Sur le coup, il ne s'y attendait pas et grimaça. Il faisait chaud à ce point ? Alors qu'il observait sa main, Jintan relève la tête pour regarder le blondinet qui venait de lui adresser la parole. Il haussa les sourcils, curieux de savoir ce qu'il lui voulait.

- Tiens Jintan au fait, je ne me suis pas présenté. Moi c’est Nikki ! Et on doit avoir le même âge, j’ai quatorze ans et toi ?

À en croire ses paroles il voulait simplement faire connaissance. Mais cela le surprenait de voir qu'ils avaient le même âge.

- Moi aussi ! Je ne pensais pas qu’il y aurait des personnes de mon âge !

- Je t’avoue que moi non plus haha. Mais c’est cool de se savoir pas seul ! Et comment ça se fait que tu aies voulu participer à l’examen Hunter ?

Jintan lui expliqua alors brièvement la raison pour laquelle il voulait être Hunter. Nikki s’intéressait à lui, chose dont il n'avait pas réellement l'habitude. Normalement, les gens cherchaient à avoir des informations qui pouvaient leur être utile, mais le blondinet le demandait par simple curiosité. La curiosité de Jintan sur son envie de devenir Hunter était réciproque, qu'est-ce qui pourrait pousser un enfant de son âge à devenir Hunter ? La reconnaissance, la découverte ou bien l'argent ? Rien de tout ça. Il voulait simplement réaliser le rêve de son père. C’était honorable comme raison, ce qui rendait Jintan assez admiratif.

- Haha oui ne t’inquiète pas ! Mais ça ne te fais pas peur de te dire que tu peux aussi mourir ?

Alors que Nikki était sur le point de répondre, Yoruan coupa net à leur conversation. Dommage, Jintan avait envie de savoir ce que Nikki s’apprêtait à lui dire. Il avait peur de la mort mais faisait l'air de rien ou alors il n'en avait pas peur ? Cette question était intéressante. Selon sa réponse, elle aurait pu déterminer une grande partie de la personnalité du garçon mais, ce sera pour une autre fois. Tout comme les autres, Jintan s’arrêta. Il reprend la route en suivant les conseils de Yoruan. Cette fois-ci, il était plus sérieux. Jintan resserra Edward afin d’éviter qu'il ne lui fasse perdre l’équilibre. Mais le gamin finit par se réveiller à cause du cri qui venait de faire écho dans la grotte. Un homme en ressortait ensanglanté, le spectacle était horrible. Celui-ci était tombé au sol. Jintan dépose Edward au sol pour rejoindre les autres qui aidaient l'homme blessé. Alors que tous se trouvaient autour du jeune homme, Jintan resta à quelques mètres avec Edward. Il observait ses réactions. Les mains du petit tremblaient et son regard exprimait de la peur. Il n'avait jamais été fasse à cette situation, cela se voyait. Quant à Jintan, il était sur ses gardes et il avait déjà dégainé son katana. Qui sait si les bestioles qui lui avaient fait ça reviendraient finir le boulot ?

- Je ne sais pas... Il faisait sombre à l’intérieur et nous étions obligés d’éteindre nos lampes sinon la plante mourrait...

Il avait trouvé la plante, cela devait être facile. Mais le problème, c’était de pouvoir la ramener. Même avec leur lampes ils ont réussi à la faire disparaître. C’était plus complexe que cela en avait l'air. L'homme était devenu cinglé, il faisait que de brailler et agaçait le jeune garçon. Comment voulait-il mettre en garde les autres en agissant comme cela ? C’était lui le danger. Alors que l'homme partait plusieurs créatures venaient à lui. Jintan laisse son katana tomber au sol pour venir placer rapidement ses deux mains sur les yeux de Edward. Il ne pouvait pas voir l’atroce scène qui se déroulait sous les yeux de tous. Edward ne comprenait pas ce qu'il se passait, pourquoi il criait ? Pourquoi les cris s'étaient arrêtés d'un coup ? Il entendait plusieurs sons mais il ne parvenait pas à les assimiler à quelque chose. Après quelques secondes de calme, Edward sent qu'on le force à se tourner de l’autre côté. Ses yeux dégagés, il observa ses trois compagnons. Ils étaient bizarres. Cherchant à comprendre, il tenta de se retourner mais, la main de Jintan l'en empêcha. Il l'avait placé devant son visage tel un panneau « stop ».

- Non, on ne doit pas abandonner et maintenant nous savons des choses que lui ne savait pas avant d’entrer dans la grotte. Nous savons que la plante que nous cherchons se trouve forcément ici à cause du danger qui nous fait face. Aussi, nous savons qu’elle déteste la lumière.

Un sourire se dessina sur le visage de Jintan. Même en ayant vu la mort devant ses yeux, Nikki voulait continuer. Qui sait, il réussirait sans doute haut la main le rêve de son père. Il était perspicace et courageux, il était un grand atout pour l’équipe. Tandis que Jintan suivait la conversation en attendant le plan, quelque chose l’embêtait. Un détail leur échappait.

- L’inconnu a dit que même lorsqu’il avait prit la plante, celle-ci était quand même morte. Donc, la lumière n’est pas son seule point faible.

Il fallait trouver une solution. Jintan croisa les bras et se concentra. Que faire ? La plante ne supportait pas la lumière. Elle avait besoin d’obscurité pour vivre mais il lui fallait également autre chose.. quoi ? Edward s’avança d'un pas pour prendre la parole. Il cherchait à amener les trois à la réflexion. Jintan leva légèrement les yeux et se grattait le crâne. Il ne voyait pas. Ce qui est super chiant à trouver dans un désert ? Une forêt ! C'est sûr que c’est chiant à trouver, non, c'est impossible. Seuls les idiots pouvaient penser qu'il y avait une forêt dans la savane.

- Roh vraiment ? Bah l’eau ! C’est vrai quoi, il n’y en a jamais ici, alors si les Hunter voulaient vraiment nous embêter jusqu’au bout, il nous aurait peut-être envoyé comme mission de ramener une plante demandant suffisamment d’eau...

- Pff.. je le savais..

Marmonna Jintan. Il se sentait bête de ne pas y avoir pensé plus tôt, surtout que c’était logique et que toutes les plantes en avaient besoin. Alors que Nikki et Yoruan parlaient entre eux, Jintan observa la grotte. Il ne pouvait s’empêcher de repenser à l'inconnu qui venait de mourir il y a peu. Et si Edward mourrait lui aussi ? Il ne savait pas se battre, ni se défendre. Il était comme tout les autres de son âge. L’idée de le laisser attendre dehors était préférable. Il ne pouvait pas mettre sa vie en danger. Mais un autre problème lui avait échappé. L'homme au desert eagle, et si il était toujours là ? Et si il les avaient suivi jusqu’ici ? Edward pouvait facilement se faire tuer ou devenir un otage. La seule option était d'emmener Edward avec eux pour qu'il puisse vivre. Mais si Edward prenait peur, il pourrait se mettre à crier et les faire repérer. Le choix était difficile. Quelle était la meilleure option ? Jintan se souvient alors d'une chose qu'il avait appris. Son Maître, Lejinoss Taibug, expert dans l'art de se servir d’enfant innocent pour sauver sa peau, lui avait appris quelque chose. La ruse. Il devait alors se servir du gamin.

-   Ed', tu vas rester ici. C'est trop dangereux. Et puis, tu pourras protéger la grotte au cas où.

Jintan savait pertinemment qu'il en était incapable, mais lui donner de l'espoir était la meilleure chose à faire. Faire croire à un enfant qu'il est important le motiverai encore plus à accomplir cette tâche. Mais en plus, si jamais il se faisait capturer, ils pourraient le laisser seul face à l'ennemi et en profiter pour s'enfuir.

- On y va ?

Une fois que tout le monde fût prêt, Nikki, Jintan et Yoruan entrèrent dans la grotte, prêt à commencer la partie la plus compliquée de l'examen.


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Sam 22 Déc - 13:32

Ils s'enfoncèrent durant ce qui parut une éternité dans les entrailles de la terre. Sur les parois humides, le lichen qui apparaissait gris-vert sous le faisceau de la lampe torche de "Malcolm" ne parvenait pas à étouffer totalement le son de leurs pas, qui se répercutaient avec un bruit mat dans ce boyau sans fin. De temps à autre, Kurami regardait autour d'elle, essayant de s'émerveiller avec candeur face aux reliefs sculptés durant des éons par l'écoulement pourtant discret de l'eau. Ici et là, en y prenant garde, on pouvait apercevoir un minuscule filet liquide, glisser paresseusement le long d'un mur, d'une stalagmite, ou depuis une faille de la largeur d'un cheveux.
Elle occupait tant bien que mal son esprit, pour éviter de songer qu'au-dessus d'elle déjà se tenaient plusieurs centaines de tonnes de terre et de roche, et l'idée, pourtant absurde, qu'il ne suffirait peut-être pas de grand chose pour que tout s'écroule soudainement l'angoissait un peu. Et puis, en plus de se découvrir une légère claustrophobie, la Japponaise n'était pas vraiment à l'aise, en présence de trois parfaits inconnus, alors qu'elle s'enfonçait là où personne n'irait jamais la chercher ou la défendre. Dans l'écho humide de cet interminable corridor, Kurami entendait leurs souffles. Celui anxieux de David, ou impatient de Franky. Devant elle, Malcolm paraissait être le plus calme...mais il suffisait de le regarder pour le deviner plus tendu qu'un arc. Dans le même temps, elle réalisait combien elle avait été négligente. Sans eux, elle n'aurait jamais pu espérer passer l'épreuve, puisqu'elle n'avait pas emporté de lampe, elle.


"C'est encore loin, Grand Schtroumpf ?" murmura-t-elle presque, de peur que sa propre voix ne résonne trop fort dans la grotte.

"Je ne crois pas, Schtroumpfette. Je reconnais cette colonne."

"Héhé, moi aussi. Rabast disait qu'elle lui rappelait sa cousine."

En jetant un oeil à la fusion entre stalactite et stalagmite que désignaient les deux aventuriers, Kurami ne put s'empêcher de lever un sourcil sceptique. La concrétion formait un étrange pylône, difforme, particulièrement épais à hauteur de buste. Préférant ne pas se mêler des blagues de ses compagnons, qui se détendaient comme ils pouvaient, elle continua à suivre Malcolm, qui quelques minutes plus tard leur intima de faire silence en commençant à longer les murs à pas de loup.
Il s'avança de quelques pas, se penchant à ce qui semblait être l'entrée d'une salle plus large, et leur fit signe d'approcher. Le coeur cognant si fort que le sang lui bourdonnait dans les oreilles, Kurami le rejoignit, sur la pointe des pieds, serrant sa manche entre ses dents pour essayer de calmer sa nervosité.


"C'est ici...regardez, au plafond."

Baissant la luminosité de sa torche, Malcolm leur éclaira leur plafond. Partout, dans le moindre creux de roche, sommeillait une chauve-souris de la taille d'un homme, enveloppée dans ses ailes immenses. Quelques unes remuèrent la tête en se faisant braquer, et une vague agitation les anima. Préférant ne pas tenter le diable, Malcolm pointa ensuite le sol, et révéla plusieurs cadavres de ces ignobles créatures. C'était bel et bien ici qu'ils s'étaient battus, et si Rabast en avait payé le prix, il n'avait pas été le seul à succomber.

"Et maintenant, gamine ? On fait quoi, on les enfume ?"

"Précisément."

Ses compagnons la dévisagèrent avec inquiétude. Après qu'elle ait demandé de ramasser des herbes sèches et un briquet, ils avaient tous deviné son plan...mais ils espéraient...plus ? David la leur avait présenté comme maligne, mais l'idée de mettre le feu dans une caverne où eux-même se trouvaient était une idée digne de l'enfant qu'elle paraissait être, et pas vraiment un bon plan.

"Et c'est pas genre...super con ? J'veux dire, on va pas s'asphyxier ?"

"Etoooo..."

Cet équivalent de "euh" prolongé, tandis qu'elle dodelinait à gauche, puis à droite de la tête d'un air absent ne fit qu'accroître leurs inquiétudes. Franky fut même vraisemblablement tenté de la frapper lorsqu'elle haussa les épaules.

" 'Sais pas. Je ne suis pas pompier, mais l'air chaud monte, non ? Si on enfume les chauve-souris, elles libéreront les lieux et ne reviendront pas avant un moment...enfin j'espère. Et si tôt qu'elles sont parties, nous pourrons éteindre le feu, et continuer à descendre afin de récupérer l'Herbae, et de l'air frais."

"Et si ça marche pas ?" l'accusa presque Franky

"Tu as mieux à proposer ?" rétorqua-t-elle en lui tirant la langue.

David et Franky interrogèrent le troisième larron du regard, attendant une approbation, un ajustement, voire - surtout - un meilleur plan...cependant il secoua la tête avec résignation avant de poser son sac pour en sortir les herbes sèches.
La salle qui s'étendait devant eux devait monter dans les quelques cinq peut-être six mètres de hauteur en moyenne et se prolongeait trop loin dans les ténèbres pour qu'ils puissent en chercher le bout sans risquer d'attirer plus encore l'attention des chauve-souris. En tendant l'oreille, on pouvait distinguer le ruissellement paisible d'un petit ruisseau souterrain qui traversait la salle. Une odeur fauve infecte collait aux parois, et agressait d'un parfum âcre les narines des aventuriers.
Ils entassèrent les herbes, s'accordant pour ne pas toutes les brûler d'un seul coup, au cas où. Ils conservèrent l'équivalent d'un sac, au total, réparti entre eux quatre.


"Au fait, morveuse...tu disais qu'elles allaient fuir quand on les enfumerait."

"Oui, pourquoi ? Ce n'est pas ce que tu ferais, toi ?"

"Si, mais...elles risquent pas de nous rentrer dedans ?"

Penchant la tête sur le côté, Kurami lui accorda le point pour cette fois. La section de couloir où ils se trouvaient n'offrait pas d'interstice où se cacher, pour éviter de recevoir la nuée sauvage en pleine figure...mais s'ils avançaient plus loin dans la grotte, dans laquelle les chiroptères pouvaient aisément se déplacer, les créatures de la nuit leur tomberaient dessus. S'ils remontaient plus haut, à la recherche d'une cachette, ils s'enfumeraient eux-aussi.

"On ira se cacher dans la salle quand elles commenceront à bouger. Entre la fumée, et la panique d'un mouvement de masse, on devrait être en sécurité."

"Ça fait très "advienne que pourra" votre plan. J'aime pas ça."

La jeune fille faillit répondre "moi non plus", avant de se souvenir que c'était elle qui avait proposé cette idée. Alors ce n'était vraiment pas le moment de saboter leur moral déjà vacillant. Avec prudence, Malcolm essaya de repérer quelques cachettes, à proximité de l'entrée de la salle en promenant le faisceau de sa lampe le long des parois.
Environ deux minutes après, une fois qu'ils essayèrent bon gré mal gré de se convaincre qu'ils étaient prêts, les aventuriers mirent le feu au tas d'herbes, qui s'embrasa aussi, provoquant en une poignée de seconde un brasier étouffant qui noircit rapidement l'air d'une fumée opaque qui leur piqua la gorge. La violente chaleur qui s'en dégagea contrasta brusquement avec la fraîcheur de la grotte, mais les quatre compères oublièrent rapidement cet inconfort lorsque la première chauve-souris cria en déployant ses ailes.
Une seconde à peine après, dix autres l'imitèrent, et elles décollèrent.


"Tout le monde à couvert !"

Rasant le sol, les futurs Hunters quittèrent leur couloir pour se disperser le long des murs de la salle. Trop tôt, cela dit, la fumée n'envahissait pas encore assez la caverne pour forcer les chauve-souris à fuir, et les plus éveillées d'entre elles se jetèrent à l'assaut. Malcolm repoussa la première d'un coup de matraque en pleine figure, et Franky se fendit en avant pour poignarder avec un cri de rage une autre suceuse de sang. L'impact le renversera cependant sur le dos et lui coupa le souffle en heurtant la roche humide. Kurami se fit toute petite dans la première cachette qu'elle crut apercevoir, tandis que David jeta son manteau comme un filet contre une chauve-souris l'empêchant de mordre et de voler. Il préféra cependant aller s'abriter plutôt que l'attaquer lorsqu'elle tomba à terre en se débattant pour se dégager de la veste.

Et puis ce fut le chaos. La fumée tapissait le plafond, et toutes les chauve-souris avaient pris leur envol et se déplaçaient de façon anarchique. Leurs ultrasons à répétitions se perturbaient les uns les autres, et dans leur panique, les mammifères volants se heurtèrent souvent les uns aux autres, ajoutant à leur hystérie collective. Les flammes, intenses, les dissuadaient de fuir par le tunnel alors que la fumée leur imposait de réagir.
Bientôt, les parois parurent vibrer sous l'intensité des cris d'écholocalisation, et les aventuriers furent pris d'une migraine nauséeuse sous ce torrent de vibrations, amplifiées par l'espace confiné. L'air respirable commençait à manquer, alors qu'une bourrasque chaotique agitait la salle, sous les battements frénétiques d'innombrables ailes.
Un cri étouffé se distingua, un bref instant dans cette cacophonie et un objet rebondit sur le sol, mais son claquement se perdit dans la mêlée volante. Paniquées, enfumées, les chauve-souris entraient dans une véritable frénésie et commencèrent à se mordre les unes les autres. Plusieurs d'entre elles, blessées ou totalement désorientées par les parasites créées par leurs semblables, se heurtèrent aux murs et au plafond, privées de tout repère sonore et aveuglées par la lumière du brasier. L'une des créatures s'empala même sur un éperon rocheux, et sa mort aggrava encore la folie de ses pareilles d'un sentiment de péril supplémentaire.

Bravant la peur des flammes, une chiroptère se risqua à emprunter le tunnel, lui aussi totalement enfumé, mais elle savait qu'il menait à l'extérieur. Tout plutôt que de rester dans ce piège. Presque immédiatement, la nuée s'engouffra à sa suite dans une cohue de hurlements et de bousculades. Très peu empruntèrent le tunnel du premier coup, se cognant aux murs, et repartant étourdies...mais d'autres ne redécollèrent jamais. Écrasées par les autres, une poignée se retrouvèrent à plonger en plein dans l'incendie et s'embrasèrent à leur tour. L'une des malheureuses eut la force, terrifiée, de s'envoler à nouveau et sema une panique sans pareille dans la nuée.
Les hurlements d'horreurs furent bientôt supplantés par ceux d'agonie, alors que l'odeur poisseuse, qui emplit le nez et colle à la gorge, de la chair brûlée envahit la grotte aussi sûrement que la fumée.

En moins d'une minute, tout fut terminé. David risqua nerveusement un oeil hors de la faille où il avait trouvé refuge, et s'avança à tâtons. Le brasier avait été intense, et avait rapidement consumé les herbes sèches et il n'en restait que quelques minuscules braises sur le point de s'éteindre, et avec elle leur éclairage. Peu après, Malcolm refit surface en toussant, sa lampe à la main. Eux qui avaient prévu d'étouffer le feu, pour éviter qu'il ne les enfume trop, ils n'en étaient même pas eux le temps.
Un juron, provenant de plus loin dans la grotte, les fit tourner la tête afin de voir Franky se relever. Après le décollage initial, il n'avait pas eu le temps de gagner un abri avant que les chauve-souris ne s'échappent, alors il s'était jeté à terre.


"Bordel ! Ces saloperies m'ont chié dessus !"

Ces compagnons lâchèrent un rire nerveux en découvrant que c'était tout ce qu'il a de plus vrai. Dans leur panique collective, les créatures s'étaient allègrement...lâchées, tapissant de plus belle la caverne de fientes massives, et Franky avec.
Ils toussèrent souvent. L'air était devenu agressif, entre les monstres calcinés qui gisaient piteusement au sol dans des postures grotesques, et la fumée qui peinait à quitter la grotte par le couloir qu'ils avaient emprunté. Il leur piquait les yeux et les faisaient pleurer, tandis qu'ils ne parvenaient pas à reprendre leur souffle, faute d'un apport suffisant de dioxygène.


"Tout le monde va bien ? Personne n'a été mordu ?"

"Elles m'ont chié dessus, putain !"

"Ca va. J'ai été griffé, et je me suis cogné plusieurs fois contre le mur, mais je n'ai pas été mordu."

"Je pensais pas qu'on s'en tirerait si bien..."

"Parce que tu trouves qu'on s'en tire bien !?"

"Oui, dans ton cas en plus, cette douche particulière arrangera ton odeur."

"Salaud ! Attends qu'on sorte d'ici, tu vas voir où je vais te la mettre mon odeur !"

Ils rirent de bon coeur de son infortune, rassuré qu'il soit si vigoureux, signe de bonne santé.

"Et toi gamine, ça va ?"

Pas de réponse. Et la Japponaise était introuvable. Leur bref moment de détente se changea en inquiétude. Elle qui était si petite, si légère...est-ce qu'elle aurait pu être emportée par ce véritable raz-de-marée volant ? Ils commencèrent à la chercher, prenant garde à ne pas promener le faisceau de lumière vers le fond de la salle, celui-ci ayant déjà fait se désagréger quelques pieds supplémentaires d'Herbae Noctalis.

"Gamine ?"

"...c'est quoi ce bruit ?"

Même Franky s'arrêta de rouspéter pour tendre l'oreille lorsque l'angoisse les saisit. Les murs se mirent à résonner d'une vibration sourde qui précéda de peu le battement de nombreuses ailes enragées.

"Elles reviennent ! Aux abris !"

"Et merde ! Pas encore !"

Ils essayèrent de retourner à leurs cachettes, mais sans lumière et sans la panique échouèrent. Malcolm glissa dans le ruisseau, qui avait poli la roche sur son passage et la transformait en véritable patinoire, et heurta durement le sol avant de traverser une partie de la salle sur le ventre, et se résolut à imiter Franky, qui une fois de plus se plaquait à terre, les mains sur la tête pour se protéger. David ne parvint pas à rejoindre sa faille, mais s colla contre la paroi en se roulant en roule.
Plus hystériques que des mégères lors des soldes d'hiver, les chauve-souris débarquèrent de nouveau dans la caverne, totalement déchaînées, se cognant les unes aux autres en griffant et mordant tout ce qui passait à portée. Bien que les candidats de l'examens ne le remarquèrent pas, leur nombre avait légèrement diminué...mais c'était là le cadet de leur soucis.
Dans la confusion la plus totale, les chiroptères traversèrent la caverne, voletant dans tous les sens. Petit à petit, la folie collective se dilua, les créatures de la nuit empruntant d'autres chemins, qui plongeaient plus profondément encore sous les sols de la savane, mais où l'air était encore frais malgré des passages plus étroits. Après quelques minutes, qui parurent des heures, toutes les bêtes avaient à nouveau disparu. Pour de bon cette fois, espérèrent les aventuriers.
Franky fut le premier à se manifester, par un joli torrent de vilains mots.


"Arrête un peu de gueuler, t'es pas tout seul cette fois à y être passé."

"Bien fait pour ta gueule !"

"Moi en plus j'suis trempé, alors ferme-la pour changer."

Soulagé que ses "compagnons" semblent en bonne santé, David s'inquiéta toutefois de ne toujours pas avoir de nouvelle de la petite bleue.

"Qu'est-ce qui s'est passé ? Pourquoi elles sont revenues, alors qu'elles ne nous ont même pas regardé ?"

"Z'ont p'tet encore plus peur du soleil que du feu ? Tu sais, comme les vampires."

"J'en doute. Je pense plutôt que quelque chose les a empêché de sortir..."

Un doute terrible assaillit alors David, qui se faisait une vague idée de la réflexion de Malcolm.

"Ou quelqu'un ? Quelqu'un qui aurait par exemple bouché la grotte ?"

"Vous voulez dire qu'on est enfermés ici !? Pas question ! Même s'il faut creuser à coup de dents, on va dégager de ce trou à rats !"

"Du calme Arthen. Tout d'abord on ignore "comment" c'est bouché, si plusieurs personnes s'y sont mises, on n'y arrivera pas sans outils. Et surtout, on n'y arrivera certainement pas dans les temps."

"Le temps de remonter, de dégager le passage, et de retourner jusqu'à l'examinatrice...on risque d'être trop court. Si on avait eu des explosifs je dis pas, mais..."

Il jeta un regard vers ses partenaires, espérant peut-être, sans trop y croire, qu'ils auraient cette solution miracle avec eux...hélas, non. Malcolm secoua la tête, et Franky - ou plutôt Arthen - croisa les bras en tirant une tronche de trois pieds de long.

"Alors quoi ? On a perdu, c'est ça ?"

"Pas nécessairement. Les chauve-souris ont bien disparu quelque part ! Je ne serais pas surpris qu'il existe une autre sortie, sinon elles ne se seraient pas enfuies ainsi."

David sentait bien qu'il essayait de se convaincre lui-même. Sa théorie était bancale, les chauve-souris pouvaient très bien avoir simplement paniqué en se sentant piégée dans un couloir entièrement enfumé, et que l'entrée probablement bouchée était leur seule issue... Et même s'il avait raison, qu'il existait bel et bien une autre voie, celle-ci pouvait très bien être inaccessible aux humains. Par exemple, s'il s'agissait d'une cheminée naturelle, d'un puits vertical. Si la sortie était à plusieurs mètres de haut, c'en était fini pour eux. De plus, si par miracle, une sortie à leur portée existait...elle pouvait tout aussi bien se trouver à une heure de marche à l'aveuglette, qu'à plusieurs jours de voyage.
Arthen, sous ses airs de bourrin, le comprenait vraisemblablement aussi.


"En gros on va filer à l'aveugle, en espérant tomber sur un coup de chance géologique ?"

"C'est notre dernière chance de réussir l'épreuve...et peut-être de sortir d'ici."

Malcolm tira son téléphone de sa poche, un vieux modèle, le genre massif, compact, mais très robuste. Du genre qui ne craignait pas même d'être partiellement immergé. Il le consulta, et pris une grande inspiration.

"L'épreuve finit dans un peu moins de trois heures. Voilà ce que je vous propose : Durant ce laps de temps, on va explorer ces grottes et chercher une sortie. C'est notre seule chance de passer l'examen. Si, à dix-huit heures, nous sommes toujours enfermés ici, on reviendra sur nos pas et on essayera de dégager la sortie."

Le moral était au plus bas, mais Malcolm faisait de son mieux pour entretenir l'espoir. Certes, l'inconnu les attendait dans les ténèbres de la caverne, mais rien ne leur indiquait qu'ils étaient condamnés. De plus, ils avaient trouvé la fameuse Herbae à collecter, et si l'échec semblait leur tendre les bras, le nouveau chef de groupe soutenait toutefois qu'ils survivraient.
Sur cette note positive, ils entreprirent de fouiller la caverne pour retrouver la Japponaise, qui était toujours portée disparue. Ils eurent beau l'appeler - Schtroumpfette ou gamine - elle ne répondait pas. Les trois hommes commencèrent à craindre le pire pour elle, car tout avait pu lui arriver depuis le début de l'opération "enfumer les souris dégarnies".
Enfin, David l'aperçut, presque par hasard.


"Les gars ! Je l'ai retrouvée !"

La pauvre fille s'était glissée dans une petite crevasse, disparaissant jusqu'aux hanches dans le sol, et s'était réfugiée en boule contre la pierre, prostrée, les bras autour des genoux et le menton posé dessus. Elle était vivante, et paraissait indemne, pourtant la fillette ne réagissait pas quand ses compagnons l'appelaient.
David demanda aux autres de le retenir, pour ne pas qu'il glisse, alors qu'il se penchait pour attraper la gamine et l'extraire de sa cachette. Immédiatement, elle s'agrippa de toutes ses forces à lui, enfouissant son visage contre sa poitrine.


"Qu'est-ce qu'elle a ?"

"Je crois qu'elle est en état de choc...elle tremble comme une feuille."

Et c'était peu de le dire ! David avait l'impression qu'elle vibrait plus qu'un moteur à plein régime. Il essaya d'aller la poser un peu plus loin, pour qu'elle puisse reprendre ses esprits, mais impossible de lui faire lâcher prise. Même quand ses deux compères lui prêtèrent main-forte la gamine restait résolument accrochée, et plus ils tentaient de lui faire ouvrir les mains, plus elle les serrait.

"On n'a pas le temps d'attendre qu'elle se remette...il faut continuer. David, tu arriveras à la porter ?"

"Si le terrain reste comme il l'était, ça devrait aller. Elle n'est pas très lourde."

"Bien. Ramassons cette foutue plante alors, et allons-y."

Ils approuvèrent, et Malcolm dirigea son faisceau vers le plafond, afin d'obtenir un minimum de luminosité pour éviter une crevasse, et laissèrent Arthen patauger dans les fientes en baragouinant tout un tas de mots fleuris, et mêmes quelques-uns que David ne connaissait pas, pour retrouver les plantes au toucher et les ramasser.

"Elles ne s'étaient pas effritées quand même, la dernière fois ?"

"Si, et je me demande si..."

"De...l'eau..."

Sa voix était si faible, qu'ils faillirent ne pas la remarquer. Elle répéta toutefois, et ils comprirent son message.

"Tu veux de l'eau ?"

"De l'eau...les fleurs...dans l'eau..."

"Bien évidemment. C'est ce que je me disais aussi, ces plantes semblent pousser sur un terrain fertilisé par les fientes théorie vérifiée d'ailleurs par notre ami Arthen...

"Tu veux que j'te vérifie la gueule ?"

"Mais pas en dehors des ruisseaux. On va sacrifier une gourde ou deux, afin d'y mettre quelques Herbae Noctalis."

"Genre deux gourdes, avec une à deux fleurs par personne chacune ?"

"Exactement."

Ils mirent alors leur plan à exécution, remplissant les gourdes avec l'eau de la minuscule rivière, au cas où, et durent cueillir à nouveau plusieurs plants d'Herbae, une fausse manip les ayant fait se changer en cendres suite à une exposition directe à la torche. Arthen et Malcolm - qui révéla s'appeler en vérité Ermett - s'en chargèrent seuls, alors que David s'efforçait de rassurer Kurami, qu'ils recouvrirent d'une autre veste ne lâcha pas un seul mot de plus.
Leurs préparatifs effectués, ils cachèrent les gourdes en métal contenant leur précieux chargement dans leurs sacs. Arthen se donna même la peine d'envelopper la sienne dans la veste que David avait jeté sur la chauve-souris un peu plus tôt, avant de la fourrer dans son paquetage.
Désormais fin prêts, ils ne leur restait qu'à trouver une sortie.

Ils progressèrent, à une vitesse irrégulière à cause des aléas du chemin et des virages, vers une destination incertaine. La bonne nouvelle, qui les encouragea à espérer que leur choix était le bon, c'est qu'ils ne rencontrèrent pas d'autres niches à chauve-souris géantes. Le quatuor en croisa quelques unes sur la route, des blessées, voire agonisantes, qu'il s'empressèrent d'achever, mais elles n'étaient que les malchanceuses de la nuée qui s'était enfuie.
Puisqu'elles ne revenaient pas, soient elles étaient toutes mortes sur la route - assez improbable cependant - soit il y avait bel et bien une sortie...ou alors la grotte s'étendait à l'infini sous la savane et ils mourraient tous de fatigue avant d'en apercevoir le bout. Cela dit, ils préféraient rester optimistes.

Et le groupe en avait bien besoin ! David fatiguait malgré tout de porter la jeune fille, et l'impression étouffante de ces boyaux de pierre n'aidait pas à se détendre. Le temps leur était compté, et le moindre son se répercutait, déformé, étiré. Parfois, ils butaient dans un petit caillou, dont les rebonds faisaient ricocher le "poc-poc" sur les parois sans fin. De temps à autre, ils passaient à côté d'une jeune stalactite, qui gouttait paresseusement, produisant un bruit de bulle qui éclate à intervalles réguliers lorsque la petite perle d'eau s'écrasait par terre. Dans quelques dizaines de milliers d'années, il s'y dressera une colonne, qui évoquera peut-être elle aussi la cousine de Rabast.
Pour garder un tempo, la continuité inébranlable de la caverne faisant perdre toute notion du temps et de la distance, Ermett vérifiait régulièrement son téléphone et leur décomptait toutes les cinq minutes. Kurami elle, restait agrippée à son porteur, mais tremblait un peu moins. Toutefois, elle restait prostrée dans son mutisme.

Lorsqu'ils avaient un doute, quand deux chemins s'offraient à eux, ils essayaient de suivre le plus sale, celui qui puait le plus - dans les deux cas, un signe du passage favorisé par les chiroptères - ou celui qui paraissait monter. A force de gambader, ils finiraient bien par arriver quelque part !
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Dim 23 Déc - 13:01
Après son échange avec le groupe, Visiteur resta perplexe. Non pas à cause du refus car il était déjà habitué mais par le blondinet qui disait qu’il restait encore plus de cinq heures en pointant le soleil. Soit il faisait semblant pour se donner un argument pour pouvoir refuser, soit alors il croyait s’y connaitre ou tout simplement c’était un idiot. Il provenait de la savane donc il avait déjà perdu du temps sur une ou plusieurs fausses pistes avant de se diriger vers les montagnes. Tout cela il croyait l’avoir fait en quelques minutes ! Peut être l’œuvre du mystérieux manieur de nen, Visiteur savait que le nen était pleine de surprise mais jamais il n’aurait pu imaginer un pouvoir permettant d’effectuer un décalage temporel tout en forçant l’individu à y croire tout en nonobstant l’incohérence que cela pouvait engendrer. Est-ce que c’est son activation qui s’était traduite par l’évaporation de l’aura de cette personne ? Ou bien il s’agit d’une autre technique utilisée en supplément ?

Celui qui surpris, agréablement le détective, fut le petit au katana. Son langage corporel avait trahi une intense réflexion lors de son écoute de la proposition. En outre, il était le seul à avoir supposé que le détective aurait pu les suivre ou tenter tout autre coup bas. Or le supposé leader n’avait pas pris en compte cela. Sa petite menace était drôle, Visiteur y répondit par un sourire.

« Belle déduction, petit gars. Mais ton katana est-il utile contre une arme à feu de gros calibre de courte et moyenne portée ? Me tourner le dos aussi naïvement aurait pu sonner la fin de tout votre petit groupe. » Pensa-t-il.

Suivre le groupe était bien tentant toutefois si la théorie sur la capacité de nen de « celui-là » s’avéra vraie ou proche de la réalité, Visiteur ne saurait absolument pas quoi faire face à lui.

« Il faut vraiment que je maitrise le nen le plus vite possible. Mais pour l’heure direction le stand de l’examen ! » Se dit-il.

Sans demander son reste, il se mit à courir pour y arriver le plus tôt possible parce que le temps, il n’en avait plus assez. Après une bonne trentaine de minutes, il arriva au stand en sueur ceci grâce à la course effrénée et au soleil déterminé à ne pas aller se coucher. Le stand était déjà bondé, un bon nombre de candidats avait déjà trouvé la plante. Fait notable, ils maintenaient tous une distance d’environ 2 m les uns par rapport aux autres pour éviter tout contact physique. Certains cachaient leurs précieux, d’autres les tenaient dans des contenants de taille diverse remplis vraisemblablement d’eau. Lorsqu’un candidat remettait le sésame, il couvrait toujours la plante.

« Mais pourquoi le cacher même devant l’examinatrice, ça frise la paranoïa. » marmonna le détective.

La réponse, il obtint quelques instants plus tard, lorsqu’un candidat insouciant se précipita pour remettre la plante, l’exposant ainsi à la lumière. Le malheureux posa les mains sur la tête, signe de sa profonde déception d’avoir échoué si près du but.

« Elle a brûlé ! » s’étonna Visiteur. « Une minute, ça me rappelle les cendres que j’ai trouvé sur le corps de ce malheureux. Ce n’était donc pas le nen le coupable, mais la lumière. A cause de la pression du chronomètre qui tournait et mon manque d’expérience sur le nen, je me suis précipité. Aurais-je enfumé des innocents. Merde ! ».

Tandis qu’il était en pleine réflexion, une candidate s’approcha de la foule.
- DONNE MOI UNE PLANTE SUR LE CHAMP SIN...

Elle n’eut pas le temps de finir sa phrase qu’elle avait déjà été troué de toutes parts par différents projectiles. Personne n’avait l’intention de se faire marcher dessus en ce lieu. Hormis des petites natures qui regardaient, le corps sans vie, horrifiées. Visiteur alla inspecter le cadavre car cette femme avait les potentiels moyens de sa politique.

« Euréka de la dynamite ! Ça devrait m’aider à ouvrir le passage pour obtenir mon ticket. »

Consultant rapidement sa carte, il vu que son potentiel point de sortie se trouvait à 15 minutes du stand. Il s’y rendit sur le champ. Sur les lieux, il installa rapidement la dynamite mais lorsqu’il voulut mettre la mise à feu, il entendit des sanglots. Voulant prévenir la personne, il alla à la rencontre de cette jeune femme musclée au teint mat.

- Bonjour, navrée de vous déranger mais il va bientôt avoir une explosion alors il faudrait peut-être vous mettre à l’abri.
- Euh, oui.

Le duo se mit à couvert et l’explosion eut lieu sans encombre. Le trou formé n’était pas si profond que ça mais c’était suffisamment pour son plan car si ses estimations étaient bonnes alors à ce niveau les passages souterrains remontaient donc il lui fallait creuser un trou pas très profond pour les atteindre.

- Maintenant, il me faut creuser un peu plus en profond et c’est bon.
- Pourquoi voulez-vous creuser l’épreuve est presque terminée de toute façon…
- Ho, bien sûr que ce n’est pas encore terminée. Si vous m’aidez, ça devrait aller plus et on pourra encore continuer l’examen.
- Vous en êtes sûr ?
- Bien sûr que non, mais qu’avons à perdre !
- D’accord, que voulez que je fasse.
- Creuser, juste creuser.
- Compris, je m’appelle Koroba Tenil et vous ?
- Visiteur.
- Non, je suis natif de ce pays.
- Je m’appelle Visiteur.
- Sans blague ?
- C’est compliqué…
- D’accord Visiteur.
- Mince, je n’ai pas d’outils pour creuser.
- Moi si en plus d’une corde longue et solide.

La chance semblait revenir sur le détective et le duo se mit immédiatement à l’œuvre. Au bout d’une trentaine de minutes, ils débouchèrent effectivement sur un passage souterrain.

- Et maintenant ?
- On remonte, rester dans le passage n’est pas profitable pour nous. Et puis on attend.
- Et si…
- Je sais, je sais.

Ils remontèrent et attendirent en ayant bien sûr retirer leur corde. Quelques instants seulement après, une très mauvaise odeur se dégagea du trou. De plus en plus forte, visiblement, elle se rapprochait. Des voix se firent entendre dont un juron se fit entendre.

- Putain, il n’y a pas de sortie ou quoi ! Merde !
- Regarde de la lumière, c’est peut-être une sortie mais prudence.

La chance était vraiment revenue du côté de Visiteur, il était temps de commencer la négociation.

- Bonsoir mes amis coincés au fond du trou.
- Putain c’est qui qui parle ?
- C’est un candidat comme vous. Bon passons, nous sommes prêts à vous aider mais ce n’est pas gratuit. Nous n’avons pas de plantes de notre côté et bien sûr nous avons l’intention de passer cette épreuve. Nous sommes deux et ne pense pas à essayer de nous séparer.
- Donc vous voulez deux plantes ?
- Exactement.
- Après tous ensemble, on rejoint le stand. Ma copine va vous remonter et moi vous braquez avec mon joujou. Pas de coup fourré, nous sommes au courant pour l’eau et la lumière. Ah oui, il reste vingt minutes et on est à quinze minutes de course du stand. Un combat serait en aucun cas profitable pour nous tous.
- Alors qu’en dites-vous ?








La société actuelle se complaît dans l'acceptation du vice sous toutes ses formes, soyez bienveillant et ne cédez pas face à cette tendance.
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Sam 29 Déc - 13:30
L'examen des hunters, Delta veut le passer pour voyager librement, d'autres veulent le passer pour l'argent, pour la gloire, pour la puissance des fois. Une véritable foule d'intermittents du spectacles. Avec cette foule de débile, Delta attendait l'annonce du début de l'examen, l'Acerbo n'est pas particulièrement à l'aise dans une situation d'examen, mais cela ne devait pas être bien différent de ce qu'il fait quotidiennement. Dans la foule, beaucoup parlent d'à quel point l'examen des hunters est une épreuve quasiment insurmontable, c'est probablement faux, mais voulu ainsi. Si on part du principe qu'une épreuve plus dure attirera plus de maboule surpuissant, d'amateur de défi de taille et de combattants expérimentés, c'est bien plus bénéfique de continuer à faire croire que l'épreuve est insurmontable, le tout est de savoir comment ils font croire ça. Cela étonnerait beaucoup qu'ils payent les inscrits pour compliquer l'épreuve, mais c'est tout de même possible, faire confiance aux participants n'est donc pas la meilleure idée là tout de suite. Cependant, ils pourraient être utiles, si jamais l'épreuve venait à être quelque chose dont l'Acerbo n'avait pas connaissance, il n'aura qu'a regarder la réactions des participants et suivre celui semblant s'y connaître le mieux. La savane n'aide pas vraiment l'anémique, il fait une chaleur de plomb ici, ce n'est pas vraiment aidé par ses bandages, on se croirait dans un désert, le point positif c'est que si une lame s'approchait de son champ de vision, il verra le reflet de la lumière dans la lame.

Une femme se mise à parler, ce que Delta prenait pour une autre participante, se révèle être la gérante de l'épreuve. Pour sa défense ce n'est que la seconde ou troisième fois qu'il voit un hunter et ceux qu'il avait vu était des armoires à glace. Mis à part qu'elle est toute mignonnette, celle s'identifiant comme une Botanic-Hunter semblait que très peu à l'aise avec cette épreuve, peut-être était-ce la première qu'elle donnait, impossible à dire, elle a peut-être juste du scrupule à devoir donner une épreuve et devoir expulser une bonne partie des concurrents. Delta ne tarde pas à faire son analyse de la foule, aussitôt le terme "Botanic sortit" les réactions pouvaient se voir, certains ricanaient, ce sont ceux qui s'y connaissent le moins sans aucun doutes, pas intéressants donc. Ceux qui cependant soupiraient de soulagement étaient déjà bien plus susceptible d'aider. Parmi la foule, seule une dizaine eux cette réaction, décevant, mais ce n'est pas si grave. Lui même ne connaissait que les plantes médicinales et les poisons, le stricte minimum cependant, il ne serait pas les faire pousser ou le lieu précis de leurs pousses, il sait juste comment extraire ce qui l'intéresse de ces plantes.

Seconde information qui permettra à l'Acerbo de choisir qui suivre, le nom de l'objectif, Herbae Noctalis, une plante dont il ne connaissait presque rien, si ce n'est qu'elle ne pourrait jamais pousser à l'air libre, surtout dans une savane. Il avait entendu sa sœur, Bêta de son surnom, se plaindre des livreurs incompétents qui gâchait les échantillons de cette plante, faut dire que lorsque bêta criait on ne pouvait que l'entendre. Une seule personne semble un minimum serin à l'entente de ce nom, l'anémique ne se prive pas de se rapprocher de lui, c'est l'heure de la filature. Aussitôt le top-départ donné que Delta suivit sa cible, masquant le bruit de ses pas, taisant au maximum sa respiration et suivant d'assez loin pour ne pas être vu à moins que sa cible ne se retourne entièrement, ce qui est plutôt rare, même pour ceux pensant être pris pour cible. Dans la grande majorité des cas ils laissent un très faible angle mort, ne préférant pas perdre de temps - celui ci étant compté dans ce contexte - en se retournant, une chance que la tête ne puisse se retourner à 180°. Delta douta plusieurs fois, avait-il suivit la bonne personne ? Celle ci paraissait plutôt perdue par rapport aux autres, regardant partout mais nulle part à la fois, pourquoi ?

Delta avait du temps à perdre, il réfléchit à l'épreuve seul, au cas où sa cible mourrait ou disparaissait pour x ou y raison. Herbae Noctalis, c'est la seule information qu'un individu lambda a sur cette plante, Delta sait qu'elle est apparemment capricieuse, capricieuse à cause de quoi, peut-être à cause du soleil, elle a bien noctalis dans son nom. Le problème ici est que le soleil il tape dur et qu'il y a pas beaucoup d'arbre, si c'est une plante nocturne, ou du moins une plante sensible à la lumière, elle se serait développée dans un milieu plus sombre et plus riche en minéraux comme une forêt dense ou une grotte sous-marine. une grotte, c'est peut-être là qu'il faut chercher, même si ça parait improbable, l'improbable arrive très souvent.

La cible de Delta s'engouffre dans une grotte, hypothèse validée, il ne reste plus qu'à attendre que sa proie sorte pour lui demander la fleure contre sa vie, ou sa protection si il y a plusieurs fleurs. Quelques minutes passent, aucun signe de sa cible, il s'engouffre alors dans la grotte en longeant les parois, la lumière semble fuir la grotte, au vue de l'odeur Delta aussi a bien envie de la fuir. Il s'avance, ses yeux s'adaptant un minimum mais lui permettant à peine de voir ses avant-bras. Une fois en bas, il heurte sa cible, évanouie à cause de l'odeur sans doutes, il le tâte, il est blessé, mais a la fleur, il comptait la mettre dans un bocal d'eau, lui même couvert d'aluminium, ne se posant pas plus de question, il termine de mettre la fleur dans le bocal et de mettre la protection d'aluminium, laissant le malheureux à son sort. au mieux il se réveillera, au pire il ne le fera pas, ce n'était pas son soucis.

Il ressort de la grotte, sans avoir taché son beau costume noir et après une heure ou deux de filature, parfait. La fleur est dans la boite avec un peu d'eau et de l'aluminium tout autour, est-ce vraiment nécessaire ? Il ne sait pas mais ne prendra pas le risque de le vérifier. Direction le point de départ, l'Acerbo a une soudaine envie de courir, il courut donc sans faire de bruit vers le comptoir, un simple aller-retour en somme, il s'attendait à se faire embusquer, mais même pas, peu de personne était déjà au comptoir, deux ou trois tout au plus, il semblerait qu'il reste encore assez d'espoir aux participants pour éviter de faire ce genre de disgrâce, dommage. Il dépose la boite sur le comptoir de sorte à ce que l'ombre qu'il projette se projette sur la fleur tandis qu'il montrait que c'était la bonne fleur. Une fois ça validé, il se posa à l'écart du comptoir, attendant que quelque chose se passe, quelque chose de divertissant. Sentant que l'épreuve touche vers son point culminant, il doubla la distance de sécurité qu'il avait par rapport au stand, ce serait dommage d'être blessé dans un coup d'éclat des participants restant.

- hey ! Pourquoi ce mioche ne va pas chercher la fleur comme tout le monde !

- Il se trouve que le jeune homme a déjà rendu sa fleur il y a quelques heures de ça et a donc par conséquent fini cette épreuve.

Comment ?! Un marmot à peine sortie des jupons de sa mère a déjà fini l'épreuve ?! impossible !

- Il a du être pistonné c'est sûr !

- Tu vas voir le sort qu'on réserve aux pistonnés !


Il en a fallu du temps pour que de l'action sonne à la porte de l'anémique, trois mecs baraqués et visiblement sur les nerfs que leurs recherches n'aboutissent à rien. La frustration se lit sur leurs visages, une frustration compréhensible, après tout certains pourraient devenir hunter si cette épreuve avait été une épreuve de force ou d'endurance, mais ce n'est pas le cas et il faut faire avec. Raisonner ces gens serait contre-productif, aussi Delta avait envie de se dégourdir les jambes et enfin rien n'interdisait de tuer. L'acerbo se leva donc puis leva la main gauche, comme pour poser une question à un professeur.

- Ayant fini l'épreuve, si je venais à avoir une altercation avec un participants, cela portera préjudice à l’obtention de ma licence ?

- Nullement.

Une bonne nouvelle, enfin. Delta se relève et regarde les trois musclés, l'un d'eux, bouillant de rage, donne un direct du droit à l'anémique. C'est un bon coup, rien de spécial à dire dessus, il est juste lent. Delta décale sa tête sur le coté pour esquiver et casse l'os de l'avant-bras de son opposant avec le manche de son épée, toujours logée dans son fourreau. Un cri de douleur plus tard, c'est le fourreau qui brise la mâchoire inférieure de ce même type, qui trouve rien de mieux que de poser le genoux à terre, permettant à l'anémique de lui briser ce qui restait de son crâne avec le talon de sa chaussure. Un des deux restant sort une arme à feu, à la bonheur, cela faisait deux ans ou trois que Delta n'avait pas tiré à l'arme à feux, une brisure de poignet avec la paume suivit par la récupération de l'arme plus tard, le (équivalent du glock 26 dans hunterxhunter) se retrouve dans les mains de l'Acerbo qui vida le chargeur sur son ancien possesseur avant de jeter l'arme au visage du troisième membres qui en tombe à la renverse.

- J-je t'en pris m-me tue pas !

La seconde suivante, le fourreau de l'épée écartelé son orbite en broyant tout sur son passage. Delta se rassit plus loin, n'étant que peu taché, mais cela ne se voyait pas sur son costard noir. En attendant la fin de l'épreuve, il nettoie en silence son épée.
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Jeu 3 Jan - 22:00
Mary était resté près de la femme pendant très longtemps mais celle-ci ne semblait pas chercher quelque chose en particulier, ce n’était pas possible, on aurait cru qu’elle se baladait et pourtant Mary était sûr que cette femme l’amènerait à bon port. La femme se retourna brutalement et regarda Mary droit dans les yeux, en fait, c’était un homme que Mary avait confondu en le voyant de dos avec sa démarche féminine. Mary était pétrifié et ne voulait plus bouger, elle était comme qui dirait en stand-by. L’homme s’approcha d’un pas lent et la regarda de haut, il était vraiment grand.

- Je sais que tu me suis depuis tout à l’heure petite, tu aurais dû me demander de l’aide au lieu de me suivre comme une petite espionne. Et puis tu n’es vraiment pas discrète.

Mary ne comprenait pas, elle avait tout fait pour être la plus discrète possible mais il l’avait quand même remarqué, elle n’était pas la plus furtive sur terre mais quand même.

- Je… Je… Excus… Excusez-moi, j’avais un peu peur de vous aborder et puis je pensais que vous étiez une femme.

L’homme avait l’air outré et regardait Mary d’un air bizarre et lui tira une oreille.

- Qu’est-ce qu’une petite peureuse comme toi fais dans un examen hunter ! Tu cherches à mourir ou quoi ?! Tu vas rester avec moi et à la fin de la première tu abandonneras d’accord ?

Mary fit oui de la tête, elle ne savait pas trop ce qu’elle ferait une fois la première épreuve terminée. Cet homme avait peut-être raison, elle devait sûrement être trop faible et à force de voler trop près du soleil ses ailes pourrait se brûler. A ce moment précis elle était un peu démoralisée, l’homme remarqua cela et tenta de la conforter.

- Tu sais cela ne veut pas dire que tu ne pourras pas retenter ta chance, être accepter à l’examen est déjà un grand pas, surtout à ton âge. D’ailleurs je m’appelle Frejus et toi ?

- Je m’appelle Mary.


Frejus se mit à marcher suivi de Mary, leur duo était on ne peut plus bizarre, on aurait dit un père et sa fille marchant tranquillement dans la savane. Mary était intrigué par la grenouille qui était posé sur l’épaule de Frejus et était tellement curieuse qu’elle ne pouvait pas se retenir.

- Pourquoi t’as une grenouille sur l’épaule ?

- C’est mon ami, j’aime bien les animaux et j’ai cette grenouille depuis longtemps.


Mary ne semblait pas satisfaite de la réponse mais ne dit rien d’autre. La grenouille faisait en fait partie du Hatsu de Frejus qui était aveugle, sa grenouille lui servait « d’œil », mais cela Mary ne pouvait pas le savoir. Ils continuèrent et arrivèrent finalement devant une grotte, Frejus expliqua à Mary les caractéristiques de la plante et ceux pourquoi il cherchait une grotte. Alors il lui demande de rester devant et de l’avertir si quelqu’un s’approchait. Ça n’allait pas être dur de repérer quelqu’un qui arrive dans la savane. Mary était planté là, depuis une demi-heure déjà est Frejus n’était pas sorti alors elle décida de rentrer pour voir ce qu’il faisait. Elle rentra et vit plusieurs grosses chauves-souris mortes, il s’était sûrement battu et les avait tués. Plus elle s’avançait et plus le nombre de cadavres augmentaient, il avait fait la guerre aux chauves-souris ou quoi ? Arrivé au bout du tunnel ce qu’elle vît la fît sursauter et elle se mit aussitôt à genoux à côté de Frejus, il était mort. Elle pleurait à chaude larmes.

- Lève-toi Frejus s’il te plaît, on devait terminer la première épreuve ensemble, s’il te plait !

Elle sanglotait, même si elle ne le connaissait pas depuis longtemps elle savait que Frejus ne voulait que son bien et sa mort l’attristait beaucoup, elle avait compris la notion de la mort et l’importance. La mort ne prévient, elle nous guette à tout moment. Mary essaya de tirer Frejus par le bras pour le sortir de la grotte, il n’y arrivait pas. Elle sortait elle essayait déjà de reconstruire son petit cœur qui avait reçu un choc violent. Elle ressenti le choc, le déni, la colère, la tristesse, la résignation et l’acceptation. A ce qu’il paraît, ce sont les étapes par lesquelles l’être humain doit passer à l’annonce de sa mort prochaine et de celle d’un proche. Mary haïssait désormais l’examen hunter et voulait en finir au plus vite, elle marchait sans savoir où, elle ne voulait pas retourner dans la grotte prendre une de ces maudites fleurs là-bas, elle avait une idée. Elle alla sur la plus haute dune, sortit son crayon et son cahier et décida de dessiner le paysage. Sur son dessin elle avait rajouté sa mère et elle se tenant la main et marchant. Mary avait abandonné l’examen hunter et décida qu’elle préféré regardait l’horizon et dessinait.
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Ven 4 Jan - 14:29
Cadencé par le vocabulaire fleuri d'Arthen qui meublait l'espace à lui tout seul, ils progressèrent dans des couloirs interminables, qui parfois ne menaient nulle part...ou au contraire trop loin. Sous le décompte régulier d'Ermett, ils avaient rencontré culs-de-sac, fosses étroites et une caverne inondée. Cette dernière ébranla quelque peu leur résolution déjà fragile, car elle était suffisamment grande pour que les chauve-souris aient pu l'emprunter et elle représentait leur dernier chemin viable du moment. Brièvement, Ermett songea qu'ils avaient eu de la chance qu'il ne pleuve pas depuis quelques temps, sans quoi la grotte aurait peut-être été entièrement remplie d'eau.
Avec son habituel empressement, Arthen suggéra de la traverser. De toute façon, soient ils étaient déjà trempés de toute manière, soient ils auraient tôt fait de sécher une fois de retour sous le soleil de la savane. Ce n'était que de l'eau après tout ! Mais ses compères ne partageaient pas son optimisme. Ni l'un ni l'autre ne s'y connaissaient suffisamment en dédales souterrains pour déterminer si l'eau était "habitée" par une quelconque créature qui ne leur ferait certainement pas que des câlins, mais Ermett et David savaient que cette étendue liquide pouvait être le piège le plus dangereux d'une grotte : Un siphon.
Invisible et sournois, et un peu ridicule quand on le compare à un bête évier de cuisine, un siphon était un tourbillon d'eau, créé par l'engouffrement de l'eau dans un passage étroit, comme c'est souvent le cas dans les cavernes, et provoquait une aspiration parfois terrible. Une fois aspiré, il était tout bonnement impossible de s'en sortir, à tel point que même un plongeur professionnel sur-équipé serait condamné à mort si ses collègues n'ont pas le matériel pour le repêcher.

Mais Arthen n'en démordait pas, et soutenait mordicus qu'il fallait traverser, ce à quoi David rétorquait qu'ils risqueraient leur peau pour pas grand chose. Ermett les laissa rapidement à leur argumentaire et balaya plutôt le fond de la grotte de sa lampe-torche à la recherche d'une ouverture, d'une piste qui pourrait leur indiquer le passage des chauve-souris, et une sortie. Par acquis de conscience, il éclaira aussi le plafond et grimaça.
Anarchiste convaincue, ou pauvre bête égarée qui s'est posée après le mouvement de panique ? Impossible à savoir, mais le fait était que l'une de ces satanées chiroptères était suspendue à la voute basse de la caverne inondée, et déplia ses ailes lorsque le faisceau lumineux l'agressa. Arthen ne perdit pas de temps, et tira de sa botte un couteau qu'il projeta sur la créature, qui glapit d'un cri sec avant de tomber à l'eau. Le couteau était perdu, mais l'échange valait le coup selon lui. Kurami s'était à nouveau repliée sur elle-même lors du trépas de la bête.
Ils vérifièrent plus attentivement la salle, sans trouver d'autre locataire apparent, et David repéra ce qui pouvait être leur salut. De loin, ça ressemblait tout au plus à un simple creux dans la roche, mais ça pouvait bien être un passage. La question restait de savoir comment traverser. Et comme parfois, la solution la plus simple est la meilleure, Arthen se jeta à l'eau.
Ne possédant pas de cordes - n'ayant pas pensé à prendre celle que Rabast avait sur lui - ils regardèrent avec angoisse le vigoureux bonhomme longer la paroi. Malgré sa bravade, il ne faisait pas le fier en craignant d'être englouti par les flots à tout moment...mais il avançait, petit à petit, pas après pas. Ermett faillit avoir une attaque lorsque son ami glissa et disparut jusqu'à la poitrine dans l'eau, et fut infiniment soulagé de l'entendre vociférer mille malédictions peu distinguées. Lui qui s'était tu depuis qu'il avait pénétré l'onde glaciale retrouvait enfin ses bonnes vieilles habitudes.

Sans encombres, sinon d'être frigorifié jusqu'aux os à cause de la flotte dont les nombreux adjectifs ne seront pas décrits ici, le joueur de couteaux atteignit l'autre rive et leur fit signe. N'étant plus à ça près, il traversa dans l'autre sens pour les aider à le suivre sur ce qui semblait être un chemin sûr. L'un après l'autre, ils se glissèrent dans le mini-lac à l'apparence paisible...excepté la chauve-souris crevée qui flottait à la surface et en polluait la teinte.
Kurami seule échappa à la morsure des eaux, son porteur la soulevant autant qu'il pouvait en prenant garde à ne pas glisser. Ils jetèrent ensuite un œil de plus près à la potentielle ouverture, qui par chance répondait à leurs espoirs. Elle n'était pas bien grosse, et montait de façon assez raide, mais si ça ne ressemblait pas à un chemin, alors rien n'y ressemblerait. Ils attaquèrent sa montée en claquant désormais des dents, et Arthen eut la "merveilleuse" idée de chanter une chanson des plus crues pour leur redonner du coeur. Si Ermett était partagé entre pousser la chansonnette avec lui, ou se désespérer qu'il fasse autant de boucan en terrain hostile, David lui craignait plutôt pour l'innocence de la Japponaise qui ouvrit de grands yeux ronds dès le deuxième couplet.
Reprenant son décompte toutes les cinq minutes, Ermett leur ouvrit le chemin, et suggéra une halte lorsqu'ils trouvèrent un espace un peu plus large, où ils pourraient tous plus ou moins s'asseoir un peu. La journée se faisait aussi longue qu'éprouvante.

David tout particulièrement apprécia la pause durant laquelle il put enfin déposer la jeune fille qui avait passé le plus gros de l'examen à le lester d'une manière ou d'une autre. Elle se recroquevilla à nouveau, entourant ses genoux de ses bras avant de poser le menton dessus, mais elle semblait aller mieux. Encore un peu frissonnante, probablement autant à cause du froid qui régnait dans ces grottes que de l'état de choc au cours de l'incendie, elle bougeait toutefois un peu et suivait du regard ce qui passait à proximité.
Tandis qu'Arthen partait faire sa miction, Ermett vérifia l'heure et leur annonça seize-heure dix-neuf. Il leur restait un peu plus d'une heure et demie avant la fin de l'épreuve...mais bien que trempés, épuisés et pour certains couverts de fientes de chauves-souris géantes, ils étaient vivants, entiers et avaient bon espoir d'être sur un chemin de sortie.


"Ça va gamine ? Tu te remets ?"

Morose, elle hocha doucement la tête, encore plus lente dans ses gestes qu'à son habitude.

"Tu veux en parler ? Qu'est-ce qui s'est passé ?"

La petite bleue tourna ses yeux d'un côté, puis de l'autre, hésitant, puis se laissa tenter. Réveiller le souvenir la fit se ratatiner un peu plus, enfouissant plus son nez dans ses bras alors que ses yeux se mettaient à briller à la lueur de la lampe, des larmes les trempant.

"Je ne voulais faire de mal à personne..."

"Tu parles des chauves-souris ? Ne te tracasse pas avec ça petite, c'était elles ou nous."

"Je sais... elle secoua faiblement la tête, et pressa tout son front contre son bras alors qu'un sanglot la secouait "Je voulais juste qu'elles partent...je voulais pas ça..."

Quand ils comprirent qu'elle pleurait, et pas qu'un peu, les deux aspirants Hunters se sentirent bien mal. Pris de court, ils ne savaient pas quoi dire pour la réconforter alors qu'elle poursuivait.

"Elles...elles hurlaient...snif...elles étaient terrifiées. Prises au piège chez elles, snif... et...et puis il y a eu... sa voix s'étrangla, et elle explosa en violents sanglots en se tenant la tête il y a eu le feu."

Le reste de sa complainte se perdit dans ses gémissements. De ce qu'ils comprirent entre deux pleurs effroyables, Kurami s'en voulait, elle s'en voulait même mortellement. La pauvre fille avait espéré que la fumée fasse juste partir les chauves-souris pour qu'ils fassent leur affaire et s'en aille, les laissant retrouver leur foyer quelques heures plus tard...et ça avait tourné au cauchemar, puis au carnage.
Emprisonnées dans leur propre foyer, elles s'étaient fracassées contre les murs, entredévorées...et plusieurs avaient fini brûlées vives. C'était leur souffrance qui avait abattu la Japponaise, la souffrance dont elle était l'unique responsable. Elle compatissait à leur douleur, à leur terreur. Elle s'imaginait à leur place, jouant encore, et encore la scène depuis lors, à être privée d'air et d'espace, incapable de voir ou d'entendre, se cognant à ses amies, à ses soeurs, alors que la mort leur tombait subitement dessus.
Elle s'était mise à la place des malheureuses qui se sont brisées contre leur propre chambre, ou celle qui ont senti leurs chairs brûler et leur vie s'éteindre dans une effroyable agonie, dont le cri la hantait inlassablement...et l'horreur des survivants, qui ont vu leur chère maison se changer en abominable tombeau.
Et elle seule était coupable. C'était elle, petite égoïste, qui pour un pauvre titre qu'elle n'était pas sûre d'avoir, avait provoqué tout ce chaos. Elle ne se le pardonnait pas.

Ils essayèrent de la rassurer, de partager la responsabilité et de lui dire que la faute incombait aussi à celui qui les avait certainement piégé plus haut, avant de s'accroupir près d'elle pour la réconforter. Elle s'accrocha à eux, en hurlant d'un chagrin coupable. La pauvre ne parvenait même plus à parler. Même Arthen, revenu après avoir arrosé les marguerites, s'abstint de tout commentaire face à cette gamine qui n'aurait sûrement pas été beaucoup plus malheureuse si on avait assassiné sa mère.
David à son tour s'en voulait, de l'avoir prise pour une simple gamine un peu bizarre. Du haut de ses vingt-neuf ans, il n'avait pas souvenir d'avoir déjà rencontré quelqu'un d'aussi empathique. Tout ne devait pas tourner très rond dans la tête de la Schtroumpfette, mais elle était la bonté même. Les chiroptères les auraient tué si elles en avaient eu l'occasion...et malgré ça, la gamine souhaitait juste qu'elles s'en sortent.
Avec un regard neuf sur la jeune fille, et emplit de respect...ainsi que d'un peu d'incompréhension - difficile d'accepter l'idée de pleurer pour un ennemi qui n'attendait que de les assassiner - le trio la laissa pleurer tout son soul.

Son porteur resta à côté d'elle, alors qu'Arthen et Ermett, après avoir posé leurs sacs, firent un peu de reconnaissance après un quart d'heure. La pauvre fillette avait besoin d'encore un peu de repos, mais ses larmes se calmaient. Elle épuisa deux paquets de mouchoirs entiers avant d'arrêter de pleurer. David lui présenta une bouteille d'eau, histoire qu'elle se réhydrate un peu, et elle but une généreuse gorgée avant de se laisser aller contre lui. Il était trempé, et glacé, mais le contact humain la réchauffait malgré tout un peu.
Une dizaine de minutes après, les deux explorateurs les rejoignirent. Ils pensaient avoir trouvé un chemin, et c'était peut-être leur dernière chance. David aida la fillette à se relever, puis ils s'équipèrent à nouveau et repartirent, le poids de la fatigue pesant toujours sur leurs épaules et leurs jambes. Toutefois Kurami était prête à marcher à nouveau, même si son "serviteur" ne s'éloigna pas, au cas où elle s'écroule, ce qui semblait pouvoir arriver à tout moment.
Ermett proposa d'allonger le pas, lorsqu'il annonça "seize-heure cinquante". Ils le firent. Le couloir qu'ils suivaient montait, un signe encourageant.

Pour tuer le temps, et surtout pour empêcher Arthen de chanter, ils discutèrent. Un peu de tout et de rien. Le joueur de couteau et Ermett avaient vingt-cinq et vingt-six ans, et se connaissaient depuis presque quinze hivers. Sans surprise leur cracheur de jurons professionnel était un enfant des rues, dans une cité qu'il qualifiait des plus banales. Son père était en taule à perpétuité pour agression sur mineure - il le pensait d'ailleurs mort, vu la réputation de la prison - et sa mère une alcoolique qui enchaînait les amants et mariages. Pour lui, la rue était sa maison, les clochards et racailles sa famille.
En revanche, Ermett, originaire de la même ville, était d'origine plus élevée et les surprit. Son père travaillait à la justice, et sa mère était l'adjointe du maire. Il avait reçu une excellente éducation, avec de nombreux moyens et un confort des plus soignés...mais il détestait depuis son plus jeune âge l'hypocrisie de son entourage, à tel point qu'il prit l'habitude dès ses neuf ans de sortir, de se mêler au peuple, de partager leur peine dans la faim et le froid.
Il en parlait avec désinvolture, ne se souciant guère de cette époque visiblement. Ses parents tentèrent tout pour l'empêcher de poursuivre ses escapades, mais il continuait malgré tout, jusqu'à rencontrer Arthen et sa bande. Plus cultivé qu'eux, il s'y intégra rapidement en apprenant aux plus démunis à lire, écrire, compter, et quelques savoirs un peu inutiles mais qui nourrissaient l'esprit. Ayant trouvé une nouvelle famille, bien plus appropriée à ses idéaux, Ermett ne retourna jamais chez les siens.
Tous deux parlèrent aussi un peu de Rabast, leur ami vaincu par les chiroptères. Son parcours ressemblait beaucoup à celui d'Arthen. Gamin d'une famille pauvre, qui avait été exploité dans des matchs clandestins d'enfants, il avait été un sacré bagarreur, et entrer dans la bande lui avait permis de se ressaisir.
Tous les trois un jour s'étaient résolus à devenir Hunters, pour obtenir de nouveaux droits, de nouveaux moyens, et une force plus grande afin de protéger leur famille des rues de toutes les magouilles qui la menaçait. Il fallait beaucoup de choses pour vivre, beaucoup de choses qu'ils n'avaient pas...et pouvaient avoir en passant l'examen.

En écoutant leur récit, Kurami s'était remise à pleurer, émue. Elle ne se sentait pas à sa place, et c'était flagrant lorsqu'elle leur résuma sa vie. Une petite fille de la campagne, qui a vécu sereinement dans son coin, sans souffrir de rien, sinon de quelques rhumes et d'une piqûre d'insecte de temps à autre. Elle s'excusa même auprès d'Arthen, qui ne comprit pas trop pourquoi, jusqu'à ce qu'elle lui explique.


"Je pensais que tu n'étais qu'une grosse brute stupide...mais t'es une grosse brute gentille. Je te demande pardon."

"Non mais dis donc la Schtroumpfette !"

Ils s'amusèrent de leur bref échange, qui se termina dans la bonne humeur. Discuter comme ça leur changeait les idées, et faisait passer le temps.
Puis vint le tour de David.


"Pour commencer, hé bien...je m'appelle Stève."

"Steeve ?"

"Stève."

"Steeve ?" répéta-t-elle en penchant la tête.

Sentant que c'était perdu, vu les manies de la gamine, l'intéressé haussa les épaules avec un soupir à demi-amusé.

"Steeve."

"Stève ?"

Il lui pinça le nez pour la punir, alors qu'Ermett s'efforçait tant bien que mal de ne pas rire. Puis il expliqua un peu son parcours. Sa famille ne roulait pas sur l'or, mais ils n'étaient pas à la rue. Son père, militaire, était sévère, et un peu brutal...mais il les aimait. Sa mère succomba à la maladie alors qu'il était encore très jeune, et il grandit quasiment à la caserne. Il s'enrôla à son tour, trichant sur son âge de presque deux ans, lorsque son géniteur périt en mission. Une fusillade qui s'était mal passée.
Et comme lui, il se montra engagé pour la cause. Un peu bourrin, mais déterminé. Il rêvait de lui faire honneur, de briller en prenant des galons et en sauvant des vies et leurs convictions. Jusqu'à ses vingt-ans, ça se passait bien, et il réussit l'examen pour devenir officier. Bien que simple lieutenant, et pas le plus brillant, c'était pourtant un grand pas dans sa carrière...mais aussi le début de la fin.
Le récit s'interrompit lorsqu'ils se retrouvèrent face à un cul-de-sac. Tous les quatre cherchèrent une nouvelle issue, et Kurami leur pointa le plafond. Il s'élevait haut, et une petite corniche laissait espérer une sortie. Steve ramassa une pierre, et la jeta comme une grenade pour voir si elle ricocherait. Elle fit "poc, poc" en roulant un peu plus loin dans la corniche, mais ne revint pas. Bon, c'était sûrement bon signe...
Toujours sur les bons coups, Arthen entreprit d'escalader la paroi pour aller jeter un oeil. Elle n'était pas très haute, à peine trois, peut-être quatre mètres à tout casser...mais était assez lisse, et n'offrait guère de prises. Aussi, il s'élança avec autant d'élan qu'il put prendre pour essayer de monter d'un seul coup le mur...et glissa dès qu'il posa le pied dessus, s'emplâtrant lamentablement dedans.


"Mais t'es nul, en fait."

"Je te merde ! Bordel...ça fait mal cette saloperie."

"Ben oui, crétin. C'est un mur."

"Rogntudjuu ! Ben vas-y toi, puisque t'es si maligne !"

"Okay. Stève, Ermett, vous pourriez me soulever jusque là-haut ?"

"Ça doit pouvoir se faire."

Ils s'emmêlèrent un peu les pinceaux avant de trouver une façon de la faire monter sur leurs épaules, en la penchant légèrement en avant pour qu'elle repose sur le mur et ne risque pas de basculer en arrière, et la gamine se leva petit à petit, pas très assurée sur ses appuis, vers la corniche sous le regard dépité d'Arthen qui perdait lamentablement cette "épreuve" contre la Japponaise.

"Et n'en profitez pas pour mater !" leur intima-t-elle avec sa lenteur habituelle, avant de se mettre debout.

"Hin ! Pourquoi, tu ne portes pas de culotte ?"

"Ben non."

Ses porteurs se dévisagèrent l'un l'autre avec stupeur, et Steve leva la tête par réflexe. En apercevant, sous la jupe décidément courte de la jeunesse, une fesse blanche, sans aucune entrave, il détourna la tête en rougissant.

"Mais...mais t'as quel âge ?"

"Quatorze-ans." dit-elle avant de se hisser sur la corniche pendant que ses compagnons s'étranglaient.

"Quatorze !? Tu te fous de moi ?"

"Ben oui."

Elle se retourna, et lui tira la langue, le faisant enrager et cracher un nouveau torrent d'injures. La fillette leur fit ensuite signe de monter, la voix paraissant dégagée. Ils firent passer Arthen en premier, de la même façon, tant parce qu'il s'était lamentablement vautré juste avant que parce qu'il était physiquement plus fort que son frère de bande et aiderait à les hisser en haut. Ermett suivit juste après, et à eux deux ils firent grimper Steve, qui s'accrocha à leurs mains tendues en sautant.

"Attention au plafond."

Ici, le couloir était plus bas. Les trois adultes devaient se pencher un peu pour éviter de se racler la tête sur la pierre. Quelques fientes encore récentes tapissaient le sol, par endroits. Les chauve-souris étaient bien passées par-là, et leur moral remontait avec l'altitude.
Le temps se faisant serré, Ermett les pressa encore un peu. Arthen les devança à nouveau, pressé de retrouver l'air libre. Après quelques temps, un grondement sourd les fit s'arrêter, nerveux. La caverne toute entière semblait ronfler.


"Quoi qu'c'était c'bordel, mec ?"

"Hmm...ça aurait pu être un petit tremblement de terre, mais vu la gueule de la région, j'en doute...ou sinon c'était quelqu'un de très énervé. Ou de très stupide."

"N'ah bon ?"

"Un peu comme toi, quoi." glissa Kurami, retrouvant un peu de sa malice même si le souvenir de l'incendie la hantait encore de façon visible.

"Ça ressemblait à une explosion. Quelqu'un a du tenter de faire sauter la grotte quelque part."

"Bien vu, lieutenant. Que ce soit pour créer un trou ou le boucher, quelqu'un a été assez con pour se trimballer avec du pétard de compet' sur lui et se dire que c'était un bon plan."

Puisque ça ne les concernait vraisemblablement pas, le quatuor continua. Après un court moment, Kurami demanda la suite de l'histoire de Steve. Il ne tenait pas vraiment à la raconter, mais puisqu'il n'avait pas grand chose d'autre à faire...
Une fois devenu lieutenant, leur expliqua-t-il, il put observer les officiers de plus près, leurs projets...et les "sacrifices" qu'ils prévoyaient. Et plus ça allait, plus Steve se disait qu'il y avait quelque chose de pourri dans l'armée. Au milieu de véritables missions, une troupe était de temps à autre envoyée pour nettoyer une zone plus ou moins civile, afin de récupérer la place ou des ressources. Et ce n'était pas si rare que ça. On passait l'affaire discrètement, et on recommençait un peu plus tard.
L'armée qu'il croyait au service du peuple et de la nation...Servait en fait simplement d'outil pour quelques têtes avides. Il refusa simplement, dit-il, de continuer comme ça, et quitta les rangs. N'ayant plus rien à faire, mais voulant poursuivre ses convictions, il décida de devenir Hunter et voilà.
C'était flagrant qu'il cachait pas mal de détails...mais comme eux tous, et aucun ne chercha à en savoir plus.

Le plafond se faisait de plus en plus bas. Même Kurami devait baisser la tête, et l'ancien soldat marchait presque plié en deux. Puis Arthen accéléra subitement, et s'écria.


"Magnez-vous mes p'tites couilles ! J'vois d'la lumière !"

"Ah ? Moi je ne vois que toi..."

Un juron lui répondit, mais ils se pressèrent. Leur calvaire touchait enfin à sa fin ! Après une pente très raide, une légère lumière, d'apparence naturelle, apparaissait au bout du tunnel. Ils se hâtèrent de l'atteindre, à moitié pliés, et exultèrent allégrement une fois en plein jour...avant de souffrir immédiatement de l'intense luminosité et chaleur, qui contrastait lourdement avec la caverne.
Mais bon sang que c'était bon ! De l'air et de la lumière ! Ils s'en étaient sortis ! L'euphorie les amena même à rire, avant qu'Ermett ne surveille l'heure. Il leur restait peu de temps. Leur grotte émergeait entre deux buttes herbeuses, et donnait une vue plutôt correcte sur la savane. Steve repéra l'examinatrice le premier, et elle était loin...pas bon signe ça. Autour d'elle d'autres candidats, sûrement déjà victorieux de l'épreuve de la fleur. Bien plus loin, à l'opposé même à vrai dire, deux individus paraissaient creuser la savane...ou alors c'était eux, les débiles qui avaient fait péter une bombe ? Bah. Qu'importe. Dans cette épreuve où tout le monde semblait aimer les armes à feu et les explosifs, s'ils voulaient tendre un piège à quelqu'un, ils risquaient fort de prendre une grenade dans les gencives à ce rythme...comme on dit chez Arthen "Qui fait le malin ramasse le train".


"Vas falloir courir les gars. Et vite. Déchargez vous de tout ce qui est inutile, on aura le temps de les ramasser plus tard je pense."

Ils se délestèrent alors des sacs et des vestes qui ne servaient pas au transport des précieuses plantes, et Kurami réalisa qu'elle avait abandonné l'ombrelle au bord de la grotte. Bah, tant pis. Elle aurait apprécié de l'avoir, car le soleil l'assommait déjà, mais elle n'aurait pas couru avec. Steve se tourna vers elle, l'air gêné.

"Désolé gamine...mais là, je vais pas pouvoir te porter, pas en courant..."

"Bah...évidemment, je vais courir aussi hein. J'ai deux jambes tu sais ?"

Il préféra ne pas faire de commentaire, puis le groupe s'élança à bonne allure, sans sprinter. La distance était longue, très longue, et les herbes hautes ne leur facilitaient pas la tache. Cette dernière épreuve exigerait plus d'endurance que de vitesse, tout en les pressant. L'examen serait odieux jusqu'au bout, mais la petite équipe était résolue à réussir, maintenant qu'ils avaient bravé les ténèbres, les bêtes et le froid. Et les blagues de Kurami.
Vigoureux, Arthen prit aisément la tête...avant de s'étonner de voir la Schtroumpfette le talonner tout aussi facilement. Steve n'en croyait pas ses yeux d'ailleurs. Cette gamine à moitié anémique, qui paraissait dormir même quand elle parlait, était bien plus rapide que lui.
Car la Japponaise détestait peut-être se presser...mais n'était pas une limace pour autant. Les arts martiaux, purement traditionnels qui plus est, favorisaient hautement la vitesse et l'économie de mouvement. Sans être une athlète, Kurami était d'une redoutable agilité. Elle était simplement trop flemmarde et placide pour s'en servir habituellement. Qui plus est, bien que petite, elle était très légère et pouvait aisément se mouvoir.
Un bras plaqué en travers de sa poitrine pour l'empêcher de se balancer, elle tenait facilement l'allure. Elle dépassa même Arthen pendant un moment...avant de fatiguer. Elle était rapide, et d'une grande souplesse...mais peu endurante.

Et la distance était longue. Ils durent se ménager deux pauses, pour marcher un peu et souffler, avant de repartir au pas de course. D'abord première, Kurami termina leur ruée bonne dernière, sa peau claire ayant viré au rouge alors qu'elle suffoquait. Tandis qu'Ermett et Arthen redoublaient d'efforts pour sortir avec mille précautions les Herbaes du sac, et les présenter, sous de nombreux couverts, à l'examinatrice, la Japponaise s'écroulait les jambes tremblantes contre Steve.
Mais c'était fait ! Ils étaient entrés tous les quatre dans la grotte, et en étaient tous sortis, apportant plus de plantes que nécessaire pour leur passage et...dans les temps. De justesse. Moins d'une quinzaine de secondes après avoir confirmé le dépôt, pour eux quatre, des plantes, Ermett regarda son écran et annonça.


"Dix-huit heures. On l'a fait, mes petits poulets."
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Lun 7 Jan - 17:36
La réflexion se devait d’être rapide par manque de temps. Les deux camps devaient de s’assurer que l’autre n’essayerait pas de les arnaquer, l’équilibre entre la précaution et le risque était assez délicat dans une telle situation.

- Qu’est ce qui prouve que vous allez nous aider si on vous donne les plantes ?

- Rien.

- On voudrait une garantie, on vous les donne au stand.

- Impossible, vous nous les montrer quand on vous remonte et vous nous les donnez lorsque qu’on est à quelques mètres de l’examinatrice.

- Jamais, tu ne prends pour des débiles, vous pourriez nous tendre une embuscade !

Sachant que ceux du haut étaient sous pression, les deux caverneux se savaient en position de force. En outre, le fait qu’ils ne leur aient pas tendus d’embuscade signifier que c’était des pacifiques ou plutôt des « idiots sentimentaux ». Sous la pression, les bisounours craqueraient sûrement.

- Regardez les poches internes de mon manteau, voici les récipients où sont les plantes. Vous pouvez voir qu’il y a quatre récipients opaques mais nous ne pouvons vous montrer le contenu à cause du soleil qui les détruiraient. Maintenant que nous avons fait preuve de bonne foi, veuillez nous aider à grimper s’il vous plait.

- Bah moi je suis d’accord, et toi Visiteur ?

- Hum…

Koroba lança la corde aux deux hommes qui la saisirent prestement. Ni plus ni moins, ils entamèrent l’ascension. Alors qu’ils étaient à quelques pas de la sortie, Visiteur arracha brutalement le manteau du proche et Koroba lâcha la corde d’un coup sec. Les bougres dégringolèrent à vitesse grand « V ».

- Idiots.

- Quand vous tabasser quelqu’un, évitez de vous faire vomir dessus par votre victime.

- Et de garder les ongles que vous lui avez arrachés dans le manteau que vous lui piquez.

- Salaud, fils de…

Alors que des jurons se firent attendre, Visiteur et Koroba prenaient possession des plantes et leur relancèrent le manteau puant.
Ils se rendirent à courant au stand, ils allèrent tellement vite, porté par l’espoir d’en finir enfin avec la première épreuve qu’ils dépassèrent un groupe qui comptait une fille squelettique d’un bleu sale. Arrivé à cinq minutes avant la fin, ils remirent les plantes.

- Et Koroba tu as remarqué que sur les quatre bouteilles, il n’y a eu que deux qui contenaient des plants.

- Heureusement qu’il n’avait pas nettoyé le manteau du vomi et des ongles sinon on serait dans la merde. Ha ha !

- Qui sait…

Ça en était enfin fini avec la première épreuve.








La société actuelle se complaît dans l'acceptation du vice sous toutes ses formes, soyez bienveillant et ne cédez pas face à cette tendance.
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Mar 8 Jan - 22:56
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Foutue chaleurs... Swann détestait ce temps, ce pays et cette météo, putains un pays de sable ? Qui aime le sable ? Surtout quand il est brulant comme ça ! Il avait crus devenir fous  à marcher dans le sable en suivant un foutue guide qu'il c'était retenue de baffer une dizaine de fois en voyant à quel point il était sérieux mais bon il n'était pas assez dingue pour jouer à ça … Enfin bon dieux quoi ! Comment les ancêtres du peuple des forains qui l'avait recueillis pouvais vivre dans un enfer comme ça ?!

D'ailleurs est ce que toute les femmes du coins était aussi sexy que ces anciennes amantes ? Ça serait intéressant à vérifier pour plus tard... Mais bon, il n'était pas là pour le tourisme non, il était la pour affaire et il compter biens réussir à obtenir cette porte pour un amusement infinie qu'était la licence de Hunter quitte à massacrer tout ce qui se mettrait entre elle et lui... Enfin il n'était pas la pour tuer mais il ne pouvait riens garantir si jamais cela l'amuser trop...

Enfin bon pour changer de sujet, toujours est il que notre amis arriva pile à l'heure à l’examen, se mettant sur une place légèrement sur-élevée autant pour jauger ses rivaux que pour voire ceux avec qui il pourrait s'allier si le travail y prêtait...

Alors il écouta la damoiselle parler en voyant qu'il semblait que c'était elle qui gérer l’épreuve, la laissant expliquer le travail qui les attendaient tous, oui cela était un acte intéressant qu'ont leur demander, allez chercher une fleurs inconnue dont il n'avait pas la moindre idée de la nature... Néanmoins un drôle de type avec une gueule de pharmaciens avait l'air de savoirs et parler avec d'autres de la dite fleurs... Une plante qui ne pouvait survivre  à la moindre lumière hein ? Et qui vivaient dans les grottes...
Cela lui rappelez quelque chose, une histoire que le vieux raconter aux gosses de la caravane sur des grottes ou poussaient une plante qui ne pouvais vivre que dans le noir le plus total et des monstres nocturnes qui dévoraient les fous qui tenter de la cueillir... Oui biens sur c'était sans doute de ça que le vieux parler, quand au monstre c'était sans doute une allusion à un autres genre de difficulté mais pour l'instant il ne savait pas quoi penser de ça mieux valait être méfiant...

Aussi finalement il s'approcha d'un groupe qui semblait ce former, la plupart ne se connaissait pas mais le crétin à lunette qui avait ouvert sa gueule au mauvais moment, apparemment le type n'avait pas confiance et préférer embaucher des gars avec lui pour avoirs une chance de survivre à tout ça... Un mouvement intelligent certes mais plutôt naïf mais bon autant en profiter...

Swann n’eut aucun mal à s'entendre avec le type, lui proposant ses services pour cueillir une plante si jamais elle ce trouver trop eloigner pour une approches classiques, après tout un acrobate comme lui serais parfaitement à l'aise dans une grotte non ? Et puis il avait sur lui une corde obtenue au marché un jours avant d'arriver ici qui pourrais toujours servir !

Biens sur les négociation furent plus compliqué pour les convaincre mais vous ennuyer de détail inutile dans un texte aussi long ne servirait à riens...

Toujours est il que guider par notre très cher Intelo Swann commença à suivre les 3 alliés qu'il avait obtenue sur le coups les jaugeant du regard d'une manière innocente tandis que tout le monde avancer à un rythme calme vers un de ces foutue trous...

Parmi eux il y avait 2 adversaire que Swann ne sentait pas... Le premier était un type qui aurais pus passer pour un danger, un tat de muscles qui malgré son physique de brute semblait avoirs des aptitudes de combats au vue de sa manière de bouger et son attitude et le second était plus... Illisible....
Swann n'avait pas l'habitude des Kimera Ant et était donc troubler par ce type étrange, une lourde pince de crabe, des oreilles de renards et des attributs reptiliens plutôt étrange comme ces yeux sans émotion qui troublait fortement Swann un adversaire imprévisible et donc à abattre en premier en cas de problèmes …

Les deux autres eux était plus oubliable, le scientifique et un maigrichons qui semblait terrifier, de la vermine quoi mais de la vermine utile pour l'instant... Et puis sans doute devait il passer pour l'un d'entre eux vus sa carrure et le fais qu'il soit totalement en nage par ce foutue temps...

Finalement le groupe arriva à la grotte et commença à avancer, il faisait sombre... Biens trop sombre pour être honnête d'ailleurs... Aussi proposa t'il une pause d'une quinzaine de minute pour que leurs vues s'habituent au noir, pause que même le Kimera accepta... Voila qui donner un avantage à savoirs... Lui non plus ne voyez pas dans ce noir total...

Finalement le groupe ce remis a avancer sans un mot vers les profondeurs, la marche semblant plus calme que prévue au point que la vigilance du petit groupe ce relâcha un instant quand il arriveront prêt d'une crevasse...

Un battement d'aile raisonna alors suivis d'un hurlement de douleurs et d'un corps qui tomba puis de nombreux cris d'animaux... Donc c'était ça le monstre ? OK il était temps de jouer le tout pour le tout... Alors que les bêtes attaquaient Swann commencé à se défendre usant de son épée courte et d'un couteaux et utilisant son habilitée naturel quand une des bête l'approcha enfin assez pour mettre son plan en œuvre... Il sauta sur la bête preste comme un chat et planta son épée entre ces deux yeux avant de tomber en hurlant sous le regards de ces compagnons vers une chute probablement mortel...

Ou du moins aurait il dut.. Profitant de sortir du champs de vision le jeune homme joua le tout pour le tout et dégaina sa grosse épée qu'il planta directement dans la roches et sur laquelle il sauta sans problème après avoirs sortie sa lame du corps de la chauve-souris sans trop de problèmes, heureusement que son arme était faite pour lui servir de perchoirs au combat autrement il n'aurais pas pus prévoir son plan pour sortir de l'équipe... Bon il se devait maintenant d’agir de manière maligne.. et ce qu'il voyait plus bas lui laisser des idées intéressante pour le coup...


La descente avait été longues jusqu'à l'emplacement qu'il avait repérer de par son épée, il avait employer sa corde pour ce descendre lentement, ce ralentissant grâce à un couteaux qu'il avait enfoncer dans le mur afin de ne pas rompre la corde tandis qu'il descendez pour arriver a une pile d'ossement presque totalement digérer et de déjection... Voila ce qu'il cherchait... Les chauve souris avait beaux surtout employer leurs ouïe leur odorat aussi était aiguiser et employer ceci pour ce camoufler était un bon plans...

Tranquillement il se couvris des déjection.. Putains ce que sa puer mais pour survivre il n'avait pas le choix... En quelques minutes il avait couvert son visages et ses vêtements avec, il espérais qu'il pourrais se changer avant la deuxième épreuve mais bon il valait mieux ne pas y penser tout de suite et remonter maintenant...


//TROIS HEURES PLUS TARDS//

Il attendais maintenant en silence cacher dans l'ombre dans une position féline prêt à attaquer celui qui reviendrais, après tout pourquoi ce fatiguer à combattre si il pouvais gagner comme çà ? Il été face à une méthode biens plus simple de récupérer la fleurs sans trop de risque et du même coup il diminuerait le nombre d'adversaire... Oui il se devait de biens réfléchir et d'attendre pour que sa patience soit récompenser, aussi ferma t'il les yeux se concentrant sur le monde autours de lui attendant un bruit de pas qui ne viendrais peut être pas... Mais qui finalement lui apparus comme une bénédiction, oui un pas léger mais pas celui d'une personne qui n'a que la peau sur les os, soit l’intello soit le Kimera, il n'avait plus qu'à prier pour que ce soit l’intello sinon le combat serais rude...

Finalement il pus le voir depuis sa cachette, l'homme a lunette semblait ne pas avoirs eu de belles et heureuses aventures.. Enfaite il était presque sur que ce types ne passerais pas la seconde épreuve vus son état mentale et physique, il bredouillait en boucle « tous mort... Mon dieux.. Est la fleurs... ces bras... tous mort... » en tenant une boite en bois de taille moyenne sans doute une connerie que ce type avait dans son sac et toute les gourdes du groupe autours du cou... Hmmm la fleurs vivait dans un milieux Humide et sombre donc la boite devait sans doute servir à contenir la fleurs pour que le soleil ne la touche pas quand au gourde... Il craignait que la plante manque d'eau ? Ce ne serais pas surprenant avec la sécheresse sans doute la plante devait elle être souvent arroser... Ce type était malin et notre jeune tricheur ne pouvait pas lui enlever ça...

Ce levant sans un bruit il approcha donc muet, discret comme une ombre un couteaux sortant de sa manches alors qu'il serpentait jusqu'à sa proie ne prenant pas le chemin le plus court mais le plu sur ne faisant plus un bruit finalement il leva son couteau sans un mot visant entre deux vertèbres et...


Une putains d'heure dans le désert a trainer ce cons et la plante... Deux heures de merdes à le porter alors qu'il n'était même pas sur qu'il soit en vie ! Pourquoi il avait fais ça ? Il ne le savait même pas sans doute parce que voir un type s’évanouir comme une merde alors que l'on s'apprête à le tuer peut être choquant ? En tout cas voilà que Swann trainait ce crétins vers la ville au risque d'arriver en retards et cela le frustrer comme jamais, perdre pour avoirs aider un autre bordel... Ça serait la honte du siècle ! En plus il n’arrêter pas de s’arrêter pour humidifier la plante dans la boite grâce a un bouchon sur le coté qui lui permettez de relier le goulot à la dite boite...

Enfin bon je vous passe les détails toujours est il que la traverser l’énerver et qu'il mis plus de temps que prévue à arriver finalement devant la femme lâchant alors le type avec dédains il donna la boite à la hunter en la regardant droit dans les yeux lâchant d'un ton froid :

-La plante y est vérifier si vous croyez pas mais faite le dans le noir ah aussi appelez une ambulance pour le fragile la il en a besoins...

Il ce foutait d'avoirs l'air d'avoirs tricher il avait gagner et avait même pris le temps de sauver un cons alors pourquoi ce fatiguer ?

Enfin bon il avait beau ce dire ça pour une fois il n'avait pas vraiment envie de rire... Il sentait qu'il ne pourrais pas compter que sur sa roublardise pour une fois...
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Dim 13 Jan - 22:31
Blip-blip… Blop... Bip ! Piou ! Piou ! Chtak ! Chtak ! Chtak !

Voilà maintenant une bonne heure que Ricky jouait sur la même borne d’arcade, cramponnant le joystick d’une main et matraquant les autres boutons de l’autre.

"Air Force Man : Total Destruction Under The Red Sun IV" faisait partie d’une franchise à succès, un jeu d’action où vous contrôliez un homme pouvant se transformer en avion de chasse qui luttait contre un dictateur et son armée. Ricky en était fan.

Le "F Life", le seul " game center " de la ville d’Arashik était imposant. Il y avait trois étages entiers empli de bornes d’arcades, un Burger Queen, une salle de 200m2 où y étaient organisés des tournois de "laser game" parmi d’autres choses.

*C’pays n’est pas si merdique, finalement* pensa Ricky.

Le royaume de Kukanya lui avait laissé une mauvaise impression dès l’instant où il avait posé un pied hors de l’avion ; une chaleur moite et épaisse l’avait accueilli dès son arrivée, exactement vingt-trois heures avant l’examen de hunter.

Comme tant d’autres, le hors-la-loi avait quitté la jungle urbaine qu'était York Shin afin d’obtenir la fameuse licence garantissant richesse et immunité. Mais dans le cas où il l’obtenait, la licence servira une cause peut-être plus importante que la sienne, une cause symbolisée par l’une des dix familles criminelles les plus puissantes de la ville de York Shin, la famille Leganni.

Ronni Melonni, le parrain, avait alors donné l’ordre à ses six capitaines de choisir chacun cinq soldats de leur équipe respective qu’ils jugeaient aptes à obtenir la licence. Compter des hunters parmi ses rangs lui permettrait d’obtenir une immunité juridique indirecte mais surtout avoir un monopole certain sur l’information. Et l’information primait sur tout. L’une des conditions indispensables au choix des soldats participants était que leur fidélité envers la Famille mais surtout envers le Don soit indiscutable. Le nombre d’avantages que présentaient la licence pouvait détourner plus d’un soldat à leur tâche principale, celle pour laquelle ils avaient prêté serment ; servir la Famille jusqu’à leur dernier souffle.

Ricky n’était pas l’un d’eux, non et cela, le Don l’avait bien compris. En " sauvant " sa mère de sa condition de toxicomane, le Don s’était attiré bien plus que les faveurs du jeune homme. Il avait obtenu un soldat sur qui compter et bien plus.

Maintenant la vie de Ricky lui appartenait et il n’en réclamait pas moins.

Ricky quant à lui, voyait tout ça différemment. Il se sentait et se savait endetté auprès du Don. Mais il comptait bien s’émanciper un jour ; il avait juste à réaliser le rêve du Don comme il avait réalisé le sien. C’est-à-dire lui permettre de s’asseoir sur le trône de chef suprême de toutes les mafias de York Shin. Une tâche presque impossible à accomplir et qui pourrait prendre toute une vie.

Quand il y repensait, Ricky ne pouvait s’empêcher de soupirer. Mais il ne faiblirait pas. Non, il n’avait pas le choix. En attendant il devait se concentrer sur sa tâche principale ; réussir l’examen.

Sachant que l’examen était dangereux. Et que les autres soldats des autres équipes participants à l’épreuve le considéraient comme un rival potentiel malgré qu’ils soient du même " camp ". Et que les membres de sa propre équipe ne l’aimaient pas, lui et son caractère de chien.

Alors qu’il détruisait chars et buildings à coups de roquettes virtuelles, très vite, quatre personnes bien réels l’encerclèrent. Deux femmes et deux hommes. Ils dégageaient quelque chose de sinistre, de dangereux. Du moins, si l’on s’attardait un minimum sur eux. Les quatre soldats de la famille Leganni s’étaient séparés, s’étaient fondus dans la foule du game-center puis s’étaient regroupés autour de leur collègue Ricky.

Celle qui détestait sûrement le plus le jeune voyou parmi les quatre, Pikkin, ne put s’empêcher d’appuyer sur plusieurs boutons de la borne à la fois, provoquant la mort de " Air Force Man ".

- Putain !

- Oups, désolé, j’ai pas fait exprès. lança Pikin, la langue traînant hors de sa bouche, jouant avec sa natte blonde du doigt.  

- Tu fais chier ! Sale thon va.

Il mentait. Pikin était une belle jeune fille quand on l’observait de plus près. Blonde, menue, dotée de beaux yeux bleus accentuant son charme, la criminelle s’habillait néanmoins d’une manière assez masculine. Elle portait un pantalon cargo, des bottes de sécurité et une veste à capuche un peu trop grande pour elle d’une teinte sombre.

Elle dégaina un petit pistolet à peine plus grand qu’une carte de crédit et le braqua discrètement vers l’estomac de Ricky.

- Répète pour voir

- Putain, vas-y tire et je dévisse ta tête de ton corps !

- Arrêtez vos conneries vous deux, vous allez attirer l’attention.

Montecarlo, le plus vieux des cinq, était agacé par le comportement de ses compères. Trapu, plus petit que ses deux jeunes collègues, le criminel passa ses doigts boudinés dans sa chevelure mi-longue en soupirant.

- Vous allez attirer l’attention et j’aime pas ça.

- C’est bon relax, papy lança Pikkin, tout en rangeant son tout petit revolver dans la poche de sa veste.

Gorreta, lui, du haut de ses 1m90, observait Ricky avec dédain, son nez fin et proéminent directement dirigé vers lui. Senya, une petite brune chétive, un ordinateur portable dans la main, observait le jeune loubard de ses grands yeux noirs, à la fois captivée et effrayée.

- Je me demande ce que le boss lui trouve… ‘Tain, et dire qu’il a parlé au boss en personne. En personne ! Qu’est-ce qu’il te trouve hein ? Qu’est-ce qu’il te trouve ?


- Et si tu savais ce qu’il a osé lui dire… ajouta Pikkin.

- Normal qu'il veuille pas t'voir en personne, t'as vu ton nez ? souffla le loubard à la banane.

- Un jour, je vais te crever, tu ne vas rien voir venir ! rétorqua l'assassin à la formidable taille.

- Essaye un peu pour voir !

- Arrêtez vos conneries ! beugla Montecarlo

Senya plaqua son ordinateur portable contre sa poitrine, inquiétée par la tournure que prenaient les évènements.

Ricky la remarqua, les sourcils encore froncés.

- C’est qui celle-là ?

- Senya, notre petite hackeuse. Elle a déjà travaillé pour trois des six capitaines avant de rejoindre définitivement Milkka… Bon, on est censé former une équipe… Alors on va tous prendre sur soi et faire un effort pour supporter ses coéquipiers ! N'oubliez pas qu'on a cinq autres équipes qui veulent la même chose. Et certains n'hésiteront pas à nous mettre des batons dans les roues... Sans compter les autres participants !

Parce qu'il était le plus ancien du groupe, Montecarlo était le plus respecté. Empli d'expérience et de sagesse, on racontait qu'il faisait partie de la Famille Leganni bien avant Ronni et qu'il avait vu un grand nombre de parrains se succéder. Il aurait pu être capitaine, il aurait même pu être parrain s'il l'avait voulu. Mais non, sa place de "soldat" lui convenait parfaitement. Après avoir calmé ses troupes, le soixantenaire les invita au Burger Queen, situé au deuxième étage du complexe. Il était temps de parler stratégie.

- Il est vrai que nous faisons tous partie de la même Famille... Vous, moi, les autres soldats. Je ne sais pas s'il est possible que nous obtenions tous la licence... Les trente soldats, je veux dire. Nous pourrions former des associations, nous avons l'avantage du nombre et...


Senya leva la main timidement, son petit ordinateur portable ouvert, son écran luisant dans ses grands yeux noirs.

- Oui, Senya ?

- Et... Et bien... D'après mes recherches, je... Il est dit que le plus grand nombre de participants ayant réussi l'examen est de vingt-trois... C'est arrivé il y a dix-sept ans. Sinon, en moyenne, le nombre de personnes obtenant la licence est de onze."


- Je vois...

- Et j'ai entendu dire que les soldats de Berego ont eu pour ordre d'obtenir la licence à tout prix, quitte à tuer les autres soldats des autres équipes.


- Milkka m’a justement affirmé que dans ce genre de cas, si c’est une situation de légitime défense, on a le droit de se défendre et même de tuer, peu importe qui est la personne en face.


- Pffff, je les attends de pied ferme ! annonça Ricky, tout en gonflant ses narines et en brandissant le poing.

- T'as postilloné sur mon hamburger, putain ! s'indigna Pikkin.

- C'bon, j'ai pas fait exprès, là !

Montecarlo soupira.

- Bon et bien, on dirait qu'on ne peut compter que sur nous-mêmes... Nous devons rester ensemble du début à la fin. Les épreuves sont aussi différentes que difficiles. Chacune mettra les talents de certains à l'honneur. Chacun d'entre nous sera utile d'une façon ou d'une autre au groupe. En restant unis, nous y arriverons. Et puis Milkka compte sur nous.


Montecarlo posa sa grosse main velue au milieu de leur table.

- Allez...

- Sérieux ?! Y a rien de plus ringard, papy.

Senya posa timidement sa main sur celle de Montecarlo. Ricky posa sa main sur celle de Senya. Il manquait celle de Pikkin et de Gorreta.

Montecarlo leur lança un regard accusateur.

- Désolé Monte', mais impossible que je pose ma main sur celle de ce gros débile !

- Pikkin, t'es chiante... Bon, Gorreta, tu veux bien poser ta main.

- Si je le fais, c'est simplement pour pour couvrir de gloire notre capitaine. Rien de plus, rien de moins.

- Pfff lèche-bottes ! siffla Ricky

Il posa sa main aux longs doigts sur le reste.

- Voilà l'état d'esprit qu'il faut avoir... Pikkin.

- C'est bon, c'est bon… rétorqua-t-elle en chantonnant. Elle posa sa main à son tour.

- On va les avoir ! cria, contre toute attente Montecarlo.

- On va les niquer ! rétorqua alors Ricky, excité.

~

Le lendemain matin, « l’équipe Milkka » émergeait tranquillement après avoir campé non loin du lieu de l’examen, au beau milieu d’une plaine aride. Montecarlo avait préparé du café. Il en servit une tasse à chacun. Ricky avait mal dormi, il était d’une humeur massacrante. Il grogna en guise de remerciements lorsqu’il prit la tasse de café que le soixantenaire lui tendit et en but quelques gorgées.

Pikkin, debout la première, se mit à tourner autour de Ricky à peine fut-il sorti de sa tente.

- T’as pas intérêt à tout faire foirer, on doit revenir avec une licence, si tu penses que t’es pas de taille, tu peux rentrer chez toi !

Ricky n’avait ni l’envie ni le courage de répondre. Il s’était simplement promis une chose : si elle continuait encore longtemps, il lui balancerait son café encore brûlant au visage.

Pianotant sur son clavier, sa tasse de café déjà bien entamée, Senya leva la main lentement, comme pour demander le droit à la parole, complètement absorbée par l’article qu’elle avait sous les yeux.

- Je… Aujourd’hui est un jour particulier. C’est le solstice. Le soleil ne se couchera pas pendant plus de vingt-quatre heures...

Montecarlo jeta un œil à sa montre ; il allait bientôt être l’heure.

- Ils veulent nous rôtir vivants. Les salopards… Préparez des bouteilles d’eau. Et vérifiez que vos armes sont chargées.

Gorreta examina son imposant Mountain Eagle .50, vérifia son chargeur puis déposa un baiser sur le canon. Senya avait un petit pistolet à la teinte rose sur lequel était accroché des petits pendentifs représentant des petits chats. Elle inséra un chargeur plein de balles dans son pistolet. Pikkin avait déjà vérifié les siennes, elle observait Ricky qui semblait un peu perdu.

- C’est quoi c’délire, vous avez tous apporté vos flingues ? Vous avez fait ça comment ?

- Disons que quelqu’un l’a fait pour nous.

Montecarlo sortit de son sac de sport un pistolet Plock .17, entièrement fait de carbone et le tendit au loubard. Celui-ci vérifia l’arme comme ses compères puis le dissimula sous son t-shirt, le canon de l’arme proche de son entrejambe.

- C’est un bon moyen de tout exploser en bas remarqua le doyen du groupe

Ricky grommela quelque chose puis rangea le revolver dans son sac à dos. Pikkin l’observait encore puis secoua la tête de gauche à droite, exaspérée par le professionnalisme de son collègue.

- L’épreuve va commencer dans quinze minutes, allons-y, nous prendrons la température. Rappelez-vous, n’ayez recours à la violence qu’en cas de légitime défense, nous ne sommes pas là pour nous faire de nouveaux ennemis. Et quand je dis ça, je pense surtout à nos deux têtes brûlées… Ricky, Pikkin, pas de mauvaises surprises une fois qu’on y sera.


- D’accord, papy.

Ricky fit un simple signe du pouce en guise de réponse.

~

Plus de cinq-cent participants patientaient ici et là pendant que d’autres affluaient encore et encore. C’était le moment où l’on jaugeait son prochain. Beaucoup de regards se perdaient, Ricky et sa mine renfrognée attiraient l’attention. Il détestait ça.

- Qu’est-ce t’as toi ?! lança-t-il agacé a l’attention d’un candidat un peu trop curieux qui, intimidé, s’empressa de détourner le regard.

Pikkin lui mit un coup de coude dans les côtes alors qu’ils progressaient sur la place occupée par les candidats restants.

- Essaye de rester sage, putain d’animal !

- J’t’emmerde !

Un groupe de cinq personnes déjà constitué à peine la première épreuve commencée, il est vrai que ça pouvait intimider surtout si vous étiez seul. Mais les membres de l’équipe Milkka n’en avaient rien à faire des participants lambdas, ils cherchaient du regard les autres soldats participants de la famille Leganni, leurs supposés collègues, leurs certifiés rivaux. Ils n’en trouvèrent aucun.

Montecarlo leva le poing.

- On va attendre ici.

Quelques instants plus tard, Amlika, une Hunter Botaniste, fit son apparition. Examinatrice, elle présenta la première épreuve.

« Herbae Noctalis ». C’est ce qu’il fallait trouver. Dans cette savane là, juste derrière eux. Ils avaient six heures.

Ricky s’attendait à quelque chose de plus palpitant. Qu’est-ce qu’ils devaient trouver ? Herbae… De l’herbe ? Cueillir de l’herbe ? C’est tout ? C’était ça l’épreuve ? Ricky était déçu.

- P’tain, un truc plus chiant, tu meurs.

Plusieurs candidats se ruèrent en courant vers la savane. Montecarlo se tourna vers Senya qui était déjà en train de pianoter sur son petit ordinateur portable. Recueillir des informations, telle était sa spécialité, telle était sa tâche.

- Herbae Noctalis… C’est une plante originaire de la région qui se réduit en cendres par simple contact avec la lumière, même artificielle. Par ailleurs, elle ne peut subsister sans eau, elle doit être hydratée au minimum toutes les dix minutes. On la trouve dans les galeries souterraines du coin, habitées par des chauves-souris grises, dont la taille avoisine les 1m20 et dont la morsure peut provoquer une paralysie totale avant une mort certaine.


- Génial…

- Très bien, excellent travail Senya. Dirigeons nous vers l’entrée de l’une de ces galeries, nous réfléchirons à un plan d’action sur la route.


Montecarlo prit la tête du groupe, Ricky se trouvait à sa gauche, Pikkin à sa droite et Goretta assurait leurs arrières. Au centre du groupe se trouvait Senya, élément le plus faible du groupe.

La formation du groupe, proposée quelques heures plus tôt par Montecarlo était parfaite. Rien ne pourrait passer entre leurs mailles.

- Pourquoi on les volerait pas ? proposa Ricky.

- J’ai pensé a la même chose affirma Pikkin.

- Ce n’est pas une mauvaise idée mais comment vérifier que la plante volée est bien celle que l’on cherche ? Une seule once de lumière désintègrerait la plante. On pourrait se faire blouser… Dans le cas où on réussit à trouver cinq personnes qui ont normalement la bonne plante. Je dis bien normalement. Par contre, d’autres petits malins pourraient prévoir de nous voler… alors restez sur vos gardes. Senya, tu as trouvé les différentes entrées ?


Senya avait poursuivi les recherches sur son smartphone, incapable d’utiliser son pc en marchant, surtout vu l’allure à laquelle le groupe marchait. Elle marqua un temps avant de répondre puis pointa son doigt devant elle, légèrement vers la droite, pile sur Pikkin.

- Par là… à soixante-cinq mètres, il y a une entrée. La prochaine se trouve à deux cent vingt cinq mètres, à l’ouest.


- D’accord, on y va.

Arrivé à l’entrée, dissimulée par plusieurs buissons épais, Goretta s'accroupit et examina autour de la fente.

- Personne n’est encore passé par là, ni animal, ni bêtes. Vu la taille de l’embouchure, il est impossible pour moi ou pour Montecarlo de rentrer. Par contre Pikkin et Ricky…


- Et comment je vais les trouver moi, tes putains d’plantes dans le noir ? Si j’allume une lampe, tout part en cendres ! s’emporta le voyou.

- C’est simple… Vous.. vous devez trouver là où les chauves-souris séjournent et euh... Les plantes se nourrissent de leurs fientes pour grandir. Là où se trouvent les.. Les… Les chauves-souris, se trouveront les plantes. Ce sont les seules plantes qui.. qui.. qui poussent dans leur fiente affirma timidement la jeune hackeuse.

- Ah super ! Je dois fouiller dans de la merde tout en évitant de me faire bouffer par des chasseurs nocturnes d’1m20 qui peuvent me tuer juste en une seule morsure ?!


- Si tu ne t’agites pas et que tu ne fais pas trop de bruit, nor… Normalement il n’y aura pas de problèmes. Dans le cas où tu te fais mordre, t’auras une demi-heure.


Pikkin couvrit sa tête à l’aide de sa capuche et observa le trou.

- Bah alors Ricky, tu te fais dessus ?


- C’est sur toi qu’j’vais faire d’ssus si tu continues à ouvrir ta grande gueule !


Ricky observa ses collègues. Il n’avait pas le choix. Il l’avait bien compris.

- Hé merde !

Il balança son sac dans la poussière. Montecarlo ramassa son sac et y glissa deux bouteilles d’eau à moitié pleine qu’il avait complètement enrobé de scotch chatterton.

- Rangez les plantes dedans. Aucune chance que la lumière pénètre à l’intérieur... Essayez de faire vite, on va surveiller l’entrée en attendant.


- A toute lança la jeune blonde avant de se glisser dans le trou. Ricky la suivit juste après. A mesure qu’ils s’enfonçaient dans la fente, l’obscurité les gagnait de plus en plus. Une certaine fraicheur qui n’était pas déplaisante aussi.

- Putain, on va faire comment pour se repérer ?

Pikkin alluma une lampe torche.

- Mais qu’est-ce tu fous putain ?

- Relax, dès qu’on se rapprochera de la tanière des chauves-souris, on éteindra tout et on leur volera les plantes sous leur nez. Maintenant tais-toi et suis moi.


Accroupis, les deux jeunes soldats de la mafia progressaient lentement et discrètement. Un cri d’homme se fit entendre. Un cri déchirant. Un cri de souffrance. Les chauves-souris en avaient eu un. Paix à son âme.

Pikkin examinait le sol, recouvrant une partie de la lampe torche de sa main afin d’éviter que le rayon de lumière ne se perde un peu trop loin et réduise en cendres leur précieux sésame.  Elle s’arrêta subitement. Elle chuchota.

- Je crois que j’ai trouvé leur fiente... Leur tanière ne doit pas être très loin.

Un cri aigu se fit entendre. Un cri de bête. Pikkin éteignit instantanément sa lampe.

- Accroche-toi à mon bras chuchota-t-elle et surtout ne fait aucun bruit.

- D’ac’

Dans le noir total, les deux individus progressaient, plus lentement. Et à mesure qu’ils approchaient, des petits cris aigus se faisaient de plus en plus entendre.

Plortch. Pikkin avait mis le pied dans un gros tas de fientes. Ils y étaient. Des petits couinements propres à ceux des chauves-souris et des bruits d’épaisses ailes se frottant les unes aux autres se faisaient entendre juste au dessus de leur tête.

- Passe... une... bouteille... chuchota lentement Pikkin

Ricky tendit son bras derrière lui, peina à ouvrir son sac puis chercha lentement la bouteille. Ne pouvant la toucher que du bout des doigts, Ricky prit une profonde inspiration avant d’enfoncer son avant-bras dans le sac et récupérer la bouteille. Son front perlait. Pikkin récupéra la bouteille et chercha les plantes en laissant sa main planer juste au dessus des tas de fientes.

Une tige caressa le bout de son doigt. En écartant les doigts de sa main, Pikkin sentit plusieurs fleurs de tailles différentes. Jackpot. Elle en arracha plusieurs et les rangea dans la bouteille.

- Range... ça... dans... mon... sac.

Les mains de Ricky étaient devenues bien moites. Tellement, que la bouteille glissa de ses mains, rebondit sur le sol plusieurs fois et fit assez de bruit pour agiter les chauves-souris se reposant juste au dessus de leur tête.

- Merde ! La bouteille !

Alors que les deux cherchaient la bouteille des mains, complètement agités, les chauves-souris s’excitèrent et se mirent à tournoyer au dessus de leur tête.
Ricky l’avait retrouvé.

- Je l’ai, on y va !

Pikkin alluma la lampe-torche. Une quinzaine de fleurs poussant sur les parois de la galerie se désintégrèrent.

Plusieurs chauves-souris, pas très grandes, se jetèrent à leurs trousses, tentant de les griffer, de les agripper, de les mordre. Ricky se débattait dans tous les sens tout en courant. Leur rapidité et leur ténacité découragèrent les petits chasseurs volants.

Lorsqu’ils approchèrent de l’entrée qu’ils avaient emprunté plusieurs minutes plus tôt, ils découvrirent un fabuleux spécimen d’une taille d’1m30, agressif au possible, les dents bien acérés.

Ricky hésita à sortir son arme à feu. Il ne tirait pas très bien. Il préférait ses poings.

- Ne le lâche pas avec la lumière, j’vais m’en occuper.

- Tu vas quoi ?

- Vise-le, bordel !

Pikkin s’exécuta. Ricky rangea la bouteille qu’il avait fait tomber dans le sac de sa collègue puis craqua ses doigts.

La chauve-souris géante était effrayante. Grande, velue, balafrée, affamée, elle agitait ses ailes, impatiente de fondre sur ses deux proies. Ricky se mit en garde.

- Allez viens, saloperie, viens.

Ricky était concentré. Les poings serrés, la bouche ouverte, en position de garde, comme un boxeur, Ricky était focalisé sur la bête. A cet instant précis, rien ni personne ne pouvait le déconcentrer. Le monde ne se résumait plus qu’à elle et lui. Et la lutte qui allait s’engager entre les deux. Mais surtout à celui qui allait administrer le coup fatal le premier.

Le prédateur nocturne battit des ailes plus rapidement puis s’élança vers les deux compères.

Ricky glissa légèrement sur le coté tout en administrant un bon direct du droit dans le museau de la chauve-souris. Elle ne manqua pas de griffer Ricky au visage avant de rebondir sur les parois de la galerie puis s’écraser au sol. Elle poussa plusieurs cris sourds, blessés.

- Bien joué, cogneur, on y va avant que ses copines rappliquent.

Les deux se hissèrent puis rampèrent dans la fente empruntée quelques minutes plus tôt.

Ils furent alors accueillis par une lumière aveuglante, une chaleur étouffante... et plusieurs individus familiers.

Montecarlo hissa Pikkin puis Ricky par le bras, les sortant de leur trou et les aidant à se relever.

- Vous allez bien, les gamins ?

- Rien de grave. Et vous ?

- Quelques curieux se sont approchés d’un peu trop près mais à la vue de nos flingues, ils ont vite compris qu’ils avaient affaire aux mauvaises personnes... Et les plantes ?


- C’est bon. Elles sont dans une des deux bouteilles.

- Parfait. On y retourne. Je me demande si les autres équipes s’en sont sortis... On verra bien.

Les soldats de Berego avaient réussi l’épreuve bien avant Montecarlo et son équipe. Bien avant toutes les autres équipes à vrai dire. A l’image de leur capitaine, vulgaires, machos, violents et vicieux, la petite troupe de mafieux avait tendu une embuscade à un groupe d’explorateurs et de botanistes. Ils les avaient massacrés à coups de machettes et de couteaux à lame crantée avant de les déposséder de leur bien.

Parolne, leur chef, leur avait demandé alors de se tenir prêts pour la seconde épreuve. Il savait que Montecarlo ou "Monty" comme on le surnommait autrefois, avait lui aussi réussi l'épreuve. Une vieille histoire les liait et il comptait bien profiter de l'absence de toutes formes d'autorité pour se débarrasser de lui.  
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Lorsqu’on la regardait on pouvait penser qu’elle se baladait alors qu’en vrai, elle était pressée d’arriver au lieu de l’examen. Elle n’en pouvait plus de marcher et avait chaud alors elle déploya ses ailes et s’élança vers le ciel, elle sentait bien quand elle volait. Elle donnait de grands battements d’ailes et apercevait au loin un lieu où plusieurs personnes étaient regroupées, ça devait être le lieu de l’examen. Elle se précipita encore plus et lorsqu’elle arriva pile au-dessus du lieu elle se laissa tomber lourdement et atterrit en faisant assez de bruit. Elle faisait sûrement partie des premiers arrivants et avait le numéro 17. Elle regarda autour d’elle et les gens continués d’arriver le nombre de personnes s’agrandissait à vue d’œil mais personne ne capta son attention.

Une jeune femme fût présentée c’était le juge de la première épreuve, une botanic hunter. Marifa ne connaissait rien en plante et elle espérait que l’épreuve ne soit pas uniquement basée sur des plantes. Mais bien sûr l’épreuve consistait à retrouver une plante qui s’appelait « Herbae Noctalis », cela ne disait rien à Marifa, il ne lui restait que deux options : Soit épiée quelqu’un jusqu’à ce qu’il trouve la plante puis lui dérober ou rejoindre un groupe. La deuxième idée ne l’enchantait pas trop mais peut-être qu’elle pourrait manger ses coéquipiers après ! Non, elle voulait se retenir pour l’examen, ça ne devrait pas être si dur. Elle regarda un peu autour d’elle et certaines personnes semblaient savoir où elle devait aller ou du moins ce qu’elles cherchaient. Marifa mit un manteau à capuche qu’elle avait amené avec elle pour pouvoir cacher ses ailes, elle ne voulait pas que tout le monde sache qu’elle pouvait voler, cela pourrait lui donner un avantage pendant certaines épreuves. Avec son manteau il faisait encore plus chaud mais elle devait résister.

Elle se décida enfin à partir, elle avait vraiment l’air d’une femme difforme avec son manteau qui était d’une forme bizarre à cause des ailes, d’autant plus qu’elle avait bien mit sa capuche et attaché ses cheveux en un chignon. Elle vit un jeune homme qui marchait en sifflotant, il devait sûrement être sûr de lui alors Marifa décida de l’aborder. Elle s’approcha, il rester à peu près 2 mètres avant qu’elle ne l’atteigne mais le jeune homme se retourna brusquement et tenta de la poignarder, Marifa était plus rapide mais elle ne s’attendait pas à cela, elle eu juste le temps de reculer. Stupéfaite et furieuse elle se lança sur le jeune homme et lui asséna un violent coup de pied à la côte droite, il ne semblait pas avoir eu particulièrement mal et se mit d’ailleurs à ricaner en lançant à Marifa :

- D’accord, tu sais te battre. Mais si on devait terminer ce combat, tu allais probablement mourir.

Marifa n’était pas dupe mais quelque chose dans la voix de cet homme lui fît croire qu’il disait la vérité alors elle décida de ne pas continuer le combat même si elle en mourrait d’envie, son principal objectif était de réussir l’examen.

- Je comprends. Je n’étais pas venue pour me battre mais pour vous proposer une collaboration, juste le temps de la première épreuve.

- Vu tes capacités tu pourrais m’être utile en cas d’attaque, j’accepte. Mais au moindre coup fourré c’est la mort !


L’homme se mit à rire, un rire vraiment bruyant d’ailleurs.

- Comme on va faire équipe j’aurai besoin de connaître ton nom, moi c’est Yusima

- Appelez-moi Upendo.


Marifa n’aimait pas ce type mais ne savait pas pourquoi, juste comme ça. Alors il se mirent en route, Yusima connaissait assez bien les plantes et les amena vite au bord d’un trou, il ne devait pas être profond et Yusima disait qu’a l’intérieur il devait y avoir un genre de labyrinthe. Ils décidèrent que c’est Yusima qui descendrait et que Marifa allait garder l’entrée, alors elle s’assit et scruta l’horizon. Au bout d’une demi-heure elle remarqua un groupe d’environ 6 personnes s’approchait, elle les regardait, indifférente. Lorsqu’ils arrivèrent à son niveau l’un des arrivants prit la parole.

- Tu attends ton coéquipier devant ce trou ?

- Non.


- Alors tu fiches quoi ici ?

Marifa ne répondit pas et regarda le ciel, elle se demandait quand-est ce que Yusima allait sortir. Pendant que l’homme qui lui avait adressé la parole grognait les autres du groupe descendait dans le trou, lorsqu’ils arrivèrent en bas Marifa daigna parler.

- J’ai un coéquipier en bas, s’il revient avant tes coéquipiers je te tue et si tes coéquipiers viennent avant lui alors c’est eux que je tue et je te laisse la vie sauve.

- Ouais ouais c’est ce qu’on verra.

Yusima revînt en premier mais il était ensanglanté, il s’était battu avec le groupe et perdait beaucoup de sang, ni une ni deux Marifa se précipita vers la personne avec qui elle attendait et lui tira fortement les cheveux en arrière, son cou se brisa. Ensuite elle retira son manteau et descendit aider Yusima à monter, il avait deux box en fers, sûrement les plantes. Marifa était étonné de son état et se disait qu’il ne devait pas être si fort qu’il le prétendait, elle le déposa par terre et prit un box laissant l’autre dans les mains de Yusima qui perdait toujours sang, elle pouvait le sauver mais s’en foutait royalement. Elle récupéra son manteau et s’envola en direction du point de départ. Elle tendit ensuite le box à la juge tendit ses ailes par-dessus et ouvrit le box, la plante était belle et bien dedans. Elle avait réussi la première épreuve sans se fatiguer et sans s’amuser, elle devait remédier à cela dans la deuxième
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