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La tragédie

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Mar 4 Déc - 8:41
 C'est par une douce symphonie composée de gazouillis, de joie paternel et de passion de Bach que la chambre d’hôtel de notre détective était bercée. S'apprêtant pour le lancement de l'examen spécial qui devait avoir lieu à plus tard dans l'après midi, le joyeux paternel s'était levé de bonne heure. Il faut savoir qu'il n'avait pas l'instant de laisser passer cette opportunité!

Au chômage, menacé par téléphone par un harceleur dont il ne pouvait prouver l'identité bien qu'il sache pertinemment de qu'il s'agissait, la participation à un examen normal l'éloignerait trop de son fils alors que cet examen particulier ne durerait que trois jours au plus. En outre, les candidats étaient intégralement pris en charge par l'association.

Comment avait il fait pour se retrouver parmi les 999 chanceux ? Facile, il lui a juste fallu envoyer son dossier de candidature et de se faire tirer au sort.

Alors qu'il faisait roter Ubi, on toqua à la porte.


- Qui est ce ?
- C'est la nourrice.
- Un instant, s'il vous plait.

Méticuleux ou par déformation professionnelle ou bien par instinct paternel, le détective contacta le standard téléphonique pour vérifier l'identité de celle devant sa porte. Après moult vérifications, il finit par ouvrir la porte à la nourrice. Il s'agissait d'une jeune locale car oui il ne faut pas oublier que cet examen était aussi une opportunité économique hors norme pour cette petite île qu'était Gola.

Un dernier bisou sur le front de Ubi, l'homme se mit en route pour la salle de conférence. En chemin, il reçut son sms journalier de menaces qu'il ne prenait plus la peine de lire tant ils se ressemblaient.


- Connasse...








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Mer 5 Déc - 13:29
Arrivé en avance, comme à son habitude, le détective s'installa au premier rang. Car le problème des tirages au sort, c'est qu'il y aura probablement des énergumènes qui feront tout leur possible pour faire du chahut. En attendant, le début de la conférence., il passa le temps au téléphone avec Ubi. La conférence commença à l'heure annoncée car s'il fallait bien reconnaître une chose à l'association, c'était sa ponctualité.

Celui qui tenait cette conférence n'était autre que Rowen, le secrétaire administratif de l'association. Sans trop de cérémonies, il prit la parole :

- Bonjour, cet examen spécial est en réalité le test d'une nouvelle méthode de recrutement. Et vu la situation de Gola, elle est pour cette île une opportunité. C'est pourquoi, elle va se dérouler en trois jours.

Sans laisser l’occasion à d'éventuelles questions, Rowen mit les voiles et la salle se vida. Alors que la salle était déjà vide, le détective était encore assis. Il analysait le peu de données qu'il avait obtenu mais surtout un fait le marqua cette salle ne pouvait pas contenir 999 personnes mais seulement 99 et elle était pleine pendant la conférence. Il se leva lorsque d'autres firent leurs entrées.

- Bah, vous voyez c'était pas la peine de se presser, on est parmi les premiers!
- Tout à fait, et puis pourquoi est qu'on aurait pas profité de l'activité principale du pays, héhé!

Des salauds comme notre détective détestait, au lieu de venir sur cette île pour passer leur examen, ces énergumènes faisaient la tournée des prostituées! Mais bon de toute façon, si sa théorie était juste, ils s'étaient déjà disqualifiés.

Le détective rentra paisiblement à son hôtel pour vivre les joies de la paternité. Toutefois, il ne dormit que d'un seul œil car il en était sûr l'examen avait déjà commencé!  








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Jeu 6 Déc - 12:37
A minuit pile, le téléphone sonna. D'un geste vif, le paternel à demi-endormi décrocha.

- Allô ?
- Un.

Ne laissant pas le temps à notre héros de réagir, l'individu raccrocha.

- Et merde, je sens que ce n'est que le début...

Effectivement, à 3h et 6h, le même phénomène se produisit. 6h30, le détective ne pouvait plus dormir car Ubi avait la pêche. Rires et gazouillis étant à l'honneur dans sa bouche, le paternel n'avait d'autre que de rester éveillé pour s'occuper du joyeux bonhomme. Ce n'est qu'à 8h qui put passer un Ubi bien repu et endormi à la nourrice.

En attente de nouvelles directives de l'association, il était sur le qui-vive. D'autant plus que l'association ne les contactait que par le téléphone fixe présent dans leur chambre. A 9h, il eut encore un mystérieux coup de fil. Cette fois ci, le numéro donné fut "deux". Juste après, ce fut l'association qui appela.


- Bonjour monsieur, la deuxième épreuve consiste à faire les boutiques tout au long de la journée. Avez-vous compris ou voulez que je répète ?
- Oui, j'ai compris. Pourrais-je savoir combien on réussit à passer la première épreuve, s'il vous plait ?
- Bien entendu, vous êtes 99 à avoir réussi la première épreuve. Autre chose, monsieur ?
- Oui, qu'est-il arrivé aux recalés ?
- Comme indiqué dans les clauses que vous avez signées, les recalés sont renvoyés chez eux et soumis à une amende de dix millions de jenis à verser au gouvernement golanais.
- Je n'ai plus d'autres questions, merci.
- Bonne journée monsieur.

Eh bien, le gouvernement golanais venait de gagner le jackpot de 9 milliards de jenis et quand on sait que le jenis équivaut à dix fois la monnaie locale... A peine, avait-il raccroché que le brouhaha des portes des autres chambres se fit entendre. Un grand nombre de candidats s'en alla faire les boutiques. Le détective enfila un manteau et un chapeau blanc et alla dans le couloir. A peine sortit qu’il tomba sur deux autres participants : un jeune garçon (visiblement idiot) et un homme grassouillet. Le détective ouvrit la conversation.
Les individus en questions:
La tragédie Chibi-10La tragédie Latest10

- Bonjour à vous.
- Bonjour jeune homme. Rétorqua le plus âgé des deux.
- Salut ! Au fait, ils sont partis où les autres ? Demanda le plus jeune.
- Faire les boutiques puisque c’est ça la deuxième épreuve.
- QUOI !? Mais en quoi est-ce que ça va me permettre de devenir le roi des hunters ?
- Eh, les hunters n’ont pas de roi…
- Ah bon, c’est pour ça que se sera MOI !?
- Si tel est ton objectif mon garçon, tu devrais donc passer cet examen.

Le jeune garçon ne se fit pas prier et plia bagage.

- Hala, la fougue de la jeunesse !
- L’idiotie plutôt, sinon votre téléphone marche bien ?
- Mon téléphone ? L’expression et le ton de l’homme se fit plus sombre, marque typique de quelqu’un ayant quelque chose à cacher.
- Je ne sais pas trop vers quelle heure c’était mais mon téléphone a sonné et je n’ai pas pu décrocher. Je crois que ça a fait ça une deuxième fois mais bon moi j’étais exténué.
- Ho, en effet. Le mien a sonné à 2h et 2h30, la ligne était pleine de parasite. Sans aucun doute, il faisait des travaux.
- Vous devez avoir raison. Vous n’allez pas faire les boutiques ?
- Vous savez, je n’ai plus la vigueur de mes vingt ans. Je vais attendre que le soleil diminue un peu. Et vous ?
- Je vais d’abord aller à l’accueil, il faut que je récupère de nouvelles serviettes, mon fils a trouvé drôle ce matin de se soulager sur les précédentes.
- Haha, quel petit !

Sur cela, ils séparèrent. Cet homme est un menteur, il a donné des fausses heures pour les coups de fil en outre il n’a pas l’intention d’aller faire bêtement les boutiques car lui aussi l’a compris : Les coups de fil font partir de l’épreuve et en manquer un pourrait être fatale !








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Sam 8 Déc - 15:44
Comme il l'avait dit, il s'était rendu à l'accueil pour prendre de nouvelles serviettes.

- S'il vous plait pourrais je passer des commandes depuis l’hôtel ?
- Évidemment, nos livreurs sont à votre entière disposition.
- Merci.

Pourquoi allez faire les courses soi même et risquer de ne pas décrocher le téléphone ? Autant lié l'utile à l'agréable ! se dit-il en rentrant dans sa chambre.

La journée fut calme et le téléphone sonna encore 6 fois ( 12h, 15h et le chiffre donné était "deux"; 18h, 21h et minuit qui avait pour chiffre "trois" ). C'est le lendemain à 6h que l'association toqua aux portes des chambres.

- Bonjour monsieur, pouvez vous écrire les numéros qui vous ont été communiqués ainsi que leurs occurrences ?

Certains candidats étaient surpris, d'autres confiants. Il fallut attendre 9h pour que les résultats soient communiqués par téléphone et... Ils n'étaient plus que 9 en lice ! Les deux personnages de la veille ayant échoué l'un parce qu'il n'avait pas décrocher le téléphone et l'autre parce qu'il n'avait pas fait d'achat. Les 9 derniers furent transportés au sommet de l'île car c'était là qu'autre lieu la dernière épreuve.








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Dim 9 Déc - 16:09
Le sommet de l'île offrait un vision des plus magnifiques : une mer radieuse surplombé par un soleil des plus lumineux. Les candidats observaient le paysage en attendant les examinateurs qui se trouvaient dans la cabane où le camion les avait déposés. Le chauffeur étant parti les prévenir de l'arrivée des 9 rescapés.

Soudain, le détective se souvint qu'il avait mis son téléphone sur silencieux la nuit du premier jour pour pouvoir un peu dormir. Il le mit sur vibreur et regarda ces notifications, bien sûr il avait son sms de la veille et celui du jour toujours dans un langage des plus vulgaires. L'une des raisons qui le poussait aussi à vouloir une licence de hunter, c'était pour profiter des avantages qu'offrait l'association pour pouvoir se prémunir de la nuisance de Muriel Duk.

Le paysage avait bon être splendide, il n'empêche que ça faisait déjà plus de deux heures que le conducteur était entré dans la cabane. En plus, il n'y avait aucun bruit qui s'en échappait. Etait ce l'épreuve ? Fallait il rester sur place et respecter les consignes ou au contraire braver l'inconnu ? Certainement la réponse n'était pas si facile, il fallait faire un choix. Le détective prit sur lui de pénétrer dans la cabane. Retirant la sécurité de son desert eagle, il ouvrit le plus lentement possible la porte. A peine fut-elle entrouverte, qu'il s'y faufila.

La vue, qui lui fut offerte, était des plus sanglantes. Le chauffeur et six autres personnes étaient allongés dans une marre de sang, il ne s'agissait que du détail le moins horrifique. Le pire, c'était de voir que ces corps avaient été ouvert comme des carcasses de gazelles sous les assauts d'une meute de hyène. Par professionnalisme, il examina brièvement les corps. C'était pire qu'il ne pouvait l'imaginer, c'étaient pas des animaux qui avaient fait le coup, c'étaient des humains ! Il sortit de la cabane, il devait avertir les 8 autres au cas où ces malades seraient encore dans le coin.


- Ecoutez, c'est comme si nous avons un problème...

Malheureusement pour lui, il y avait juste sous ses yeux 8 cadavres et un homme ensanglanté qui était penché sur l'un d'eux, lui ouvra le ventre avec ses dents...








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Mer 12 Déc - 14:11
Sans aucune forme de sommation, il tira sur le cannibale. Toutefois ce dernier, d'un pas léger, décala et disparut. Tout à fait, sous les yeux ébahis et à une vitesse inhumaine, il avait non seulement disparu mais évité une balle ! Mais quelle était ce tour de passe, disparaître sur un terrain dégagé, le détective en avait vu des mûres et des pas mûres mais là !

Reprenant son souffre, il se mit presque immédiatement en mouvement : l'ennemi pouvait toujours être dans les parages, la réflexion attendrait, pour l'heure, place à l'action ! Évitant d'avoir une course prédéfinie, il jonglait entre zigzague, cercle, ligne et autres formes toutes plus ou moins improbables.


Soudain, son regard se posa sur la ville en contrebas, et ce fut une vision apocalyptique. Elle était comme assiégée : explosions, fumées, effondrements de bâtisses. Sa situation ne faisait qu'empirer qu'avec le temps.

- Ubi... pensant-il en se figeant un instant.
- Tu aurais dû rester en mouvement. Entend-il brièvement avant de sentir deux impacts d'une violence inouïe, l'un sur son épaule droite et l'autre sur sa cuisse gauche. Ces chocs le firent tournoyer tout en dévalant la montagne, pour finir sa course tout en bas de la montagne.
Mais cela, il ne le savait pas car il avait perdu connaissance peu de temps après l'assaut. Bien qu'il l'ignorait à ce moment, il avait perdu connaissance non pas à cause de l'assaut mais grâce à l'atroce douleur provoquée par l'ouverture brutale de ses shôkos.

C'est un détective dans le coma qui faisait face à une ville à feu et à sang...








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Mar 15 Jan - 1:24
Quelques heures plus tôt Laffy, le petit garçon rencontré lors de la deuxième épreuve, attendait avec tous les autres échoués. Ils étaient tous là ce qui n’avaient pas été qualifiés dans cette salle où ils passaient au tour par tour et seul dans le bureau situé non loin pour régler leur amende. Laffy n’avait pas d’argent, il avait tout dépensé la veille dans les restaurants de la place. Ceux comme lui, les insolvables écopaient de travaux forcés jusqu’au remboursement. Mais pour l’heure, il avait un problème plus urgent : Il avait mal au ventre ! La position assise n’aida pas, le garçonnet ne pouvait résister plus longtemps. Il se leva et se dirigea en vitesse vers les toilettes.

- Désolé monsieur, mais veuillez rester assis !

Comme réponse, le personnel eût les vapeurs intestinales du concerné démontrant qu’il avait vraiment besoin d’aller aux toilettes.

- Mon Dieu, quelle infection !  

Le gamin arriva en catastrophe sur le siège salvateur. N’ayant pas le temps d’éprouver de la honte, il ne fermait aucune porte qu’il passait. Les secondes devinrent des minutes, les minutes devinrent des heures de concert gastrique hors norme. Il somnolait même par moment.

Quand son calvaire fut enfin terminé, Laffy fit un brin de toilette. Éreinté, il se dirigea vers sa chambre oubliant sa disqualification. Le personnel ne l’arrêta pas car eux-mêmes étrangement étaient absent. En fait toute la zone était déserte et silencieuse, un silence des plus malsains. Mais Laffy avait d’autre priorité que de faire un tel constant.
Arrivé à son étage, l’écervelé se trompa de chambre. Elle respirait la propreté toute fraîche. Sur le lit se trouvait une magnifique poupée en porcelaine grandeur nature et à ses côtés, un homme portant un tablier d’artiste peintre des plus raffiné.

- Bonjour monsieur, désolé d’être entré sans permission je me suis trompé de chambre. Votre chambre sent trop bon et en plus, c’est une jolie poupée que vous avez là!

- Merci bien, jeune homme.

- C’est une poupée de collection, n’est-ce pas ? Car une telle poupée ne peut trouver sa place que dans une galerie d’art ou un musée. Je n’oserai pas la toucher tellement elle est resplendissante !

- Heu, merci beaucoup pour tous ses compliments ! C’est moi qui l’ai faite.

- Quoi !? Vous êtes un génie ! Monsieur pourrais-je venir à une de vos expositions, s’il vous plait ?

- C’est que…

- Vous n’admettez pas les enfants ? C’est par grave lorsque je serais le roi des hunters, j’annulerai cette loi. C’est une promesse ! Allez, je pars faire dodo, faire caca m’a épuisé.

Sur ces paroles des plus incongrues, Laffy sortit de la pièce. En fait, la « poupée » était en fait un cadavre et l’homme son meurtrier. Il avait coupé les cheveux en ras, tranché méticuleusement tous les nerfs de sa victime, retiré minutieusement l’épiderme pour ne garder que l’hypoderme ensuite la recouvrir de porcelaine et enfin lui implanter des cheveux sur le crâne. Il avait habillé d’une robe digne d’une ancienne famille royale. Quand Laffy est entré, il venait de nettoyer et contemplait son œuvre. Si le garçonnet n’avait pas subi le même sort c’est parce qu’il avait surpris le bourreau en reconnaissant son « talent ».
Laffy arriva à sa porte mais puisqu’on lui avait retiré les clés il ne pouvait plus y entrer.

- Je vais aller dans la chambre du monsieur à chapeau qui a un bébé, je vais demander à la gentille nounou qui me donne souvent des bonbons de me laisser dormir là-bas.

Sur cette brillante idée, il se dirigea vers la chambre du détective. La porte était entrouverte, la chanson « Solitude » de Hiromitsu Agatsuma passait en boucle.



Il entra et vit deux messieurs allongés au sol. Il n’eut pas le temps de s’exclamer que la nounou lui fonça dessus avec un couteau. Laffy avait beau être idiot, il avait encore son instinct de survie. Sautant sur le lit, il vu le nourrisson dessus. Sans tergiverser, il le prit et plongeant sous le lit. La nourrice avait un regard vide, de la bave sortait de sa bouche et d’elle, émanait une atmosphère de folie meurtrière. Elle entreprit de soulever le lit pour coincer les chenapans. Laffy en profita pour se faufiler discrètement sous la commode puis de se diriger sans faire de bruit vers la sortie laissant la nounou, dans des cris de rage, mettre la chambre en pagaille.

Affolé le petit fonça dans l’ascenseur direction le rez de chaussée là où se trouvait le hall avec les hunters : eux seuls pouvaient l’aider !








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Jeu 24 Jan - 4:03
Le jeune garçon déboula dans ce hall qui, quelques heures auparavant, était bondé de participants, hunters et du personnel de l’immeuble. C’est un vide des plus glaciale qui l’accueillit. Le désespoir ne se fit pas attendre alors que Laffy parcourait toutes les pièces plus vides les unes par rapport aux autres. Il entra dans le bureau de Rownen et le vit de dos. Quel ne fut pas son soulagement mais alors qu’il s’approchait de lui, de la fumée s’échappait de son corps en formant un épais nuage qui laissait entrevoir, au bout de quelques minutes, une femme à la place de Rowen.

- Tiens, je ne les ai pas tous tué ? Dit-elle sur un ton des plus glacials.

Sans demander son reste, Laffy prit la poudre d’escampette. La femme s’engagea dans le couloir pour le traquer.

- Il a disparu !?

Laffy s’était fait harper de l’extérieur par un bon samaritain.

Le samaritain:
La tragédie Sticke10

- Mer… Le samaritain l’empêcha de finir sa phrase en mettant sa main sur la bouche de Laffy. De son autre main, il montra à Laffy une horde de personne dans le même que la nounou qui déambulait et attaquait sauvagement toute personne normale comme le démontra si bien une fillette qui pleurait à côté du cadavre de sa mère : « La pauvre fut déchiquetée à mains nues ». Cette vision d’horreur envoya Laffy dans les pommes.

A son réveil, il était à bord d’un camion avec le nourrisson et le samaritain.

- Enfin réveillé ?

- Heu, oui…

- Ne t’en fais pas, on est loin du centre-ville.

- La ville est loin et en flammes !

- Il y a des massacres à tous les coins de rue.

- Mais pourquoi tout ça, monsieur ?

- Je ne sais pas et je doute que quelqu’un ne le sache. Ça a été si soudain, des gens qui devenaient fous, d’autres qui tuaient en s’amusant. Je ne sais pas quoi te dire…

- Et les hunters ?

- Ce sont les premiers à être tombés.

- C’est…

- Ne t’en fais pas, on se dirige vers une piste de décollage secondaire proche de la montagne. Là-bas, on va s’enfuir de l’île.

- On s’enfuit alors ?

- Oui, si on avait du pouvoir, on pourrait sauver d’autres personnes. Tu aimerais en avoir ?

- Oui.

- Ok, je suis sûr que tu en seras capable bientôt. Dit-il en lui donnant une tape à l’épaule.

Ils parcoururent encore quelques kilomètres avant d’arriver à bon port. A peine Laffy et Ubi hors du camion qu’une grenade fit voler en éclat le camion. Le souffle n’étant pas très puissant, Laffy fut mis au sol sur le dos serrant le bébé contre son ventre.

Une bande de cinq personnes approchèrent. L’un s’exclama « Le type au volant est mort, il ne manque plus que les enfants », le tout accompagné d’un rire des plus grotesque.

Le gentil monsieur était mort et Laffy ne connaissait même pas son nom, les vilains allaient gagner. Cette situation le révulsait et au plus profond de lui, il fit le vœu de vouloir les exterminer. Il posa le bambin, qui commençait à émerger de son sommeil de pierre, au sol. Une aura commença à émaner de Laffy, mais elle ne cessait de croître tout en se concentra dans son poing. Il lança son poing vers le groupe au loin et son bras s’allongea et gonfla le tout en une vitesse ahurissante.

- Merde, il utilise son hatsu !

Le groupe fut pris au dépourvu, et le poing s’écrasa sur eux. Le poing repris sa taille normale mais Laffy était devenu tout squelettique et son aura le quittait ainsi que sa vie. Tel était le prix pour un tel pouvoir. Un des agresseurs sortit des gravats, visiblement le seul rescapé.

- Petit merde sans mon ken et les autres boucliers humains, je serais mort ! Mais puisque la mort est déjà en train de t’amener dans son royaume, je vais tuer ton petit frère sous tes yeux de la pire des façons qu’il soit !

Laffy, immobile, ne pouvait plus rien faire. Ubi se mit à pousser des gazouillis de bonheur. Laffy sourit, le scélérat fut étonné et un desert eagle parla.








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Mer 30 Jan - 21:15
Alors que le corps du malfrat s'écroulait sans vie, deux personnes se rapprochaient à vive allure des enfants. L'un porta immédiatement le bébé et l'autre se mit aux côtés de Laffy.

- Pauvre petit, il n'y a plus rien à faire pour lui.

- Je le reconnait, il s'agit d'un des candidats. Tu ne peux pas le sauver comme tu m'as sauvé ?

- Non, toute son aura s'est déjà évanouie. Dans ton cas, elle s'échappait certes mais il t'en restait encore.

L'un des deux individus n'était autre que notre détective et l'autre Bet une jeune hunter. Elle a trouvé notre héros gisant en bas de la montagne entrain de se vider de son aura. Pour le sauver, elle utilisa son hatsu qui est de type émission et qui consiste à diminuer le flux de l'aura d'une personne en projetant le sien dans le corps de la victime. Généralement utilisé pour rééquilibrer le combat lorsqu'elle fait face à un adversaire ayant une aura plus développée, elle l'avait utilisé pour sauver la vie de Visiteur en faisant en sorte que son aura ne s'échappe qu'en fine quantité.

- Dommage, ce garçon a sauvé mon fils. J'aurai aimé le remercier.

- Son éveil ressemble plus à une explosion qu'à l'ouverture classique et une ouverture innée.


- Hum, comment ça ?

- Attention !

A peine eut-elle ouvert la bouche, qu'un individu apparu derrière eux. Non, plus exactement, il venait de les trancher si rapidement qu'aucun des deux ne l'aperçut. L'individu se tourna vers eux.
La tragédie Ceae3980737df7d3822d18bcd68720b2

- Ce sont les derniers survivants.

- Espèce de...

C'est à ce moment que, comme dans les films, les torses de Bet et du détective s'ouvrirent sous le coup des lames de cet assaillant mystérieux. Derrière nos héros apparut une bande, il était impossible pour les deux victimes de bien les discerner car la douleur troublait même déjà leurs vues.








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Dim 3 Fév - 4:17
Une multitude d'individus venaient de faire son entrée. Le hunter et le détective étaient K.O laissant le nourrisson seul face à des êtres les plus vils.

- Pauvre petit, abrégeons ses souffrances. Lança un des inconnus.

Mais à peine, fit il un pas vers le rejeton que le corps inerte du détective se dressait. Les yeux vides, le corps avait réagi sous l’impulsion d'une volonté défiant la logique : c'était un des nombreux miracles de la paternité qui venait de se produire !

- On a plus le temps de s'amuser, l'île va bientôt être engloutie. Visiblement le père du môme est du renforcement, net ce qu'il nous fallait pour boucler le rituel. Balança un autre de la bande.

Aussitôt, ils formèrent un cercle ayant pour centre le détective inconscient. Ils psalmodièrent des incantations incompréhensibles. Un ray de lumière s'abattit sur le sacrifice et bien qu'inconscient, la douleur fut-elle qu'il en poussa des hurlements. Cela sembla durer une éternité ,pourtant ça ne dura que quelques minutes et la fin du rite fut marquée par l'écroulement du corps.

- Eh bien, ça demande toujours autant d'énergie ce rituel. Bon achevons le sacrifice et ce sera terminé.

Toutefois, ils reçurent un appel urgent qui leur demandait de quitter l'île dans les minutes à venir ce qu'ils firent. Un gigantesque cyclone s'abattit quelques temps après sur l'île au point de l'engloutir. Ubi dans ses pleurs créa une bulle de de protection autour des trois survivants et ils dérivèrent pendant des heures avant d'être récupéré par un bateau de pêche.

Quelques jours plus tard

Le détective venait de nourrir le tout petit et de le mettre au lit lorsque Bet entra dans sa cabine.

- Alors quelles sont les nouvelles ?

- L'île de Gola a été anéanti par les flots et toutes les personnes s'y trouvant sont mortes, tous les médias parlent de "la tragédie". Toute trace de notre passage a été aussi soigneusement effacé et le comble du comble, il semblerait que Rowen n'y ait jamais mis les pieds !

- Mais, je l'ai bien vu là bas !?

- Vu l'opposition à laquelle, on a dû faire face, il n'est pas exclure que quelqu'un ait usurpé son identité en faisant usage du nen. En outre, je n'ai trouvé aucune trace de ce concours de recrutement spécial des hunters...

- Hein !? Mais... Soit l'association cache les faits, soit...

- Soit les criminels derrière tout ça, on prit le temps de bien monter leur petite affaire ce qui signifie qu'ils sont puissants et influents.

- Bof, pour l'heure, ce ne sont que des théories. Sinon c'est quoi le nen ?

- De manière simplifiée, le pouvoir de la volonté. L'assaut que tu as reçu t'y as éveillé, et le repos a permis à ton corps de s'y adapter. Mais il te faut encore le maîtriser.

- Et j'apprends ça où ?

- Normalement après avoir obtenu l'examen, l'association t'assigne un maître pour te transmettre les bases.

- Ça explique pourquoi même les plus minables des hunters sont spéciaux.

- Ouais, au fait pourquoi tes parents t'ont nommé Visiteur ?

- Mais qu'est ce que tu racontes, je ne m'appelle pas Visiteur, je m'appelle, je m'appelle Visiteur...

- Le nom de famille de ton fils et de tes parents !?

- C'est, c'est, c'est Visiteur...

- Merde, on dirait que tu as subi une malédiction et qu'elle affecte ton identité.

- Mais c'est pas possible de rayer l'identité d'une personne aussi facilement !!!

- Le nen est capable de bien des choses, il faut juste y mettre la quantité d'énergie. Ce serait un début d'explication à toute cette farce.


- Mais quel serait l’intérêt ?

- Mystère et boule de gomme. Tu devrais faire tes affaires, nous allons bientôt accoster.


Abasourdi par la perte de son identité et tous les récents événements, "Visiteur" ne se laissa pas aller au désespoir. Sa priorité restait la même : passer l'examen hunter ! Mais cette fois ci plus seulement pour trouver du travail mais aussi pour protéger Ubi et comprendre cette farce du destin.








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