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Sam 7 Juil - 0:20
Après avoir réussi l'examen hunter, Haru et Lisa se dirigèrent vers York Shin City, connue pour être un pôle économique important.

Lisa avait l'intention de se renseigner sur la venaison, un artefact magique contenant une quantité illimité de la boisson la plus merveilleuse du monde. Elle espérait trouver des renseignements sur cet artefact à Yorkshin City, n'ayant trouver nulle information qu'elle connaissait déjà sur le site des Hunters.

Haru, assez peu intéressé par la quête de sa soeur, avait décidé de l'accompagner afin de l'aider le temps qu'il trouve sa vocation.

Ils s'y rendirent en dirigeable et profitèrent du trajet censé duré près de 8 heures pour se reposer. L'examen hunter avait été extenuant.

La première chose qui les frappèrent, avant même de fouler le sol de la mégalopole , étaient les nuages jaunes de pollution complètement opaques qui flottaient au dessus des grattes-ciels. Malgré la faible distance qui séparait le dirigeable du sol, le brouillard de pollution ne laissait qu'entrevoir une mince partie de la ville. Une telle vision qui aurait dû surprendre ou impressionner les deux jeunes hunters n'ayant connu que la paisible et petite île de la baleine, n'eut pour effet que de les enthousiasmer davantage.

Une fois au sol ils demandèrent leur chemin aux passants afin de trouver un marché aux puces.

- Incroyable, on peut apercevoir des marchands sur des hectares et y a un monde fou... Oh et regarde ça Haru un couteau Benz, Papa en a un aussi, qu'est ce qu'ils sont semblables...

Le vendeur s'exprima aussitôt :

- C'est un couteau Benz. Il a donc été fabriqué par un tueur en série prolifique il y a près de 2 siècles. Il a façonné ces couteaux tout au long de sa vie, leur style d'un couteau diffère selon sa date de création. La plupart des couteaux sont capables de trancher de l'acier. Je vous propose un prix raisonnable vu que vous avez l'air charmant : 6000 jenis. Ça vous convient?

- Le prix est raisonnable mais ne vous fiez pas au vendeurs de Yorkshin, c'est une réplique.

La voix venait d'un grand homme qui se trouvait à proximité les bras croisés adossés contre le mur. Il devait mesurer près de 2 mètres et sa carrure était massive. Ses larges épaules, ses mains immenses, étaient impressionnants. Ses cheveux étaient gris, longs et ondulés. Il semblait pourtant trop jeune la teinte de ses cheveux soit liée à l'âge. Les traits de son vidage étaient anguleux, son teint était mat. Il semblait avoir la quarantaine. Il portait un arazawa noir et gris (kimono de combat).  Ses yeux étaient grands et d'un bleu glacial. Sa voix était calme et assurée et son regard se portait machinalement sur le couteau puis sur le vendeur. Le vendeur était trop impressionné pour dire un mot. Il restait bouche bée. Le grand sourire qu'il affichait lorsqu'il avait proposé le prix s'était changé en une expression semblable à celle d'un chien apeuré. Il mit quelques instants à reprendre contenance.

-C'est entièrement faux c'est un original, j'ai ici même un certificat prouvant que ce n'est pas une imitation. Le fait même d'oser prouver le contraire est une insulte. Je devrai monter le prix de cet article ! Comment osez vous ?

-Ces enfants ne sont pas avec moi, monter le prix du couteau est absurde. Une preuve que ce couteau est un faux ?

Il prit le soi-disant objet centenaire en tenant la lame avec sa main gauche et la poignée avec sa main droite. L'instant d'après la lame du couteau était brisée. Le marchand, abasourdi, tenait ce qu'il restait de la réplique l'air terrifié tandis que le grand homme s'en allait.

Haru et Lisa le suivirent, curieux.

-C'est incroyable Monsieur, comment avez-vous deviné que c'était une replique.

-Je ne l'ai pas deviné, c'était de l'observation. J'ai utilisé le Gyo. Commençons par nous présenter, je suis Rikuu, assassin professionnel et possesseur d'une licence de Hunter. Ca fait de moi un Hunter professionnel tout comme vous, enfin pas tout à fait . Vous ne satisfaisez pas toutes les conditions pour être qualifiés de Hunter: "Tous les Hunters exigent un niveau minimal de compétence martiale. Être capable d'utiliser le Nen est le niveau minimum nécessaire." Voilà ce que stipule le second commandement des Hunters.

-Minute comment sais-tu que nous sommes des Hunters ?

Haru, méfiant, avait machinalement mis sa main droite dans sa poche afin de vérifier qu'on ne lui avait pas volé sa licence tout en pointant du doigt le dénommé Rikuu de sa main gauche, le regard inquisiteur.

-Je suis envoyé par l'association pour vous apprendre le Nen que j'ai évoqué plus tôt. Donc toi le jeune impulsif tu dois être Haru et toi la jeune fille souriante tu dois être Lisa c'est ça ?

Les deux approuvèrent. Lisa était souriante. Haru restait sur ses gardes, suspicieux. Rien ne lui prouvait que le monsieur en question n'était pas venu les voler. Il était encore plus méfiant. Ce Rikuu, qu'il soit envoyé par l'association ou pas était un hunter qui avait accès à des informations sur eux via le site réservé aux Hunters
pros S'il leur voulait du mal alors il serait en position de leur faire du mal. De plus, Il se rappelait de ce qu'avait dit le président de l'association "Votre première tache en tant que Hunter est de protéger votre licence et de ne pas vous la faire voler." Il se pouvait aussi que ce Rikuu ait été envoyé par l'association afin de vérifier si Lisa et lui arriveraient à protéger leur licence de Rikuu.

-Le nen est la capacité de maitriser notre aura. Chaque individu possède une aura et il est possible de la maitriser afin d'en faire ce que l'on veut. Par exemple si je le veux, je peux matérialiser une épée, en utilisant mon aura.

Une épée rouillée apparut dans la main de Rikuu pendant une fraction de seconde avant de disparaître aussitôt. Le laps de temps de la présence de l'épée fut si court que personne d'autre dans les environs ne remarque cet extraordinaire tour de magie. Les deux compères équarquillèrent les yeux. L'assassin reprit.

- Les applications du nen sont infinies. Je ne peux pas me permettre de garder cette épée matérialisée trop longtemps, je risquerai de dévoiler au grand public l'existence du Nen qui doit rester secrète au commun des mortels pour des raisons évidentes.   Tenez, retrouvez moi à cette adresse si vous voulez en apprendre plus sur le Nen.

-Une preuve que ça ne soit pas un piège ?

- J'avais senti ta méfiance et ta prudence, bonnes habitudes gamin mais tu ferais mieux de réfréner ta manie de vérifier si ta licence est toujours sur toi à l'avenir.

Il vérifia une nouvelle fois comprenant ce qui était insinué. Il avait failli à son devoir de hunter 9 heures après avoir réussi l'examen, sa licence avait quitté sa poche. Il était dépitée.

- Considère que c'est un piège.

Il tendit le bout de papier sur lequel était inscrit l'adresse à Lisa, visiblement encline à l'accepter.
Elle affichait un grand sourire sur son visage. Haru était stupéfait...
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Sam 7 Juil - 12:33
- Que...

À trop jouer au malin on prenait le risque de découvrir que l'on n'était pas tant que ça en réalité. Le brave Rikuu qui avait un instant espéré jouer un tour au bizut qu'il venait - paraît-il - instruire fut pris au dépourvu en fouillant sa poche arrière. Il avait eu dans l'idée de restituer sa licence au jeune garçon, le souci étant qu'elle n'était plus là où il l'avait mise. Blême, sa modeste expertise en maîtrise du Nen n'avait su le prémunir de doigts agiles d'un profane toutefois plus versé que lui dans l'art du vol.

- Vous m'avez repris votre licence ?

Haru et Lisa s'étaient observés un court instant avant de reporter leurs iris inquiètes en direction de cet «expert», l'interrogeant du regard afin de savoir s'il plaisantait. Il ne plaisantait pas et pourtant, la situation était risible à se tenir les côtes. En voulant les épater par un petit tour de passe-passe de deuxième ordre, le Hunter n'avait pas saisi qu'on l'avait pris en chasse depuis quelques temps déjà. Tel fut pris qui croyait prendre.

Tandis qu'il se faisait copieusement engueuler par le cocu de l'affaire et sa sœur, au loin, Jusseb marchait paisiblement, l'objet du délit en main toute dehors, la scrutant au mieux pour savoir s'il s'agissait d'une vraie. Au fond, il était incapable de distinguer l'original d'une contrefaçon, mais il préférait ne pas nourrir de faux espoirs. Par deux fois déjà il avait cru dérober la licence de Hunters négligents, en vain.
Seulement, cette fois, il avait un bon pressentiment. Ce Rikuu était certes d'une arrogance crasse, mais après être tombé dessus par hasard dans un des restaurants tenu par le clan mafieux auquel il appartenait, le peroxydé l'avait observé et filé plusieurs heures durant. Sa proie était parvenue à le semer à trois reprises au cours de la traque. Rares étaient les étrangers qui pouvaient se prévaloir une telle prouesse.
D'ailleurs, au-delà de sa prudence et de sa minutie scrupuleuse à ne pas être suivi, la vitesse et l'habileté dont Rikuu avait fait preuve pour subtiliser la licence de son collègue tendait à indiquer qu'il n'était pas n'importe qui. Tout vigilant qu'il fut, ce n'était pas ça qui l'avait empêché de se faire vider les poches comme le dernier des touristes. On trouvait toujours meilleur que soi dans la discipline où l'on croyait exceller.

Sans se presser - car il savait aussi se montrer prudent, le mafieux continua son chemin le plus tranquillement du monde, son larcin en poche. D'un simple SMS aussi évasif que concis, il n'avait pas manqué de contacter un receleur potentiel à qui faire expertiser la marchandise. S'il s'agissait d'une contrefaçon, on se ferait un plaisir de l'envoyer chier, dans le cas contraire, il y avait fort à parier qu'on cherche à la lui faire à l'envers pour l'arnaquer au mieux. Triste monde que celui de la mafia. Dans le milieu, l'amitié ou la camaraderie étaient à proscrire : l'argent menait ce petit monde.

***

- Bah écoute Juju.... te voilà l'heureux propriétaire d'une fausse licence Hunter. Mon neveu en a une aussi si ça t'intéresse, il l'a chopée dans un paquet de céréales.

Ventripotent, barbu, le poil gris et la vue basse heureusement compensée par une loupe de diamantaire, Barstine était encore ce qui se rapprochait le plus d'un honnête homme dans le milieu du recel. C'était évidemment une ordure sans vergogne ni scrupule, mais les prix pratiqués dans sa boutique d'antiquaire poussiéreuse étaient encore les plus raisonnables sur le marché.
Mains dans les poches, placide, froid, «Juju» n'avait pas battu une paupière. Sa déception, il savait la ruminer en silence. Le grand casse ne serait pas pour aujourd'hui. Dommage.

- Cela dit....

Barstine savait mentir de sang-froid mais il tremblait des lèvres quand l'aubaine le faisait bander. À ce bémol énoncé soudainement, le mafieux peroxydé haussa un sourcil.

- Ça reste une contrefaçon comme j'en vois rarement. Y'a moyen que j'écoule ça à un collectionneur pour plusieurs centaines de milliers de jenies. Je t'en donne cent-cinquante mille.

Jusseb pencha légèrement la tête en arrière pour mieux toiser de haut ce grassouillet mal embouché qui feignait la générosité.

- Disons deux-cent mille.

Lentement, les yeux du voleur s'écarquillèrent, ses prunelles fixes et minuscules plongées dans le regard de larve de l'antiquaire véreux. Sans prononcer la moindre injonction ou déblatérer ne serait-ce qu'un mot, le mafieux savait se rendre imposant sans que sa carrure ne prédispose pourtant au respect.

- Allez... t'as raison. Cinq-cent mille ! On fait comme ça.

Au regard hargneux s'ajouta la lèvre supérieure de Jusseb qui se retroussait dans un ultime avertissement afin d'accentuer le sentiment de contrariété qui l'assaillait.

- Un million ?...

C'est là que son client sortit enfin les mains de ses poches pour se rapprocher du bureau derrière lequel l'arnaqueur s'était logé. Il n'avait pas été question de rosser le minable receleur, simplement de reprendre la licence pour la porter une fois de plus à son regard. Ce modeste bout de carton plastifié semblait briller de mille feux aux yeux du criminel.

- Alors comme ça c'est une vraie...

N'eusse pas été le cas que Barstine n'aurait jamais pris la peine de négocier un quelconque prix afin de se l'accaparer pour une poignée de cacahuètes. Trop gourmand, il avait loupé une affaire en or. C'est précautionneusement cette fois que Jusseb rangea son sésame en poche. Sans un mot de plus à adresser à la larve qui avait bien évidemment tenté de le léser, le mafieux peroxydé prit la direction de la porte vitrée qu'il avait déjà entrouverte quand on l'apostropha une dernière fois.

- Et... et ma commission.

Sans vergogne, ni scrupule, ni sens de la mesure. Toujours prompt à la rapine, le barbu récemment sexagénaire avait poussé le culot jusqu'à demander à être compensé pour sa filouterie. Certaines ne se doutaient de rien.

- Respirer encore, la satisfaction d'être en vie, c'est ça ta commission.

D'un regard méprisant qui seyait à merveille aux petites frappes de son engeance, Jusseb glissa une main à l'arrière de sa ceinture, souleva légèrement son maillot pour dévoiler son 9 mm, puis ajouta sur le même ton bourré de sous-entendus insidieux en perfides :

- Mais si tu insistes.... je peux mettre quelque chose au bout.

- Ça ira, merci !

Vif, Barstine avait compris où avait été dressée la limite de la bienséance et se garderait bien de la franchir à l'avenir même pour toutes les licences Hunter du monde. Et malgré cette altercation, les deux hommes travailleraient à nouveau ensemble. Car dans ce milieu, la rancune était mauvaise pour les affaires, on se réconciliait toujours quand il y avait quelques biffetons à amasser.

Potentiellement riche, O'Gatilin devait encore trouver à qui refourguer son fardeau. Car c'était d'un fardeau dont il avait hérité. En délestant un Hunter de sa possession matérielle la plus précieuse, il s'exposait à une traque harassante. Plus tôt il serait débarrassé de ce modeste bout de carton, plus vite il serait hors d'affaire.

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