Mangas à découvrir

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Mangas à découvrir

Message  Hama Kruyech le Ven 23 Juin - 13:48

On manquait d'un sujet où présenter des mangas dont on entend pas ou peu parler, qui seraient susceptibles d'intéresser les membres de ce forum. Ce tort est maintenant réparé, alors à vos recommandations !

Index des shônen présentés :
- Bakuman
- I''s
- Jackals


Index des seinen présentés :
- Gantz
- I am a hero
- Ichi the Killer / Koroshiya Ichi
- Manhole
et les autres de Tsutsui Tetsuya
- Prison School
- Rainbow


Autres :
- Un drôle de père

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Pour ma part, voici les séries qui me viennent en tête.

Jackals, shônen fini en 7 tomes : "Cicero City, ville rongée par le crime et la corruption, est sous la coupe de nombreuses organisations criminelles qui se livrent une guerre sans merci pour son contrôle. Pour servir leurs desseins, ces gangs font régulièrement appel aux "Jackals", des assassins professionnels et impitoyables, qui louent leurs services au plus offrant..."
L'histoire est sympa bien que ce soit combat sur combat, et les styles de chacun sont intéressants. Outre les dessins très propres, j'aime beaucoup le fait que les fonds ne soient pas vides, il y a une recherche de représentation d'un maximum de choses qui me plaît assez, en général. Non pas que j'aime pas quand le fond est vide (hein, Togashi ?!), mais apparemment j'apprécie quand le décor est détaillé.

Bakuman, shônen des auteurs de Death Note, en 20 volumes, où on suit deux amis qui veulent devenir mangakas et obtenir la 1re place du Weekly Shônen Jump. C'est très prenant, et c'est sympa de découvrir l'envers du décor des mangakas.

Prison School est particulier. C'est quatre gars qui sont dans un lycée, perdus au milieu de centaines de filles. Ce sont de gros pervers et il y a évidemment des situations absolument what the fuck. Je trouve ça drôle avant d'être excitant (pendant genre 30 chapitres il peut rien y avoir de trop cochon), mais ça reste fondamentalement un truc ecchi voire hentai. Si vous voulez combiner les plaisirs, jetez-vous sur cette série, qui a un bon scénario et des graphismes sympa. Si vous connaissez les Tueurs des Trois Rozaumes (san guo sha) c'est la cerise sur le gâteau.

Manhole, seinen fini en 3 tomes (j'aime les séries courtes, on doit aller à l'efficace, pas de temps ni de case à perdre, et en plus ca fait de super cadeaux, ça tombe facilement dans le budget).
De manière générale, j'aime les mangas de Tsutsui Tetsuya, tous courts (3 tomes max) et bien dessinés. Duds Hunt et Reset sont sympa aussi, mais je les fais lire avant Manhole qui est à un autre niveau. Prophecy se lit bien aussi, je l'ai lu qu'une fois mais j'avais beaucoup aimé.
Quant à Poison City, c'est vraiment à part, c'est une dénonciation de la censure qui fait que certains mangas ne sont pas en libre accès, comme les clopes qu'il faut demander au buraliste : "en 2009, son œuvre Manhole est classée « œuvre nocive pour les mineurs » pour  « incitation considérable à la violence et à la cruauté chez les jeunes » par l'agence pour l'enfance et l'avenir du département de Nagasaki. N'ayant pas été averti du communiqué de l'agence, l'auteur apprend la nouvelle seulement en 2013, et décide de se déplacer pour rencontrer la commission responsable de ce choix. Il en résulte que l'œuvre est censurée non pas par rapport aux thèmes abordés, mais sur l'aspect visuel" (Wikipédia).

Rainbow, un seinen historique en 22 volumes. Sept ados se retrouvent dans une même cellule et se serrent les coudes pour affronter les dures conditions de vie en prison avant de vivre par eux-mêmes dans un Japon qui tente de se relever après la Seconde Guerre Mondiale. C'est très bien documenté, rondement mené d'un bout à l'autre, c'est assez violent mais c'est l'histoire qui veut ça (prison et pays en crise). J'aime bien ce type de mangas, en décalage avec les séries plus classiques.

I am a hero, manga de zombies de 22 tomes, plutôt chelou dans le sens où la philosophie s'invite dans l'histoire au bout d'un moment, sur la notion de groupe et d'humanité. Les dessins sont agréables, les dialogues au début sont complètement what the fuck, et bien que je sois pas fan des zombis, j'apprécie vraiment cette série. J'ai été hyper surpris qu'elle existe en France mais apparemment elle a eu plusieurs prix dont un à Angoulême.

I''s est un shônen de romance en 15 volumes, un peu ancien mais tellement sympa. Une histoire d'amour entre deux lycéens, avec de jolis dessins réalistes, beaucoup d'humour et de tendresse. Mon meilleur pote du lycée me l'avait conseillé alors que j'étais à fond dans les shônen, et malgré ça j'avais accroché à fond.

Un drôle de père, un josei de 9 volumes qui a est publié depuis longtemps en France, et je le savais pas ! J'avais acheté le 1er tome au Japon vu que je le trouvais pas en France, mais du coup je vais les acheter en français Very Happy J'ai découvert cette série par hasard, et malgré ses graphismes hésitants, je lui ai laissé sa chance vu que le scénario avait l'air bien, et j'ai pas été déçu. C'est un gars d'une trentaine d'années qui s'occupe de la fille de son propre grand-père (léger bordel dans la famille) alors qu'il y connaît rien en gamins. C'est vachement attachant et j'ai adoré suivre Daikichi et Rin.


Dernière édition par Hama Kruyech le Mar 27 Juin - 19:41, édité 1 fois
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Re: Mangas à découvrir

Message  Lejinoss Taibug le Ven 23 Juin - 17:06

Non pas que j'aime pas quand le fond est vide (hein, Togashi ?!)

Les fonds de Togashi sont toujours pleins. Parfois pleins de vide, mais toujours pleins. Non je ne l'idéalise pas, du tout !

Tu m'as donné envie de lire Jackals et Manhole. Tu pourrais nous en dire plus sur Manhole sur le fond de l'intrigue (et non le fond du Manhole) ? Tu nous as surtout parlé de l'auteur et ce qui entourait le manga sans qu'on sache de quoi il en retourne (bien que ça ait l'air prometteur).

I's : Romance -> No

Un drôle de père n'est à mon avis pas susceptible de m'intéresser, les histoires familiales c'est pas vraiment ce que je recherche dans la lecture d'un manga.

De ta liste, je connais Jackals (dont je n'avais lu qu'un tome il y a longtemps), Bakuman et I Am a Hero clôturé récemment.

Je vais donc, avant de donner une liste de recommandations pour plus tard, vous donner mon avis sur ces deux mangas. Après tout le but n'est pas que de partager des bonnes séries, c'est aussi d'en discuter, ça peut mettre davantage l'eau à la bouche des indécis.

I am a Hero : Lorsqu'il m'a été présenté comme une énième série "Zombie" (une qualification fourre-tout où je mets les zombies avec les infectés, mais vous saisissez l'idée), j'ai jeté de l'eau bénite sur ce manga. Il faut dire que le genre a été abordé sous toutes ses coutures et finit par fatiguer à la longue tant il ne se renouvelle pas.
I Am a Hero, sans pourtant aller trop au-delà de mes espérances m'a plutôt plu. On y suit la vie d'un mangaka assez introverti, très japonais dans son comportement (vous trouverez ça drôle, mais je trouve que dans la plupart des mangas les protagonistes, même lorsque cela se passe au Japon, n'ont pas les comportement qu'on peut justement croiser parmi les japonais, ce sont toujours des personnages à part) avec des hallucinations issues de sa solitude apparente se voit confronté à ce qu'on appelle vulgairement une "apocalypse zombie".
Sans qu'on sache d'où ça vienne (ce qui n'est pas important au final), des premiers cas de personnes infectées commencent à se manifester. Le glissement se fait très lentement, on suit au jour le jour la chronique de l'infection dont personne ne mesure les conséquences jusqu'à ce que ce ne soit hors de contrôle.

Détenteur d'une licence de tir, c'est grâce à son fusil qu'il s'en tire. Lui qui n'était qu'un mâle bêta sans envergure devient le mâle alpha, un survivant. Mais ce n'est pas cette transition de son statut qui importe, c'est sa personnalité. On le sait au début un peu introverti, plutôt lâche sans que ça ne soit le trait le plus marquant de son caractère, mais on le découvre tel qu'il est réellement : égoïste. Ça ne saute pas aux yeux dès le début, et c'est ce qui montre à quel point le personnage est bien écrit, mais tout en étant plutôt sympathique, il s'avère lorsqu'on prend un minimum de recul qu'il ne pense qu'à sa gueule et n'offre pas la moindre forme de reconnaissance à ceux qui lui viennent en aide.
Sa première copine, se sachant infectée, s'ôte les dents, preuve d'un amour profond, pour ne pas contaminer Hidéo lorsqu'elle sera entièrement zombifiée (les zombies sont appelés ZQN au fait Laughing). Hidéo n'en tire presque aucune forme de reconnaissance. On comprend plus tard qu'au fond cette copine, il ne l'aimait pas plus que ça et on se rend compte de son détachement vis à vis du genre humain, et d'autant plus avec les femmes qu'il use plus qu'il n'aime.

Pour son personnage principal, la série est intéressante. Aussi, il sera question de changer de protagoniste occasionnellement pour découvrir d'autres groupes de survivants pour que tous convergent enfin dans une intrigue finale.
Si les personnages sont intéressants et le décalage face à la catastrophe est déroutant et intriguant, tout ce qui entoure le phénomène de l'infection m'a pas mal laissé sur ma faim.
On discute de l'humanité des zombies qui pour beaucoup ont conservé des réflexes de leur ancienne vie. Puis on se lance dans une sorte de délire plus ou moins mystique, on ne sait pas trop où ça va, avec une évolution des formes d'infection pour former des "Super zombie" (les Karasus). Sans paraître improvisé, la menace étant bien construite, on n'aura jamais trop de réponse quand on se demandera "Pourquoi".

Quant à la fin. Je ne saurais dire mon ressenti. Peut-être que quelques éléments m'ont échappés, mais je ne saisis pas trop encore une fois le pourquoi du comment.

Le manga reste une expérience très appréciable qui vous maintiendra en haleine avec des phases d'action et d'autres plus réflexives sans jouer sur l'horreur absolue. Je le recommande chaudement.

Bakuman : Hama vous l'a présenté comme il fallait pour donner envie de lire : Tsugumi Ohba et Takeshi Obata, les auteurs de Death Note sont aux manettes. Bon... le résultat n'a clairement rien à voir. Pas seulement le registre totalement différent, mais le scénario, l'intensité, vraiment rien à voir. On peut dire d'eux qu'ils sont des auteurs très éclectiques jusque dans la mise en scène, c'est indéniable.

Je ne vais pas tourner autour du pot : ce manga m'a écœuré. Non pas du fait de son scénario qui, sans m'intéresser outre mesure sait captiver le lecteur. Mais la morale derrière pue le corporatisme de l'industrie (oui parlons d'industrie) du manga soutenu complaisamment par les éditeurs. Cet écœurement se résume en une moralité : Un manga qui ne se vend pas ne vaut rien. C'est en substance ce que disait l'oncle d'un des protagonistes principaux. Et au lieu d'être conspué ou ne serait-ce que discuté à minima, cette moralité est admise sans broncher par les personnages du manga.

Cynique, je sais ce qu'est le monde de l'édition sans avoir un pied dedans. Les maisons d'édition ne vivent pas de bons sentiments mais de bonnes ventes, indépendamment parfois (souvent ?) de la qualité de ce qui est publié. Seulement, c'est une idéologie de cautionnement validée par le Jump (qui souffre aujourd'hui du manque de qualité de ses séries corrélé à une diminution drastique de ses lecteurs et dont le SWJ n'est presque plus soutenu que par One Piece) qui est simplement malsaine et qui mériterait de mettre un peu d'eau dans son vin.

On me reprochera sûrement de trop me focaliser sur cet élément pourtant anecdotique dans le manga (ça ne tourne pas autour du pognon je vous rassure), mais une fois qu'on a pris ça en compte, la lecture du manga prend un tout autre aspect, un aspect peu ragoûtant je dois bien le dire. Je ne lirai plus du Tsugumi Ohba/Takeshi Obata comme avant en sachant ce qu'ils cautionnent.

Faisant abstraction de cela, je trouve le manga - bien que correct - surestimé et surfant grandement sur le succès de Death Note. Après... forcé de constater qu'il supplante et de très loin ce que la plupart des Shônen d'aujourd'hui ont à offrir.

Je ferai une liste d'oeuvres à proposer plus tard. Je pense que le sujet jusque là a de quoi faire réagir.
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Re: Mangas à découvrir

Message  Hama Kruyech le Ven 23 Juin - 17:35

Ah ouais, quand tu présentes, tu présentes Very Happy

Pour Manhole, qui signifie "bouche d'égout" (cochons), voici le synopsis : "Un homme nu erre dans la rue, hébété et meurt dans des circonstances douteuses. La police de la ville de Sasahara enquête sur cette singulière apparition d'autant que ce serait l'œuvre d'un étrange virus..." Il y a peu de personnages mais on s'attache à eux, le rythme est bon, les dialogues efficaces... C'est très documenté et réaliste aussi. Je saurais pas trop en dire plus, honnêtement.

Pour Duds Hunt (one shot), c'est un délinquant qui a du mal à se réinsérer dans la société et qui découvre un jeu qui lui permet de relâcher la pression. Quant à Reset, qui est un peu en-dessous des autres, c'est un petit génie de l'informatique qui cherche à expliquer pourquoi plein de gens se tuent dans des circonstances bizarres.

Pour Bakuman, j'ai absolument pas été gêné par ce qui te dérange dedans. Après tout, le monde de l'édition est régi par les lois du capitalisme, qui veut qu'on gagne un max de pépètes, et pour ça il faut ne pas perdre de lecteurs, donc on vise la popularité. D'un autre côté, ça permet un bon filtre : un manga qui plaît pas saute vite, ce qui force à se creuser les méninges pour proposer de la nouveauté, et cette recherche de moyens de pénétrer le marché est présentée de façon intéressante dans Bakuman, je trouve. Rester fidèle à soi-même tout en gardant une certaine popularité. Tu devrais lire Poison City, Leji. Va à la Fnac la plus proche de chez toi, restes-y 1h30 et lis les deux tomes, ça va te plaire. Et si le style graphique te convient, lis les autres de Tsutsui Razz
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Re: Mangas à découvrir

Message  Lejinoss Taibug le Sam 24 Juin - 16:48

Manhole : Trois tomes plutôt bien décomposés. Le premier avec les premiers incidents, le second avec le début de pandémie et les pièces du puzzle qui s'assemblent et la troisième avec la traque. La pandémie, c'est quelque chose qui fait mouiller les médias. Un virus qui se répand, ça prend vite des proportions pas croyable, souvent pour rien. Parce que ça passionne ? Parce que ça terrorise.
Au final, on craint moins les monstres que les virus, et encore moins que les parasites. Un monstre c'est gros, mais c'est tangible, facile à tuer. Une propagation de parasite, ça c'est la vraie panique. Il s'en faut de peu.

Et au cours de ce manga, la propagation du parasite, tout comme l'enquête sont finement menés. Bien qu'il y ait des coïncidence que certains pourraient trouver douteuses (l'un des chapitres s'appelle coïncidence), toutes sont bien explicitées ce qui les rend vraisemblable. On n'a pas l'impression que ça facilite artificiellement le récit.

Sans verser dans le catastrophisme pur à la mode de "l'Apocalypse zombie" où la contamination touche la terre entière en vingt minutes, là, ce sont des foyers très localisés où l'on intensifie les risques. Il y a un réel ouvrage de documentation. Que ce soit le ver (dont l'utilisation chez l'homme est bien sûr fantasmée), les moustiques, les brigades d'intervention japonaises contre le bio-terrorisme, les équipes sanitaires, on s'y croirait. Pas de héros vaillant ou quoi que ce soit (comment être un héros face à une épidémie ?). Nos deux inspecteurs observent plutôt passif la propagation du parasite. Leur travail in fine, c'est la chasse à l'homme.

Et quel homme. Bien que j'ai deviné assez vite son identité à partir d'un seul indice, c'est un personnage qui, sans que je ne le trouve non plus complexe, a des motivations pour le moins justifiées, tant et si bien qu'il est compliqué de vraiment s'opposer à son action. Malheureusement, il tombe dans le travers du "savant fou" - avec au moins l'excuse d'avoir subit un traumatisme - quand il se réjouit de la pandémie qu'il n'avait pas espéré.

Un récit court, bien construit et documenté où, il faut le dire, les personnages ne m'ont pas intéressé tant que ça.
La fin ?

Spoiler:
Du Happy End - mitigé pour la forme - et ça m'a un peu déçu. Mizoguchi n'est pas mort, la demoiselle n'est pas infectée par le sang, les équipes sanitaires arrivent à se débarrasser du parasite répandu parmi les animaux, tout se passe un peu trop bien dans le meilleur des mondes.

Toutefois, je recommande. C'est trois tomes, y'a pas un chapitre de trop, et il n'y a rien à ajouter.

Ma liste va venir, mais j'en ferai un à la fois. Il m'arrive d'être trop exhaustif.
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Re: Mangas à découvrir

Message  Hama Kruyech le Dim 25 Juin - 13:44

Je partage à 100 % ta critique très bien écrite, bien que je n'eusse pas deviné l'identité du malfaiteur Razz
J'ai hâte de voir tes autres présentations !
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Re: Mangas à découvrir

Message  Lejinoss Taibug le Dim 25 Juin - 19:14

Si monsieur a hâte, alors je me presse.

Puisque je me lance souvent dans des critiques particulièrement longuettes - couvrant parfois toute l'œuvre - et étant donné tout ce que je peu écrire pour trois tomes seulement (trois tomes complets suscitent plus de réaction que cinquante tome vides cela dit), je vais vous lister tout ce que je recommande et vous ferais une critique à la fois. Je ne respecte aucun ordre, juste le manga que je me sens prêt à commenter sur le coup.
La liste est bien évidemment susceptible d'être mise à jour au fur et à mesure de mes lectures futures (tiens Hama, une assonance avec une pointe d'allitération, c'est cadeau) et aussi selon mes souvenirs car je peux en oublier.

Liste :

- Sunabozu (Desert Punk) de Masatoshi Usune
- Monster de Naoki Urasawa
- 20th Century Boy de Naoki Urasawa
- L'intégralité des histoires courtes de Junji Itô
- Vagabond de Takehiko Inoue
- Slam Dunk de Takehiko Inoue
- Bobobo-bo-bo-bobo de Yoshio Sawai
- Pyuu to Fuku Jaguar de Makkoi Saitô
- The World is Mine de Hideki Arai
- Gantz de Hiroya Oku
- Shigurui de Takayuki Yamaguchi
- Shônan Junaï Gumi de Tori Fujisawa
- GTO de Tori Fujisawa
- Shamo (Coq de combat) de Izô Hashimoto (scénario) et Akio Tanaka (dessin, puis scénario au départ de Izô Hashimoto)
- Koroshiya Ichi (Ichi the Killer) de Hideo Yamamoto
- Homunculus de Hideo Yamamoto
- Jojo no Kimyô na Bokken (Jojo's Bizarre Adventure) de Hirohiko Araki
- Kingdom de Yasuhisa Hara
- Liar Game de Shinobu Kaitani
- Kiseijuu (Parasite) de Hitoshi Iwaaki
- Level E de Yoshihiro Togashi
- Akira de Katsuhiro Otomo
- Ultra Heaven de Koiichi Koike

En rouge, les incontournables. Incontournables non pas car étant mes préférés (difficile d'établir un classement avec des registres si différents), mais reconnues comme étant cultissimes par le plus grand nombre de ses lecteurs et à lire absolument.
Sont soulignés les mangas encore en cours de parution.
Seront barrés d'un trait chacune des séries dont j'aurais établi la critique.

Et nous allons commencer avec Gantz (interdit aux moins de dix-huit ans). Nous en avions parlé en Chat Box et puis... j'en ai besoin. Je dois exorciser cette lecture. Vous ne serez pas les lecteurs d'une critique mais des thérapeutes passifs qui allez lire la folie graduelle d'un homme autrefois sain d'esprit.

Étant un esprit brillant, je me permets en préambule de m'autosuc...citer.

Démystifier, c'est tuer le mythe.

Dans certaines œuvres, et nous en discutions ici-même, la question "pourquoi" est amenée à se poser. "Pourquoi" ou "d'où ça vient ?". Chercher à connaître une origine à toute chose est parfois malsain, et il y a des questions auxquelles on ne veut pas connaître la réponse.
La pertinence de la réponse au "pourquoi" est accessoire voire même contre-productive. Lorsque j'évoquais cela en discutant de I Am a Hero je faisais savoir qu'en réalité, l'origine des zombies dans l'œuvre n'a absolument aucune importance. L'intérêt avant tout est situationnel et non scénaristique ; c'est de voir comment vont évoluer les personnages dans cet univers dans une situation donnée.
Il en va de même pour le principe abusif du Flash-Back dans le manga où on donne des origines à tout le monde. Je relisais Eyeshield 21 (qui n'est pas dans ma liste à cause des 50-60 derniers chapitres) et, avec un ami, nous avons observé le Flash Back d'Hiruma. Pour ceux qui ne savent pas, Hiruma Yoichi est ce personnage charismatique, capitaine de l'équipe de football américain, rusé, sournois et dynamique qui vole la vedette au héros tant il est appréciable. De son comportement et de son charisme émane un mythe, le mythe Hiruma Yoichi. Lui faire un Flash-back, ce n'était pas lui rendre service. Cela ne donnait pas plus d'informations sur lui, ça ne contribuait qu'à le déconstruire et le rendre plus anodin. Pareil pour le Flash Back d'Hisoka voulu par l'auteur de Tokyo Ghoul. Un personnage tel qu'Hisoka relève de la légende. Il combat, il vit pour cela et nous n'avons pas à en savoir plus. Mettre quelqu'un à nu, c'est le rendre insignifiant. L'Empereur n'est imposant que de part sa prestance et ses apparats. Un Empereur à poil, c'est un pignouf le zob à l'air et rien de plus.

Je digresse avant même d'avoir commencé la critique, mais je digresse à raison. J'ai hésité à inclure Gantz dans la liste, car de tous ces mangas, il est le seul dont la fin (très longue) est objectivement décevante. La raison étant que l'on s'éloigne de ce qu'a a toujours été le manga : une série B assumée formidablement construite, innovante mais ne valant pas un kopec au niveau du scénario car n'en ayant aucun.
Lui donner un semblant de scénario lors de l'arc final en donnant une origine à la boule noire appelée Gantz, c'est tuer l'intérêt même du manga, tout l'aspect mystique et mythique qui entourait ce mystère qui au final importait peu. Car pour Gantz comme I Am a Hero, l'intérêt de l'évolution des protagoniste se fait dans un cadre situationnel et non scénaristique. Si je ne suis pas clair, j'essaierai de revenir en détail sur la distinction entre situationnel et scénaristique. Pour résumer, je dirais que situationnel relève de la mise en scène et d'une avancée des personnages qui se fait au jour le jour sans avoir à appréhender la suite de leur vie sur long terme, et scénaristique, se construisant autour d'un arc narratif entremêlé d'intrigues à révéler et à détricoter pour comprendre le cœur du récit qui n'a aucun sens autrement.

Ce préambule achevé, je vous ai d'emblée "spoilé" en vous faisant savoir que l'origine de Gantz sera hélas révélée. Pourtant, le manga relevant du situationnel et non du scénaristique, cette révélation n'a absolument aucune importance. Là où le spoil pourrait être dramatique, ce serait si je vous disais qui survit à la fin de chaque "séance" de Gantz.

Vous ne comprenez pas quand je vous parle de séance ? Alors nous avons assez bavassé, entrons dans le vif du sujet.

Sois moins pressé jeune homme, j'y viens.

Kei Kurono est un lycéen. Un lycéen assez lamentable à vrai dire, plutôt cynique avec une pointe de lâcheté. Il est ce genre de taciturne qui se tait non pas parce qu'il est profond mais parce qu'il n'a rien d'intéressant à dire. En rentrant du lycée, il retrouve un ami de primaire Masaru Katô. Ce dernier lui rappelle alors à quel point il l'adulait plus jeune, admirant jusqu'au courage de Kei, courage n'étant plus chez lui qu'un lointain souvenir.
Apercevant un S.D.F s'écroulant sur les rails du métro, Masaru, candide et serviable par nature cherchera à le sauver avant que le métro n'arrive. Il demandera de l'aide à Kurono qu'il venait de croiser pour hisser l'ivrogne ayant chuté et le mettre hors de danger. Lâche, Kurono va tout de même aider Masaru, mais leur bonne action n'est pas récompensée car à peine le SDF hissé en sécurité que le métro fauche Katô et Kurono, les déchiquetant et les tuant sur le coup.

Juste après le choc, entiers, Kurono et Katô se retrouvent dans un appartement avec vue sur Tokyô, ville dont ils sont résidents. Avec eux, des inconnus aux profils divers : une jeune fille nue, deux yakuzas, un employé du bureau, un ancien politicien en habits de patient d'hôpital, un collégien et un étudiant.
Ne pouvant sortir de cet appartement dont la porte est scellée et ne peut être forcée, tous admettent être morts juste avant d'atterrir ici. Dans la salle où ils sont réunis, trône une large boule noire.

Où vous vous trouvez ? Dans la merde...

Cette boule s'ouvre soudain. Elle révèle des armes à feu inconnues, des combinaisons moulantes étranges que personne ne met et, à l'intérieur de la boule, un homme nu endormi est relié par câbles. Sans avoir de réponse à leurs questions, ils sont téléportés quelque part dans un quartier de Tokyô après qu'un drôle de message se soit affiché sur l'écran de la boule noire (que nous appellerons Gantz) où il était question d'une cible à abattre.
Enfin dehors, même s'ils ne savent comment, tous décident de rentrer chez eux. Seulement en s'éloignant trop, la tête de l'un d'entre eux explose.

Tous ont un implant explosif en tête qui les tuera s'ils s'éloignent du périmètre de chasse leur étant attribué. Ils ont une heure pour trouver la cible désignée par Gantz et la tuer. La tâche n'est pas aisée, et beaucoup périssent durant la tentative. Grâce à l'uniforme offert par Gantz aux participants de sa séance de jeu macabre, Kurono survit avec Katô et sont à nouveau téléportés dans l'appartement où la porte est cette fois ouverte.
L'un des survivants ayant participé à plusieurs séances de chasse voulues par Gantz leur explique alors leur situation : ils sont morts. Ce qu'ils sont à présent n'est qu'une copie conforme de ce qu'ils étaient avant leur décès. Gantz les a choisi pour leur donner une deuxième chance en participant à ses séances de chasse. Les règles sont en réalité simples :

- Gantz à sa prochaine séance - pouvant arriver n'importe quand - téléportera les joueurs ayant survécu à la dernière séance ainsi qu'un contingent de nouveaux joueurs qui comme Kei et Katô sont des personnes étant décédées récemment.
- Une cible leur sera à nouveau attribuée ainsi qu'un périmètre où ils devront combattre et tuer les bêtes (ce sont en réalité des aliens de race différente à chaque fois).
- Tuer une cible rapporte des points, tuer un boss en rapporte davantage.
- Durant la séance où ils sont téléportés dans les rues de Tokyô, ils sont invisibles aux yeux des passants, mais les dégâts qu'ils engendrent à l'environnement ne le sont pas.
- Une fois le boss tué, tous les survivants sont téléportés à l'appartement et peuvent à nouveau partir. À noter que tous ceux blessés se retrouvent comme neuf une fois téléportés à nouveau dans l'appartement.
- Une séance s'arrête lorsque le boss est tué, que tous les joueurs sont morts ou que le délai d'une heure accordé est écoulé.
- Si une séance se termine par le délai, tous les joueurs voient leur compteur de point total retomber à zéro. En cas de deux séances terminées par délai d'affilée, l'explosif implanté dans leur tête les élimine.
- Les points sont cumulés de séance en séance.
- Lorsqu'un joueur finit par accumuler cent points, il peut soit voir sa mémoire lavée et être libre de l'emprise de Gantz, ressusciter un ancien joueur ou obtenir une arme de niveau supérieur.
- Si quelqu'un parle de Gantz ou de quoi que ce soit qui s'y rapporte à quelqu'un n'étant pas sous l'emprise de Gantz, l'implant l'élimine.

Et ce résumé exhaustif exposé, je vous annonce que Gantz sera un manga constitué non pas d'un scénario à proprement parler, mais plutôt d'une successions de séances entremêlées de la vie de Kei Kurono et des tourments que lui a procuré Gantz.

Vous êtes avertis : aucun personnage participant à une séance n'est sûr de survivre. Cette incertitude en soi est extrêmement bien gérée. On se plaît à pronostiquer sur les survivants et on se retrouve parfois, souvent, toujours très surpris du résultat.

Et j'en reviens à la notion abordée en préambule du "pourquoi" sans réponse. Comme les participants de Gantz, nous sommes plongés dans cet univers sans en connaître les règles, à ne pas savoir ce qu'il se passe, à découvrir les règles petit à petit. L'immersion est parfaite, et même si certains personnages ne font pas long feu, on se surprend à avoir très vite de l'affection pour eux, même si ce n'est que pour une séance.
Imaginez un slasher qui se reproduit encore et encore avec certains personnages récurrents et où l'ambiance est toujours maniée d'une main de maître : Gantz.

Mais Gantz ce n'est pas qu'une série B où la mise en scène et la gestion des personnages est plaisante et addictive à la lecture, c'est aussi une expérience visuelle.

Oh la vache !

Des dessins assistés par ordinateur où l'utilisation du progrès technique est sans cesse repoussée plus loin. C'est proprement époustouflant, une claque dans la gueule à chaque page d'action ; on a d'abord le souffle coupé à cause de la tension, puis ensuite par les dessins qui, bien qu'assistés par ordinateur ne sont pas impersonnels pour un sou. L'alliance réussie du progrès technique en matière de dessins - contre lequel je suis pourtant souvent opposé - et d'une mise en scène réussie associée à des plans parfaitement réalisés.

Une petite merveille. Le caractère série B, n'en fait même pas un plaisir coupable, c'est incontestablement une œuvre puissante en dépit de certaines légèretés assumées. C'est gore mais esthétique, y'a des pin up en début de chapitre mais c'est élégant. Gantz, c'est la beaufferie reléguée au rang d'art, un art exquis qui vous séduira sans faillir.

Et nous en venons maintenant à l'aspect moins reluisant de l'œuvre.
Avant d'en venir à l'arc final qui est juste une démesure propre à la fin de beaucoup de Shônen avec le gros bordel sans intérêt, un élément a entamé une plaie superficielle mais douloureuse durant la seconde moitié de l'œuvre : Tae-chan.

Salope, salope, salope !

Elle ne paie pas de mine comme ça, mais qu'est-ce qu'elle va nous faire chier !
Pardonnez mon langage, le traumatisme commence déjà à resurgir. Dans la liste de mes pires cauchemars il y a en troisième position le relativisme, en seconde position les abysses et loin, très loin devant cette sale p#&@ de Tae-chan. Si jamais une demoiselle avec une plastique semblable me passait devant dans la rue, je frapperai par réflexe. Pas de malveillance hein ! Juste que....

Tae-chaaaaaaaaaaan ! vengeur

Vous l'aurez compris, le personnage est assez horripilant.

Comme je vous l'ai fait savoir, entre chaque séance de Gantz, il se passe des choses (faut bien meubler). Souvent on en apprend plus sur de futurs gantzers avant qu'ils n'y passent, et on a droit à la vie quotidienne de lycéen de Kurono. Tae-chan après quelques événements sordides survenus par la faute de Gantz deviendra la petite amie de Kurono qui à son contact gagnera en maturité. Je n'étais pas hostile au principe, j'apprécie beaucoup Kurono qui est très crédible en tant que petit con veule et cynique qui peu à peu retrouve son courage passé grâce à son expérience au sein de Gantz et ses (courtes) rencontres.

Mais Tae-chan deviendra le "précieux" de Kurono. Tout tournera autour d'elle.

Seulement, Oku (l'auteur) réussira à compenser en rendant les séances suivantes si passionnantes qu'elles en éclipseront ce personnage agaçant. Mais vous voilà prévenus... Tae-chan c'est le diable !

Concernant l'arc final ?
Fête du slip.
Alors que le manga n'a jamais eu aucune prétention scénaristique, soudain, sorties de nulles part pleuvent les intrigues. Alors qu'on avait mis l'origine de Gantz de côté tout le manga (à raison) on ressent le besoin physique de nous expliquer d'où que ça vient et à quoi ça sert, explication décevante au demeurant. Je l'ai écrit, démystifier, c'est tuer le mythe, et tuer le mythe de Gantz d'un manga appelé Gantz, par loi de transitivité, c'est tuer le manga.

Puis là, catastrophe mondiale avec les aliens, un arc final nullissime sans enjeu et à rallonge où les personnages principaux paraissent plus fades pour se conclure de manière abrupte avec un Happy End stupide sans même une ouverture sur la suite des séances éventuelles de Gantz. Non, tout va bien, les gentils l'emportent sur les méchants (alors qu'il n'était pas question de gentils et de méchants, mais de chasseurs et d'aliens chassés, ce qui posera un cas de conscience à Katô).

Si j'ai au final inclus Gantz dans ma liste en dépit de sa fin infâme, c'est qu'il en vaut réellement le coup, vous serez vite accroc, anxieux et pressés à la fois en attendant la prochaine séance et à vous demander "qui va y passer ?" en vous délectant de situations et de dessins savoureux.

Je vous souhaite un bon régal avec cette orgie de sang, de pin-up et d'adrénaline qui vous attend.


Dernière édition par Lejinoss Taibug le Lun 26 Juin - 16:39, édité 1 fois
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Re: Mangas à découvrir

Message  Lejinoss Taibug le Lun 26 Juin - 16:37

Tenez, je vais en faire un second dans la foulée en attendant d'avoir des retours (car oui, j'attendrai des retours avant de passer à la suite commeprevu, si je fais des critiques, c'est pas pour les alouettes) et vous présenter l'un des mangas phares issus de l'esprit d'un auteur dérangé et dérangeant, monsieur Hideo Yamamoto.

Mais avant ça, un préambule digne d'un exposé de bac de philo.

Non ! Non ! Pas encore un préambule pompeux ! Pitié !

Nous allons discuter de la violence dans les mangas, et peut-être même nous étaler sur le concept de la violence en général, car quitte à faire un aparté stérile, autant ne pas le faire à moitié.

Je ne saurais dire si depuis mon premier manga (Dragon Ball) mon rapport à la violence a évolué, seulement, soyez assuré d'une chose, la violence dans les mangas, surtout dans les Shônens, elle a changé pour le pire en très peu de temps. M'extasiant devant l'un des OAV Dragon Ball, je savourais la qualité de l'animation (nous avons bien régressé depuis), le ton sombre et... la violence. Une violence brute qui canalisait mon regard sur l'écran de télévision. J'insiste sur le qualificatif "brute" car nous serons amené à faire un distingo entre différents types de violence.

Si je devais illustrer la violence brute, mon imaginaire ferait alors immédiatement resurgir des images de mon enfance ; il n'y a pas de doute, la japanimation m'a marqué au plus au point et ce, très jeune :

Extrait 1 de violence brute (pardonnez le doublage américain de merde)
Extrait 2 violence brute (encore une fois, doublage de merde et bande son n'étant pas l'originale. Il faut voir en VF ou en VO)

On retrouve ce style de violence dans tous les OAV Dragon Ball jusqu'à Tapion.

C'est sûr avec le doublage, pour la première vidéo, ça rend presque le tout risible mais observons bien. De la violence induite. On ne montre pas quand Broly heurte Goku en bondissant. On montre tantôt un bras qui se crispe, une jambe qui se débat et enfin le visage. C'est extrêmement brutal, d'où le qualificatif "brute".
Pareil pour le deuxième extrait, Gohan est impuissant, il se fait compresser, briser les os lentement, doucement devant quatre personnages qui regardent, passifs. Là encore, c'est brutal, et pourtant, ce n'est qu'une étreinte compressée. Pas besoin d'entrer dans le gore où le sang gicle de partout. Quelques cris (qui passent mieux en VO), une musique qui accentue le désespoir (qui ne passe mieux qu'avec la VO), quatre spectateurs qui regardent la scène sans avoir à arborer un quelconque sourire sadique (aussi cliché qu'édulcoré) se contentant d'être là, complices : ça c'est de la violence pure.

Et ce rapport à la violence a évolué. D'abord, la porosité entre Shônen et Seinen s'est accentuée. Le public de douze ans a gagné en maturité. Tous ont vu leur premier porno à neuf ans sur internet, tous ont eu accès à des scènes très violentes à la télé. La jeunesse d'aujourd'hui n'a plus le même système immunitaire par rapport à la violence que la génération qui l'a précédée. On n'a pas peur de les choquer, alors on fout de l'hémoglobine partout.


Je me payais un de ces maux de ventre, et là, pouf ! Disparu !

Nous abordons alors une nouvelle forme de violence : la violence jouissive. La violence n'est plus un aspect rebutant, terrible, c'est quelque chose que le lecteur appelle de ses vœux. L'exposition prolongée à une violence aussi puérile qu'insipide a désensibilisé, rendu le gore anodin, nécessitant une surenchère constante. La violence n'est plus une horreur à éviter, mais un spectacle dont on jouit (jouir de la violence, vous saisirez l'importance de ce point lorsque je vous parlerai de Ichi the Killer).

Je vous ai illustré de la violence brute avec Dragon Ball et ses OAV (un très bon travail), laissez-moi rester sur le même registre en vous démontrant ce qu'est la violence jouissive : attention les yeux.
Ça pulse, ça rebondit, c'est entraînant même. Ces coups échangés ont l'air limite anodins, la baston est partout, mais au final, la violence réelle n'est nulle part. La violence est devenue jouissive. Et, sans vouloir jouer les psychologues de bazar, je doute que le fait de jouir d'une violence immature, pas du tout représentative de la douleur que puisse entraîner ladite violence soit vraiment constructif pour le psyché de la jeunesse. La violence jouissive, où l'hémoglobine fuse mais où la crainte (car on craint la douleur, nous y reviendrons lorsque nous discuterons de Kakihara) et la douleur sont absentes c'est une violence immature qui ne sert aucune finalité et qui, en devenant jouissive, annihile l'essence même de ce qu'est la violence.

Résumons clairement, plus on fait de la surenchère d'hémoglobine et moins il y a de violence réelle car comme le disait Paul Valéry (oui, je place du Paul Valéry avant de parler Ichi the Killer, je suis le seul au monde capable d'accomplir cette performance) : "Ce qui est excessif est insignifiant".

Vous l'aurez compris je l'espère, Ichi the Killer est un manga violent (interdit aux moins de 18 ans, lecteur trop jeune, passe ton chemin). Est-il à classer parmi les mangas faisant état de la violence brute ou ceux s'en remettant à la violence jouissive ? Euuuh... Je...
C'est pas que mon préambule sert à rien hein  suggestion  ! Mais, Ichi the Killer, n'est à ranger dans ni l'une ni l'autre de ces catégories et les deux à la fois.

Oui, c'est gore jusqu'à l'excès :


Je ne veux pas le savoir, range ta chambre !

Le gore, c'est toujours gratuit. Une violence peut être bien plus intense lorsqu'elle est induite. L'imaginaire stimule plus que notre vision. Ce n'est pas ce qu'on voit qui nous terrifie, mais ce qu'on ne voit pas.
Mais au-delà de cette violence gratuite et.... il faut bien le dire, immature, en parallèle, on a droit à l'étude la plus approfondie de tous mangas confondus sur la douleur. Car Ichi the Killer, entre deux bains de sang, c'est une histoire d'amour impossible entre un sadique qui s'ignore et un masochiste qui s'assume. Oui, ça va être sale. Oui, vous vous souviendrez de ce manga à jamais, que ce soit en étant subjugué par ce que vous lirez ou grâce au traumatisme qui subsistera. Et non... ce n'est pas le manga le plus perturbant que l'auteur à écrit, mais nous y reviendrons dans la critique de Homunculus.

Ce préambule établi (ça tient plus de la préliminaire à ce niveau là) un charmant monsieur vient de me dire d'entrer dans le vif du sujet.

On ne peut pas dire "non" à un tel sourire.

Dans les quartiers les plus mal famés d'une grande ville du Japon, dans le quartier de Kabuchiko plus précisément : tous les yakuzas ont voix au chapitre et sont les maîtres. C'est une zone de non-droit où la police ne patrouille pas. Au milieu de ce cadre idyllique : l'hôtel Yakuza, là où les familles les plus influentes de Kabuchiko sont réunies et demeurent. Une collaboration étroite entre les différentes familles permet une paix durable et une prospérité sans limite pour tous.
Mais un soir, Yoshio Anjô, chef de l'une des familles est retrouvé disparu. Son fidèle bras droit Kakihara Masao mène l'enquête sur sa disparition et découvre très rapidement des éléments prouvant sa mort.

Quelqu'un est entré dans l'hôtel Yakuza et a tué le chef d'une des familles de yakuza les plus influentes du quartier sans être remarqué.
Ce prodige ? Ichi. Il est puissant, il est même invincible. Armé d'un jeu de jambe à faire pâlir Bruce Lee allié à des lames acérées aux talons de ses chaussures, il déchiquette sans pitié.

Ichi est un assassin au service de "Papy" un homme à l'identité trouble ayant amassé autour de lui trois bras cassés pour dévaliser l'hôtel Yakuza. Leur plan ? Semer la zizanie entre les différentes familles grâce aux assassinats d'Ichi et quelques ruses.
Leur plan pourrait être presque sans faille tant ils sont rusés et habiles dans leur démarche, mais Kakihara veille et ne se laisse pas avoir si facilement.

Un scénario avec quelques mystères, des intrigues vicieuses et surtout, un panel de personnages plus dingues les uns que les autres.

Mesdames et messieurs, découvrez Ichi, notre héros :


Cette image en dit à la fois trop et pas assez sur ce qu'est Ichi.

Autrefois pris pour cible, martyrisé par ses petits camarades, on pourrait supposer que sa métamorphose en assassin serait une forme de revanche sur la vie. Il n'en est rien. Manipulé par "Papy" qui se sert de ses traumatismes pour le forcer à tuer, Ichi est une bombe à retardement malléable aussi longtemps qu'on ne s'emmêle pas avec les fils.
Extrêmement perturbé, le jeune homme jouit (oui, littéralement) de la douleur qu'il procure, incapable d'en saisir le pourquoi du comment. Se masturbant sur ses scènes de crime comme par réflexe compulsif, ressentant une excitation sexuelle en fréquentant une prostituée violemment battue, Ichi n'en est pas un mauvais bougre What a Face.
Introverti, assez impropre à la vie en société, toujours rejeté de ses contemporains bien que d'un naturel doux, Ichi est un animal sans ambition réelle. Je l'ai dit en présentant l'œuvre, il est un sadique qui s'ignore et dont la candeur de sa personnalité, son caractère pleurnichard alliés à ses traumatismes malsains en font un personnage foncièrement ravagé, dont les méandres de son psyché ne cesseront pas de nous écœurer et de nous fasciner.

Car c'est un mental de sadique très bien écrit où, manifestement, un travail de documentation a été opéré derrière. Il n'est pas ce stéréotype de crétin qui frappe et rigole, non, la psychologie du personnage est autrement plus complexe et dérangeante.

Dérangeant toujours, sa nemesis : Kakihara Masao, l'homme sur l'image au dessus du résumé. Masochiste affirmé, il a développé un culte autour de la douleur. Là encore, nous irons, bon an mal an, nous enfoncer dans les circonvolutions de ses vices ô combien détaillés et explicités. Ce bonheur que lui procure la souffrance, il souhaite le partager, redoublant de cruauté à plus d'une reprise pour ce faire.

Kakihara tout au long de l'intrigue poursuivra l'ombre d'Ichi qu'il souhaitera rencontrer, qu'il souhaite combattre afin de pouvoir enfin ressentir la douleur ultime. Mais Kakihara, attention à ce que tu souhaites, car tout le monde craint la douleur.

Vous en avez assez ? Prenez un nouveau seau à vomi (je vous ai épargné les images vraiment gores et les détails scabreux sur la libido perturbée d'Ichi)  et on est repartis.
Au milieu de tout ça ? Un nécrophile fétichiste, un proxénète manipulateur et une paire de jumeaux qui ferait passer Johann et Anna Liebert (Non en reparlerons avec la critique de Monster) pour de petits joueurs. Chaque personnage est un cas psychologique dont la violence vient du psyché et non des actes.

Vous vous en serez douté, un manga qui parle d'un affrontement imminent de dix tomes entre un masochistes abouti, outrepassant de loin tout ce que vous pouvez concevoir en matière de souffrance et un un sadique refoulé qui ressent le besoin de s'astiquer sur la mort qu'il occasionne tout en se persuadant d'être un type bien : c'est le pinacle de la violence absolue.

On ne ressort pas indemne d'une pareille lecture et vous serez marqués à vie par ce qui se trouve imprimé dans ces pages. Vous souffrirez de les voir souffrir, vous jubilerez devant les massacres, vous incarnerez tantôt Ichi et Kakihara d'une tome à l'autre au cours de cette lecture qui s'annonce aussi passionnante que psychologiquement éprouvante.


Régalez-vous.
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Re: Mangas à découvrir

Message  Hama Kruyech le Mar 27 Juin - 19:38

J'ai pas encore lu ton post sur Gantz, mais celui sur Ichi the Killer, oui.

Je l'ai donc lu dimanche d'une traite, et c'est vrai que c'est un manga inoubliable, pour toutes les raisons que tu as citées. On voit rarement un manga avec ce type de violence, ce type de personnages rassemblés en une histoire si courte, au final. J'aurais aimé quelques précisions supplémentaires dans l'épilogue, mais bon, on fait avec ce qu'on a.
Les graphismes sont bons voire très bons, ça fourmille de détails qui rendent le tout très réaliste. La tronche de Kakihara est juste mémorable, il y a du sexe, du sang, de la drogue, des morts, de l'argent, de la violence, tout un tas de perversions, et ça chie constamment (au sens figuré). Les personnages secondaires sont chacun un minimum détaillés, aucun n'est inutile, et certains sont particulièrement intéressants (les brutasses autant que Karen ou le hitman).
Je dois dire néanmoins que j'ai été un peu déçu par l'évolution de Ichi. Tu me l'avais vendue comme étant une véritable bombe, et à part à un moment qu'on peut pas louper, bah il y a pas grand chose, à mon sens.
Au final, c'est une série que je retiendrai (comment l'oublier), mais je l'achèterai probablement pas (surtout au prix qu'elle coûte !). J'ai trop dépensé et je voyage trop pour acheter des séries dont j'aie pas eu un véritable coup de cœur, et c'est possible qu'il n'y en ait plus, ou alors des séries très courtes.

Sinon, je trouve que tu spoiles pas mal, quand même, dans ton analyse critique. Tu réponds à plusieurs questions que je me suis posées pendant la lecture, et je suis bien content de pas avoir eu ces éléments en tête en découvrant le manga. Ça aurait enlevé une partie du charme de la première lecture : ne pas tout savoir, se poser plein de questions sur les raisons des agissements de chacun, leurs origines, leur évolution possible, des plot twists éventuels, etc. Certes, ça donne envie (si on aime le genre), mais je trouve ça un peu dommage.

Quelques remarques au passage :
- C'est Kabukichô et non Kabuchiko, et ça se passe à Tôkyô (Shinjuku), pas juste dans "une grande ville du Japon".
- "Mais un soir, Yoshio Anjô, chef de l'une des familles est retrouvé disparu." Balaise !
- Psyché est féminin.
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Re: Mangas à découvrir

Message  Lejinoss Taibug le Jeu 20 Juil - 16:24

Un nouveau manga à découvrir, un nouveau préambule !

Cette fois, nous nous attarderons sur la distinction Shônen/Seinen et tenterons de définir des critères clairs pour les identifier l'un de l'autre.

C'est quoi un Shônen ?

C'est un manga destiné aux garçons de douze ans et plus. Dans les faits, les lecteurs ont moins de douze ans lors de la lecture de leur premier Shônen (qui a attendu ses douze ans pour lire son premier Dragon Ball ?) et lisent très au-delà de douze ans certaines séries (Hunter x Hunter par exemple Laughing)
Shônen veut littéralement dire "Jeune garçon". Comme quoi, la classification est déjà bien floue rien qu'au niveau de la sémantique.

C'est quoi un Seinen ?

Un manga généralement destiné aux dix-huit ans et plus. Non pas que l'œuvre contienne nécessairement une dose de gore ou de sexe qui nécessite ce "palier", mais simplement que les séries classifiées Seinen sont aussi considérées comme plus complexes dans la plupart des cas.

Les Shônen et les Seinen ? Un fourre-tout où on range un peu à l'arrache des mangas en fonction de leur complexité ou du degré de violence et de nudité. Je mets des guillemets à "complexité" bien entendu, car là encore, certains Seinen sont plus abordables intellectuellement que certains Shônen. C'est plus rare cela dit, les Seinen sont généralement un peu mieux construits au niveau du scénario et des personnages.

Commençons par une question simple : Death Note est-il un Shônen ou un Seinen ?
C'est pas un nekketsu, très loin de là, c'est même une histoire qui se perd dans certaines méandres techniques avec une pesanteur et une tension palpable. On est très loin du classique "pouvoir de l'amitié" du Shônen lambda, tout n'est que ruse, tromperie et manipulation. À priori, je ne destinerai pas ça à un enfant assez jeune là où je lui confierai un Bleach sans m'inquiéter (avec quelques remors toutefois Sad ).

Du fait du contenu plutôt adulte de Death Note, il est clairement à classifier dans le genre Seinen.
Et pourtant.... pourtant ♪ ... c'est un Shônen.

Pourquoi ? Est-ce qu'on retrouve les poncifs du Shônen contemporain avec la mièvrerie de l'amitié facile, les grosses confrontations (baston ou sport), et la progression du protagoniste qui gagne en force en affrontant des ennemis de plus en plus puissants physiquement ?

Non. C'est un Shônen parce que ça a été publié dans le Shônen Weekly Jump.

Tout ça pour vous dire que la classification Shônen-Seinen ne veut pas dire grand chose, instinctivement, même s'il est plus complexe qu'à l'accoutumée, on sait reconnaître le Shônen . Il peut être autrement plus travaillé qu'un Seinen comme le merveilleux, formidable, splendide Hunter x Hunter, bijou parmi les joailleries de par son caractère à la fois abordable par tous (quoi que...) mais se renouvelant sans cesse tandis que Togashi prend la peine d'élaborer et peaufiner des situations d'une complexité fascinante.

Aujourd'hui, je vous présence Sunabozu de Masatoshi Usune, vendu par chez nous sous le nom de "Desert Punk".
Pour l'anecdote, le frère de Togashi travaille comme assistant sur ce manga.


Maintenant t'arrêtes de nous gonfler avec ton préambule et tu présentes !

Défi : Présenter un manga en une ligne.

Résumé : Sunabozu, est un homme à tout faire qui accepte des missions à accomplir dans le désert du Kantô.

Très succinct je vous l'accorde, mais on a présenté l'essentiel du manga.
Élaborons un peu.

Résumé : Nous nous situons à une période postérieure à l'an trois-mille. L'humanité n'est plus qu'un gigantesque désert où des bidonvilles situés autour de points d'eau subsistent. Sunabozu - Kanta Mizuno de son vrai nom - est un employé de la guilde des hommes à tout faire. Dans le désert de Kantô, il est considéré comme l'homme capable d'accomplir toutes les missions lui étant confiées, du ramonage de cheminée à la libération d'otage.

C'est un peu plus clair. Oui, c'est un univers post-punk (d'où le titre) à la mode Mad Max, la cohérence en plus.
Notre héros, Kanta est - en dépit de sa réputation mirifique - un individu retors. Lubrique, sans remords, prompt à tous les coups bas, il est ce cafard qu'on ne peut écraser et qui vous survivra quoi qu'il arrive de par son astuce et ses plans pour le moins facétieux. Inutile de vous dire que j'adore ce genre de personnages.

Mais vous devez vous demander ce qu'implique d'être un homme à tout faire dans le désert. Ne se contentant pas de dresser un portrait caricatural d'une société post-apocalyptique dans le désert où les gentils sédentaires seraient attaqués par les vilains nomades à crêtes, Masatoshi Usune a su élaborer un univers aussi cohérent que vraisemblable. Une société fonctionnant de manière rationnelle où des États (Les quatre Oasis) vivent de l'élaboration de puits et de la spéléologie leur permettant de mettre la main sur des technologie de l'ère Ankoku : Les âges sombres.

Au milieu de tout ça, des désœuvrés. C'est simple, pour poursuivre sur la version caricaturale où les riches sont très riches et les pauvres très pauvres, on rompt avec cette manie et on est obligé de reconnaître l'évidence : tout le monde est dans la merde. La société a su se reconstruire grâce à une législation reposant sur le contrat, valeur devenue quasi sacrée. Ceux ne pouvant honorer leurs dettes sont contraints de se vendre eux ou leurs proches comme esclaves.
Dans ce monde impitoyable, c'est un Kanta Mizuno plus impitoyable encore qui vaque tranquillement.

Des projets ? Il n'en a pas tellement. Il accomplit ses missions pour s'en mettre plein les fouilles et perfectionner son équipement d'exploration du désert. Son temps, il le passe à accomplir des missions de manière peu conventionnelle, se mettant généralement ses contractants autant que ses ennemis à dos, mais ça, ce n'est que lorsque une jolie fille ne réussit à lui faire faire ce qu'elle veut tant il est libidineux et obsédé.

Je vous ai mentionné l'équipement d'exploration du désert, ce qui nous permet d'aborder un aspect démentiel du manga : les équipements.


Un exemple d'équipement de survie dans le désert. Notez l'attention aux détails (copier adresse du lien pour voir en grand)

Généralement, il s'agit de dispositifs ingénieux et crédibles pour survivre dans le désert avec des appareils de recyclage de l'air pour la ventilation ou de recyclage des fluides corporels pour la soif. À noter que l'auteur est un amateur inconditionnel d'armes à feu. Non seulement les dessins desdites armes sont exceptionnels, mais chacune est décrite en fin de tome avec ses références techniques.

Les confrontations sont proprement démentielles avec des équipements aussi divers que variés qui constituent vraiment la marque de fabrique du manga.

Kanta n'est pas seul dans ses aventures. Membre d'une guilde, il est amené à fréquenter les frères Kamaguchi, trois bourrins et amis d'enfances avec lequel il se prend le bec, flirtant généralement avec l'homicide. Plus tard, il sera rejoint par Koshina, une jeune fille souhaitant marcher dans ses traces et qu'il prendra comme apprentie par dépit.

De missions en missions, ils seront amenés à se retrouver plus tardivement (vers le tome 8-9) dans une trame bien plus large. Des affaires de factions politiques au sein de l'Oasis Est qui s'affrontent et le drame d'une crise économique se profilant.
C'est plus tard que l'intrigue basculera vers un tournant inattendu que je ne puis vous communiquer ici-même au risque de vous gâcher l'intrigue.


Comme dans les western spaghettis, que des sales gueules et des crasseux.

Sunabozu, c'est une série encore en cours de parution. Comme pour Togashi, l'auteur souffre d'une maladie l'ayant amené à faire des hiatus de plusieurs années. La parution n'est pas achevée et en est au tome 18. Cette perle, inconnue du plus grand nombre, mérite d'être découverte et brandie bien haut afin qu'elle bénéficie de la notoriété qu'elle mérite.

Il y a eu un anime Sunabozu, extrêmement mauvais, à prohiber.

À la prochaine.
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Re: Mangas à découvrir

Message  Hama Kruyech le Ven 21 Juil - 12:45

On peut pas agrandir l'image (en tout cas, moi je peux pas).

Merci pour cette présentation. J'ai peu de temps en ce moment (rédaction du mémoire), mais je regarderai ça quand j'en aurai. J'ai zyeuté quelques pages des tomes 4-5 pour voir le style, ça a l'air plutôt épuré et l'ambiance a l'air bien, malgré certains dessins parfois trop "ronds" pour moi (genre vieux manga, presque à la Tezuka), mais pas tous. Le scénario ne me donne pas spécialement envie, mais je commencerai (après Gantz) et on verra jusqu'où je me laisserai porter Smile
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Re: Mangas à découvrir

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