Détour brutal à Tokijima

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Détour brutal à Tokijima

Message  Rinkyu Mermecks le Ven 26 Mai - 21:31

Au sein des nuages éclairés par les lueurs du soleil, en plein cœur du lieu où virevoltaient avec prestance les oiseaux blancs ainsi que des monstres aériens du monde riche dans lequel nous étions, il y avait une entité qui se différenciait bien trop de la faune aérienne qu’on observait depuis les terres, ou bien dans ce cas-ci, depuis les eaux profondes de l’océan. Cette entité mécanisée sur la plupart de ses parties, flottait sur le flot des océans, transportant en son sein des milliers d’individus. Enfants, jeunes hommes, personnes âgées, c’était une arche qui flottait presqu’avec autant d’élégance que les véritables oiseaux, dans les cieux. L’engin volant, donnait la capacité à tous ceux qui étaient en lui, de scruter les merveilles de la nature en son sein et c’était même ce que les moins âgés passaient leurs temps à faire, assistés par les touristes munis de leurs appareils photo, prêt à immortaliser la scène qu’ils vivaient actuellement.

C’est dans cette ambiance que j’observai également, mains placées contre la rambarde de la fenêtre, l’océan bleu depuis les cieux. Jamais encore je n’étais entré dans un engin d’une telle ampleur, qui avait également une telle particularité. De ce fait, depuis mon départ, j’ai eu mon lot de rebondissements. Entre la désagréable sensation du décollage, et l’impression d’être situé si haut dans les cieux, je n’étais pas réellement à l’abri des inquiétudes. Dans ma tendre enfance, j’avais pour habitude de voir les appareils volant depuis mon village. Mon père, je m’en rappelai encore, m’avait dit qu’il s’agissait d’un oiseau, un oiseau à qui on avait insufflé la vie. Aujourd’hui, je comprenais mieux ce qu’il signifiait par là. Bien que ça ne soit pas la réalité, c’était une image exacte de ce qu’il en était. Je ne pus m’empêcher de susurrer à moi-même quelques mots, devant la beauté du bleu des océans, qui contrastait avec le blanc des nuages en hauteur, ces mots qui résonnaient bien trop forts en moi, pour être simplement oubliés.

- « Un oiseau vivant » hein…

Cela faisait maintenant quelques jours que ce dirigeable avait pris son envol depuis la tour céleste, du moins, de la ville où elle était. Bien que j’eusse eu droit à une chambre gratuitement, ainsi même que de la nourriture et tous les autres privilèges grâce à ma licence de Hunter, je ne me baladais que très peu dans cette machine volante. Peut-être était-ce parce que je craignais de me perdre, ou bien encore parce que je n’avais pas réellement d’intérêt à le faire. Ce qui était certain en tout cas, était bien le fait que je ne me montrais pas bavard, ni même trop sociable. Épée ficelée et embobinée dans un bout de tissu assez long que je gardais toujours dans ma main, ma posture droite n’avait pas quitté les fenêtres du dirigeable depuis une bonne dizaine de minutes maintenant.

En dehors de mes appartements, c’était ici que je me trouvais. J’oscillai entre les deux, variant entre réflexions dans une pièce close et détente à la fenêtre, pour faire le vide autant de fois que nécessaire. Et dans cet instant de détente, une voix, brouillée par les lignes électriques des micros, se fit entendre dans tout le dirigeable au même moment. Aucun doute, cette voix douce et méticuleusement travaillée, allait faire part d’une annonce générale. Peut-être même un futur arrivé à destination.

« Chers Passagers, suite à un problème d’ordre technique, nous allons devoir nous poser un moment sur l’île de Tokijima. Il sera question pour nous de subvenir aux divers soucis techniques que nous avons rencontrés de façon inattendue en plein vol. Nous vous prions de nous excuser pour ce petit dérangement. Nous vous tiendrons informé, dans les minutes à venir pour tout possible changement »

Une mine de surprise pouvait être visible sur mon visage. Ainsi donc, nous serions contraints d’attendre au sein de cette île. Mais combien de temps seulement ? Je me le demandais sérieusement. Quoi qu’il en soit, Tant que le problème se réglait au plus vite, je n’avais pas particulièrement de soucis. La méditation était mon allié et le calme mon lieu de confort. Il se disait de Tokijima, que c’était un endroit en communion avec les esprits. J’allais donc, être en mesure de constater cela, de mes propres yeux.

Quittant la fenêtre qui donnait sur l’extérieur, je remontai le couloir tapissé d’un coton rouge fin, pour rejoindre les quatre murs qui constituaient ma chambre. Tout était rangé, minutieusement. Et si ce n’était le tintement de l’aiguille des secondes de mon réveil, aucun bruit ne raisonnait dans les lieux. Je pris une grande bouffée d’oxygène suite à quoi, je déposai mon épée à même le sol pour m’asseoir en tailleur juste en face. Mes paupières s fermèrent alors, délicatement attendant ainsi l’arrivée pour s’ouvrir à nouveau.
avatar
Rinkyu Mermecks

Messages : 83
Date d'inscription : 23/06/2016
Localisation : Jappon

Fiche perso
AOP: 1
POP: 100
Réputation: 42

Voir le profil de l'utilisateur http://huntersworld.forumactif.org/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Détour brutal à Tokijima

Message  Rinkyu Mermecks le Sam 27 Mai - 19:19

Il ne fallut pas bien longtemps pour que nous rejoignions le sol de Tokijima. Tokijima en elle-même, était une île verte. Soixante-cinq pourcent de cette île était remplie d’arbres. Bien qu’elle soit remplit d'une végétation aussi belle que diverse, il y avait tout de même, en plein cœur de ce vert oppressant, une vaste ville qui était certainement le lieu où nous allions atterrir. J’avais quitté mes appartements, pour venir une fois encore admirer la nature dans toute sa splendeur. Malheureusement pour moi, ça ne fut non plus le bleu de la mer que j’avais dans le collimateur, mais la terre qui se rapprochait continuellement. Délicatement, comme un ballon léger, nous regagnâmes la terre ferme. Et bien sûr, l’envie d’aller respirer l’air extérieur, loin de toutes ces machines qui régnaient en maître dans ce dirigeable, se faisait croissante. C’est à ce moment-même que la voix retentit une fois de plus.

« Chers passagers, bienvenue à Tokijima. Belle île verte qui saura vous donner un souffle nouveau. La nature y est riche, de quoi vous faire redécouvrir le monde tel qu’il est. Du fait des problèmes techniques, vous êtes également priés de sortir de l’appareil, pour laisser à nos ingénieurs l’occasion de circuler librement. Bien évidemment, tout au long de votre séjour, nous vous prions de garder vos tickets de vol, pour pouvoir à nouveau prendre ce dirigeable. La réparation durera deux jours. Nous vous prierons alors de patienter attentivement.

Pour ceux qui n’ont pas l’âme aventurière, nous avons tout prévu. L’Hotel Korota est à votre disposition, pour vous loger et vous offrir tous les services de premier ordre. Présentez simplement votre ticket et vous aurez droit à une chambre gratuite, tout au long de votre séjour sur la magnifique île de Tokijima. Korota Airlines vous remercie de votre confiance. »


Fixant le baffle qui envoyait l’information de mon côté de l’appareil, je compris alors que mes souhaits les plus profonds venaient d’être réalisés. J’allais enfin pouvoir prendre de l’air et profiter de la nature, du moins, du peu que cet endroit aurait pu me procurer. Rentrant dans mes locaux, je pris mon sac avant de descendre, afin de rester avec les autres passagers qui devaient évacuer. Il fallut une demi-heure pour que je me retrouve à l’extérieur du dirigeable, avec tous les passagers de l’avion. Tandis que certains insultaient l’hôtesse qui nous souhaitait un excellent séjour, d’autres étaient déjà excités à l’idée de ce qu’ils pouvaient faire. Bien évidemment, je faisais partie de la deuxième catégorie.

L’air était léger. Loin de l’artificielle climatisation de l’engin volant, il était pur, générée par les multiples arbres qui dessinaient la piste d’atterrissage.

Le corps plus souple, je pris le large, la carte de Hunter bien rangée dans mon sac. Pas après pas, je sortis de l’aéroport pour arriver sur la grande route qu’il y avait en face. L’Hôtel ? Non, je n’allais pas me contenter d’aller tout simplement m’y reposer. J’avais deux jours sur cette île, et la dernière chose que je voulais faire, était bien de rester avec les personnes bruyantes souillées par les méfaits technologiques. Ils ne le savaient pas, mais une certaine fainéantise naissait de cette dépendance aux engins modernes. Pour ma part, j’avais encore du mal à m’y adapter, bien que je susse que le faire était une nécessité.

Sur la terrasse juste après les grandes portes, il y avait déjà des taxis qui attendaient patiemment l’arrivée des touristes. Suivant mon instinct, j’entrai dans la voiture de celui dont la tête me semblait le moins menaçant. Ne connaissant pas la ville, j’allais me fier à l’expérience du conducteur qui était chargé de m’accompagner. De plus, si jamais il aurait voulu m’amener dans un lieu qui m’était particulièrement dangereux, j’étais suffisamment capable de me défendre.

Taximan : Où est-ce que je vous amène m’sieur ?

-Le coin de l’île qui dispose du moins de technologie possible.

Taximan : Hanebara ?

-Qu’est-ce ?

Taximan : Je vois que vous n’êtes vraiment pas du coin. Alors laissez-moi vous expliquer comment est cette ville.

Les explications s’en allèrent alors sans aucune limite, comme ci une radio venait brusquement d’être allumée. En somme, les informations que j’avais pu en tirer étaient nombreuses.

Tokijima était avant tout une grande ville de forme circulaire, qui à certains endroits de sa la lisière, présentait d’autres petits cercles bien particuliers. Les habitants qui vivaient dans la deuxième partie de la ville, n’avaient pas, ou presque pas accès à l’électricité, ce qui ne les gênait d’ailleurs pas. En communion avec la nature, ils étaient généralement des campagnards qui aimaient la simplicité et la monotonie de la nature. Tandis que certains vénéraient des bêtes forestières, d’autres vénéraient des esprits. Quoi qu’il en soit, c’était la partie qui avait tout ce qui m’intéressait.

Si la partie principale de la cité – la plus vaste d’ailleurs –, celle qui constituait la première partie, était riche en bâtiments et disposait de certains gratte-ciels, la population quant à elle restait suffisante pour l’espace qu’il y avait. Tout le monde était à son aise et personne ne pouvait se plaindre de quoi que ce soit. En bref, c’était un petit coin tranquille dans un monde tout aussi calme. C’était également la partie économique, qui avait le seul port de l’île. En dépit du fait que la criminalité était bien trop faible pour être prise en compte, la sécurité était tout de même présente, en cas de pépin.

Si la partie habitée était si paisible, celle qui ne l’était pas, la forêt, était très dangereuse. Les derniers rapports des personnes qui s’étaient aventurées dans ces bois, faisaient mention de bêtes mortelles, qui attaquaient quiconque traverseraient leur zone de chasse.

Parmi tous les lieux divers qu’on aurait pu trouver au sein de Tokijima, le quartier d’Hanebara, était de loin celui le plus serein. On y trouvait les moines, et autres religieux, bien qu’ils ne fussent jamais dans leur tenue de moine. Les temples y étaient à foison, de quoi plaire un individu de ma trempe de toute évidence. Une fois toutes ces informations acquises, il ne me fut pas difficile de dire :

-Hanebara hein… Allons-y donc.
avatar
Rinkyu Mermecks

Messages : 83
Date d'inscription : 23/06/2016
Localisation : Jappon

Fiche perso
AOP: 1
POP: 100
Réputation: 42

Voir le profil de l'utilisateur http://huntersworld.forumactif.org/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Détour brutal à Tokijima

Message  Rinkyu Mermecks le Dim 28 Mai - 15:45

Les indications du chauffeur n’étaient pas exagérées. Lors de notre trajet sur l’autoroute, qui contournait le centre-ville pour aller directement dans les zones périphériques, je n’avais aperçu qu’une très faible quantité de câbles électriques. Plus on roulait sur la voie bitumée, moins j’en voyais sur les poteaux en hauteur. Sur ses soixante kilomètres heures, le chauffeur sifflotait un air, qu’il semblait d’ailleurs maîtriser mieux que personne. Traditionnelle, cette musique avait un sens qu’il ne tarda pas à m’expliquer. Seulement, cela fut bien trop peu important que je ne m’y attache d’une quelconque façon. Mon regard curieux n’avait de cesse de détailler le monde autour de moi. La forêt qui était maintenue à une centaine de mètres de l’autoroute, séparée dans un premier temps dans une étendue de gazon, puis ensuite, par une clôture assez haute et entièrement constituée de fer.

Quoi qu’il en soit, en moins de temps qu’il ne fallait pour le dire, nous aperçûmes les différents sommets de temples depuis le lointain. Hanebara s’annonçait déjà à nous de la plus explicite des façons, c'est-à-dire, en nous donnant une idée de ce qu’il y avait. Une vingtaine de minutes depuis l’aéroport nous a suffi pour en arriver là. Et encore, le chauffeur semblait délibérément rouler doucement, pour me permettre de profiter des joies de la nature. M’extirpant de mon éblouissement qui muet devant la grandeur des temples de ce coin de l’île, le chauffeur reprit la parole avec son habituelle légèreté.

Taximan : Nous n’allons pas tarder à arriver à destination.

Quelques minutes s’écoulèrent encore, et les roues de la voiture s’interrompaient au croisement de l’autoroute avec la voie non bitumée qui donnait sur le quartier. Bien évidemment, j’allégeai la locomotive de mon poids, avant de donner au chauffeur ce que je lui devais. Brave serviteur de la société et fier conducteur de son statut, il me salua en abaissant légèrement sa casquette sur sa tête, le visage esquissant un grand sourire. Une fois tout réglé, il me remit une carte sur laquelle était inscrit son numéro, au cas où, j’aurais encore eu besoin de ses services. Cette dernière modalité remplie, le chauffeur prit le large, encore plus vite qu’il n’arriva dans les lieux.

Un oiseau blanc, qui était perché sur la cime de l’arbre qui était le plus proche de moi, s’en alla directement devant le grand mur qui s’élevait en face de moi, me séparant du quartier. Il passa par un tunnel, suffisamment grand pour laisser passer une personne, avant de disparaître dans la pénombre. Les arbres aux feuilles rosées, étaient disposés de part et d’autre de la voie pierreuse sur laquelle j’allais passer pour rejoindre le quartier.

Suivant l’animal d’un pas lent et assuré, je traversai à mon tour le tunnel long d’une dizaine de mètres, avant de me retrouver de l’autre côté du grand mur. Mes yeux s’écarquillèrent alors, quand je vis ce qu’il y avait. Des gens, qui remplissaient les diverses ruelles de la mini-cité. Des temples, dont les hauteurs étaient inouïes, pullulaient ce petit coin tranquille, ajoutant une certaine beauté à ce lieu. En dehors de moi, tout le monde était vêtu de Kimono en tous genres. Aucun doute possible, c’était bien ici que je voulais réellement passer mon séjour et je le savais.


Je ne pus retenir mon sourire, alors même que mes pas s’enchaînèrent les uns après les autres au sein de cet endroit qui dégageait une aura de pureté traditionnelle. Il y avait là, tout ce que j’avais toujours aimé. Les produits vendus étaient complètement naturels. Bien que ces derniers n’eussent pour seule utilité le déplacement de lourdes cargaisons, les moyens de transport l’étaient également. Émerveillé, j’observai les temples, les boutiques, les personnes. Les cheveux des passants, les produits vendus, même les animaux de compagnie. Je redécouvrais les sculptures, les peintures, les reliques anciennes également. Marchant calmement mais surement, si bien même que j’en perde mes repères, j’arrivai en face d’un temple disposé sur la droite de la voie principale que j’empruntai. À la porte de ce dernier, des ouvrages sur la voie du Bushidô étaient visibles, ce qui ne manqua pas d’attirer mon attention.


Parmi ces livres, je vis ‘’Le Périple des Huit’’ de Katoki Shizumada, une des œuvres dont j’avais été profondément inspiré dans mon enfance. Ces ouvrages étaient disposés sur des tables, situées de part et d’autre de la porte d’entrée d’un temple. Peut-être, au sein même de l’établissement devant lequel j’étais, on vendait ces ouvrages. Dans le doute, je m’approchai de la maison doucement. Les quelques marches qui séparaient le sol de la voie publique à la véranda furent traversées prestement. Et alors même que je m’apprêtai à me rendre au sein du temple, une voix se fit entendre depuis l’intérieur.

« Retirez vos chaussures, étranger… vous entrez dans un lieu de prière. »

Bien évidemment, je m’exécutai, ôtant mes bottes en cuir pour les disposer à droite de l’entrée principale. Suite à cela, j’avançai sur le sol, fait d’un bois fin et lisse, qui reflétait bien l’effort qu’on avait fourni pour le nettoyer. Le lieu était rempli de bougie, et l’odeur de l’encens régnait en maître. Au sein de cette demeure, il y avait des colonnes en bois rouge, plus exactement cinq. Ces dernières étaient disposées en pentagone autour du centre de la pièce, où était disposée une fontaine coupole avec un socle en pierre claire. Une fois cela contourné, d’autres bougies disposées au coin de la pièce éclairaient la personne qui semblait méditer en face de moi. Yeux clos, la jeune femme brune assise en tailleur était concentrée. Entourée de deux battons de cendres qui se consumaient simultanément, elle ne prêtait que bien trop peu d’attention moi.

La pièce était vaste, et remplie de banderoles qui étaient certainement accrochées à des clous. Plusieurs épées rangées étaient disposées dans un coin de la salle. Aucun doute, c’était le lieu que je cherchais pour mon séjour. À la fois calme et reposé. Un lieu où l’esprit et le corps se retrouvaient en boucle. Ce sentiment s’accrut par la présence de la cendre, chose que mon Sensei avait pour habitude d’utiliser lors de ses diverses méditations. J’étais encore obnubilé par la grandeur des lieux ainsi que des trésors qu’il renfermait quand la jeune femme en face de moi prit la parole.

???: Salutations honorable voyageur. Je constate que, vous semblez attiré par les ouvrages que nous présentons à l’extérieur

Surpris par son appel soudain, je me retournai pour lui faire face. Ses yeux mi-clos d’une couleur brune assombrie par le manque de luminosité dans la pièce, elle semblait inexpressive. En une phrase, elle n’avait donner les informations dont j’avais besoin, sans plus. C’était là, une précision déconcertante. Mais de toute façon si à la base j’étais venu pour acheter un ouvrage banal, maintenant, je voulais avant tout séjourner quelques temps ici pour me détendre.

-Salutations. En effet, j’ai été intéressé par les ouvrages que vous avez exposé à l’extérieur. Je souhaiterais m’en procurer un. Aussi, j’aimerai s’il vous plaît que vous laissiez la possibilité de m’installer dans votre demeure quelques temps, deux jours tout au plus.

Un long silence régna un moment, après quoi, mon interlocutrice, dans son calme habituel reprit la parole.

???: Nous pouvons nous accorder sur un prix de l’ouvrage. Mais pour le fait de rester ici, nous n’acceptons pas les étrangers. Comprenez qu’il serait aisé pour une personne qui désirerait prendre un des objets que nous avons ici et s’en aller paisiblement. Ce genre de risques est proscrit, en général.

???: Pourquoi pas Taï… Nous ne pouvons fermer nos portes à un parfait touriste qui sait reconnaître la profondeur des ouvrages que nous avons à l’extérieur.

Ajouta une jeune femme cette fois-ci blonde, en tenue traditionnelle. Venant d’une autre pièce par un des rideaux qu’il y avait dans la salle, la nouvelle intervenante se montra à nous, armée d’un sourire malicieux. Cette jeune femme, présentait deux entailles sur son visage : une horizontale sur la partie gauche de son front, et une autre, verticale qui coupait l’entaille sur le front et passait par l’œil fonctionnel pour s’arrêter au niveau de la joue. Une blessure de bataille à l’épée.

Taï : Bien Maîtresse Fukaji

Maîtresse Fukaji : Mais voyons, je t’ai toujours dit de m’appeler Miss Fukaji…


avatar
Rinkyu Mermecks

Messages : 83
Date d'inscription : 23/06/2016
Localisation : Jappon

Fiche perso
AOP: 1
POP: 100
Réputation: 42

Voir le profil de l'utilisateur http://huntersworld.forumactif.org/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Détour brutal à Tokijima

Message  Rinkyu Mermecks le Mar 30 Mai - 8:53

Ses yeux d’améthyste me détaillaient longuement, tout comme les miens d’ailleurs. Sans même tenir compte de la présence de la troisième personne, Taï, nous avions chacun l’attention de l’autre. Miss Fukaji semblait être la supérieure de Taï, ou même peut-être la propriétaire des lieux. Ça ne pouvait que me réjouir d’une certaine façon, pour la simple et bonne raison que, elle semblait accepter le fait que je reste ici pour un temps. Si donc, elle fit une entrée fracassante en s’opposant à la brune, je la laissai poursuivre dans sa présentation, sans réellement m’insérer dans la discussion entre les deux jeunes femmes. C’est alors que la blonde avança de quelques pas pour se mettre à bonne distance de Taï et moi.


Miss Fukaji : Comment vous appelez-vous étranger et combien êtes-vous prêt à débourser pour rester ici ?

-Mon nom est Mermercks Rinkyu. Et votre chiffre sera le mien.

Miss Fukaji : Bien. Nous avons quelques travaux à faire dans le temple. Si vous arrivez à les réparer, que ça soit de vos propres mains ou bien encore en faisant appel à un technicien, alors vous restez. Avant tout Mr Mermecks, je suis Mikoto Fukaji, mais appelez moi Miss Fukaji. Dernière descendante de ma lignée, je garde ce temple comme étant le seul héritage de ma famille. Elle, Dit-elle en observant Taï un moment , c’est Taï. Ma servante, amie et disciple. Nous sommes les deux seules personnes à vivre ici. Maintenant que les présentations sont faîtes, je vous prie de me suivre afin que je vous présente le lieu où vous dormirez. Suite à cela, on pourra aller découvrir les endroits qui nécessitent une réparation.

Suite à ces mots, mon interlocutrice fit volte face avant de s’enfoncer dans la pénombre cachée derrière le rideau d’où elle est soudainement apparu. Selon ses exigences, je m’en allai également dans cette direction-là, sans même discuter davantage avec la femme assise en tailleur. La pénombre cachait un couloir dépourvu de lumière, long de quelques mètres que je traversai avant d’arriver par la suite dans une allée complètement faite de bois. Alors que sur le côté gauche de cette allée il y avait des pièces aux portes coulissantes, sur le côté droit, il y avait un jardin, qui regorgeait de fleurs minutieusement disposées.

Un étang d’eau sur lequel flottaient des feuilles d’arbres était également disposé en plein centre du Jardin. C’était beau, et je ne pouvais m’empêcher d’observer tout ce qu’il s’y passait, depuis le mouvement des herbes jusqu’au vol d’insectes en passant par les crapauds qui observaient dans notre direction avant de fuir dans le feuillage. Le silence n’existait pas malgré l’absence de paroles entre Miss Fukaji et moi-même. Cela était dû au fait que, le chant de certains oiseaux donnait de la vie à ce lieu de méditation. La longue allée ouverte sur la droite prit fin quand nous arrivâmes dans une pièce publique, qui semblait être un salon.

Constituée d’une table basse, ainsi que deux coussins déposés sur le sol de part et d’autre de cette dernière, cette pièce avait au bas de sa seule fenêtre, un pot de fleurs. La fenêtre en question était tout de même assez grande pour éclairer la pièce et bien évidemment, donnait sur le jardin. Quelques armoires étaient présentes et sur elles, il y avait des reliques anciennes. Je ne m’y connaissais que très peu en objets anciens, de ce fait, je ne pouvais les apprécier réellement à leur juste valeur. La salle était liée à la cuisine, qui elle-même était séparée du salon par une porte légère, seulement. La pièce traversée, nous regagnâmes un autre couloir ouvert d’un côté et c’est là que Miss Fukaji prit la parole.

Miss Fukaji : Nous n’avons pas beaucoup de visiteurs par ici. Si même ils arrivent, très peu sont ceux qui s’arrêtent en face du temple, ne serait-ce que pour y jeter un coup d’œil. Mais du jour au lendemain, nous avons une personne qui désire loger ici quelque temps. Pourquoi cet endroit particulièrement ?

-J’étais en train d’aller pour la ville de Nagyo, afin de repartir dans mon village natal. Toutefois, le dirigeable que j’ai emprunté, a eu des problèmes. Il semblerait que, pour les deux jours qui suivent, je sois contraint d’être ici, sur cette île. De ce fait, j’ai eu envie de visiter la ville, mais des endroits qui m’attiraient particulièrement. C’est ainsi que je suis arrivé dans ce quartier. Et même, quand je vis l’ouvrage qui portait sur le Bushidô, je n’ai pas pu m’empêcher de m’intéresser à cet endroit. En réalité, même si je n’y crois pas tellement, c’était certainement le destin qui m’a emmené ici.

La maîtresse des lieux sourit brièvement, avant de continuer à marcher. Elle semblait fière, pour une raison qui m’échappait. Toutefois, je ne voulais qu’une chose, me reposer, et profiter de la nature, et de l’atmosphère paisible que pouvaient m’offrir ce milieu. Une minute plus tard, nous arrivâmes en face d’une pièce fermée. Elle l’ouvrit, et c’était une pièce modeste que je découvris. Un matelas situé au centre de la pièce, ainsi qu’une armoire et avec en surplus une horloge furent les trois premières choses que je vis. Il y avait également des bâtons d’encens et d’autres pierres noires, qui renfermaient des bougies. C’était certainement là que, j’allais m’installer.

-Je suppose que c’est ici que je vivrai.

Miss Fukaji : Cela n’est-il pas à votre convenance ?

-Si, c’est même au-delà de mes attentes.

Miss Fukaji : Je vous laisse quelques minutes pour vous installer et nous ferons le tour de la demeure pour voir ce qu’il y a lieu de faire.

Sur ces mots, elle se retira me laissant devant la pièce que je ne faisais qu’observer depuis l’extérieur. Une fois que la blonde disparue de mon champ de vision, j’entrai dans la salle, une fois encore pour mieux m’imprégner de ce qui y était.
avatar
Rinkyu Mermecks

Messages : 83
Date d'inscription : 23/06/2016
Localisation : Jappon

Fiche perso
AOP: 1
POP: 100
Réputation: 42

Voir le profil de l'utilisateur http://huntersworld.forumactif.org/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Détour brutal à Tokijima

Message  Rinkyu Mermecks le Jeu 15 Juin - 19:36

Il ne me fallut pas très longtemps pour m’installer convenablement. Mon sac rejoignit le sol alors même que je me mis à faire des rondes dans toute la pièce pour vérifier que tout allait bien. Une fois cela fait mon hôte revint. Et ensemble, nous devions visiter tous les lieux du temple, les endroits qui nécessitaient une réparation. Plusieurs endroits furent explorés, notamment une partie du toit qui semblait grandement abîmé. Il y avait également un arbre du jardin était tombé sur la muraille arrière du temple, provoquant donc l’effondrement du mur. Le ruisseau qui emmenait l’eau pure et potable avait été bouché par des amas des rochers et de brindilles de bois.

Un coup des visiteurs n’appréciant pas trop les lieux, paraissait-il. Une partie de la devanture de la réserve avait été cassée également. Malgré tout cela, la liste demeurait non exhaustive. La pire des choses était encore que c’était à moi de m’occuper de tout cela. Dans ces lieux, je ne savais même pas comment faire pour entrer en contact avec des réparateurs. Toutefois, certaines tâches me semblaient aisées à faire. Réparer le toit par exemple, ou bien déboucher le circuit d’irrigation ne nécessitaient pas un talent particulier. Un certain nombre de choses était réparable par moi-même. Et j’allais m’y mettre le plus tôt possible, c'est-à-dire, maintenant.

Une fois la ronde faite, la blonde décida de retourner à ses occupations, qu’elle se garda de me confier bien évidemment. Cela ne me gênait d’aucune façon, parce que je ne comptais pas non plus décrire ce que j’allais faire dans les minutes à venir. Quoi qu’il en soit, je me dévêtis, ne restant qu’avec mon débardeur noir ainsi qu’un pantalon épais et sombre que j’avais trouvé dans une armoire de la maison. Ma tenue de travail, c’était ça, tout simplement. Ce qui était étrange était le fait que j’ai trouvé les outils adéquats à la réparation lors de mes nombreuses balades au sein de l’établissement.

Une personne aurait très bien pu prendre cela et commencer ce qui devait être fait. À moins que, dans ce monastère, les femmes n’avaient pas le droit de faire les travaux d’hommes… Quoi qu’il en soit, j’arrivai tout d’abord sur la partie du toit qui était grandement abîmée. Enlevant les planches affaiblies par le temps et l’eau de la pluie, pour les remplacer par d’autres qui étaient plus robustes. Le premier coup de marteau résonna à des lieux de là. Certains l’ignoraient encore, mais il représenta le coup d’envoi d’une salve de travaux qui m’étaient destinés.

Il me fallut une journée entière, pour achever tout cela, avec l’aide bien sûr d’un maçon de la région. Son intervention était principalement due au fait de mon incapacité à rebâtir le mur qui s’était effondré sous la puissance d’un tronc d’arbre. La nuit arriva vite et le repas avait été déposé à ma porte, comme une sorte de récompense pour le labeur que j’avais abattu durant les heures qui précédaient. Observant la lune qui brillait sur le monde, je ressentais la fatigue de mon œuvre, qui était à la fois physique et psychologique. Il ne fallut pas plus qu’une heure supplémentaire, pour que Morphée me transporte dans le monde des rêves.

***

Le lendemain après-midi, j’étais dans la salle principale de méditation. J’y méditais paisiblement, entrouvrant les yeux de temps en temps pour observer les insignes dessinés un peu partout dans la pièce. Il y en avait tellement, que j’avais même du mal à me concentrer. Cette beauté ancestrale et tout simplement hypnotisant. Dans ce silence paradisiaque, le bruit de quelques pas vint perturber la paisibilité du milieu. Il s’agissait une fois de plus de Miss Fukaji, celle-là même qui n’avait de cesse de m’observer depuis le premier jour. Pourquoi ? Je l’ignorais encore.

Miss Fukaji : Voici votre deuxième jour parmi nous. J’ai fait un tour dans votre chambre et rien ne semble indiquer que vous allez partir aujourd’hui. Rectifiez-moi si je me trompe, monsieur Mermecks.

Initialement, elle était dans mon dos. Je me retournai alors pour lui faire face et l’observai attentivement. Quelques secondes passèrent suite à quoi je repris parole :

-J’ai l’intention de rester un peu plus longtemps, une semaine tout au plus. Je ne vous ennuierai plus suite à cela, vous avez ma parole.

Mon interlocutrice se mit à rire quelques secondes avant de prendre place juste en face de moi. Elle avait deux verres de thé chaud, qu’elle disposa au centre. Était-ce une invitation ? Ça en avait tout l’air en tout cas. Ce qui était certain par contre, était bien le fait qu’elle avait quelque chose à me dire. Par opposition, je me mis alors en position d’écoute, pour ne rien louper de ce qu’elle avait à me communiquer.
avatar
Rinkyu Mermecks

Messages : 83
Date d'inscription : 23/06/2016
Localisation : Jappon

Fiche perso
AOP: 1
POP: 100
Réputation: 42

Voir le profil de l'utilisateur http://huntersworld.forumactif.org/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Détour brutal à Tokijima

Message  Rinkyu Mermecks le Ven 16 Juin - 5:19

Assis en face d’elle, je gardais le silence, prenant même une tasse pour goûter de ce breuvage revigorant qu’elle me donnait. Le chant des oiseaux se faisait entendre quelques secondes, avant de subitement s’arrêter. Les hirondelles qui nous avaient rendus visite s’en étaient bien vite allés.

Miss Fukaji: Un jour, une petite fille rêvait de gloire et de pouvoir. Sa détermination était telle, qu’elle n’avait pas d’autres raisons d’exister que la recherche de la force. En dépit de la justice que ses parents essayaient de lui inculquer, elle ne put simplement pas se résoudre à suivre la voie de la paisibilité. Elle se mit alors à affronter tous ceux qu’elle pouvait rencontrer, persuadé qu’elle pouvait dominer tous ses adversaires. Utilisant des techniques de sabres incroyables, la jeune fille affrontait des gens les uns après les autres, jour après jour, espérant ainsi monter en puissance et faire bonne figure en face de ses parents. Malheureusement, elle finit par se mesurer à une puissance bien plus grande qu’elle, un ours sauvage.

Sans dire un mot, je continuais mon écoute sans la perturber. Chaque fois, je cherchais toujours là où elle voulait en venir. Parce qu’elle ne me raconterait pas cela sans véritable raison. Malheureusement, le message était flou à déterminer. Il était même encore plus flou, que j’allais certainement me perdre en essayant de le trouver par moi-même.

Miss Fukaki : Gardien des bois de sa région, l’ours qu’elle avait eu comme adversaire s’avéra bien trop puissant pour la jeune fille. Il ne fut pas loin de tuer la sotte. Seulement, l’imprévisible arriva, les parents de la jeune fille firent leur apparition. Encore plus doués que leur fille au maniement de l’épée, ils n’eurent aucun mal à éliminer l’animal qui avait déjà à jamais marquer le visage de l’insolente. Malheureusement, une fois le gardien de la forêt mort, toutes les bêtes turbulentes qui n’attendaient que sa mort, se déchaînèrent. Ils fondirent de tous les côtés sur les parents de la jouvencelle. Ces deux-là périrent, mais en sauvant tout au moins leur progéniture. C’est alors là, que cette jeune compris qu’elle avait eu tort de bafouer tous les préceptes que ses parents lui avait inculqués. Elle a voulu se précipiter dans un monde qu’elle ne connaissait pas, et le prix a été bien plus coûteux qu’elle ne l’aurait voulu.

Sur ces termes-là, les propos de la femme prirent fin. Suite à cela, la blonde ingurgita une gorgée de thé, pour par la suite déposer la tasse sur le plateau rectangulaire qui soutenait les deux tasses. C’est à ce moment exact, je pris la parole.

-Pourquoi me raconter tout cela ? Je n’arrive pas à savoir ce que vous cherchez réellement à me faire comprendre.

Sans plus attendre, Mikoto pointa son doigt vers une banderole verticale qui avait été accrochée depuis les hauteurs de la pièce. Sur ce dernier, il y avait inscrit un kanji, dont la signification ne m’était pas inconnue. Mes yeux s’écarquillèrent légèrement, alors même que la bouche entre ouverte, je scrutais bien ce qu’elle me montrait. La surprise m’envahit un moment, suite à quoi mes esprits me revinrent bien vite. Mon visage reprit sa position initiale, sans pour autant que je ne détourne mes yeux de ce que j’observais.

-Le Nen.

Miss Fukaji : Je me suis renseigné sur vous, Rinkyu. Vous avez eu votre examen de sélection de Hunter et maintenant, virevoltez dans le monde à la recherche d’un tout et d’un rien. J’ai également appris que vous êtes allé à la tour céleste. C’est certainement dans ce lieu-là que vous avez découvert le Nen n’est-ce pas ?


Mon regard regagna le sien, et mon ton était devenu plus dure. J’ignorais qui elle était, mais il était certain qu’elle n’était pas une personne ordinaire.

-Qui êtes-vous ? Comment avez-vous eu autant d’informations sur moi ?

La personne accueillante et posée que j’avais vu la vieille, n’était pas celle qui se présentait en face de moi aujourd’hui. De nombreuses enquêtes avaient été élaborées à mon encontre, me mettant de ce fait bien à nu devant la blonde. Pouvais-je lui faire confiance ? Rien n’était certain.
avatar
Rinkyu Mermecks

Messages : 83
Date d'inscription : 23/06/2016
Localisation : Jappon

Fiche perso
AOP: 1
POP: 100
Réputation: 42

Voir le profil de l'utilisateur http://huntersworld.forumactif.org/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Détour brutal à Tokijima

Message  Rinkyu Mermecks le Jeu 22 Juin - 9:58

À ce moment de la journée, Taï devait très certainement être parti faire des courses. Mais maintenant que j’avais connaissance du rassemblement de données qui avait été fait à mon égard, je ne pouvais pas me permettre de rester aussi indifférent que mes premières heures dans ces lieux. En dépit de cela, me laisser emporter par la colère n’aurait pas réellement pu me procurer une quelconque satisfaction, quelle qu’elle soit. Bien au contraire, il me fallait garder la tête sur les épaules, pour ne pas me fourvoyer d’une manière ou d’une autre.

Miss Fukaji : Ma sincérité à votre égard n’a pas été totale, je dois bien le reconnaitre. Mon nom est Mikoto Fukaji, et je suis une Treasure Hunter, c'est-à-dire la branche de Hunters qui est chargé de trouver des trésors dans le monde entier. Toutes les reliques, ainsi que les pièces étranges situées dans ce monastère, sont tous des produits de ma propre collection, résultant de mes nombreux voyages. Et quant à la façon dont j’ai réussi à avoir les informations, disons que j’ai des amis qui connaissent des amis. Il ne m’est pas difficile de rassembler des informations sur une personne.

Une Treasure Hunter ? J’ignorais ce que c’était, toutefois, il était certain qu’elle était une Hunter. Elle connaissait également l’existence du Nen. Et quand bien même, son histoire n’avait aucun rapport avec tout cela. La trentenaire n’avait pas répondu à mes questions, juste contourner le sujet.

-Je comprends bien. Je sais ce qu’est le Nen et j’ai eu à le pratiquer. Je dois seulement le développer et tout ira pour le mieux.

Elle se mit à ricaner légèrement, alors même que, pour une raison que je ne pouvais réellement concevoir, je ressentais une colère puissante émaner de son être. La blonde n’avait pas bougé, toutefois, j’avais bien conscience qu’une colère si profonde m’était adressée de la plus brutale des façons. Certaines gouttes de sueur ruisselaient le long de mon visage, alors même que, mes pupilles tremblaient en leur sein. Déstabilisé dans cet environnement nouveau, je fuyais son regard, baissant le regard malgré moi.

-Qu’est-ce que ?!!

Miss Fukaji : Si tu avais éveillé ton Nen, tu ne serais pas aussi mal à l’aise en ce moment. Je suis actuellement en train de déployer mon aura. Et sans aura, tu ne peux rien faire d’autre que te soumettre face à l’émotion que je suis en train d’émettre. Comprends-tu ce que cela signifie ? Tu es exactement comme la jeune fille de mon histoire. Voulant t’aventurer dans la vie de Hunter, sans avoir compris le plus important au préalable. Et cette inconscience, pourrait te coûter bien cher. Vois-tu où je veux en venir ?

Malgré le fait qu’elle prenne la parole, la pression qu’elle avait volontairement instaurée n’avait pas baissé d’un poil. Bien au contraire, il avait drastiquement augmenté, me forçant même, malgré mes efforts, à baisser ma tête encore plus bas. Les poings serrés et la sueur affluant sur mon visage, j’étais comme paralysé, et parler était devenu un réel défi.

-O…O…Oui..

C’est alors qu’elle dissipa totalement son Nen, faisant ainsi de la pièce un endroit plus vivable. Qu’elle inusité… J’avais pourtant appris auprès de Fist ce qu’était le Nen. À présent, tout semblait me faire croire que ce qu’il m’avait montré n’avait aucune valeur. Ça n’a été qu’une perte de temps, temps qu’il me fallait à nouveau investir. Et si Miss Fukaji n’était pas arrivé sur mon chemin, j’aurais été condamné à mort. Quoi qu’il en soit, je soupirai légèrement avant de reprendre la parole.

-Je me suis certainement trompé dans mes estimations. Je n’ai pas eu un professeur digne. Enseignez-moi le Nen, Miss Fukaji

Un nouveau professeur, une nouvelle séance d’explications et d’applications. Il était certes vexant de reprendre tout cela à zéro, mais cette fois, je savais parfaitement que c’était possible d’avoir la maîtrise parfaite de la chose. Avec une Hunter professionnelle, je ne pouvais qu’être assuré.
avatar
Rinkyu Mermecks

Messages : 83
Date d'inscription : 23/06/2016
Localisation : Jappon

Fiche perso
AOP: 1
POP: 100
Réputation: 42

Voir le profil de l'utilisateur http://huntersworld.forumactif.org/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Détour brutal à Tokijima

Message  Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum