Présentation de Guijes Listoban

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Présentation de Guijes Listoban

Message  Guijes Listoban le Ven 26 Mai - 16:35

Nom : Listoban

Prénom : Guijes

Sexe : Homme

Âge : 43 ans

Taille : 1m79

Race : Humain

Description physique : Une vraie tête de con. Une tête de con certes, toutefois vissée sur un corps robuste. Mais une tête de con quand même. Il n'est pas niais, il n'est pas laid, à bien des égards, le charme de la maturité et les traits marqués de son visage le rendent même séduisant aux yeux de certains. Car après tout, la virilité sait plaire. Seulement, cette tête, aux cheveux noirs et épais soigneusement coiffés, de par son aspect expressif, a tendance à exaspérer ses semblables y étant confronté plus souvent qu'ils ne le souhaiteraient.
Viril, il l'est. Mâchoire carrée, rasé de près à l'exception d'une moustache bien taillée, on a dit ça, on a tout dit. Mais pour en dire plus - parce qu'on ne peut limiter cette tête de con à un simple paraître superficiel - il convient de s'attarder sans épiloguer sur son sourire. Il sourit souvent Guijes, quasi perpétuellement. Les mauvaises langues diront que c'est le propre des imbéciles heureux, mais ils le diront à voix basse.

Oui, à voix basse, car s'il manque d'atteindre le mètre quatre-vingts, le père Listoban a tout de même accumulé un bon quintal bien tassé et réparti sur toute sa carcasse. Légèrement trapu, on devine aussi bien ses muscles que sa propension à en faire usage à tout va, en attestent les légers stigmates parsemant chacune de ses phalanges. Avec lui, les coups pleuvent abondamment, et quand ça pleut, ça pleut sec.

Bonne bouille, plus large que long, on peut au moins trouver épatant une telle vivacité de corps alliée à une pareille candeur esthétique chez un homme de son âge. La quarantaine passée, le visage marqué juste ce qu'il faut par les âges, on jurerait voir un gosse. Car, pourvu d'une tête d'homme, il arbore ce sourire espiègle, confiant mais rigolard d'un môme qu'on ne saurait gronder tant la bonhomie du visage souriant a un effet apaisant sur les âmes.
Jeune d'esprit, il l'est moins de corps dès lors où l'on observe ses tempes grisonnantes et sa peau durcie. Il a le cuir solide, mais il a surtout le cuir tanné ; bien rasé mais dont on surprend sur les joues les follicules impatients d'une barbe naissante prête à repousser à peine tondue.

S'il sourit, ce n'est que pour varier entre ses épisodes de rage spontanée où toute la dureté et la brutalité expressive de sa gueule marquée par sa robustesse surgit violemment.

Un Listoban, ça sait causer. Causer fort bien entendu. On est un homme ou on ne l'est pas, et lorsqu'on l'est, on l'assume jusqu'à sa posture. Voix grave portant loin, nombreuses sont ses phrases - aussi courtes que ses vues de l'esprit - à se ponctuer d'un rire franc et puissant dont les relents laissent entendre une forme de malveillance induite. Expansif dans sa gestuelle, il prend ses aises et prend de la place partout où il se trouve. Sans doute son côté mâle dominant explique sa tendance à envahir l'espace vital de ses semblables. Ça, et surtout son arrogance couplé à son caractère sans gêne.

Ça sait causer, mais ça ne se sait pas se vêtir à la dernière mode. Ça ne cherche surtout pas à le faire. Vieux jeu, il l'est jusqu'à sa manière de s'habiller. Pantalon noir en cuir, dont on se demande s'il a déjà été lavé par le passé, il porte par dessus une paire de bottes lui montant jusqu'en dessous du genou.
Le tout est agrémenté d'un marcel de couleur variable selon les jours, toujours délavé bien entendu, lui collant au corps jusqu'à manquer de se déchirer à chaque mouvement de buste.

Description mentale : On a parfois la gueule de ce que l'on est. Sourire enfantin, mais sourire de brute caractérielle quand même, on le sait vif, expressif, vivant, mais surtout gueulard. Un rien suffit à le mettre hors de ses gonds et à déchaîner chez lui des épisodes de colère courts mais éprouvants pour ses contemporains. Et là où le con est inconstant, c'est car ce sont des paramètres à priori aléatoires qui semblent provoquer chez lui l'éruption de son caractère impulsif et violent. Car si un jour telle chose peut le mettre hors de lui, la veille, ce même déclencheur n'aura eu aucun effet sur lui.

En réalité, tout sinon presque est prétexte à le laisser s'abandonner à cette rage qui déborde presque de sa personnalité. Ne pas provoquer ce genre d'épisode chez lui n'est pas en réalité une affaire de précaution mais de timing.

Heureusement, il lui arrive d'être vivable. Plus souvent qu'on ne le croit en réalité, ses crises de furies étant aussi dévastatrices que sporadiques. En règle général, on peut le trouver sympa. On peut. Mais rarement à la longue.
Trop sûr de lui, à raison ou à tort, taquin et incapable de prendre en compte la sensibilité de chacun, il est de ces brutes qui font mal par la simple utilisation des mots et des rires qui les accompagnent, le tout, sans s'en rendre compte.

Brute ; il n'y aurait pas de meilleur adjectif pour le décrire. Brute sans être bêtement brutal. Guijes est peut-être au fond un animal, un animal débordant de vie, de caractère et de passion. Un taureau qui ne peut s'empêcher de courir lorsqu'il voit rouge, mais un bovin en principe inoffensif si on sait le prendre par le bon bout.

Equipement : De la monnaie, un cigare.

Faction : Civil

Histoire :

"La bête" n'avait pas deux ans que déjà, elle courait partout, hurlait, grognait, frappait et aurait même mordu si elle avait eu des dents à cette époque. "La bête", c'était le surnom affectueux que les parents du jeune et remuant Guijes avaient attribué à leur fils.
Au début, ils s'étaient imaginés qu'il s'agissait d'une passade. Les enfants sont tellement turbulents. Mais, les années passants, ils durent se faire à l'idée que leur progéniture était de par nature très difficile à vivre.

- Mais qu'est-ce t'avais donc mangé et bu avant me le mettre dans le tiroir celui-là ?

Cette phrase, c'était la ritournelle de madame Listoban. Elle aimait croire qu'il y avait une cause génétique au tempérament de leur fils. C'eut été tellement plus reposant comme explication. Et pourtant non, le géniteur n'avait rien fait de plus que ce qu'il fallait le jour de la conception.
On naissait avec l'intention de vivre le plus longtemps possible ou on naissait avec l'intention de vivre le plus intensément possible. Ses parents n'ayant pas eu le courage de lui mettre des limites suffisamment tôt, le mal était bientôt irréversible : Guijes Lustoban, fils de famille modeste, était devenu un emmerdeur expansif.

Sans être une dénomination scientifique rigoriste des tares qui l'accablaient, cette définition lui allait plutôt bien. À cinq ans seulement il avait décrété dans sa classe de maternelle qu'il serait à présent le seul à décider des programmes en classe. Sa professeure, une femme pourtant patiente et aimant les enfants n'avait pas mis dix minutes avant de céder et de lui coller une baffe.
Ses parents ayant toujours refusé de frapper leur enfant, ce fut le premier contact de Guijes avec le monde de la violence. La boîte de Pandore était ouverte, et c'était une chiée de tourments qui allaient pleuvoir dès lors.

S'il restait encore contrôlable dans la mesure du possible jusqu'à ses huit ans, l'expression de sa violence, devenue coutumière depuis son premier contact avec celle-ci, rendait sa vie en société légèrement litigieuse pour ne pas dire impossible. Parmi les nations alliées de Bezerose, là où ses parents avaient élu domicile, il avait rejoint le cercle très restreint des dix uniques élèves à être privé du droit à une instruction publique du fait de la menace qu'il représentait. Ce fut pour lui un accomplissement, une fierté. Pour ses parents, ce fut une autre histoire.

Heureusement pour eux, ils n'eurent pas à s'inquiéter longtemps de la situation de leur fils puisque la puissance publique se sentit obligée de les aider. À dix ans, après avoir souhaité jouir de son droit à disposer de biens sans payer, contrarié par les réticences du commerçant à le laisser partir, le gamin l'avait battu jusqu'à l'handicaper pour des années à venir. Ce n'était pas que Guijes avait mauvais fond, simplement, il n'aimait pas être contrarié.
Les sources de contrariété étaient Légion dans les institut pénitentiaires pour mineurs. Tant et si bien que Guijes chercha à s'en affranchir. Par l'usage de la force et de l'impulsivité maladive qui était la sienne, cela allait sans dire.

La légende voulait que deux des gardiens de l'institut aient demandé leur mutation du fait de la simple existence de ce pensionnaire exaspérant de vivacité.
On avait fini par le confiner en isolation. Curieusement, il se tenait à carreau dans ses conditions. Car bien que foncièrement hostile et violent à l'encontre de tous ceux qui l'entouraient, il n'aimait pas vivre sans eux. On n'avait aucune raison de se mettre en colère contre les autres lorsqu'on était seul.

Sa majorité atteinte, on lui attribuait au total le meurtre de quinze de ses co-détenus. C'était encore ce qu'il avait fait de mieux entre deux séances de mitard. De l'institut, on l'envoya enfin en prison de haute sécurité. Là-bas, ses frasques impulsives prendraient peut-être fin.

Le psychologue de l'établissement, le docteur Kired n'avait pas tardé à se pencher sur son cas. C'en était presque devenu un travail de zoologue, il découvrait une nouvelle espèce. Bien que foncièrement nuisible et agressif, Guijes était éminemment sociable, capable de s'entendre avec bien d'autre co-détenus sans s'en prendre à eux pour fulminer soudain et s'en prendre aléatoirement à un pauvre bougre pour un prétexte fallacieux.
"Une créature fascinante" avait écrit le docteur dans son carnet d'observation la veille de sa mort.

Ce fut une mort prématurée, car, hélas pour lui, une tentative d'évasion fomentait depuis plusieurs années. Un réseau de prisonniers avait attendu le jour J pour provoquer une émeute sans précédent entre les murs de la prison. Ni les gardes ni qui que ce soit pu l'endiguer. Pourtant, au milieu de la foule de taulards mécontents et avides de liberté, un trouble fête agissait contre ses intérêts à ne s'unissant pas à la meute, un certain emmerdeur expansif du nom de Guijes Listoban.
Enhardi par la chaos et la violence générée par ses camarades de bagne, la furie de ceux qui l'entouraient n'avait fait que nourrir la sienne. C'est tout frénétique, guilleret et bien évidemment violent qu'il avait malgré lui mis fin à la révolte.

Ce fut une boucherie. Nombreux avaient péri sous ses coups, mais il n'avait pu s'empêcher de les éradiquer, la tentation d'une baston massive était en soi irrésistible. Sur les deux-cent-soixante-dix-sept révoltés, on ne dénombra que trente-quatre survivants. Ceux-là avaient été bien avisés de jouer à cache-cache au moment du débordement de rage jubilatoire exprimée par Guijes.

Trop contents d'avoir évité un incident plus grave qu'il n'aurait pu l'être, l'administration pénitentiaire, épaulée par une Justice trop laxiste, décidèrent d'écourter le séjour de leur sauveur au sein de l'établissement auquel il appartenait pourtant de plein droit. Lui-même en fut le premier étonné.
En réalité, trop problématique pour l'administration qui devait essuyer chacune de ses colères spontanées durant ses donze ans de captivité, ladite administration avait préféré trouver une solution plus convenable en le laissant en liberté. Liberté aménagée, cela allait de soi.

L'association Hunter mit à disposition de la Justice des nations alliées de Bezerose un Contract Hunter chargé de servir de contrôleur judiciaire attitré à cette bête humaine relâchée dans la nature. Lâché dehors, privé de ses camarades et amis de la prison qui avait façonné son existence d'adulte jusqu'à ses trente ans, Guijes ne sut honnêtement pas comment refaire sa vie.

De retour chez ses parents, car il ne savait rien faire de ses dix doigts si ce n'est cogner avec, c'est à trente ans seulement qu'il commença à devenir plus sociable, plus rationnel. Ce n'était pas l'oxygène de sa liberté retrouvée qui permit d'alimenter son cerveau mais le Contract Hunter chargé de le surveiller. Fici Berolam de son nom. Elle l'avait rappelé à l'ordre plus d'une fois. Son contrat prévoyait qu'elle ne pourrait mettre fin à sa mission et toucher sa prime qu'une fois l'expansif sous son contrôle se serait abstenu de commettre le moindre crime ou délit pendant une durée d'un an. Le délai serait prorogé d'un an en cas de récidive même minime car la mission repartirait de zéro.

La malheureuse était entretenue par l'État de Bezerose à surveiller ce cas social ultra violent jusqu'à ce que la mission arrive à son terme. Il était hors de question que Guijes ne retourne en prison dû aux coûts exorbitant de ses frasques pour l'administration, et il était d'autant plus inenvisageable qu'on ne le laisse dans la nature sans être assuré qu'il ne soit calmé.

D'un an, la durée de la mission fut prorogée d'une autre année du fait d'excès de violence du sujet concerné par le contrat. Puis une nouvelle année après une agression aléatoire. Le manège dura treize ans. Fici avait su calmer bon nombre d'ardeurs de cet amas de pulsions sur pattes qu'elle était chargée de surveiller. Ses épisodes n'étaient pas plus rares, mais en restaient la plupart du temps aux simples hurlements.
Lorsqu'enfin, un an d'affilée s'écoula sans que Guijes ne céda à ses impulsions dommageables, sa contrôleuse judiciaire ne put quitter sa mission la conscience tranquille.
Calmé en apparence, bien que menaçant par intermittence, elle ne pouvait se résoudre à quitter son sujet de surveillance. À tout moment, il pouvait manquer d'exploser à nouveau, là était la raison qui la poussa à prolonger son contrat.

C'était en tout cas la version officielle qu'elle fournit au comité Hunter. Après treize années passées à surveiller un seul homme, elle avait fini par s'attacher à lui. La plupart des mariages duraient moins longtemps que le contrat qui l'avait liée à Guijes. Elle avait perdu tout autre horizon.
Non, il ne s'agissait pas d'amour, mais à force de ne se consacrer qu'à lui, à façonner son éducation, elle se sentait liée à cette bête humaine. Hunter sans réellement de projet, Fici avait alors trouvé sa vocation, à toujours rester dans l'ombre de ce criminel blanchi par la Justice mais noirci par son caractère ne pouvant être pleinement tempéré.

Afin de prévenir tout épisode de rage ardente qu'elle sentait imminent chaque fois que le sourire du sieur Listoban s'estompait, elle préféra canaliser une future explosion éventuelle là où les dégâts seraient à son sens moins destructeurs, ou en tout cas, moins lourds de conséquences.

- Dis-voir Guigui, t'as déjà entendu parler de la Tour Céleste ?

Nen : Émission

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Re: Présentation de Guijes Listoban

Message  Lejinoss Taibug le Ven 26 Mai - 16:40

Mââââââââgnifique.

Je te valide dans hésiter !

(Si quelqu'un a des retours à faire, j'attends 24 heures avant d'archiver parmi les présentations validées).

Il s'agit du premier D.C (Deuxième compte) du forum. Ceux qui en voudront un devront m'en faire la demande.
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Re: Présentation de Guijes Listoban

Message  Kyd-Hilg Efon le Ven 26 Mai - 17:09

Techniquement, le premier deuxième compte, c'est le mien, hu, hu, hu...
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