Une rencontre d'affaire [PV Rinkyu]

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Une rencontre d'affaire [PV Rinkyu]

Message  Takeru Kura le Mar 27 Sep - 11:34

Alors, où en sont les mésaventures de notre jeune délinquant qui tend de plus en plus vers la criminalité au fait ? Bah oui par ce que là, il faut avouer que multiples meurtres, mouillant dans le grand banditisme pour certains, c'est quand même pas rien. Et oui mésaventures car pour le moment, notre pauvre gars là, il lui arrive que des emmerdes desquels il tente de se sortir comme il peut. Il n'a pas beaucoup d'emprise sur ce qui lui arrive. Mais là, c'était finit, il avait décidé de se sortir les doigts du fion. Suite à ce qui s'était passé avec Miharu, il avait pris conscience que ça ne servait à rien d'attendre et de subir ce qui se passe. Non, il doit aller de l'avant et s'il veut devenir assez friqué pour vivre une vie pépère, il va falloir qu'il se remue.

Nous l'avions laissé alors qu'il avait été pris en autostop par un type au hasard, le tout après avoir laissé Miharu en plan. De plus, il ne le savait pas encore mais les services e police nationaux le recherchaient déjà pour le massacre de la salle de jeux à Kuroku qui datait d'il y a plus d'un mois. ce à quoi venait s'ajouter les soupçons des meurtre lors du règlement de compte entre bande qui commençaient à se reporter sur lui et non plus seulement sur son ami Marly qui avait fait ce qu'il pouvait pour endosser la responsabilité de ces meurtres. Le problème c'est que suite à leur enquête, Takeru avait été reconnu comme ayant participé à cet affrontement. Les soupçons commençaient alors à se porter sur lui. Et je ne parle même pas du dernier meurtre en date à Hakuma. Il ne le savait pas encore mais des enquêteurs étaient sur sa piste et son portrait n'allait pas tarder à être placardé dans tous les commissariats du pays. Eh ouais mon potes, tes tentatives pour être discret ont été vaines. La police avait perdu ta trace depuis un mois mais avec l'affaire de Hakuma, ils avaient remontés ta piste. Ils savaient globalement dans quel secteur il se trouvait.

Takeru fut déposé par le conducteur de la voiture dans une ville de taille modeste au petit matin. Il avait un peu inquiété le pauvre conducteur avec son attitude froide. En même temps quelle idée de prendre en stop un type comme ça au beau milieu de la nuit ? Tout ça pour dire que notre bon tatoué se retrouve dans un bled sans savoir où aller et surtout il ne connaissait pas les lieu, il n'avait pas un sou en poche. C'est la joie quoi. Heureusement, il avait fait un petit somme dans la voiture de l'autre. Par contre sans fric, il n'irait pas bien loin. Par ce que bon, piquer de la bouffe dans des supermarchés ça va bien deux secondes mais à force c'est chiant. Il pouvait pas s'établir ici. Pas assez de champ d'action. Il devait trouver plus gros comme ville mais en attendant, il avait besoin d'argent de poche. Il se met alors en chasse. Il va dans les quartiers style classe moyenne. Les trop riches, c'est trop sécurisé et les pauvres, il y a pas moyen de se faire du fric. Il fait des repérages tout le début de la matinée. Il repère les maisons les plus isolées, celles où il n'y a plus personne de la journée et où il ne risque pas de se faire repérer par des voisins gênants. Il entre par effraction, en portant des gants bien évidemment, puis il tire tout ce qu'il peut. Le liquide, les objets de valeur, tout ce qui est peu encombrant. Il taxe aussi de la bouffe dans leur frigo. Il fait 3 maisons comme ça. La dernière ça tourne moyennement bien par ce qu'il est à deux doigts de croiser l'occupant de la maison qui le voit s'enfuir.

Maintenant qu'il a un petit peu d'argent, il se dirige vers la  gare où il prend le premier train pour Kotori, l'une des plus grande ville du pays. là, il savait qu'il pourrait faire des affaires. Ce qu'il ne savait toujours pas notre Takeru c'est qu'avec ce pauvre vole à la con, les enquêteurs pouvaient remonter sa piste. Heureusement pour lui, les types en poste dans les transports en commun n'avaient toujours pas été informés de son signalement et il n'était toujours pas considéré comme un criminel de premier ordre. d'autant que tous les crimes desquels on l'accusait, il n'en était pour le moment qu'accusé et sa culpabilité restait à prouver.

C'est en fin de journée qu'il arrive à Koroti, encore une fois il a dormi dans les transports. Pas très malin par ce que s'il est suivit, on a moyen de facilement le choper. Par contre, ça lui permet de rentabiliser du temps. En effet, s'il veut vite sécuriser sa situation, il ne doit pas perdre de temps. Il aura besoin d'être frais et dispo' une fois arrivé à destination par ce qu'il était parti pour faire une grosse nuit.

Une fois arrivé sur place, il se dirige immédiatement vers ce qu'il devine être des quartiers un peu chauds, les quartiers festifs qui attire trafics et magouilles et là, il tombe sur un établissement qui attire son intérêt : Un prêteur sur gage.
Les prêteurs sur gage c'est des enfoirés de véreux. Assez peu son honnêtes et beaucoup trempent dans de sales magouilles. Assez peu se préoccupent réellement de l'origine des objets qu'ils reprennent et d'autres sont clairement des receleurs ou se lancent parfois dans le business de recouvrement de fond avec brisage de rotule si on rembourse pas. Bref, des gens fort sympathiques. De quoi faire pour Takeru une pierre deux coups.

Il pénètre dans l'établissement assez miteux dans lequel tu peux trouver des tas d'objets en vrac. Le mec derrière le comptoir renforcé a l'air plus que louche. et le fait qu'il se cache derrière une vitre en verre renforcé prouve qu'il a  peur ou du moins l'habitude de tomber sur des clients assez spéciaux. Et puis, le fait qu'il soit ouvert à pas d'heure, ça arrange rien. Un mec comme ça qui fait des affaires de nuit, ça peut être qu'illégale.

- Qu'est ce qui vous attire ici jeune homme ?
- J'ai des objets à refourguer.
- Je vois. Montres-moi ça !

Takeru sort de son sac les quelques bijoux qu'il a volés dans des baraques. Le mec en face comprend immédiatement l'origine des bijoux. Un jeune homme aux allures de délinquants qui ramène une demi-douzaine de bijoux de femmes et d'objets de moyenne valeur, ça peut être issue que d'un vol. Le gars regarde  les objets et finit par balancer un prix à Takeru.

- Hmmm, je t'en donne 25 000 pour le tout.
- C'est tout ?
- Je vais pas te mentir, vu l'origine de la marchandise qu'on connait toi et moi, j'ai des frais pour pouvoir revendre.
- Ok c'est bon arrête ton char. Est ce que ça te branche que je te laisse le tout gratuitement. en échange, je veux juste des tuyaux.
- Une affaire comme ça, ça se refuse pas ! Tu veux savoir quoi mec ?
- Vers qui je dois aller si je veux me faire du fric. Et vite !
- hahahaha ! t'es un marrant ! Si j'avais ce genre de tuyaux je les partagerais pas ! Je bazarderais cette boutique et je foncerais ! hahahaha !
- Ok, alors dis moi juste situ connais les bons plans du moment. Où du moins vers qui je peux me tourner pur avoir du "travail".
- Pour du travail non conventionnel ? Tu pourrais me rendre deux ou trois services. Un type avec qui je faisais des affaires vient de me lâcher. Hmmmm sinon... Ah ouais ! Y a ce type ! Un Hunter, il s'est pointé en ville il y a peu. Apparemment, il cherche des collaborateurs.
- Un Hunter ? Pffff, fait chier ! ça pue le mauvais plan ça !
- La rumeur dit qu'il a du fric.
- Comment il s'appelle ?
- Rinkyu je sais plus quoi. Un nom d'étranger.
- Je peux le trouver où ?

- On dit qu'il traine beaucoup dans le quartier de Mutaro.


Takeru commence à tourner les talons et sortir de la boutique.

- Eh mec ! Tu compte me filer des coups de mains ou pas ?
- Je reviendrai si j'ai des choses à acheter ou à vendre et si ça donne rien avec le Hunter.


Takeru partit à la recherche d'information sur ce Rinkyu. ça attirait son attention. Pour lui, les hunter sont des enfoirés de justiciers là pour empêcher le monde de tourner e rond alors un hunter qui vient frayer avec les milieux un peux glauques du Jappon, ça l'intéresse. Puis bon, si le mec a tant de fric que ça, ça vaut le coup de mettre de côté ses appréhension sur les Hunter pour voir s'il y a pas un bon coup à faire.
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Re: Une rencontre d'affaire [PV Rinkyu]

Message  Rinkyu Mermecks le Sam 8 Oct - 19:23

Les terres de Nagyo furent mon lieu de repos, suite à une longue nuit de marche depuis mon village natal, ou du moins ce qu’il en restait. Ma colère et ma douleur ne s’étaient pas du tout manifestées durant le trajet malgré le fait que ces dernières n’avaient de cesse de grandir en moi. Tout ce qui m’était cher, n’était plus. Tout ce à quoi je tenais, à quoi j’avais mis mon espoir et mon futur, avait été rasé de la carte comme si elle n’avait jamais existé. Était-ce la faute de l’état ? Où celle d’une quelconque association ? Rien n’était certain. Quoi qu’il en soit, le fait qu’un tel massacre ait eu lieu sans que quiconque n’y porte une quelconque importance, sur toute l’étendue du territoire Japponais, ne laissait supposer rien d’autre que le fait que ce soit un coup monté. Il se pouvait également que je me trompasse. Néanmoins, mon joug allait tout de même s’abattre sur ces dirigeants mécréants, ceux-là même qui ne méritaient que la mort la plus cruelle et la plus douloureuse qui soit. Maintenant que j’étais sans habitations, mais tout de même détenteur d’une forte somme d’argent, je n’avais pas réellement de plan d’action. Si tuer le président du Jappon était ma mission, pour le moment je n’avais aucun moyen pour y arriver.

« Brrr… brrrr… »

-Allo Rinkyu, je ne pensais pas que t’allais m’appeler si vite. La dernière fois tu ne m’avais pas fait signe de vie pendant des semaines et là, tu es directement en train de m’appeler un jour après notre séparation… ha ha ha… Je savais que j’étais important mais quand même pas à ce point-là.

-

Aucun mot ne sortait de ma bouche. Aucune parole. Mon regard mi-clos et mes yeux sombres teintés d’une ombre de désespoir, était-ce qu’il y avait au bout du fil de Ken. Mais biensur, le jeune garçon n’allait pas tarder à l’apprendre à ses dépens.

-Que se passe-t-il donc ? Tu es bien arrivé à… c’est quoi le nom de ton village déjà ? J’oublie toujours tout avec ma foutue mémoire de poisson rouge. Pakaria…. Pudoka… Pa…
-Peu importe son nom à présent. J’ai juste besoin d’un endroit où je pourrais me coucher. Te connaissant mieux que quiconque dans cette ville, je voulais savoir si tu pouvais me filer quelques informations.
-Cette ville ? Attends t’es ici ?!!!
-Je suis au parc où nous tu m’as amené la première fois que nous nous sommes côtoyés

Pourquoi est ce que je l’appelais à un moment pareil ? Biensur, repartir à zéro était pour moi une nécessité. Et pour ce faire, j’avais besoin d’une base, d’une base certaine. J’avais besoin d’une personne en qui je pouvais faire confiance, avec qui je n’aurais pas été obligé de surveiller mes arrières. Et la seule qui répondait à ces critères, c’était Ken.

Une poignée de minutes, et le jeune garçon était en face de moi. Peu de temps après, il m’avoua ne pas m’avoir reconnu. La première fois que mon ami m’avait croisé, le jeunôt avait su que je prenais une posture d’assurance et que je dégageais volontairement une aura repoussante pour me faire craindre et éviter toute approche indésirable. Néanmoins, je gardais toujours la tête sur les épaules et le sourire me venait facilement. Ce que ses yeux détaillèrent en ce moment-là, n’avait rien à voir avec celui que je fus. Mon regard était devenu féroce, et il régnait autour de moi, une aura à la fois calme et pesante. Mettant fin à ses observations bouleversantes, je lui expliquai ce qu’il m’était arrivé.

Sa compréhension n’en fut que plus grande. Aussi il décida de m’héberger quelque temps, afin que je me remette de mes émotions, pour m’aider également à trouver un endroit plus serein. Ken ne vivait plus avec ses parents et son appartement était assez grand pour héberger cinq personnes. Issu d’une famille riche, son père faisait tout pour qu’il soit à son aise, dans le seul objectif qu’il ramène des diplômes qui pourront permettre au jeune homme de se stabiliser dans la société.

La technologie n’a jamais été une chose que j’ai particulièrement connue. Ayant grandi dans un village qui n’était que trop peu penché sur le sujet, beaucoup de choses me sont passés sous le nez, et Ken ne manqua pas de me rééduquer sur ces choses-là.

Chez lui, j’avais appris plusieurs choses qui m’étaient encore étrangères, à commencer par l’usage de l’internet, du multimédia ainsi que toute forme de stockage et de manipulation de données. Durant ses heures libres Ken s’amusait à me demander des petites choses qui m’auraient permis de me documenter davantage, d’assimiler encore plus les méthodes de manipulation des informations virtuelles. Tout était nouveau pour moi et fort heureusement il a su se montrer patient à mon égard.

D’autre part, je n’oubliai pas mon entraînement physique, qui était une nécessité cruciale étant donné que j’allais en avoir besoin, dans les mois à venir. Abdos, flexions, pompes, méditations, coups d’épées et séances matinales de courses. Je maintenais la forme corporelle et spirituelle pour être dans les meilleures conditions physiques et psychologiques.

Une semaine s’écoula totalement, avant que je ne sois capable de faire proprement mes recherches, sans avoir besoin d’assistance. Seul devant la machine, et Ken étant parti faire des courses, l’heure était venue pour moi de mettre en pratique ce que ces jours d’entraînements ont pu faire.


Premier thème de recherche : « Nen »

Je ne l’avais pas oublié. Me perfectionner dans cet art aurait pu me rendre puissant, assez puissant pour réussir à déstabiliser ce gouvernement qui m’avait tout pris. Après de longues recherches, des fragments d’informations importantes se mirent en place, et grâce à mon intelligence propre, j’ai pu en tirer les bénéfices sans avoir besoin d’une quelconque aide extérieure.

L’objectif principal de cette recherche étant toujours la découverte des méthodes d’accentuation des capacités physiques et intellectuelles via la méditation. Malheureusement pour moi, je n’avais rien trouvé de bien intéressant. Bien au contraire, c’était comme ci cela n’existait tout simplement pas. Aucune trace de son existence n’était visible, et ce, peu importe l’effort que je faisais pour apprendre dessus. Ne sachant quoi faire, je pris alors mon téléphone portable et composai le numéro de Fist. Reposé sur le dossier de ma chaise, j’ai dû attendre quelques secondes avant qu’il ne décroche le téléphone.

-RINKYU MERMECKS !!! L’élève le plus brutal que j’ai eu à avoir durant toute mon existence, comment tu vas toi ?
-Tu n’as jamais eu d’élève répliquais-je avant de poursuivre. J’ai besoin de quelques informations sur le Nen. J’ai beau en chercher, je n’en trouve nulle part.
-La dernière fois que nous nous sommes séparés, je pensais t’avoir demandé de le faire par toi-même. Il est donc si difficile pour toi de faire un peu d’efforts ?
-Je n’ai pas le temps à perdre. J’ai quelque chose à accomplir. Si tu n’es pas dans la capacité de m’aider, je ne t’en tiendrais pas rigueur. Poursuivis-je avec une colère qui se ressentait dans le timbre vocal.
-Haa…. T’es vraiment pas possible. C’est à se demander qui de nous deux est véritablement le gamin dans cette histoire… bref, écoute.

L’échange qui se suivit fut riche, très riche en informations. Il ne m’avait pas donné tout ce qu’il fallait, mais suffisamment pour me préparer à une prochaine rencontre qu’on aurait très certainement faite à l’avenir. Me concentrer sur mon entraînement, continuellement, alors que je menais d’autres activités était le défi que je me devais de relever moi-même, pour mon propre bien.

Je raccrochai le téléphone par la suite, avant de quitter mon siège pour m’asseoir à même le sol. Les consignes étaient claires. Pour un début, je me devais de générer suffisamment d’aura et le maintenir autour de moi, pendant un bon moment. À l’entendre parler, ça semblait bien facile. Ce n’était qu’une fois qu’on y était vraiment, que la difficulté devenait de plus en plus importante.

Fermant les yeux et visualisant tout simplement le Nen se stabiliser autour de moi, je restai là, immobile, dans la pièce. L’exercice n’était que minime, mais c’était la base. La défense la plus élémentaire. Il me fallait à tous prix la développer, la travailler le plus fréquemment possible. Maintenir l’aura ainsi en continue, était le premier pas que je m’étais fixé. Et pour ce faire, une concentration proche de l’absolu, allait devoir être de mise. N’était-il pas l’énergie issue de la communion entre le corps et l’esprit ?

Des secondes semblaient durer des minutes. Et les minutes elles défilaient comme des heures. Je perdais presque la notion du temps, jusqu’au moment où Ken revint dans la pièce. M’interrompant dans la méditation, je perdis tout ce qu’il y avait comme aura autour de moi, pour mon plus grand malheur, malheureusement.

Sa présence me gênait, toutefois, avec le temps, je m’y suis réellement habitué. En deux jours, j’arrivais tout de même à mener une discussion avec lui, sans perdre ma concentration, bien que cela fût difficile. Ne comprenant rien par moments aux raisons de mes gouttes de sueur épaisses, le jeune garçon ne faisait que me tendre un mouchoir pour m’assister. Malheureusement, au moindre contact avec moi, je perdais ma concentration. L’évolution était si faible qu’elle n’était même pas réellement visible, toutefois, je continuais, encore et encore, nourrissant de plus en plus d’espoir en cette nouvelle force.


Sur le plan pratique, les choses avançaient plutôt bien, néanmoins, il ne m’a pas fallu trois semaines pour comprendre que les capacités que m’offrait le Nen, étaient beaucoup trop faibles pour faire quoi que ce soit. En effet le rythme d’évolution de mes capacités était presque inexistant. Compter sur elles ne m’aurait valu davantage de malheurs que de bonheurs. Mes plans devaient se faire sur une autre base. Prendre un gouvernement à revers pouvait se faire de diverses façons :

Soit monter un groupe terroriste et se rendre sur le champ de bataille,

soit provoquer des assassinats continuels des hauts membres de l’état jusqu’à ce qu’ils soient tous éradiqués

soit monter soit même graduellement en puissance jusqu’à être capable de tuer un homme sans attirer l’attention sur moi.

Seulement, je n’avais ni la force, ni le capital humain nécessaire pour monter un groupe de rebelles. Il était pour moi impossible d’assassiner les personnes les plus influentes du pays. Mes forces ne me le permettaient pas. Il était d’ailleurs certain que la plupart des personnes les plus puissantes du pays, étaient protégés par de puissants utilisateurs de Nen. Une confrontation aurait été ma fin. La seule option qu’il me restait était l’évolution graduelle. Mais quelle partie du pays aurait été idéale pour mener mon projet à bien ?

-Comme l’aurait dit Ken à ces moments-ci, « Internet est ton meilleur allié »

Plusieurs tapes sur l’ordinateur qu’il m’avait confié, ont été suffisants pour me faire sortir le nom d’une ville qui semblait être dans une instabilité constante : Kotori. Entre les riches qui font la loi en achetant les faveurs des services publics, et les pauvres qui n’avaient d’autre choix que de se faire marcher dessus pour survivre, c’était une discrimination totale qui y était observée. Être pauvre et faible, signifiait être avant tout opprimé, mais en plus, être délaissé par les services de police. La drogue, prostitution, et même les trafics d’organe, il y avait de tout dans ce petit coin du monde. C’était donc une mine d’or, pour un individu qui cherchait une influence certaine dans le monde.

En ligne, trouver un appartement à bon prix dans le quartier le plus chic de la ville a été un jeu d’enfant. En réalité même, c’était une demeure que j’avais réussir à m’acheter au coup extraordinaire d’un million et demi de Jenis. Un lourd investissement certes, mais qui avait été prit avec minutie. La ville était divisée en deux secteurs bien précis. Celui des hommes riches et puissants et celui des pauvres qui étaient dans les bas-fonds. De ce fait, il ne fut pas bien difficile de choisir le côté dans lequel j’allais m’installer.

***

Quelques jours plus tard…

-Ken, l’heure est venue pour moi de plier bagage… Je me rends à Kotori, pour régler une affaire urgente. Aussi surprenant que cela puisse paraître, j’ai encore des connaissances de ce côté-là du pays.

C’était un mensonge, bien évidemment. À Kotori je ne connaissais rien de bien intéressant, si ce n’était une agence située à la lisière du quartier chic de la ville. Selon leur page internet, ils pouvaient offrir bon nombre de services à n’importe qui, quelqu’un soit la nature. J’avais demandé à l’avance les services d’une personne qui aurait littéralement pu tout faire, à bon prix bien évidemment. Mes projets allant sur le long terme, il me fallait avoir une main mise sur la situation de la ville, et même sur les vies qui allaient devoir être sacrifiées. Selon eux, je devais me montrer patient car ceux qui venaient se proposer pour les travaux, n’arrivaient pas comme des gouttes d’une pluie.

Quoi qu’il en soit, il fallut peu de temps pour me retrouver à Kotori, le lieu où tout allait commencer. Les quartiers chics précédaient leur réputation. Casinos, bars, boutiques de luxe, il y avait de tout, consacrés uniquement aux dépenses et aux jeux d’argent. Entre les hommes et femmes tous bien habillés, on ne trouvait aucun mendiant épiant les ruelles des quartiers chics du coin. Surement était-ce dû aux forces de l’ordre qui étaient postées à chaque coin de rue, saluant tous les hommes et femmes puant l’alcool cher et l’argent sale. Désormais j’allais devoir m’y habituer. Voir tant de prestige, aussi dégoûtant que ça puisse être.

Dans la pénombre de ma maison, il n’y avait que la lumière de la ville qui éclairait la pièce sombre dans laquelle j’allais vivre désormais. J’attendais simplement le coup de fil de l’agence, celui-là qui allait annoncer que ma demande aura été prise en charge.

« Brrr… brrr… »

-Allo…
-Salut salut jeune Padawan. Alors j’espère que ton entraînement porte ses fruits.
-On peut dire…
- Soit pas pressé et tout ira bien. Sinon, je quitte la tour céleste pour un moment. Je vais trouver un autre moyen de m’amuser. Mais fais moi signe quand tu y retourneras, il se pourrait que j’aie envie de revoir mon élève chéri.
-Hmm… je vois. Où iras tu donc à présent ?
-Je l’ignore, là où le vent me portera. Peut-être près de toi qui sait ?

C’était Fist qui m’avait fait un appel durant lequel il a pris la parole plus de quatre-vingts pourcent du temps de l’échange. Aucun contenu important dans ses propos si ce n’était sa mise en pause de son ascension dans les étages de la tour céleste. Ce n’était pas l’appel que je voulais. Mais j’allais profiter de ce manque d’informations pour faire le tour de la ville et certainement découvrir les lieux qui pouvaient m’être accessibles.


Dernière édition par Rinkyu Mermecks le Mar 23 Mai - 16:54, édité 2 fois
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Re: Une rencontre d'affaire [PV Rinkyu]

Message  Takeru Kura le Sam 8 Oct - 20:55

Bon, évidemment, Takeru ne trouva pas l'homme qu'il cherchait en un jour. Trouver un type dans une ville si grande c'est pas simple. Mais il a de la chance, dans les milieux un peu chaud, ça jase beaucoup et pour rien. Il s'était trouvé une chambre miteuse qu'il payait à la nuit. Depuis cette chambre, il avait une vue sur les ruelles malfamées es quartiers les plus craignos de la ville. Il observait un peu cette atmosphère le soir avant de se coucher, d'une seule oreille. Enfin, il se couchait plus le matin. Il vivait presque comme un vampire, dans les ruelles éclairées aux néons. Il trainait, glanait des informations. Sur le Rinkyu mais aussi sur la ville en générale. Il connaissait les gros noms, les personnes qu'il pouvait se permettre d'emmerder, leur territoire et celles qu'il valait mieux ne pas emmerder. Il n'était pas non plus entré dans les affaires privées des familles criminelles locales mais il commençait à comprendre la hiérarchie du crime local. Il bouffait de la merde, il dormait dans une chambre de merde. Son quotidien était à chier ! Le confort c'était pas pour maintenant. Mais tout ça, ça lui donnait encore plus envie d'avancer.

Notre ancien délinquant était retourné voir le prêteur sur gage pour savoir s'il n'avait pas des info supplémentaires sur ce Rinkyu. Rien de très probant. Apparemment, il était passé par des réseaux sous-terrains d'internet pour passer une annonce selon laquelle il cherchait une personne pour lui rendre des services divers. Takeru finit par demander à ce type s'il était prêt à vendre des informations tel que le domicile de ce Rinkyu s'il venait à le connaitre. Naturellement que oui. ce mec pense vraiment avec son porte feuille s'en devient déconcertant.

- Tu pense pouvoir me dire où il vit  du coup ?
- Eh bien... j'ai un ami qui peut pirater quelques trucs mais tu vois, il se pourrait qu'il remonte le signal et puisse en savoir plus sur ce type.
- Et combien ça me coutera ?
- Trop pour toi.
- Et si les services que je devais te rendre je te les rendais gratuitement ?!
- Tu sais j'aime pas trop avoir des créanciers... ça fait des frais.
- ok, je vais m'adresser à quelqu'un d'autre.
- Ok ok ! reviens demain, je pourrai peut être faire quelque chose pour toi.

Takeru quitte le bureau de prêt sur gage sans dire un mot. ce mec le dégoutte pas mal. Plus avare et intéressé que lui tu fais pas. Il suffisait d'agiter une liasse sous son nez ou l'opportunité de se faire du fric ou de recevoir quelque chose gratuitement et il mordait. Mais n'empêche, en tant qu'indic', il était pas trop mauvais. Il avait permis à Takeru de comprendre pas mal de choses sur cette ville merdique. Oui, Takeru n'aimait pas cette ville. il trouvait qu'elle puait. Pourtant, d'un point de vue objectif, ça ressemble à sa ville natale. Peut être la nostalgie faisait elle que son quartier de Kuroku avait une odeur particulière à ses yeux. Notre jeune homme n'avait qu'une envie, vite s'enrichir pour s'éloigner de ce quartier de merde. Et pour ça, il devait trouver ce Hunter.

Le lendemain, il retourne voir ce type, le prêteur sur gage. Il lui file un petit dossier de quelques pages. Une photo d'identité du type, quelques informations un peu random que le hacker était parvenu à chopper sur lui, notamment le fait que ce Rinkyu s'était récemment porté acquéreur d'un appartement dans les quartiers les plus riches de la ville. C'est donc là qu'il devait chercher. Takeru remercia le prêteur sur gage et laissa un p'tit billet pour la peine avant de s'en aller. Il comptait pas perdre de temps. Tout en marchant, il consulta les informations. Il était hunter depuis peu, très peu. Il avait passé l'examen de la cession précédente à celle qui devait se dérouler à peu près en ce moment. Takeru se dit que définitivement, avoir un mec capable d'obtenir ce genre d'info c'est utile. Savoir c'est pouvoir comme dit l'adage. Lui pour sa part serait bien incapable de faire quoi que ce soit d'avancé avec un ordinateur. Alors qu point de cracker des bases de données pour obtenir des infirmations.

Il fait jour, Pour une fois Takeru se déplace en pleine journée, c'est le matin. Pas trop le moment favoris de la journée des feignants comme Takeru. Mais bon, il faut parfois faire des efforts. Il se dirige vers le quartier le plus riche de la ville. takeru voit directement quand il y entre. il est dévisagé alors que plus tôt, avant de traverser une simple avenue, il passait presque inaperçu. C'est dingue comme le regard des gens peut vous dire que vous n'avez pas votre place. Il a la bonne chance avec lui par ce qu'il ne croise aucun flic qui l'aurait certainement volontiers contrôlé. Et là ça aurait été chaud pour son cul par ce qu'il est sous le coup d'un manda d'arrêt qui prend effet dans cette préfecture. N'empêche c'est dingue cette pression sociale de tous les instants. La société veut que vous soyez à votre place et pas ailleurs. Et la place de Takeru, avec son allure de délinquant, c'est dans les quartiers de la ville les plus déshérites. Mais bon, Takeru a l'habitude de ça. Il n'y prête plus attention. Il a bien grandi dans ce genre de quartiers avec des parents comme ça.

Il finit par trouver le bâtiment où est censé se trouver le fameux Rinkyu ou du moins l'appartement qu'il a acheté. Il entre en passant par la porte du local poubelle qu'il force. Elle n'était pas blindée contrairement à la porte d'entrée. ça sert à quoi alors ? d'avoir des portes blindées à l'entrée s'il suffit de faire le tour putain ?! Il trouve l'appartement de ce Rinkyu et y dépose sous la porte un mot qu'il a écrit de sa main, de son écriture un peu sale. oui, il a une écriture dégueulasse notre Takeru. Pas du tout soignée. il avait remarqué qu'il y avait des caméras dans le hall. Il les avait laissé capturer son image. Il les avait même regardé en face à ce moment, signe qu'il savait qu'il était observé et filmé. Il se casse le plus naturellement du monde par la porte d'entrée après avoir déposé son mot qui disait.

Chère monsieur le hunter,

Il parait que vous cherchez quelqu'un de confiance pour faire certaines choses pour vous. Si vous êtes pas du genre à essayer d'entuber vos collaborateurs, je suis votre homme. Par contre, si vous êtes de l'autre genre, allez gentiment vous faire foutre.

Rendez-vous demain, Mardi dans le restaurant Fumito, rue Yaomata, je vous y attendrai à midi.

Et le mot n'était pas signé mais ruffé de fautes d'orthographe. àa faisait un peu pitié en fait. c'est ça de rien suivre à l'école gros con ! Et c'est ainsi que Takeru quitta le quartier aussi vite qu'il put même si c'était pas l'envie qui lui manquait de voler quelque chose à vrais dire. Mais c'est bien calmement qu'il retourna dans son hôtel miteux avant d'aller trainer un peu dans la nuit.

Le lendemain vint vite. Takeru se dirigea au lieu du rendez-vous, se posa à une table et attendit la venue ou non du Hunter. Le lieu était largement publique mais à la fois discret, il avait choisi une table qui permettait de ne pas être vu depuis la rue mais d'être vu des clients. S'ils parlaient doucement, personne n'entendrait leur discussion.
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Re: Une rencontre d'affaire [PV Rinkyu]

Message  Rinkyu Mermecks le Mar 11 Oct - 4:47

La ville était agréable et fort heureusement, les maisons et appartements l’étaient aussi. Le mien était déjà aménagé de quelques meubles, et d’autres choses communes auxquelles on n’attachait pas tellement d’importance. Des objets tels que des brosse à dent, un poste téléviseur moderne, mais dont la marque n’était certainement pas à la mode, et le plus surprenant de tous, des vêtements de moyenne qualité. Il y en avait une dizaine, mais uniquement trois d’entre eux étaient à ma taille. Habillé comme j’étais, c'est-à-dire avec mes bottes en cuir et aussi mes vêtements d’autochtones, je n’allais certainement pas faire long feu dans cette cité d’Or et de diamants. Ils pensaient à tout ici, même au manque d’habits de nouveaux venus. Ça en était admirable.

Une bonne douche, pour rafraichir à la fois mon corps et mon esprit était un pré requis notoire pour m’attaquer par la suite à la marche que j’avais prévue de faire. Costume, cravate et chaussures noires, tout était en place. Contre toute attente, le miroir devant lequel j’étais me donna l’impression d’être quelqu’un d’autre. Ce que je voyais là, était bien au-dessus de ce que je savais de moi, mais bien en dessous de ce que je voulais être également. Seulement, ce n’était qu’une apparence. Mes principes et objectifs étaient toujours aussi clairs dans mon esprit. Armé de mon épée dont je me séparais difficilement, je me mis en route, pour visiter ce nouveau quartier.

-Eh monsieur !!! Où allez-vous comme ça avec un katana ? Il est interdit d’en porter en pleine rue.

À même pas cent mètres de ma demeure, un officier m’interpella pour mon arme. Car il était, selon la loi, interdit de porter des armes blanches en pleine rue sans réels motifs. Ça n’apportait que des problèmes. En réalité même, le faire était déjà un crime. Et de plus, ça me ferait davantage passer pour un terroriste ou un assassin qu’un homme riche lambda. Normal qu’un policier m’ait interpellé à ce sujet-là. Sans réellement chercher les ennuis, je m’inclinai devant lui, disant que j’étais un nouveau dans le quartier et qu’en tant que manieur de katana, je pensais normal de me déplacer avec. D’un commun accord, j’allai le déposer à la maison, avant de ressortir sans elle cette fois-ci.

Mes fonds étaient légèrement plus faibles qu’à mon départ de la tour, une somme environnant les cinq millions de jenis. Il m’en fallait certainement une centaine de plus, mais bon, la somme actuelle aurait été suffisante pour commencer mes plans au sein même de cet endroit.

Le Quartier Shibari… réunissant les mille et une beauté de la ville, était longuement apprécié pour les plaisirs couteux que l’on pouvait s’offrir à tous les coins de rue. Il se laissait également entendre que les plus grands hôtels du Jappon s’y trouvaient. Néanmoins, la présence seule de l’hôtel Kanebari le laissait croire. C’était dans le quartier, le lieu le plus haut et certainement le plus connu. Hôtel cinq étoiles, aucun autre ne rivalisait en niveau de qualité et de prestige. On y trouvait des choses les plus basiques à des prix faramineux, laissant les plus cupides faire ce qu’ils savaient faire le mieux : dépenser. L’envie d’y aller chatouilla un moment. Raison pour laquelle je profitai de cette soirée de balade pour m’y rendre et regarder un peu comment les gens pouvaient se comporter dans ce milieu-là.

Quelques pas furent suffisants pour m’y rendre. L’allure professionnelle et cette assurance que je dégageais me firent aisément passer pour un chef d’entreprise dans mon accoutrement. Comme quoi, le fait de porter une veste et d’y être présentable était le ticket de passage de n’importe quelle institution de Shibari. Quoi qu’il en soit, cet établissement était vaste et bellissime. Son nombre d’étoiles n’était pas usurpé c’était un fait. Caméras de sécurité dernier cri, une aération synchronisée avec le système d’alimentation en électricité et en gaz, tout était minutieusement traité. Entre les restaurants et les salles de détentes, des minis bars et salons de thé, il y avait tout pour plaire.

Le long des pièces publiques que mes pieds me permettaient de fouler, il m’était facile de distinguer trois archétypes au sein de la foule. Aucun ne valait mieux que l’autre, mais toutefois, chacun avait des valeurs propres qu’il prônait à sa façon. Le spécimen un, pour qui le plaisir ne pouvait pas être obtenu sans dépenses. Infiniment riche, il achetait, achetait et achetait encore. Pour impressionner, ses lèvres n’ont pour seule langue, que de l’argent. Ses nombres de bagues sont supérieurs à vingt, tous ayant une valeur minimale de deux millions de Jenis. Possédant un humour qui laisse à désirer, il s’achète les rires et les faveurs de son entourage sans encombre. C’était la catégorie une de personne qui bondaient les rues de la cité.

Puis venait deuxième spécimen clé. Les très riches, très responsables et surtout très modestes dirigeants des diverses sociétés dans l’intégralité du territoire national. À leur façon d’agir, on ressentait qu’ils étaient minutieux. Jamais plus de trois minutes à discuter avec une même personne et constamment en mouvement. De temps en temps une secrétaire ou deux venaient discrètement chuchoter à leurs oreilles. Ce sont les gros durs des marchés, qui ne rigolent pas avec les finances et leur gestion. Des gens très méfiants.

Le troisième spécimen quant à lui décrivait les personnes qui étaient, pour la plupart du temps, silencieuses. Toujours en lunettes fumées dans les espaces clos, vêtus totalement de noires et très souvent coincés dans un coin de la salle, ces personnes étaient peu sociables. Ils étaient certainement les mafieux de la ville, qui malgré leur présence dans la partie riche de la ville, contrôlaient des trafics de drogue ou même des trafics humains de l’autre côté. Certainement, ils constituaient les intermédiaires entre les lieux extrêmement riches et ceux extrêmement pauvres.

Le fait de savoir qu’il y eusse une si grande diversité de personnes, me permettait de me glisser aisément dans les rangs sans trop me faire voir. C’était même ce dont j’avais le plus besoin pour le moment.

Suite à ce rapide gain d’informations, je sortis de l’hôtel, afin de me rendre dans ma demeure. Je n’avais pas besoin d’en voir davantage. Je connaissais déjà les différents types de personnes qui régnaient dans la ville et donc il me manquait plus qu’avoir la main mise sur l’un deux pour le manipuler à ma guise.

-Parfait…

De retour à la maison, j’ai retrouvé un message qui m’avait été délivré. J’ai eu légèrement de la peine à lire ce fragment de message qui contenait autant d’erreurs que d’étoiles dans le ciel. Il ne me fut pas assez difficile de comprendre que j’avais bien affaire à une des personnes que j’avais demandées pour le travail. Selon les mots de son message, il voulait me rencontrer. Tant mieux. Moi aussi je voulais un peu savoir à qui j’avais à faire et ça, après un long entretien.

-À première vue, il ne semble pas assez malin pour me faire un coup fourré. Il faut que je sache si je peux lui faire confiance.

Ces mots furent les derniers que je prononçai cette soirée-là. La nuit fut calme et douce. Elle passa d’ailleurs bien trop vite pour que je ne m’en rende compte.

Le lendemain, je m’en allai au lieu du rendez-vous, habillé d’une simple chemise ainsi qu’un pantalon droit de couleur bleu. Aucune cravate, juste assez présentable pour être un passe-partout. Arrivé à l’entrée du point de rencontre, j’analysai bien les lieux et au premier coup d’œil, je sus qui c’était. Seulement quelque chose ne clochait pas. Mon employé s’était placé de façon assez stratégique dans la pièce, ce qui laissait croire qu’il avait l’habitude de ce genre de rencontres, contrairement à moi. Il fallait que je paraisse le plus naturel possible si je voulais gagner son respect et sa confiance. En un instant, je me retrouvai face à lui. Ça ne fut qu’une fois assis, que je me présentai.

-Je suis Rinkyu

Ces groupes de mots furent suffisants pour m'identifier. Lui par contre, n'était encore qu'un inconnu, sans nom ni intérêt. Il pouvait donc me surprendre.


Dernière édition par Rinkyu Mermecks le Mar 23 Mai - 19:39, édité 1 fois
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Re: Une rencontre d'affaire [PV Rinkyu]

Message  Takeru Kura le Mar 11 Oct - 15:24

Il est là, à attendre calmement à sa table, il a commandé quelques amuse-gueule histoire d'attendre. Il reste cependant là à contempler assez fébrilement l'entrée par laquelle l'homme était censé arriver. Fébrile par ce que la dernière fois qu'il a fait ce genre de rencontre, c'était largement à son désavantage et ça s'était très mal passé et les conséquences de cette rencontre avaient été pas top pour Takeru. Il essayait cependant de ne pas avoir l'air stressé. Des gens dans le restaurant l'observaient un peu par ce qu'il était seul à sa table et semblait attendre. Un duo un peu plus loin dans la salle était limite là à se faire des paris pour savoir s'il se prendrait un lapin ou non en s'imaginant que le jeune homme attendait pour un rendez-vous galant. Si seulement ! Il aurait vraiment préféré ça. Le dernier rendez-vous avec une fille qu'il avait eu, c'était il y a des mois, le fameux soir où sa vie avait pris un tournant des plus violents. Oui, il ne considère pas qu'il y ai eu quoi que ce soit entre lui et Miharu.

Enfin bref, l'homme finit par apparaitre. Tenue décontractée mais tout de même plus classe que les sweats à capuche et baggy de notre très chère délinquant. Takeru trouvait que ça filait à ce type un air de flic en civil. Le mec qui fait l'effort d'essayer de ressembler à monsieur tout le monde mais qui ne peut pas s'empêcher de ressembler à un mec qui a n'a rien à foutre où il est présentement par ce que c'est pas son milieu. Un côté toujours un peu trop propre peut être.  Le délinquant esquisse l'espace d'un instant une petite grimace en le voyant apparaitre. La première impression lui fait pas envie mais il est rassuré en quelque sortes. ce type a définitivement pas l'allure d'un yakuza. En fait, ce mec a l'air d'être un chouette petit amateur même. Quelque chose se dégage tout de même de lui mais assez c'est imperceptible. Mais voilà, pour ce qui est du crime organisé, ça se voit qu'il est débutant. Il n'a pas le port, la stature d'un mafieux ni l'attitude. Takeru voit que ce n'est pas un amateur dans d'autres domaines. Il le sent. Attends, il faut bien qu'il y ai un minimum de mérite sur leur putain de licence de Hunter à la con. Mais en même temps, Takeru est un peu confirmé dans son idée que les Hunter sont un peu des imposteurs. Ce type là n'a rien de très particulier de son point de vue. Ses postures laissent à penser qu'il s'entraine, qu'il sait se battre. Comme beaucoup de gens à travers le monde vous me direz.

Il s'approche et se pose à ma table, sur la chaise en face de moi. Son arrivée donne tors aux deux vieux qui faisaient des paris sur le lapin ou pas lapin. Il e présente sobrement en disant juste qui il est. "abrutis" pense Takeru. Bien sûr qu'il sait qui t'es. Le jeune homme ne répond pas, là lève juste le bras et un serveur s'approche alors.

- On va commander. Je vais prendre un plat du jour et une bière.

Takeru laisse le Hunter faire son choix. Il l'observe un peu. Il y a peu de temps, il n'aurait jamais fait ça. Mais les événements qu'il a vécu depuis quelques semaines lui ont fait comprendre que foncer tête baisser n'est pas toujours la meilleur solution. Un peu de réflexion et surtout d'observation a du bon. Il attend que le serveur s'éloigne pour enfin répondre à la présentation de l'homme.

- Moi c'est Takeru.

Il jette un coup d’œil rapide autour de lui. Rien de suspect. Il respire un grand coup et s'apprête à prendre la parole quand le serveur l’interromps en venant apporter les boissons commandées. Takeru boit quelques gorgées de bière bien fraiche à la bouteille puis commence cette fois à parler sans être interrompu.

- Bon... Je suis pas là pour enfiler des perles, j'ai même horreur de ça et je commence à en avoir ras le cul par ce que j'ai l'impression de faire que ça depuis que je suis arrivé dans cette ville de merde.

Il fait une petite pause dans son discours pour le pauser un peu, histoire de se calmer et s'assurer de ne pas parler trop fort et éviter d'être entendu.

- Alors il parait que tu cherches quelqu'un pour travailler pour toi et que tu paye bien. ça tombe bien, je cherche du travail. Je vais être franco. Tant que ça paye bien, je prends, je suis pas difficile, ça peut être du sale travail, si on se comprend sur la définition de sale travail, ça me dérange pas... J'ai déjà fait. Tu peux me demander de buter un mec, briser des rotules, faire parler un mec, un vol, faire péter un bâtiment, ça me va. Par contre, je suis pas ton larbin, je suis pas là pour te torcher ou aller te chercher ton costard au pressing. Tant que ce travail me permet de sortir de cette vie de misère que je vis ça me va. Ah et dernier point, si t'essaie pas de me baiser, j'essaierai pas de te baiser. Les derniers qui ont essayés sont plus là pour en parler.

Takeru regarde rinkyu droit dans les yeux comme pour lui faire comprendre que malgré ses manières de jeune désœuvré et son langage de délinquant, il est sérieux et il est pas moins redoutable que n'importe quel mafieux de ce foutu pays, voire plus encore qu'eux par ce que lui n'a rien a perdre et a un peu un pet au casque quand il s'y met. Le délinquant dont la veste était posée sur le dossier de sa chaise sortit d'une sorte de poche intérieure un dossier. Il le pose juste devant le hunter professionnel. A l'intérieur de ce dossier, toutes les informations sur Rinkyu que le hacker avait pu obtenir. Rien de très très consistant en fait. Mais quand même une bonne petite base d'information sur le bonhomme. Quelques photos prises par des caméra de sécurité dans la rue, photocopie de carte d'identité, des conneries du genre.

- Comme preuve de bonne foi... J'te donne ça.

Il laisse le Hunter jeter un rapide coup d'oeil à tout ça avant de reprendre la parole.

- Il m'a suffit de m'adresser mes demandes aux bonnes personnes pour avoir ça sur toi. C'est pas grand chose mais quand même. ça me ferait chier si le premier venu tirait ce genre d'info sur moi. ça se trouve c'est le cas pour moi aussi. Si tu veux, je peux me démerder pour que les personnes qui m'ont donnés ces info disparaissent mystérieusement, ou mieux qu'ils rendent ce genre d'info inaccessibles.

Takeru se permettait de faire ça, comme pour montrer qu'il n'était pas un amateur et se renseignait un minimum sur qui à affaire. Bon, par contre, on remarque la façon pas du tout subtile du mec de présenter la situation. On voit que Takeru fait pas dans le fin et le feutré. Il fait plus dans le bruyant et qui tâche. Il aime faire vite. A en juger par sa façon de balancer tout ce qu'il avait à dire presque sans attendre. pas le genre à omettre de te dire un truc juste pour le suspense et pour que narrativement ça le fasse plus par ce que tu garde un élément à dévoiler au dernier moment comme un gros twist final. Non, lui il donne tout ce qu'il a d'un coup et comme ça il en finit vite. Il est du genre à détester les clichés de héros de manga qui attendent une situation vraiment critique pour balancer leur technique ultime, qui attendent la fin du combat pour balancer tout ce qu'ils ont, par ce que sinon, ça ruine l'intérêt d'un combat. Bah lui il s'en cogne et il est du genre à te faire son finish-move  d'entrée de jeu. Il laisse Rinkyu encaisser toutes les informations quand le serveur leur apporte leur commande. Takeru se saisit de ses baguette.

- Bon appétit.

Balance-t-il nonchalamment avant de commencer à manger. En fait, la situation ne semblait pas le stresser plus que ça vu sa façon de traiter ça a priori par dessus la jambe. Mais bon, ça c'est l'image qu'il donne. En réalité, il en est toujours à se demander si Rinkyu allait pas juste l'envoyer chier voire pire, tenter de le buter.
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Re: Une rencontre d'affaire [PV Rinkyu]

Message  Rinkyu Mermecks le Dim 16 Oct - 19:18

Ma présentation faite, mon interlocuteur n’en fit rien. Si ça ne fut lever sa main pour appeler un garçon de service. L’individu qui me faisait face commanda alors quelque chose à manger : « le plat du jour et une bière » furent ses mots exacts. Toutefois, je n’en fis rien. Manger n’était pas l’objectif que je me suis fixé en arrivant dans cet établissement, il fallait s’en tenir aux affaires. Déjà que je n’avais aucune certitude quant à l’identité de l’être en face de moi je n’allais pas non plus me mettre à manger à sa table. J’étais nouveau dans la ville. Les chances qu’il s’agissait d’un piège étaient grandes. J’étais nouveau dans les parages, et les chances qu’on me fasse un coup pareil n’étaient pas totalement nulles.

Une fois le serveur parti pour se mettre au travail, le brun au visage peu commode se présenta sous le nom de Takeru. Au vu de son allure, il n’avait pas passé une nuit des plus agréables. Son langage était assez tout à fait normal et jusque-là, il avait le phénotype d’un homme qui trempait dans le sale. Suite à sa présentation il observa les alentours avant de se mettre à parler. Si auparavant je doutais un peu qu’il s’agisse d’un usurpateur, le doute se dissipait au fur et à mesure qu’il parlait. Takeru se disait disponible, capable de faire des choses pas communes pour une bonne paye. Toutefois, ce dernier fixa deux règles essentielles. Premièrement, il ne ferait pas des tâches secondaires telles que s’occuper de mes vêtements, mais aussi, il ne me ferait confiance que si je lui rendais la pareille. À l’entendre, on aurait aisément dit un professionnel dans le domaine. Devant un homme pareil, il était difficile de faire le malin bien longtemps.

Son sérieux se lisait sur son visage. Il n’avait pas l’intention de s’amuser et donc était prêt même à me tuer si jamais j’essayais de le doubler. Ses paroles furent presque menaçantes et je compris réellement qu’il ne bluffait pas. Ma surprise ne fut que plus grande encore, quand il me remit un dossier comportant des images de moi, de mes achats, de mes déplacements, bref, un grand nombre de données sur ma personne. Takeru était dangereux et savait se faire craindre. En tout cas, il me faisait froid dans le dos pendant quelques secondes.

Si lui avait réussi à récolter de telles informations en si peu de temps, d’autres personnes l’auraient surement fait aussi, ce qui n’était pas pour me plaire. Selon lui, il avait de nombreux contacts qui lui permettaient de faire ce genre de recherches et donc d’avoir accès à des données d’ordre privé de toutes les personnes qu’il désirait. Ses contacts étaient donc un avantage pour moi. Je ne pus donc retenir mon sourire de satisfaction devant une telle prouesse. Moi qui étais venu les mains vides, j’étais battu et de la façon la plus claire possible.

Pour moi la chose ne faisait plus l’ombre d’aucun doute. Le délinquant en face de moi, disposant d’aptitudes aussi précises qu’utiles, était qualifié pour mes services. Sa carrure laissait croire qu’il avait de l’expérience dans les combats physiques et qu’il savait bien manier les armes à feu. Ses contacts m’auraient été très utiles et certainement, avec lui, les choses allaient avancer bien plus vite que je ne l’aurai même espéré. Je fermai donc le dossier qui était entre mes mains avant de le déposer sur la table, regardant l’homme aux cheveux bleu consommer son repas.

-Tu es réellement quelqu’un de surprenant. Vu ta qualification et ton expérience dans le domaine, je pense que tu sais déjà que je ne suis pas un employeur très expérimenté. Toutefois, mes intentions ici sont très claires.

Les jambes toujours croisées, je déposai une main sur mon genou tandis que sa jumelle appuyait ma tête le poing fermé, le coude déposé prestement sur l’accoudoir du siège dans lequel j’étais enfoui.

-Je compte gravir les échelons et devenir le maître de cette ville. Loin de moi l’idée de justice, de remettre aux pauvres ce qui leur appartient, non. Contrôler, est ce qui me motive. Pour ce faire, il y aura pas de sang à foison. Et il devra couler aussi bien dans la partie lumineuse que la partie sombre de cette ville.. Sachant que tu es non seulement la main de la mort, tu représentes aussi une source d’informations très importante.

Mon visage se ferma, ne montrant plus aucune forme de sentiments. Ce côté sombre qui m’avait été imposé lors de la destruction de mon village, avait l’art de me rendre impassible. Et à présent, ce côté-là de mon être se dévoila à Takeru. Si lui était sérieux, à ce moment-là, je l’étais vingt fois plus.

-En passant, j’aurai aimé que tu te charges d’effacer toute trace de mon passage. Les informations que tu as réussi à amasser à mon sujet pourraient tomber entre les mains de n’importe qui. Sachant que je pars du principe selon lequel tout le monde dans cette ville est mon ennemi, on ne s’en sortira pas si je me fais prendre de court.

Je laissai quelques secondes avant de reprendre ma parole d’une manière plus détendue, mais le visage toujours aussi fermé.

-Tu connais maintenant mes intentions et mes objectifs. Tu nous permettras d’accéder à la cour des grands le plus rapidement possible, mettant à chaque fois ta peau en jeu. Je ne te connais pas bien, mais je peux t’assurer que plus nous évoluerons dans cette voie, plus les choses paraîtront bien difficiles.

Plissant légèrement les yeux, je repris avec plus d’intensité dans la voix

-Concernant notre contrat, j’aimerais qu’il soit à long terme parce que le temps pour que j’arrive à mes fins sera très long. Il s’étendra certainement sur des années mais nous permettra aussi de savoir comment le système fonctionne de plus en plus. Ce qui m’amène à la question la plus importante de cette rencontre Combien juges-tu suffisant pour m’offrir tes services ?
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