Une affaire sérieuse [solo]

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Une affaire sérieuse [solo]

Message  Takeru Kura le Sam 13 Aoû - 12:45

Takeru fixe le vide. Il regarde dans la rue absorbé par on ne sait quoi alors qu'il est dans un café. Le bâtiment café, pas la boisson hein ! Il a encore un pansement sur l'arcade. C'est un souvenir de ce qui s'est passé il y a quelques jours. Enfin, si on regarde ses bras ou son ventre, on peut trouver d'autres souvenirs. Il déprime. Ses traits sont tirés. Il est pâle. La serveuse qui le connait bien s'apprête à venir lui proposer de lui servir quelque chose quand la patronne lui fait signe de ne pas y aller. La jeune femme constate en effet que ce qu'a commandé Takeru n'a pas été touché. Il a lu le journal et a cessé immédiatement de s'intéresser au café qu'il avait demandé. Ça faisait bien un quart d'heure qu'il fixait la rue comme ça.

Une voiture noir s'arrêta devant le café. Trois hommes en descendirent. Ils avaient le look de parfaits yakuza. Takeru ne les vit pas ou il ne les remarqua pas vraiment plutôt. En fait, il ne voyait pas ce qui se passait. Ses tyeux étaient ouverts et pouvaient voir mais c'est comme aucune infirmation visuelle n'était transmise à son cerveau. Tous les autres clients les virent. L'un vint s'installer à côté de Takeru sur la même banquette que lui tandis que les deux autres se posèrent en face de lui. Takeru ne réagit pas. La serveuse s'approche, nerveuse. L'un d'eux commande sans le moindre stress. Il est souriant et assez avenant. Il voit le journal devant Takeru. il s'apprête à le prendre pour le lire. La main du jeune homme tatoué s'abat lourdement sur le quotidien de l'agglomération, empêchant le Yakuza de s'en saisir. Une voix sinistre s'échappa de la bouche de Takeru qui adressa un regard assassin au mafieux.

- Si tu es encore là pour te moquer Mario je te jure que je t'en colle une.
- Je ne suis pas si mesquin Takeru. Et puis, tu sais très bien que moi aussi je suis des Kuroku. J'aime de temps en temps revenir au quartier. Je suis même plus de Kuroku que toi petit gosse de riche.
- Pffteuh !

Takeru lâche le journal, il le laissa à l'homme qui commença à le lire tranquillement. Il fut servi rapidement, lui ainsi que ses deux collègues qui firent comme chez eux sans se soucier du délinquant qui ne daignait même pas leur accorder la moindre attention. Le mafieux derrière son journal déplié finit par rompre le silence.

- Tu as considéré ma proposition Takeru ? Tu es quelqu'un de capable. Ce serait dommage de gâcher ton potentiel.

Le tatoué se leva de sa chaise et se mit à hurler à l'attention de son interlocuteur, toujours caché derrière le papier recyclé du journal. Les clients du café s'en allaient pour certains, préférant éviter les ennuis ou faisaient comme s'ils ne voyaient rien et n'entendaient pas non plus.

- Je t'ai dis que j'accepterai pas de bosser pour toi Mario ! Tu vends ton cul en devenant Yakuza c'est ton choix! C'est pas le mien ! Et pense pas que ce qui s'est passé change quoi que ce soit ! On fricote pas avec la mafia nous. On vous a jamais cherché la merde alors fous moi la paix.

Il plie finalement son journal et pousse un long soupire et adresse un regard à son collègue en face de lui alors qu'il montre un article en particulier à Takeru en faisant glisser le quotidien le long de la table pour le porter sous le nez de Takeru. L'autre Yakuza appuie sur l'épaule de Takeru et le force à s'assoir et à se calmer.

- Pfffff ! Là où tu te plantes mon pauvre Takeru c'est que si ! La situation a changé. Et pour info, c'est pas ta petite bande de tocards qui m'intéresse. Les deux seuls autres qui pourraient m'intéresser sont en taule ou dans le coma.
- Enfoiré ! Parle pas d'eux comme ça !
- Ta gueule et laisse moi causer !

D'un geste le mafieux à la droite de Takeru se fait un peu menaçant et surtout fait un mouvement qui permet à Takeru de voir son arme sous sa veste de costume bon marché. Mario reprend son discours.

- Ce qui a changé, c'est que là où tu intéressait tout juste les intérêts de notre famille, tu es devenu carrément intéressant. Défaire une bande de délinquant à toi seul. C'est fort ! Et on aurait besoin de talents comme le tien.
- Pourquoi moi ?! Vous avez pas des briseurs de rotule dans votre club de danseuses ?
- Bonne question. Eh bien oui on en a. Mais le truc, c’est qu'il faut pas que ce soit nos danseuses qui dansent ce balle mais des artistes indépendants. Par ce que tu vois, si on remonte à nous, ça pourrait créer une guerre de clans.
- Qu'est ce que j'en ai à foutre  de ta merde ?! Je te l'ai dis, je veux pas avoir affaire avec la mafia.
- La seconde nouveauté, c'est que j'ai les moyens de pression parfait pour que tu acceptes mon offre. La première...

Il tapote l'article de journal. L'article est celui qui avait plongé Takeru dans une bonne petite déprime jusqu'à l'arrivée de ces trois guignoles. C'était à propos de Marly. ce con s'était laissé accuser à sa place. Il risquait gros : La peine de mort. L'article parlait de l'enquête. Les témoignage des victimes ne concorderaient pas avec les propos du principal suspect. On risquait de remonter à lui et Marly risquait d'avoir fait tout ça pour rien. Jusque là, il avait tout fait pour qu'aucun de leurs potes ne soit inquiété et ne soit soupçonné. Apparemment, quand ils l'avaient retrouvé, il était couvert du sang des victimes et c'était ses empruntes sur l'une des armes. Il y avait entre autre celles d'autres personnes sur les lieux du crime mais pas sur les armes. Takeru lève les yeux à nouveau vers son interlocuteur.

- Et la seconde, c'est tout simple que si tu fais pas ça, on te liquide ta jolie petite bande de potes.

Takeru s'apprêtait à lui sauter à la gorge mais il sentit un pistolet se presser contre son flan droit.

- Laisse moi parler. Tu commence à m'énerver là. On est plus au lycée Takeru, on est dans le monde des grands. on emploie les grands moyens ! Bon, tu connais le principe du bâton et de la carotte ? On va appliquer les deux ici. Si tu fais pas ce qu'on te demande de faire, ta petite bande de potes, ou ce qui en reste crève. Voilà le bâton. Et si tu fais ce qu'on te demande, on te couvrira toi et tes potes et mieux. On enverra l'un des avocats de la famille pour gérer le cas de ton pote Marlon. Avec un peu de chance il s'en tirera avec perpette. Et on s'arrangera pour que la prison soit un joli camp de vacance pour lui. Et on s'arrangera aussi pour que ton autre ami Baku soit transféré dans un meilleur hôpital que l'hosto merdique où il est. Et on paiera les frais. C'est la carotte. Ça me semble raisonnable comme arrangements non ?

Takeru n'avait qu'une envie ; Cracher à la gueule de ce fils de pute. Mais il était coincé. Il avait déconné. Il avait vraiment chié dans les grandes largeurs. Il devait maintenant assumer ses erreurs. Il approcha son visage de celui de Mario et lui roula une pelle. et le visage fermé, il lui répondit :

- Qu'est ce que tu veux que je fasse ?


Dernière édition par Takeru Kura le Dim 14 Aoû - 20:48, édité 1 fois
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Re: Une affaire sérieuse [solo]

Message  Takeru Kura le Dim 14 Aoû - 20:48

12 jours plus tard (Mardi 23 Août) :
La jeune homme est dans un train. Il quitte a ville. Il a été obligé de faire quelque chose d'impardonnable. S'il revenait ici, il était mort. Il avait fâché une famille mafieuse avec toute cette affaire. Heureusement, leur réseau se limitait à la région voire la ville. Il lui suffisait de quitter la zone et d'aller à l'autre bout du pays pour être en sécurité. Enfin, en principe. Takeru somnolait sur son siège. Il avait pris une place en première classe. Ça faisait plaisir. Il voulait savoir ce que c'était à nouveau la première classe dans un train  de luxe. Il avait pris le train à grande vitesse. Ouais, il voulait mettre le plus de distance possible avec cette ville et le plus tôt possible. Il avait la tronche à moitié couverte de pansements et de bandages. Et si ce n'était que son visage. Il avait morflé. Les passagers qui l'avaient observé pouvaient l'avoir vu boiter jusqu'à sa place. Ils l'avaient absolument tous remarqué en fait. Avec son look de jeune délinquant.
Il finit par s'endormir. Il en a bien besoin. Un quatuor de contrôleurs viennent le réveiller. Ils ont l'air sur les dents et lui demandent son titre de transport. Il ne le sait pas mais ils ne contrôlent que lui. Délit de faciès quand tu nous tiens. Ils se disaient que ce jeune homme aux allures de racailles était forcément un fraudeur. Il leur fournit son titre de transport. Il était dans le gaz. C'est assez surpris qu'ils constate qu'il a bien payé son billet. Ils se sentent un peu merdeux et s'en vont. Takeru pige pas forcément la situation. Il regarde par la fenêtre. Ça fait pas longtemps qu'ils sont partis. Il voit la ville. Ils s'en éloignent. Takeru observe son chez lui. Sa ville, ses amis, ses souvenirs, tout ça qui s'éloigne peut être à jamais. Une larme coule d'un de ses yeux. Il la sèche immédiatement avant de regarder mauvais le type en face de lui qui le regardait comme une bête de foire. C'est pas le genre d'individu qu'on voit souvent en première classe le Takeru. Il se rendort assez vite. Une étape des périodes de sa vie prend fin et une nouvelle débute aujourd'hui.
Le jour même (Jeudi 11 Août) :
- Qu'est ce que tu veux que je fasse ?
- Aaaaaah ! Voilà ce que je voulais entendre. Alors c'est simple. Tu connais un peu le milieu mafieux ?
- Nan.
- C'est simple. Les familles mafieuses de la ville se sont, il y a plusieurs années, mises d'accord... ou du moins, suite à une affaire assez obscure, une sorte de trêve a été décidée. C'est pas gravé dans le marbre mais c'est une sorte d'accord tacite. Chacun ses affaires, chacun son territoire et plus de règlements de compte.
- Tu veux en venir où sac à merde ?
- Arrête de me couper ou tu va sévèrement m'énerver. Je sais que tu continue de jouer les gros bras juste pour faire genre. En vrais là tu te chie dessus alors arrête un peu ton cirque et écoute moi calmement pigé.

Mario qui jusque là était plutôt cordial et souriant derrière ses lunettes de soleil commença à avoir un ton plus grinçant. Il en avait assez du comportement désinvolte de Takeru. D'autant qu'il avait raison. C'était un peu pour se protéger que Takeru continuait de faire la mariole. En vrais, il se prenait dans la gueule tout le poids, toutes les conséquences de ce qui s'était passé et n'en menait pas large intérieurement.

- Comme j'allais te le dire. La première famille qui brisera la trêve se prendra sur la gueule toutes les autres.
- Pourtant y a eut d'autres règlement de comptes.
- C'est là que ça devient subtile ! Il y a des règles. La trève peut être brisée pour de bonnes raisons. Si une famille a une bonne raison de régler ses compte avec une autre, les autres ne s'en mêlent pas. Et c'est là que tu interviens. On a besoin d'un élément extérieur pour venir nous créer une bonne raison d'aller nous foutre sur la gueule avec la famille Motoe.
- Comment tu veux que je fasse ça ?
- T'es pas sans savoir que Kuroku fait partie de notre territoire à nous la famille Tato. Et que par exemple, on vous laisse faire vos merdes par ce qu'on vous tolère.
-
- Eh bien c'est simple. Toi ! Tu vas te trouver une bonne raison d'aller agresser les Motoe. Eux, par honneur, ils pourront pas faire autrement que venir te régler ton compte. Laisser un merdeux leur chercher la merde. T'imagine la honte ?! Et pour venir te chercher la merde, ils vont devoir venir ici, à Kuroku. Ils vont donc violer notre territoire. Et là on va leur tomber dessus et on aura une bonne raison de les défoncer. Tu pige ?
- Et pourquoi vous voulez faire ça ?
- T'occupes !
- Et comment je fais ça ?! Dis moi ?! Moi j'ai aucune raison d'aller les attaquer et puis je suis pas une armée à moi seul.
- Tu te démerde. Mais surtout n'oublie pas. Il faut que t'ai une bonne raison. Si les autres familles se rendent compte que c'est un coup monté, ça pourrait nous retomber dessus. Il faut que toute cette histoire ai l'air vrais.
- Mais je te dis que j'ai aucune raison de faire ça putain.
- T'avais bien une raison aussi d'aller buter ces racailles sous ce pont sans réfléchir non ? Trouves-en une là aussi. Et quand tu iras t'attaquer à eux. Fais dans le bruyant, dans l'explosif et tout et tout hein. Allez ! On a d'autres chats à fouetter nous. Ah ! Au fait, t'as deux semaines pour nous faire ça. Si d'ici là rien n'est fait, on considérera que t'as refusé notre offre et là, ce sera le bâton !

Le mafieux se leva après avoir descendu son café d'une traite. Il salua Takeru avec un air faussement poli et sympathique. On devina qu'il fit un clin d’œil sous ses lunettes noirs au mouvements des muscles de son visage. Le jeune délinquant bouillonnait intérieurement. Il n'avait qu'une envie, lui sauter à la gorge. Il lui ferait bien bouffer son sourire d'enculé. Il s'en alla avec ses deux accompagnateurs. Il paya pour Takeru en laissant quelques gros billets. Takeru supposait qu'une partie de l'argent était là pour l'aider à faire son coup. Il prend quelques billets et les met dans sa poche. Il fulmine intérieurement. Il n'a qu'une envie, buter cet enfoiré mais il ne lui laisse pas le choix. Le jeune homme aux cheveux argentés se leva, il ne toucha pas à ce qu'il avait commandé. Il quitta l'établissement sans un mot en laissant largement de quoi payer le double de la note totale.

Takeru marchait dans la rue. Il repensa à Mario à l'époque du lycée, quand lui aussi n'était rien de plus qu'un moins que rien de délinquant. (Bon dieu cette phrase!!!) Quand il le comparait au connard de Yakuza qu'il était devenu aujourd'hui, ça le donnait envie de gerber. Autant il n'a jamais vraiment apprécier Mario mais ce qu'il ne pouvait pas lui enlever, c'est qu'avant il était pas aussi mesquin et manipulateur. Et puis il ne prenait pas comme ça de haut. Donne un brin de pouvoir à un type et il devient le pire des enculés. Il crache à terre comme un point final mettant un terme à cette réflexion. Comment il allait faire tout ça putain ? Il n'en savait rien. Mais il devait le faire. Pour Baku, Marly qui s'était sacrifié. Mais aussi pour Fla', Booti, Machiro, Tonsche, Ralmi et tous les autres. Il devait faire ce que lui demandait cet enfoiré.

11 jours plus tard (Lundi 22 Août) :

Le jeune homme aux cheveux argentés s'approche d'une cabine téléphonique. Il appelle Mario.

- Allô Mario ! Ouais... Ouais je vais y aller ! Tu m'assure que tes hommes sont déployés dans le quartier pour chopper les Motoe ? Par ce que voilà, je veux pas me faire plomber dès que je reviens. Ouais. Nan j'ai parlé de ça à personne. Je suis allé voire mes potes comme ça. Leur faire mes adieux au cas où ça tourne mal pour moi. Je leur ai rien dis. Je voulais pas les foutre encore plus dans la merde. Ouais ! T'inquiètes ça va le faire. Je vais attaquer un de leurs petits business. Il va pas y avoir trop de  résistance si je m'y prends bien. Mais je m'assurerai pour faire du bruit et qu'ils sachent bien que c'est moi.

Le jeune tatoué s'éloigne de la cabine. Il marche un peu et arrive finalement à destination. Il s'approche de sa cible, batte de baseball à la main. Sa cible ? Une salle de jeux d'argent. A l'entrée se trouve un homme armé ou que Takeru devine armé. Il garde l'entrée mais est aussi là pour arrêter toute personne qui pourrait tenter de voler ou de tricher aux jeux en truquant les machines par exemple. Il regarde vers l'intérieur, des personnes font du bruit. Takeru a payé un type pour qu'il foute le merdier. Quelques Jenis donnés en échange d'une distraction qui donne à Takeru le temps de s'approcher du garde, de lui envoyer un coup de batte de baseball dans la face. Il lui frappe le visage d'un violent coup de pied quand il se rend compte qu'il bouge toujours et tente de prendre son pistolet. Il n'a pas eu le temps de donner l'alerte à ses collègues via une radio utilisée par tout service de sécurité qui se respecte. Vous savez, celle avec une oreillette et tout et tout. Le type est inconscient, à terre. Le jeune délinquant se saisit de l'arme à feu du garde et le met en joue. Il attend. Il pèse les conséquences de ce qu'il est en train de faire, de ce qu'il va faire. Il va achever un type à terre. C'est la première fois qu'il va utiliser une arme à feu s'il tire. Il se dit que ce n'est pas le moment de niaiser.

Il tire. Il visait la tête mais touche le haut du torse. C'est difficile de viser. Plus que ça en a l'air. Et il était pourtant à bout portant. Le bruit de la détonation de l'arme résonne aux oreilles du tatoué. C'est vraiment bruyant. Il a eu du mal à maîtriser le recule du tire. C'est vraiment puissant un tire d'arme à feu. Il souffle un long moment qui lui semble durer bien dix minutes alors que cette instant ne s'écoule en réalité qu'en deux secondes. Ses oreilles raisonnent encore. Il entre alors dans la salle de jeux d'argent, pistolet dans une main, batte dans l'autre. Il semble déterminé voire même en colère. Les portes automatiques s'ouvrent. C'est déjà la panique à l'intérieure. Les joueurs se sont levés de leurs machines et essaient de s'enfuir vers l'arrière de la salle. Le jeune délinquant balaye rapidement les lieux du regard. Il voit des caméras de sécurité. Il les fixe un moment jusqu'à s rendre compte des mouvements d'un duo d'hommes qui eux surveillaient la salle à l'intérieure. Ils sortent des pistolets automatiques et commencent à arroser Takeru qui se jette derrière une machine pour se couvrir. Des morceaux de verre explosent à terre. Les clients s'enfuient et hurlent. Certains sont touchés par des balles perdues. Les pertes civiles sont pas une mauvaise chose pour les affaires de Takeru. Au contraire. Comme ça, la salle sera désertée après cette affaire et l'affaire des mafieux sera coulée. C'est la panique la plus totale. Pendant ce temps, il y a toujours ce bourdonnement à ses oreilles.

Le tatoué croit entendre cesser les tirs. Ils doivent recharger. Il sort la tête de sa planque. L'un des deux gardes a disparu. Il se retourne et reçoit une manchette dans le pif. Sa tête ricoche contre la machine. Le sifflement dans ses oreilles ne cesse pas. Il empire. Il reprend rapidement ses esprits quand il voit qu'il est prit en joue. D'un revers de la main, il dévie la main qui le menaçait. Une rafale part et touche un civil qui tombe à terre. L'instinct de survie du délinquant s'activent. Il vide cinq balles sur le yakuza qui tombe à terre. En réalité, il vise très mal et deux balles loupent leur cible. Seulement trois suffisent à mettre l'homme à terre. Il hurle de douleur lorsque la première balle le touche. Son collègue braille mais les cris de la foule couvrent tout.

Takeru a peur. Il a peur comme il n'a jamais eu peur. Il s'est battu souvent mais c'est la première fois qu'il ressent ça. Son cœur pourrait exploser hors de sa poitrine tant il battait fort. Son cerveau était comme déconnecté.  Ses gestes étaient automatiques. Le fruit de pures réflexes de survie.

Il entend d'autres hommes arriver depuis l'arrière salle. Ils gueulent. Pas étonnant. ils doivent être largement plus de deux. Il ressort de sa planque et tire sans viser sur les hommes. Il vide son chargeur dans lequel il restait une douzaine de balles. Une seule balle finit par atteindre sa cible à l'épaule. L'homme est extrait au champ de bataille. Ils sont en supériorité numérique et contournent Takeru qui se saisit du pistolet automatique à terre et allume les hommes qui arrivent à sa vue. Il saute d'une planque à l'autre. Il débarque dans un coin. Il a le souffle court. Il est attaqué par surprise. Un homme le plaque contre le mure et le roue de coups. C'est un civil qui pris d'un coup de courage décide d'attaquer l'envahisseur qui vient l'emmerder dans son petit plaisir de joueur en attaquant la zone de façon totalement aveugle. L'homme finit par s'effondrer quand Takeru lui tire dans le bide. Il est perdu. Il ne sait plus où il est. Combien d'ennemis il reste dans la zone. Il n'en sait rien. Il reste un moment à souffler adossé à un mur à l'angle d'une machine.

Il se ressaisit. Il sort de sa planque. Il vise un mafieux. Un instant plus tard, il se retrouve encastré dans une machine. Un type l'avait plaqué en le prenant de revers. Il a la tête entaillé par le verre de la vitre de la machine, de même que son bras. Il se relève, fait face au mec. Il évite un coup de poing. Il a perdu sa batte alors qu'il s'était fait percuter. Il se baisse et plaque à son tour le mafieux en face de lui et le pousse jusqu'au guichet. Il s'y écrase, le souffle coupé. Droite, gauche. Takeru l’enchaîne. Il s'arrête quand il se prend une balle dans l'épaule. La douleur est vive. La chance fait que la balle est bloquée dans son omoplate. Ça n’atténue pas la douleur. Il a mal. son haut s'imbibe de sang. Il chope l'homme qu'il a sonné au col et s'en sert de bouclier pour avancé vers le dernier homme restant. Le mafieux plombe son collègue. Takeru déploie toute ses forces et soulève l'homme inerte en le saisissant entre les jambes et à l'épaule puis le balance sur son adversaire. Il profite alors de ça pour foncer sur le type et lui défoncer le crâne à coup de poing. Il se retourne. Il arrose un mec d'une rafale de pistolet automatique avant de tirer sur un civil. Il a finit. La salle de jeux s'est vidée. Il y a des corps ça et là. Takeru saigne abondement. La pression redescend. La rage de survivre aussi. Il retrouve sa batte, prend un flingue à terre. Il a super mal à l'épaule et sa tête tourne. Il passe par dessus le comptoir et entre dans le couloir qui mène à l'arrière de la salle de jeu.

Il déboule au bout du couloir. Il fait immédiatement demi-tour quand un tir ricoche contre l'angle. Il se planque. S'en suit un duel de tires de bon gros planqués. Il devait faire vite avant que les flics ne débarquent ou que des renforts extérieurs à la salle n'en fassent de même. S'il se retrouvait pris en sandwich c'était cuit de chez cuit. Et cette douleur à l'épaule. Il n'arrivait plus à lever la main. Il finit par lâcher sa batte. S'en suit des échanges de tire. Takeru tient debout seulement grâce à l'adrénaline. Il prend ses couilles à deux mains et coure dans le couloir jusqu'à un autre angle et tire comme un demeuré. Il touche un mec. Alors qu'il tourne à l'angle. Il se prend un balle dans le molet. Il tombe à terre en marchant sur cette jambe. Il pisse encore plus le sang. Il a du mal à tenir debout mais encore une fois c'est l'adrénaline qui l'aide à avancer encore. Il arrive à remonter peu à peu et défonce chaque garde avec sauvagerie, ne faisant appelle qu'à sa chance et son instinct pour survivre à ce surnombre. Il arrive alors à destination. Il voit ce qui ressemble au bureau du chef de cette salle de jeu. Elle est entrouverte. Pour finir son taf, il doit défoncer le chef de cette affaire histoire de bien marquer le coup. Pas besoin de gueuler son nom, les caméras ont bien filmés sa tronche. Il s'approche de la porte en boitillant. C’est la dernière ligne droite et tout ça est finit.

Takeru pousse la porte du bureau du chef de la salle. Un type planqué derrière la porte lui colle un coup de poing américain dans la joue. Il atterrit contre un mur. Il se retourne vers le type. Il se prend un coup dans le bide et crache alors un filet de bave, plié en deux par la douleurs. Le type lui relève la tête en te tirant par les cheveux. Takeru regard ce type d'un grimace.

- Qu'est ce que t'as cru faire petit enculé ?! T'essaie de me doubler petit con ? Je t'ai vu sur les caméra de sécurité ! Je pensais pas que t'étais assez con pour te planter de cible.
- Va crever Mario !

Le type en face de Takeru était bel et bien Mario. Il n'avait pas attaqué une salle de jeux d'argent géré par les Motoe mais par les Tato. La salle de jeux  de Mario. Le jeune crache à la gueule du mafieux qui lui colle alors un autre coup de poing dans le bide. Takeru s'effondre à terre et tousse.

- T'as vraiment cru que t'allais m'avoir ?! Je peux t'assurer petit con que tes potes ils sont morts dans l'heure !

Il colle un coup de latte dans le bide de Takeru qui bloque alors la jambe de Mario avec ses bras. Il colle un coup de  poing dans le genou du mafieux qui finit par bpser le dit genou à terre. Ça laisse à Takeru l'opportunité de lui sauter à la gorge. Il n'arrive plus à respirer. Il a trop mal au bide. Chaque respiration le fait souffrir. Il se retient alors. Il prend sur lui. Il domine la situation. Il colle une patate à Mario, une seconde. Mario voit que le jean de takeru est ensanglanté. Il appuie là et profite de la douleur du tatoué qui s'exprime avec un cri puissant. Il lui décoche un coup dans la joue. Takeru roule au sol. Mario se lève et saute vers le bureau. Il cherche une arme. Son ego avait fait qu'il voulait tabasser Takeru à mort mais là, c'était dangereux, il devait prendre son flingue et le buter vite. Il trouve son arme et la pointe vers le délinquant qui lui éclate une chaise sur la gueule avant qu'il ne tire. Il lâche l'arme. Le jeune homme aux cheveux argentés lui colle alors plusieurs coups de poings jusqu'à ce que Mario ne se défende plus. Après quoi, il ramasse le flingue à terre et le pointe vers Mario. Sa main tremble. Son souffle est court et lourd.  Mario trouve la force de se relever un peu.

- Pourquoi Takeru ? Je... Je t'offrais une occasion en or !
- T'as essayé de me baiser Mario... Et faut pas me baiser ! Moi je voulais juste qu'on me foute la paix mais toi t'as décidé d'en avoir rien à foutre et de me menacer. Mais le pire, c'est que t'as menacé mes potes et ça... ça pas pas !
- Réfléchis Takeru ! Fais... fais pas le con ! Si tu fais ça tu vas le regretter tu...
- Nan je pense pas nan.
- Arrête ! Si tu t'arrête là, je pourrai te couvrir. On fera comme si rien s'était passé. Je te promet qu'il y aura pas de représailles. Mais si tu me bute, on pourra rien pour toi. Mes bosses te feront la peau à toi et tes potes.
- C'est tout réfléchi Mario. T'as essayé de me baiser mais c'est moi qui te baise !

Il presse la détente. La caboche de Mario se perce de part en part. Le contenu de sa boite crânienne se répand sur le mur et au sol. Dans le bureau où il se trouve, il y a du fric. Takeru n'y touche même pas. Il n'est pas là pour ça. Takeru quitte alors vite la salle. C'était de justesse. La police arriva quelques secondes plus tard, alors qui changea de rue. Mais il connaissait le quartier comme sa poche et il connaissait les rues où s'engouffrer pour éviter d'être suivi par une voiture ou pour semer quelqu'un. Il savait où s'arrêter pour se planquer en attendant qu'une patrouille de police passe. Il se dirige difficilement jusqu'à un médecin que tout le monde dans le quartier connaissait. Tout le monde sait qu'il soigne les mafieux et personnes louches. Tant que tu paye, il te retire une douzaines de balles dans le buffet d'un cadavre et te donne des astuces pour faire croire que le pauvre homme est juste tombé dans la broyeuse à déchets verts pas inadvertance. Là, le gars s'occupe du cas de Takeru qui le paye avec le fric que lui avait donné Mario quelques jours plus tôt. L'ironie de la situation amuse un peu Takeru qui se fait recoudre et retirer une balle dans l'épaule et une autre dans la jambe. Ainsi que toutes les coupures et blessures superficielles.

- Petit... C'est toi qui es responsable de l'attaque qui vient de se produire ?
- Je croyais que vous posiez pas de question vous.
- Juste que... attaquer des mafieux, seul... à ta place, je quitterai la ville et sans tarder.
- Je sais... Je sais...
5 jours plus tard (Mardi 16 Août) :

Pendant plusieurs jours, Takeru avait réfléchi à que faire, comment faire pour obéir aux plans de Mario. Il 'avait pas le choix. Il devait le faire. Mais putain, ça le dégouttait. À chaque fois qu'il y pensait, il revoyait la tronche de cet enculé. Ça lui donnait envie de gerber. Il pouvait pas. Il n'y arrivait pas. Takeru était triste à en crever à cause de ce qui arrivait à ses potes et ce connard là, il avait rien de mieux à foutre que de lui foutre la pression, l'obliger à exploser sa vie et son groupe de pote plus encore qu'ils ne l'étaient déjà. En plus, pour rien arranger, il squatte chez Baku. C'est inoccupé, autant en profiter. Et puis, ça lui évite de voir qui que ce soit. Cependant, ça empire son morale. Ça l'empêche d'avancer et de penser à autre chose que toutes ces conneries. Il bouffe et dors presque pas. Il regarde les info. Ça parle de la dernière session de l'examen Hunter qui doit se dérouler en ce moment même. Il zappe. Il pense à toute cette merde. Ça l'énerve. Il sort un peu. Il arrive en bas de l'immeuble et se rend compte qu'il n'a pas envie de croiser qui que ce soit et remonte. Il arrive devant l'appartement. Il n'a pas envie d'entrer. C'est un cercle sans fin. Il est mal. Il se sent mal. Quoi qu'il fasse et quoi qu'il pense. Il a une frustration et une colère. Contre lui-même. Contre le monde entier. Contre cette enculé de Mario surtout.

Il est couché au sol. Il fixe le plafond. Il pense que la seule raison qui pourrait le pousser à attaquer des mafieux c'est qu'ils butent un de ses potes. Pourquoi des mafieux buteraient ses potes ? Et puis, il va pas mettre en scène le meurtre de Fla' par exemple. C'est inconcevable pour lui. Il est strictement incapable de faire ça. C'est pour ces gars qu'il se bat la plupart du temps. À quoi ça sert d'aller se battre si pour cela il doit leur faire du mal. Il n'a jamais pensé que se battre pour eux était peut être pas la bonne façon de les aider sur le long terme. Il n'arrivait pas encore à ce genre de réflexions, pourtant je pense que ça lui ferait du bien de se remettre un peu en question sur ce genre de points.

Il fixe toujours le plafond. Il n'a pas dormi de la nuit. Quand soudain, il se dit qu'il y a peut être moyen d'en finir avec tout ça et d'entuber Mario par la même occasion. C'était si évident pourtant ! Il se lève subitement. Il ouvre quitte l'appartement. Il se dirige vers le quartier où se situe la famille Motoe. Il sait ce qu'il doit faire.
Il arrive jusqu'à ce qu'il sait être la maison personnelle de Misdjo Motoe, le chef de la famille Motoe. Que compte-t-il faire ? Il n'a même pas trouvé de raison valable pour s'attaquer à eux. A-t-il perdu ses esprits ? Il se pointe devant la porte principale où deux types montent la garde. Alors qu'il s'approche, l'un d'eux fait quelques pas en avant pour l'avertir.

- Dégage de là gamin !
- Je dois parler à votre boss.
- C'est ça ouais ! Allez dégage d'ici pauvre con !
- Je t'emmerde pauvre tâche ! Je dois parler à ton boss !
Takeru, déterminé s'avance encore. Le mec commence à dégainer son flingue. Takeru en voyant son début de geste n'approche plus, il fonce. Le temps que le mec pointe son arme, le délinquant arrive à sa portée. D'une main il saisit le poignet du type fermement et de l'autre, il pousse l'arme vers l'extérieur. Un coup part dans le vide. S'en suit d'un craquement. La poussée de Takeru fait que l'indexe du mafieux, posé sur sa détente se brise. Il lâche desserre son emprise sur l'arme. Ça laisse à Takeru le temps de prendre l'arme et la pointer sur le second garde qui lui aussi pointe Takeru. Un duel va s’enclencher. Pas du tout. Les renforts arrivent et Takeru est encerclé.

- C'est quoi ce bordel ?! T'es qui putain ?! Tu bosse pour qui ?!

Beugle l'un des gardes arrivé en renfort et que Takeru lâche son arme et lève les mains en l'air avant de répondre.

- Je veux juste voire votre chef. Dites lui que j'ai une affaire à lui proposer.

C'est deux trois coups dans la gueule plus tard et menotté que Takeru est amené dans la bâtisse où on le fait poiroter. On l'amène naturellement pas au chef de la famille. C'est plutôt l'un des lieutenants de ce dit chef de la famille Motoe qui vient finalement lui faire face. Dans une salle ressemblant à une salle d'interrogatoire d'un poste de police. Ils ne l'ont toujours pas libéré. Le type a une énorme balafre sur le visage. Takeru peut voire ses tatouages dépasser du colle de sa chemise légèrement ouverte et sur son poignet. Ce dernier remarque également le tatouage de Takeru visible largement vu qu'il ne porte qu'un marcel en guise de haut.

- Joli tatouage. Qui te l'a fait ?
- Maitre Tomoe Irezumi.
- Kuroku ? T'es de la famille Tato ? Ils n'apprennent plus aux jeunes qu'une trève entre les familles existe ?
- Non. J'emmerde les Tato !
- Alors t'es qui ?
- Takeru Kura.  De Kuroku.
- Tu vas me dire que t'es juste un clampin comme ça ?!
- On peut dire ça. Et toi, tes tatouages ils viennent d'où ?

L'homme fait une grimace. Il se lève et lui colle une gifle du revers de la main. Et se masse la main. Il frappe fort. Takeru tombe à terre et les mains dans le dos, ilne peut remonter sur sa chaise. Le mec se lève et vient lui coller une droite dans me museau avant de le remettre sur sa chaise. Il pose ses grosses mains sur ses épaules et le fixe droit dans les yeux.

- Écoutes gamin ! On a pas élevé les cochons ensemble. Alors arrête tes conneries pigé ?! Tu vas me dire tout ce suite ce qui te laisse croire que tu peux venir taper à notre porte en blessant l'un des nos hommes et en exigeant voire le boss !
- Tu pense que si j'étais venu autrement j'aurais attiré votre attention ? Je suppose que al seule chose qui me tient en vie c'est votre curiosité et ma paire de couilles !
Takeru marque un peu un point. Ça n'empêche que ça énerve l'homme qui lui met un autre bourre-pif avant de remettre son col de chemise convenablement, de bien rabattre ses cheveux en arrière, souffler un coup et de se poser à nouveau en face de Takeru. Takeru qui a le nez qui saigne maintenant, soit dit en passant. Entre autre, vu qu'il a été frappé, on peut voire qu'un de ses yeux commence à enfler et prendre une couleur violette.

- Alors monsieur de Kuroku, dis moi pourquoi tu veux attirer mon attention.
- Je veux buter Mario Kamomi de la famille Tato.
- Et alors ?
- Si je te dis qu'il m'a demandé de causer une guerre entre les Motoe et les Tato en me menaçant de me buter moi et mes potes si je le fais pas, ça te parle ?!

L'homme reste silencieux et pose ses coudes sur la table et croise ses doigts.

- Tu te rends compte que c'est grave ce que tu dis gamin ?!
- Un mec essaie de vous buter et tu semble t'en foutre ?!
- Je me dis plutôt que t'es peut être envoyé par ces chiens de Tato pour nous foutre la merde ! C'est juste un connard de gérant de salle de jeux, il a pas l'autorité de causer une guerre ! Ou sinon que je sais pas avec quoi tu te drogue mais je te conseille d'arrêter.
- Et si c'est un moyen pour lui de faire un coup d'éclat et de monter la hiérarchie ?! Il m'a demandé de venir vous attaquer pour que vous vous veniez me chercher à Kuroku. Et dès que vous serriez venu à Kuroku, ils vous seraient tombés dessus pour protéger leur territoire sans avoir à briser la trêve.
- Ça tient pas debout ton histoire. Et pourquoi il demanderait à un merdeux de faire ça ? Et tu pense vraiment que les autres familles sont assez cons pour tomber dans ce piège ? Un gamin de Kuroku qui nous attaque et les Tato qui le protègent, ce serait évident.

Takeru sent que ce mec essaie de lui faire cracher tout ce qu'il y a à savoir en faisant croire qu'il

- T'as entendu parler du pont de la 712° ?  
- Le règlement de compte ? 10 morts c'est ça ? C'est un de tes potes qui a fait ça ?
- Nan c'est moi.
- Dis pas de conneries gamin. Le tueur a été arrêté.
- C'est moi je te dis. Il a juste tout pris sur le dos pour moi. Mais le pont de la 712° c'est moi ! C'est pour ça que Mario m'a demandé à  moi. Il sait que je peux faire du dégât et il a un moyen parfait de me faire pression. Voilà pourquoi !
- Ça empêche pas que ça pue le mensonge. Un plan comme ça aurait jamais marché. Pourquoi t'attaquerait une famille mafieuse ?
- J'aurais trouvé une raison.

L'homme regarde Takeru droit dans les yeux. C'est comme un duel de regard qui commençait. En fait, il essayait de cerner Takeru. Il semblait sincère. Il y avait dans les yeux du jeune homme un quelque chose de folie meurtrière. Un truc qui lui plaisait assez mais qu'il détestait en même temps. Ce que disait Takeru était vrais. Il le sentait dans ses tripes. Ses doigts se décroisent. Il pose ses mains à plat sur la table.

- Bien. Admettons que tu dise vrais. Qu'est ce que tu veux ?
- Tuer Mario.
- T'as pas besoin de moi pour ça.
- Si je fais ça, c'est les Tato qui me tombent dessus. Mario m'a dit que vous aviez des tensions avec eux. Ça vous arrangerait que j'aille foutre le merdier chez eux ? Je vous offre ce merdier. Et en échange, je peux que vous me garantissiez ce que m'a promis Mario.
- C'est à dire ?
- La protection juridique pour mon pote en taule, des soins pour mon pote à l'hosto et la protection pour tous les membres de mon gang.
- Je peux pas promettre la sécurité de tes potes s'ils sont à Kuroku. C'est pas notre territoire.
- Si je les fais quitter le quartier ça va ?
- On verra ce qu'on peut faire.

L'homme quitta la pièce et laissa Takeru qui fut libéré. Les mafieux s'assurèrent qu'il soit relâché loin d'yeux indiscrets. En effet, Takeru ne s'était pas assuré de ne pas avoir été suivi. Par ce que oui, Mario avait dû de faire suivre pour s'assurer qu'il fasse bien le taf et pas n'importe quoi. Les Motoe s'étaient assurés de la sécurité de Takeru à ce niveau. Ce dernier se rendit compte qu'il était suivi les jours qui suivirent alors qu'il faisait semblant de préparer un coup histoire de duper Mario et qu'il allait voire ses potes pour leur dire de quitter Kuroko le Lundi 22 Août sans leur expliquer pourquoi. Le plus dure fut de convaincre la copine de Fla'. Elle, il a vraiment fallu que je la prenne entre quatre yeux pour lui expliquer que si elle faisait pas ce que je lui disait ses parents apprendraient dans le journal du lendemain qu'elle a été retrouvée suicidée dans son appartement de 6 balles dans le crâne. Là, elle comprit que les conneries de Fla' qu'elle tolérait avaient été trop loin et qu'elle risquait sa vie. Elle finit par l'écouter. Après le départ de Takeru, elle engueula son mec à lui dire de plus jamais fréquenter des gars à emmerde comme sa bande de racailles.

En quelque sorte, les jours qui suivirent, Takeru fit le ménage dans ses affaires. Ça lui faisait mal de se l'avouer mais ce qui s'était passé avec Baku et ensuite, ça avait fait exploser leur bande de potes. Maintenant il le comprenait. Ils ne pourraient plus rester comme ils l'étaient. Ils devaient « grandir ». Ils ne pouvaient pas rester éternellement une bande de jeunes glandeurs. Ça veut pas forcément dire qu'ils devaient rentrer dans le moule comme papa-maman. En mode métro-boulot-dodo. C'est une page de sa vie qui se tournait. Il le comprenait enfin et il commençait à l'assumer. Et pour la tourner, il devait abandonner tout ce qu'il aimait. Il s'était également démerdé à contacter Mario pour lui faire croire du jour où il fera son coup dans le but que sa salle de jeux d'argent soit la plus dépouillée de sécurité possible le jour où il l'attaquera.
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Takeru Kura

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