Dans l'océan, personne ne vous entendra crier...[FlashBack avec Leji et Nep]

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Dans l'océan, personne ne vous entendra crier...[FlashBack avec Leji et Nep]

Message  Nicoar Heyerter le Mer 13 Juil - 19:54

Le soleil brillait de mille feux sur une mer d'huile, un ciel, parfaitement, dégageait permettait d'avoir une vue remarquable sur plusieurs kilomètres à la ronde. Soudain, le cri des mouettes s'interrompit à l'approche d'un vacarme assourdissant qui détonnait avec le calme qui planait jusqu'à présent sur l'océan, le bruit faisait penser à celui de milliers de bourrasques de vent qui se réuniraient toutes à un endroit précis au même moment, plus au loin dans le ciel, on pouvait apercevoir un objet qui s'approchait rapidement, il était si proche de l'eau que l'appareil laissait derrière lui comme un sillon à cause de sa vitesse. C'était un giravion, ce qui désigne un appareil volant grâce à une voilure tournante autour d'un axe situé en général verticalement au-dessus de l’habitacle ou plus familièrement appelait par Oswald:

-Une sorte de grosse voiture avec des hélices au-dessus...Ouais voilà un hélico.


Ça devait faire bien une trentaine de minutes qu'on était parti du Jappon à bord de ce gros machin où on pouvait à peine s'entendre même avec nos casques. Ouais « on » parce que j'étais pas tout seul, avec moi y avait le gros Sven, un mec pas très fut fut, mais bien stoc et sa barbe était vraiment impressionnante, il racontait à tout le monde qu'il pouvait tirer un camion uniquement avec la force de son épaisse barbouze et puis y avait le petit Björn, enfin petit, façon de parler à 17 ans seulement, il devait bien faire dans les 2m si c'est pas plus et puis y avait moins, qui faisait tache au milieu de ces deux colosses.

On avait reçu un ordre de mission pour la protection d'un gars, un informaticien à ce qui paraît, sûrement un binoclard encore qui se fait voler son goûter à la récrée. Aucun des Svensson qui avaient un minimum de bouteille avaient accepté, ils disaient tous que c'était bien trop facile et qu'il n'y avait pas assez d'argent à se faire et par conséquent, ils avaient refilé ça à de la bleusaille, c'est-à-dire nous.

J'observai la mer depuis un petit hublot à ma gauche, quand je distinguai un énorme bateau gris, genre aussi gros qu'un porte-conteneurs...mais sans les conteneurs. Le pilote se retourna vers nous pour nous signaler que c'était ici qu'on devait descendre, il se posa lourdement sur une petite piste d'atterrissage qui se trouvait sur le pont principal, je pris mon paquetage sur mon épaule avant de sauter le premier de l'appareil, on venait à peine de finir d'avoir débarqué que le mec s'était déjà barré.

Les marins nous observaient tous avec des têtes de têtards, comme si on était des extraterrestres. Bon, c'est sûr qu'avec toute notre artillerie sur nous, on était un peu impressionnant, surtout que Sven avait quand même pris son lance-flamme, pourtant c'était pas faute de lui avoir expliqué que dans l'eau...Bas un lance-flamme c'est pas super utile ! Mais bon si on peut faire plaisir.

C'est là qu'un type en costard cravate, le teint pale, des petites lunettes rondes, les cheveux gominés en arrière et une petite oreillette s'approcha de moi avec un grand sourire de commercial. Il tendit sa main dans ma direction et m'a sorti son baratin qu'il devait sortir à tous les nouveaux venus.

-Enchanté ! Je suis Alvin Fayneman, mais tout le monde m’appelle Al, je suis le représentant de la compagnie Atlantec sur ce navire.


Je voyais qu'il restait devant moi à attendre que je lui serre la main, le truc, c'est que je pouvais vraiment pas blairer sa tronche de comptable. Je fouillai dans ma poche droite pour prendre mon paquet de clopes et m'en griller une, je tirai une taffe dessus avant de recracher la fumée dans son visage, puis d'un geste de la tête pour les montrer je lui présentai mon équipe.

-Alors là c'est Sven et puis l'autre c'est le petit Björn....

Après ça, je soufflai bruyamment pour lui montrer mon impatiente et j'avais pris un ton beaucoup plus infect pour continuer.

-Et puis moi c'est Oswald, maintenant qu'on a fait les présentations, on pourrait peut-être commencer les choses sérieuses? Non ?!

En comprenant mon mépris vis-à-vis de lui, il retira sa main en poussant un petit rire gêné, ensuite, il regarda nerveusement sa montre comme s'il attendait quelque chose.

-Bien, avant tout, nous sommes ravis de votre présence!


Il avait gardé son sourire, mais cette fois-ci, ça se voyait qu'il était nettement plus mal à l'aise qu'il y a cinq minutes. Il jeta de nouveau un œil vers sa montre.

-Nous pouvons commencer la présentation de la mission, seulement, il faut tout d'abords attendre l'informaticien que nous avons faire venir...Il ne devrait plus trop tarder.


Il venait de finir sa phrase qu'une ombre survolait au-dessus de nous, un hélicoptère approchait avec à son bord ce fameux binoclard.


Dernière édition par Oswald Svennson le Sam 23 Juil - 9:27, édité 1 fois
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Re: Dans l'océan, personne ne vous entendra crier...[FlashBack avec Leji et Nep]

Message  Lejinoss Taibug le Jeu 14 Juil - 10:24

Malgré le casque serré autour de son crâne pour l'isoler de la sonorité ambiante, Lejinoss grinçait des dents. Le vrombissement de l'hélice de l'hélicoptère dans lequel il se trouvait lui perçait les tympans à chaque nouvelle rotation de lame. Son voyage, et le calvaire auditif qui allait de paire, avait duré près de deux heures. On avait été le chercher chez lui à Aijen pour ce nouveau travail.
Lui qui était habitué à devoir voyager sur ses fonds propres pour se rendre là où il devait bosser, voilà qui le changeait de l'ordinaire. Ayant eu un doute quant à la rémunération promise pour la tâche lui étant confiée, les moyens mobilisés rien que pour l'amener jusqu'à l'immense bateau où l'hélicoptère s'apprêtait à atterrir suffisait en soi à prouver que l'entreprise qui l'employait avait les moyens de le payer grassement.

Enfin, le bruit infatigable de l'hélice se stoppa. Se sentant un peu groggy suite à ce changement d'atmosphère, il allait maintenant devoir alterner le mal de l'air avec le mal de mer. Le moins que l'on pouvait dire, c'est que l'entreprise savait varier les plaisirs de ses employés.
Une fois qu'il eut terminé de se tenir le front dans sa main droite, le temps que la migraine passe, il s'empara de la mallette dans laquelle se trouvait ses outils de travail et sortit de l'hélicoptère d'un léger bond. Sans même prendre la peine de saluer le comité d'accueil qui l'attendait, il débuta son arrivée sur le pont du navire avec quelques étirements des jambes puis ouvrit la bouche comme pour bailler afin de se déboucher les oreilles.
Ceux qui l'attendaient depuis quelque temps maintenant se lancèrent quelques regards intrigués, voire gênés.

- Paraît que les autistes peuvent être foutrement doués en n'informatique et tous les trucs comme ça...

Ne croyant pas un mot de ce que Sven venait de lui susurrer à l'oreille, bras croisés, Oswald ne quitta pas le nouvel arrivant du regard. Ce dernier, vêtu exclusivement d'habits oranges avait plus un air de bagnard mal luné que d'un expert en informatique, ou en quoi que ce soit d'autre d'ailleurs.

- C''est vous Alvin ?

Sourire colgate figé sur son visage d'automate corporatif, le dit Alvin tendit machinalement la main pour que l'hirsute qui lui faisait face la serre.

- Enchanté monsieur Taibug ! Nous n'attendions plus que vous.

Cette main que Leji venait de serrer, elle était moite. Pourtant, il faisait relativement frais malgré le ciel dégagé. La sensation de serrer la main à un cadavre froid, l'hirsute l'avait eu maintes fois, il n'avait aucun doute sur le fait que celui qui venait de l'accueillir était un responsable administratif nommé par l'entreprise.

- Nous ?

Dévisageant sans ménagement les trois gugusses dressés derrière Alvin, Lejinoss, quelque peu impressionné les salua d'un geste de tête.

- Laissez-moi deviner, ils travaillent au service comptabilité ?

S'il avait dit ça sur le ton de la plaisanterie, Leji ne laissa paraître le moindre sourire, quelque peu anxieux de voir de pareils molosses à bord. Qu'on emploie ce genre de caïds ne pouvait signifier qu'une chose : il y avait du militaire et/ou de l'illégal dans l'histoire. Seul Alvin éclata de rire, un rire forcé digne des pires faux culs. Cependant, qui aurait pu lui en vouloir ? Entre l'anxiété se muant en une forme d'agressivité refoulée de la part de l'informaticien, et la tendance prononcée à tirer la gueule de la part des trois mercenaires recrutés, l'ambiance était déjà tendue.

- Ha-ha-haaaaa vous êtes impayable monsieur Taibug... Hilarant vraiment. Pour en revenir à une note plus sérieuse... Voici messieurs Björn, Sven et Oswald, ils seront chargés de votre sécurité rapprochée.

Leji haussa un sourcil. Qu'un simple expert en sécurité en informatique ait besoin de gardes du corps, cela avait de quoi rendre suspicieux.

- Pas de quoi s'inquiéter, c'est simplement la procédure réglementaire de l'entreprise lorsqu'on emploie quelqu'un d'extérieur à la compagnie. Au-cun danger en vue. Est-ce que je dois vous montrer votre poste de travail ?

Peu convaincu par cette explication, l'hirsute s'en contenta. Plus vite il en aurait terminé ici, plus tôt il pourrait rentrer chez lui les mains propres de toutes les activités suspectes qui devaient se tramer à bord.

- Ça fait bien dix minutes que j'attends.

Devant l'irascible Lejinoss, Alvin eut un nouveau rire forcé, quoi que plus amer cette fois.

- Ha-ha monsieur Taibug... Impayable... Vraiment...

L'intérieur du coeur du réseau informatique du bateau était parsemé de diodes lumineuses constituant quasiment la seule forme de luminosité dans la pièce. Voilà qui ajoutait une note angoissante à un contexte déjà suffisamment anxiogène comme cela. Désormais, Lejinoss serait amené à passer les prochains jours dans cette cellule informatisée pour accomplir sa besogne. Alvin lui avait transmis toutes les informations complémentaires relatives à la tâche qui lui était confiée.

- Récapitulons...

- Oui ?

- Je suis chargé d'assurer la sécurité du système informatique à bord pour prévenir de toute tentative d'intrusion illégale, et ce, que ce soit de l'intérieur du bateau, ou de l'extérieur.

- C'est exactement cela !

- Mais, ces données que je dois protéger, je ne dois pas en prendre connaissance, c'est cela ?

- Hélas, il en va du secret professionnel de l'entreprise.

Une fois qu'il eut dégluti discrètement, Leji déplaça délicatement sa mâchoire inférieure à droite puis à gauche alors qu'il réfléchissait. Après avoir fait le point, il opina du chef et posa son matériel prêt à l'emploi. Alvin, ravi que son employé ait tout ce dont il dispose pris alors congé.
S'il n'avait eu que des doutes sur l'activité de la compagnie qui l'avait employée, Lejinoss en était à présent presque certain : il devait être question d'armement à bord. Puisqu'il s'agissait d'une entreprise privée, probablement la succursale d'une succursale de la réelle compagnie qui l'employait, on parlait d'armement extra étatique, et donc très probablement illégal.

- Bien bien bien...

La pièce était mal aérée, mais ce n'était pas la seule raison pour laquelle le front de l'hirsute était couvert de sueur. Son ordinateur allumé et branché, il se tourna vers les gardes du corps qui allaient méchamment s'ennuyer les jours à venir.

- Bon, j'ai pas retenu vos noms, de toute manière ils ne me reviennent pas. Donc, toi tu seras A, toi B, et toi C.

Dit-il sans ménagement en pointant successivement du doigt Sven, Oswald et Björn.

- Ah ! "C" ! comme la première lettre de mon nom de famille !

Fronçant les sourcils, Sven se retourna vers le colosse aux capacités cognitives pour le moins limitées.

- Mais... Ton nom de famille c'est Siyel...

- C'est bien ce que je dis !

Tandis que Sven cédait à la folie douce devant le potentiel intellectuel de son camarade au lance-flamme, Oswald lui fit comprendre qu'il était inutile de chercher à raisonner avec lui, cause perdue oblige.
Le temps qu'ils se querellent sur leurs nouveaux patronymes, Leji quittait la pièce. Oswald bondit pour le suivre.

- Partout où tu vas, on est censé y être aussi.

Quelque peu éberlué par le professionnalisme futile de son garde du corps, Lejinoss souffla du nez en guise de rictus, pointant du doigt l'écriteau se trouvant sur la porte de l'endroit où il comptait se rendre.

- T'es bien gentil A, mais je pense que j'arriverai à soulever mon braquemart tout seul pour aller pisser.

Puis, entrant aux toilettes, il fut suivi de son garde du corps qui entra un instant le temps de lui dire :

- Mais je croyais que mon nom c'était B.

Commençant à vider sa vessie dans l'urinoir, tournant le dos à Oswald, Leji soupira.

- Ah oui en effet, c'était "B", comme dans "Bordel de merde, je croyais t'avoir dit de me laisser pisser tranquille" !

En d'autres circonstances, le mercenaire se serait contenter d'écraser la tête de l'informaticien dans l'urinoir, mais au fond de lui, quelque chose lui disait que son contrat de travail prévoyait des sanctions en cas d'impairs de cette nature. Prenant une bouffée d'air, il sortit des toilettes retrouvant ses camarades en train de s'engueuler à propos d'un nouveau sujet trivial.

- Les gars... Si je cherche à étrangler ce con, essayez de me retenir s'il vous plaît, j'ai vraiment besoin de cette paye.

***

Du côté des cabinets, bien que Leji n'avait plus rien à cracher dans l'urinoir, il resta fixé devant quelque peu tétanisé. Il avait la sensation que ce travail allait lui ramener une chiée d'ennuis s'il ne se montrait pas prudent.

- Il faut que j'infiltre leur base de donnée et que j'efface mon nom de leurs registres...

C'était à son sens, le seul moyen de ne pas finir en prison si l'entreprise venait à être repérée par une armée quelconque cherchant à mettre fin à leurs agissements. Cependant, il n'avait en réalité aucune idée de ce qui se tramait à bord. Peut-être se faisait-il des idées, peut-être était-ce pire que ce qu'il croyait.

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Re: Dans l'océan, personne ne vous entendra crier...[FlashBack avec Leji et Nep]

Message  Nicoar Heyerter le Dim 17 Juil - 10:58

Ça devait faire quoi, bien une semaine qu'on était arrivé d'hélico, le bateau n'avait fait que d'avancer vers une destination encore inconnue. Je tournais en rond comme un animal sauvage enfermait dans sa cage, je passais mon temps libre à me promener sur le pont du navire pour fumer ma clope en paix tout en admirant ce paysage, une étendue d'eau qui changeait de couleur en fonction du soleil qu'il soit levant ou couchant.
Bon ! D'ordinaire, je m'en battrais royalement les baloches de regarder la vue, mais c'était vraiment le seul moment de répit de la journée et surtout le seul moyen que j'avais trouvé pour m’éloigner de l'autre tocard pour éviter que je ne lui écrase la tronche avec la semelle de ma godasse. Il faudrait pas qu'il oublie que c'est pas lui qui m'a embauché, moi, on m'a juste demandé de la ramener en vie, s'il perd par accident un bras ou une jambe c'est pas mon blem.

Avachis sur le garde-corps juste au-dessus de l'océan, je sentis que la vitesse du bateau commençait à chuter fortement, je relevai la tête toujours aux aguets du moindre changement et c'est là que j'aperçus du mouvement, les marins gesticulaient dans tous les sens.

-On s’arrête !


Je venais tout juste d'avoir allumé une cigarette, mais je la lançai précipitamment par-dessus bord pour ensuite me diriger d'un pas rapide vers la timonerie du bateau. J'étais arrivé le premier, mais l'informaticien arriva peu de temps après, suivit de près pas le petit Björn et Al, il ne manquait plus que Sven qui avait encore dû se paumer dans les nombreux couloirs du navire. Le directeur avec sa tronche de vendeur de tapis se retourna vers nous avec son grand sourire.

-Messieurs, nous sommes arrivés, si vous voulez bien me suivre.


Sans poser de question, nous le suivons, il se dirigeait vers le pont supérieur et en même temps qu'il marchait, il sortit un magnétophone de sa poche droite, d'un seul coup, il prit un ton beaucoup plus sérieux qu'auparavant, on sentait dans sa voix qu'il était inquiet et je savais que ce n'était pas bon signe venant de lui, qui jusqu'ici avait caché ses sentiments derrière son sourire de faux-cul.

-Si nous vous avons fait venir ici ce n'est pas seulement pour faire une croisière, vous l'aurez tous compris. Nous menons des recherches dans une base sous-marine sur....

Il hésita un moment avant de reprendre.

-Quoi qu'il en soit notre équipe de chercheurs ne nous contacte plus depuis un moment, voici son dernier message avant d'être en silence radio.


Il enclencha le magnétophone en appuyant avec son pouce sur un gros bouton rouge, le son était rempli de fritures, mais on distinguait suffisamment une voix.

-Base subnautica à Atlantec...Fsshh....Il se rapproche.....Fsshhh....Mayday ! Mayday !....Fsshh....Il se rappAAAAHHHH!....Fsshh.

Il relâcha le bouton qui coupa instantanément le son. L’enregistrement avait laissé planer une atmosphère pesante tout autour de nous, l'informaticien tirait une mine de six pieds de long et moi, je commençais à me poser des questions sur ses fameuses recherches. D’habitude, une telle mission ne me stresserait pas autant, mais le fait de savoir que ça aller se dérouler au fond de l'océan ne me rassurait pas plus que ça. Seul le petit Bjorn qui ne semblait pas prendre conscience de la dangerosité de la mission n'avait pas bronché d'un cil.
Alvin s’arrêta net devant la cale du bateau qui était grande ouverte, une grue était justement en train d'en sortir quelque chose et pendant que l'objet en question se faisait treuillait, le directeur se retourna d'abord votre l'informaticien.

-Votre mission est simple, reconnectez le réseau de communication entre la base sous-marine et le navire.

Puis il se mit à me fixer.

-Protégez-le, vous avez carte blanche.

C'est à ce moment que j’aperçus enfin ce qu'il remorquait, c'était un petit sous-marin blanc, il passa juste au-dessus de notre tête avant d'être posé délicatement de l'eau.

Spoiler:

-Vous serez accompagnés d'un pilote qui restera avec vous pour vous amener et vous ramenez.

Une fois qu'il finit sa présentation, Sven débarqua de nulle part en sueur et essoufflé.

-J'ai rien loupé j'espère?!

Je le regardais avec ma tête des mauvais jours.

-Retourne chercher nos armes, on en aura besoin.

Il souffla avant de repartir dans la même direction par laquelle il était arrivé il n'y a même pas 1 minute.

Une fois tout notre attirail, nous embarquions dans cette grande boite de conserve jaune, d'un bond je pénétrai à l'intérieur par l’écoutille, Björn était grand mais fin, il réussit facilement à entrée ce qui n'a pas été le cas pour le gros bide de Sven et de l'informaticien. L'intérieur comportait vraiment le strict minimum niveau confort, des sièges et rien de plus, à la place du capitaine, il avait un gros joystick entre les jambes pour visiblement manœuvrer l'appareil et sur le tableau de bord il y avait plein de gros boutons qui clignotaient dans tous les sens, la cabine de pilotage était dans une sorte de grosse bulle de verre qui nous permettait d'avoir une vision à 180° dans la mer .
Je regardai une dernière fois le ciel avant de refermer la porte de la trappe sur notre tête et de nous enfoncer dans les profondeurs de l'océan.

Le pilote toucha rapidement à quelques boutons avant de démarrer le moteur du gros engin. Je mettais assis fermement sur mon siège afin de scruter les fonds-marins, Sven parlait avec l'informaticien de tout et de rien, mais surtout de rien, ça ressemblait plus à un monologue cas autre chose de la part de Sven. Björn, lui, récurait son beretta. Je ne lâchai pas des yeux également un petit indicateur où était indiquée la profondeur à laquelle on se trouvait. -200m,-500m,-800m, ça descendait vraiment vite et ça se voyait rien qu'au paysage qui changeait également.
Au début, on pouvait voir quelques poissons plus ou moins gros, mais au fur et à mesure, la lumière commençait à manquer, à partir des -1000m on était plongé dans le noir le plus complet, à de telle profondeur aucun bruit, aucune lumière ne peut traverser, heureusement, nous possédions une petite lumière sur l'avant du sous-marin pour y voir un peu plus clair.
Visiblement, nous étions rentrés dans une sorte de fosse, des roches noires nous entouraient de toute part, cette sensation d'être minuscule se faisait vraiment ressentir dans ce genre d'endroit si majestueux et infini, la faune qui la peuplée était tout aussi incroyable, des méduses translucides passaient juste devant la vitre, des poissons qui éclairaient aussi bien que des néons, je crus même voir à un moment une ombre se déplaçait au loin qui faisait bien la taille de notre bateau...Un rêve probablement.
Devant ce spectacle, j'oubliai même de regarder l’indicateur de profondeur qui indiquait maintenant -5000m. La pression se faisait ressentir tout autour du sous-marin par des craquements, Sven avait arrêté de parler, il avait bien trop peur que cela explose au moindre son sorti qui sortirait de sa bouche, il faut dire que c'était vraiment impression et peu rassurant.

Puis c'est dans la noirceur des abysses que le pilote réussi à apercevoir un premier dôme de fer et de verre, puis un deuxième, un troisième et ainsi de suite pour en avoir au total une dizaine regroupait sur le sol de la fosse, les dômes étaient reliés l'un à l'autre à l'aide de tunnels.

Spoiler:

Le pilote s'approcha de l'un d'eux, il appuya sur un bouton rouge qui ouvrit un sas qui se trouvait sur un des dômes, le sous-marin s'engouffra à l'intérieur, deux grosses pinces permirent d'amarrer le sous-marin au bâtiment, ensuite, il fallut attendre plusieurs minutes avant de sortir afin que la pièce se vide intégralement de son eau. Je dégainai mon arme de poing, j'ouvris délicatement la trappe et je sortis ma tête pour visualiser la situation à l'extérieur, c'était le calme plat. Au bout d'une minute, je me décidai enfin à sortir et d'un saut, je me retrouvai sur la passerelle, mon atterrissage fit un bruit qui résonna dans l'immense pièce, car elle pouvait bien contenir 5 autres sous-marins comme le nôtre.

-RAS ! Vous pouvez sortir !


L'atmosphère que dégageait cet endroit m’obligeait à me mettre sur mes gardes, le sas était vraiment lugubre avec ses murs en fer gris et sa salle plongeait dans le noir le plus total, pourtant ce n'était pas faute d'être munis d'éclairages, mais soit ils ne fonctionnaient pas soit ils déconnaient par moment.
L'informaticien se trouvait devant moi avec Björn et Sven sur chacun de ses côtés. Je m'adressai au premier en le pointant du doigt pour bien montrer l'importance de mes paroles.

-T'as intérêt à faire bien s'qu'on te dit, personne n'a envie que tu crèves la gueule ouverte, ni moi et surtout ni toi.


Plus calmement, j’ordonnai à mes hommes.

-Björn, tu restes près du sous-marin et Sven, tu viens avec moi et l'informaticien à la recherche de la salle des radios.


Sven hocha de la tête et me fila une mitraillette pendant que lui accrochait en bandoulière autour de lui son lance-flamme, puis le pilote me lança une carte du complexe sous-marin, avec ma lampe torche je cherchai frénétiquement cette fameuse salle des radios.

-Bingo !


Elle se trouvait dans la deuxième sphère juste à notre droite.
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Re: Dans l'océan, personne ne vous entendra crier...[FlashBack avec Leji et Nep]

Message  Nepter le Lun 18 Juil - 1:57

Bah voilà. J'étais tombé dans une caisse de nourriture surgelée. J'ai voyagé très très longtemps en mangeant du poisson glacé. C'était vraiment écoeurant ! Et quand on a ouvert ma caisse, j'étais ici, sous la mer ! Dans cette grosse bulle. Drôle d'aventure !

Une étrange tête poilue constellée d'yeux en gros plan sur la caméra. C'est lui qui tient le camescope.

L'important c'est d'avoir de quoi s'occuper pendant le séjour. J'ai regardé les poissons quelques heures, caché au chaud derrière une pile de caisses, près d'une vitre. Dehors il fait très très noir, c'est les abysses ! Alors je pouvais voir que les poissons qui passaient juste devant ma vitre. Ennuyeux ! Comme les humains m'avaient pas encore vu, j'ai décidé de les observer depuis tout les coins d'obscurité, sous les grillages du sol, depuis derrière de gros tuyaux, de sous les bureaux. Ils étaient vraiment terrifiants ! Tous très armés avec des têtes de gens sérieux qui supportent pas les bizarreries dans leur paysage ! Heureusement, je suis imbattable au cache-cache !

Un à un ils sont tombés dans mes pièges. Bien fait ! Un humain armé devient toujours méchant !

La créature se décale, sort de l'écran. Met en évidence une énorme toile derrière elle, où sont suspendus deux cadavres mutilés. L'un est sectionné en deux au niveau de la taille, ses jambes ont disparues. L'autre est simplement figé dans une expression d'absolue terreur.

Ces deux-là, c'est les rois des méchants !

Il fait une grimace.

Ils étaient tout seuls dans la salle, et ils appelaient d'autres méchants avec ce bidule radio. C'est les derniers que j'ai tué, les mieux cachés, mais ils étaient pas armés. J'ai essayé de faire ami-ami mais ils ont essayé de me frapper. J'ai projeté de la toile dans al bouche de l'un d'eux. Il a fait un horrible gargouillement, brrr ! Je l'ai après mordu très fort dans le ventre. J'avais faim, alors j'ai continué à mordre, surtout que c'était délicieux ! Je l'ai mordu tellement qu'à un moment, son buste est tombé. Son copain bougeait plus du tout. Le pauvre, il avait l'air malade, tout pâle ! Moi je mange pas les gens malades ! Alors j'ai tissé une grande toile pour stocker quelques casse-croûtes et...

Fracas métallique. Voix lointaines.

Ah ! Il y en a encore ! Comment on arrête l'enregistrement ?

Oh... Non en fait. Je peux continuer le film. Ça me donne l'impression de réaliser un film de vacances, comme les humains font à la plage avec leurs enfants ! De chouettes souvenirs ! J'ai trouvé cette caméra dans une cabine. Il y avait déjà des films dessus. Quelqu'un qui racontait sa vie ici. Un journal de bord d'aventurier ! A mon tour maintenant, c'est moi l'aventurier !
J'espère que les nouveaux humains sont pas aussi vilains que ceux que j'ai trouvé là en tout cas ! J'en ai un peu assez de tuer tout le monde. Je vais finir par me sentir seul !

Je les entends. Ils vont rentrer dans cette pièce pleine de bidules électriques qui grésillent et font bip bip. Enfin... Tout fait un peu bip bip ici.
Hop, je galope sur les murs, puis je me hisse dans une bouche d'aération au plafond ! Ça sent bizarre là-dedans, ça sent la viande ! Je crois que c'est parce que comme j'ai semé des cadavres un peu partout, leurs odeurs remontent et se promènent dans les bouches d'aération. Rigolo la science !

Je dois faire attention à mes yeux, ils luisent dans le noir. Quand je suis caché dans l'obscurité, je les ferme et j'utilise mes autres sens.
J'entends leurs voix.
J'entends leurs cris et leur surprise !
Ça dure un peu de temps. Ils disent beaucoup de gros mots.
Ils ont sûrement vu ma toile et mes cadavres. Ils paniquent un peu, c'est normal !
J'entends des cliquetis !
Oh non... Ils ont des armes...
Pensa la créature.

A ses yeux, ça rendait les "intrus" de facto hostiles. Ça ne lui venait même pas à l'esprit que voir les corps déchiquetés de leurs collègues allait les rendre fous de rage. Nepter est à la fois un animal qui cherche à survivre... et un enfant qui cherche à jouer. Son esprit est à la fois aussi pervers que celui d'un prédateur et aussi léger que celui d'un gosse.


J'ouvre les yeux.
Sa jugulaire !
Maman disait toujours que les humains détestaient qu'on leur coupe la jugulaire car ça les tuait.
La jugulaire de ce bonhomme est juste en-dessous de moi. Un bonhomme avec de grosses bouteilles oranges dans le dos et un drôle de gros arrosoir dans les mains, qui a l'air super lourd et super méchant. Mais il me suffirait de me laisser tomber et de lui croquer sa jugulaire ! Quel goût ça a, une jugulaire, déjà ?
J'attache un fil de soie à mon dos. Je relie au plafond !
Puis je lui tombe dessus, tout crocs dehors !

RAAAH !

Sven, c'est le nom du bonhomme. C'est le nom qu'ils crient ! Je sais pas si c'est bien sa jugulaire que j'ai mordu. J'ai attaqué le cou moi. C'est dans le cou ou la gorge la jugulaire ? Elle a un goût de saucisson en tout cas...
Deux secondes ! C'était rapide ! Mon fil se tend et me fait rebondir comme un élastique. Me revoilà au chaud dans ma bouche d'aération ! Ni vu, ni connu ! J'ai gagné la première manche mais c'était facile, il savait pas qu'on jouait !

Je fais un petit sourire à ma caméra, qui tourne toujours. Et je fais des V de la victoire avec toutes mes pattes !

Bon ! Je vais les laisser respirer un peu. A hurler comme ça, ils auront pas assez de poumons pour galoper si je les poursuivais, faites attention les amis !
Et si j'allais voir comment vont les proies que j'ai laissé vivantes dans la chambre froide derrière les cuisines, parce que le froid ça conserve drôlement bien le manger ! Peut-être que je pourrai les cuisiner après ?

En une dizaine d'heures, le monstre avait eu le temps d'investir plus d'un tiers de la base sous-marine. Il avait commis un carnage parmi l'équipage, commençant par en supprimer un à un les membres en silence, puis profitant de la panique des survivants confrontés aux cadavres de leurs compagnons pour les précipiter dans les pièges qu'il avait tissé.
Nepter est né prédateur. Malgré son jeune âge, il sait déjà aisément lire l'esprit des proies apeurées.
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Re: Dans l'océan, personne ne vous entendra crier...[FlashBack avec Leji et Nep]

Message  Lejinoss Taibug le Lun 18 Juil - 16:02

Post ignoré :
Contre toute attente, l'élaboration d'une sécurité informatique digne de ce nom à bord du navire n'avait pas pris plus d'une heure à Lejinoss. En réalité, on lui avait déjà mâché le travail, d'autres experts avant lui avaient su élaborer une défense numérique de qualité. Pour l'hirsute, cela n'avait aucun sens. Cherchant la version numérisée de son contrat de travail, il l'inspecta cette fois avec plus de discernement afin de saisir pourquoi tout cela était si simple.

- Blabla, les compétences techniques, j'en passe... Ah ! Nous y voilà.

Sur le contrat, il était question de retravailler la sécurité informatique de "tous les dispositifs numériques appartenant à la société Lutani". Si ce n'est le navire dans lequel on l'avait escorté, Leji ne voyait pas comment oeuvrer davantage. Son travail à bord était terminé. Ou tout du moins, le pensait-il.
Alvin entra alors dans le centre du réseau informatique de l'immense embarcation dans laquelle ils se trouvaient. Voilà déjà près d'une heure que Lejinoss en avait terminé.

- Monsieur Taibug ! Mes conseillers techniques me disent que vous avez sécurisé avec brio nos bases de données à bord. Il est temps à présent de s'occuper du complexe, suivez moi je vous prie.

Enfin on en venait aux choses sérieuses. Pour le moins surpris par les nouvelles consignes qu'on venait de lui transmettre, Lejinoss apprit qu'il allait devoir faire une virée sous-marine pour accomplir le reste de sa besogne.

- Vous avez construit une base sous-marine informatisée ?...

N'importe qui aurait posé la question tant cette révélation semblait relever de la boutade la plus absurde. Bien évidemment, la réponse d'Alvin se fit négative. Sur le coup, l'hirsute souffla rassuré. L'idée de se lancer dans une excursion sous la mer ne le tentait guère. Alors qu'il se rassurait, le responsable administratif le mena à bord d'une cale du navire où se trouvait un sous-marin minuscule.

- Nous n'en avons pas construite une, mais deux.

Sans doute Leji aurait dû lire la presse ou les petits caractères dans son contrat, ainsi, il aurait pu savoir l'ampleur du travail qui l'attendait. Lutani était une firme qui s'était lancée dans la recherche biologique en vue d'application technologique. Le projet de bases sous-marines s'était concrétisé depuis quelques semaines déjà. Là-bas, on y étudiait les propriétés d'organismes biologiques parfois inconnus pour en synthétiser différents produits. Prenant une profonde inspiration, comme s'il allai devoir s'y rendre en apnée, Leji trouva le courage de monter à bord du sous-marin de poche.

Sans être claustrophobe, il ne tarda pas à s'y trouver à l'étroit, être accompagné de ses trois gardes du corps pour le moins volumineux pesait dans la balance. Une fois installés, l'appareil téléguidés depuis l'une des bases s'enfonça dans les eaux sombres de l'océan dans lequel ils se trouvaient.
Du sombre, on passa à l'obscurité la plus totale. Malgré les spots lumineux de l'engin, on avait rapidement l'impression d'être perdu au milieu de nulle part, sans aucun repère. Puisque les colosses qui l'accompagnaient ne semblaient pas paniquer, Leji ne céda pas à la peur, ou tout du moins, s'efforça de la contenir profondément en lui.

Telle une lumière au bout du tunnel, les infrastructures lumineuses des deux bases commençaient à pointer le bout de leur nez. L'endroit semblait animé, et pourtant, de là où ils étaient, tout avait l'air si silencieux. Ce silence n'avait rien d'apaisant, l'obscurité des abysses rendait l'atmosphère étouffante et angoissante.

- Je vois pas ce qu'il peut y avoir à craindre comme attaque là dessous, personne pourrait nous atteindre ici !

L'un des gorilles hydrocéphales venait de soulever une remarque pertinente. Isolés sous l'océan, Leji ne risquait effectivement rien, l'attribution de gardes du corps s'avérant particulièrement inutile.
Seulement, sous d'autres perspectives, ces dômes sous-marins tenaient plus du cercueil que de la forteresse imprenable. Il n'y étaient pas isolés, mais piégés.

C'est tout du moins comme ça que l'appréhendait Lejinoss dont la peau blanchissait au fur et à mesure qu'ils s'approchaient d'une des deux bases. Défaitiste, il savait qu'en cas de problème, les échappatoires étaient considérablement limités.

Une fois qu'ils eurent passé les paliers de décompression, tous purent alors entrer dans le complexe de recherche scientifique où Leji serait amené à travailler. Il n'y avait aucun bureau individuel, tous les postes de travail se trouvaient sous l'immense dôme de verre d'où l'on ne pouvait distinguer que l'obscurité, le néant à perte de vue s'étendait devant eux.

Un scientifique en blouse vint à eux en attendant qu'Alvin les rejoigne. S'approchant d'un pas pressé, une main tendue, l'individu ignora royalement Leji pour saluer chaleureusement sa garde prétorienne.

- Vous avez reçu de nouvelles attribution messieurs.

En venir au vif du sujet sans même passer par la case salutation tendait à indiquer que quelque chose pressait. Oswald et ses compères ne tardèrent pas à se rendre compte de l'inquiétude qui animait le regard de l'homme.

- Seul l'un d'entre vous se verra attribuer la tâche de protéger monsieur Taibug. Les deux autres serviront de supplétifs aux maigres forces de sécurité sur la plateforme-ci.

Cela n'était pas originellement prévu dans le contrat des gardes du corps. Ceux-ci l'auraient volontiers fait savoir, mais la perspective de ne pas avoir à supporter les commentaires désagréables de l'informaticien en orange les ravissait au plus haut point. Alors que le scientifique s'enquit de savoir qui l'accompagnerait pour être affecté à un autre poste.

- J'en suis !

- Moi aussi !

- Moi aus... Chié ! Trop lent...!

Bras croisés, tapotant du pied, Lejinoss s'impatientait. Seulement, plutôt que de presser l'homme venu à eux pour savoir où était son poste de travail, il chercha à connaître les raisons pour lesquelles obtenir du personnel de sécurité supplémentaire semblait si urgent.
Alvin venait de les rejoindre. Se déplaçant vers eux en réajustant sa cravate, il avait toujours ce sourire insupportable collé au visage.

- Magnifique n'est-ce pas ? Si vous le souhaitez, nous avons le temps de vous faire visiter.

Se grattant la nuque avec insistance, l'hirsute fit "non" de la tête.

- Vous avez le temps, pas moi. Montrez-moi où je dois bosser je vous prie.

Plus tôt il en aurait terminé, plus vite pourrait-il partir de sa prison sous-marine. Au moins, il savait à présent qu'il ne travaillait pas pour une firme aux activités illégales. Quelque part, il l'aurait souhaité, cette éventualité lui semblant moins hasardeuse que de devoir passer des jours sous l'eau.
Alors qu'Alvin l'escortait, avec Oswald, jusqu'à son bureau d'où il serait chargé de bâtir à lui seul la sécurité informatique de l'édifice, Lejinoss lâcha enfin cette question qui lui brûlait les lèvres.

- Pourquoi est-ce qu'on a réquisitionné les deux autres mongols avec autant d'empressement ?

Oswald se retint une fois de plus de baffer celui qu'il était chargé de protéger. Bien qu'il ne portait pas Sven et Björn dans son coeur, l'idée qu'une raclure de l'acabit de l'informaticien les insulte l'insupportait au plus haut point.

- Ahem... Quelques heures avant votre arrivée, on nous a fait savoir qu'on ne parvenait pas à contacter deux membres de la sécurité. Un dysfonctionnement des communications sans doute. Aussi, le ravitailleur venu en sous-marin avant vous n'est semble t-il pas reparti, mais nous n'arrivons pas à mettre la main dessus.

Malgré son sourire, le responsable administratif ne pouvait s'empêcher de masquer une certaine gêne. Il ne savait pas ce qui se passait à bord de la base, cela se voyait comme le nez au milieu de la figure.

- Enfin ! Comme vous le savez, notre société est impliquée dans ses affaires de sécurité, et a tendance à exagérer tout et n'importe quoi. La plupart du temps, la montagne accouche d'une souris, et puis de toute façon, le personnel de sécurité, bien que restreint, reste conséquent, vous ne risquez rien.

En entendant ces mots, Lejinoss avait davantage l'impression qu'Alvin cherchait à se rassurer lui même. Sans doute devait-il être mort de trouille à l'idée qu'un incident ne se produise, la police d'assurance pourrait alors coûter à l'entreprise énormément d'argent en renégociant leur contrat.
Leji venait d'arriver à son poste de travail et se mit à l'ouvrage sans plus attendre. Oswald de son côté s'ennuyait à mourir et faisait les cents pas.

Les heures passaient, et seul le bruit des bavardages de scientifiques à l'air angoissés ainsi que le son du pianotage frénétiques des touches du clavier de l'ordinateur de Leji rythmaient la journée du mercenaire.

- Bordel, ça fait huit heures que t'es là dessus... On peut pas dire que ça fait déjà une bonne journée de travail ?

Lejinoss devait finir une première étape du processus d'élaboration de la sécurité numérique, il avait horreur de ne pas terminer ce qu'il avait commencé. Tout en gardant les yeux rivés sur l'écran, il prit la peine de répondre à son garde du corps.

- On t'a bombardé responsable informatique récemment ?

- Non mai....

Il ne fallait jamais répondre aux questions de l'hirsute, surtout quand l'intonation était aussi hostile.

- Donc ta gueule et va chier dans ta caisse. J'aurais fini quand je dirai que c'est fini.

Cette fois la coupe était pleine. Profitant que Lejinoss lui tourne le dos, son garde du corps s'empara d'un tabouret avec la ferme intention de lui broyer le crâne avec. Tant pis pour la paye, s'il ne le faisait pas, sa santé mentale risquait d'en pâtir à force de supporter un client aussi désagréable.
Sans même le savoir, Alvin venait de sauver la vie de l'hirsute malgré lui en faisant une apparition subite. Alors que le petit bureaucrate avait arpenté le dôme dans chaque recoin quelque peu inquiet, il prit des nouvelles de l'informaticien.

- Monsieur Taibug !

À cet instant, Leji cessa soudainement de pianoter. L'intonation mondaine d'Alvin et sa tendance à allonger le "a" de "Taibug" lui tapait sur les nerfs.

- Je vois que vous êtes encore au travail. C'est vrai qu'avec les abysses, on a une impression de nuit permanente, c'est difficile de s'y faire mais... Il est 6h30 du matin... Peut-être devriez vous rejoindre vos quartiers pour vous reposer.

Grinçant des dents, Lejinoss chercha un tabouret de la main, mais il fut surpris de voir qu'il n'en avait aucun à proximité bien qu'il lui semblait en avoir aperçu un il y a peu encore.

- Sacré Alvin, responsable administratif et horloge parlante à ses heures perdues. Décidément, y'a t-il une seule chose que cet homme ne sache pas faire, si ce n'est me foutre la paix bien sûr.

Cela étant dit, Leji et Oswald durent subir à nouveau une séance de rire hypocrite de la part du chargé administratif qu'aucun ne pouvait supporter. C'était la manière d'Alvin de prendre sur lui quand il se faisait insulter, trop lâche pour rendre les coups, ou surtout trop effrayé à l'idée que la police d'assurance n'augmente s'il venait à s'énerver.

- Vous êtes bien gentil, mais tout ce dont j'ai besoin c'est d'une cafetière, d'une tasse et de trucs à grignoter. J'irai me coucher dans quelques heures. En attendant vous me....

- Je vous laisse travailler tranquillement, reçu ! Si je me suis manifesté c'est juste dans votre intérêt.

En réalité, Lejinoss s'était apprêté à lui dire "Vous me foutez la paix", mais au moins l'idée essentielle avait été retenue par Alvin. Oswald, qui partageait le même ressenti à l'encontre du technocrate que Leji, posa alors le tabouret. Rien de tel qu'un ennemi commun pour apaiser des tensions.

Deux heures supplémentaires passèrent. Oswald envoyait des SMS à ses camarades pour passer le temps. Alors, un cri capta l'attention de toute âme qui vivait encore dans
l'immense structure. Quelque chose ne tournait pas rond, l'hirsute en avait cette fois la certitude. Soudain, ce garde du corps qu'il jugeait encombrant et inutile lui paraissait nécessaire, salvateur voire vital. À croire que les circonstances bouleversent bien des perceptions.

Le garde du corps lui, décrocha l'appel qu'il venait de recevoir. Bien que le numéro était celui de Sven, ce fut Björn qu'il eut à l'autre bout du fil.

- Oswald ! Faut qu'on foute le camp d'ici ! Je... je sais pas ce que c'est... Mais c'est costaud ! Putain... Il a tué Sven... Et... Et... Y'a des toiles partout, Oswald, faut qu'on se...

Le contact fut coupé immédiatement, en même temps que tout le système électrique de la plateforme sous-marine. Les circuits de secours prirent le relais, mais l'on y voyait soudain moins bien.
Oswald s'apprêtait à courir à la rescousse de son camarade sans même se soucier de l'informaticien, mais il fut coupé dans son élan. Juché sur l'un des balcons à l'intérieur de la base, Alvin se manifesta.

- Ne craignez rien ! Il s'agit juste d'une avarie des circuits. Les techniciens sont sur le coup. L'antenne relais est en panne, aussi, vous ne pouvez plus passer de coup de fil jusqu'à ce que ça soit réparé. Navré de la gêne occasionnée.

Quelques anxieux furent rassurés, mais pas Leji. D'abord la disparition suspecte, ensuite le cri, et maintenant la coupure : il y avait quelque chose de pourri au royaume de Lutani. Toutes les personnes travaillant ici ne tardèrent pas à s'en rendre compte. Levant la tête, certains aperçurent des ombres particulièrement suspecte. Comme des fils tendus au dessus d'eux.

- Aussi, nous préférons que vous attendiez avant de rejoindre les dortoirs, car les... les techniciens sont occupés là-bas.

Par technicien, il entendait "service de sécurité", si tant est qu'il reste ne serait-ce qu'un seul de leurs membres encore en vie.

- Panne électrique mon cul ! Faut que je sauve Björn de ce qui est en train de nous arriver !

Personne n'avait la moindre idée de ce qui pouvait bien se tramer, mais pour Oswald, entendre des larmes dans la voix du gros bébé qu'était Björn constituait en soi un indice foncièrement inquiétant sur la dangerosité de ce qui les guettait.
Leji l'attrapa alors par la manche. Sans la moindre retenue, son garde du corps se sentait à nouveau l'envie delui mettre son poing dans la gueule.

- Ton copain est assez grand pour nous rejoindre, ce qu'il faut c'est trouver un putain de sous-marin pour déguerpir d'ici.

Oswald stoppa le coup qu'il s'apprêtait à mettre, il lui fallait privatiser un submersible pour qu'il s'enfuie avec Björn. Seulement, le sort, ou tout du moins, une espèce terriblement nuisible s'acharnait sur eux. Un scientifique sortait du sas où se trouvaient les sous-marins de poche.

- Les.. Les appareils... Quelqu'un a foutu une sorte de toile d'araignée à l'intérieur... Plus rien ne répond ! On est bloqué ici !

Leji se laissa tomber sur son siège et se passa la main des les cheveux tout en gardant un regard fixe pointé vers l'horizon obscurci qui se présentait à lui.

- Réfléchis Leji... Trouve un moyen...

Seulement, piégés à des centaines de mètres sous l'eau, sans aucun moyen de communiquer avec la surface, ou de l'atteindre via sous-marin, les recours étaient pour le moins manquants.


Dernière édition par Lejinoss Taibug le Sam 23 Juil - 10:49, édité 1 fois
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Re: Dans l'océan, personne ne vous entendra crier...[FlashBack avec Leji et Nep]

Message  Nicoar Heyerter le Sam 23 Juil - 9:31

HRP:
Bon! Je fais un petit récap de la situation, car ça ne semble pas très clair pour tout le monde, déjà il y a une dizaine de bases et non deux, mais l'intrigue ce passe pour l'instant intégralement dans une seule base, il est très probable qu'elle est été mis en quarantaine. Concernant les personnes présentes dans cette base n°1 il y a :

Personnes déjà présente dans la base :
-Neptune
-10-20 Personnes encore en vie ( Scientifique, femme de ménage, cuisinier....etc)

Personnes venant du sous-marin :

-Le pilote
-Sven(mort)
-Bjorn
-Oswald
-Leji



-Bordel ! Sven !

Une sorte de grosse bête poilue était sortie d'une des nombreuses bouches d'aération qui recouvraient le plafond. Il me fallut un moment avant de réagir, le temps de reprendre mes esprits en voyant le corps de Sven allongeait sur le sol avec une fontaine de sang qui giclait au niveau de sa gorge, son corps faisait par intervalle de petits spasmes, sûrement un truc nerveux, j'en sais trop rien. Sûr le coup, j'ai eu une putain de monter d'adrénaline et surtout de rage, je me mis à vider la moitié de mon chargeur de mitraillette dans l'un des conduits au hasard, j'savais bien que le mille-pattes devait déjà être loin, mais ça me détend ce genre de truc. Le calme était revenu et je me retournai en direction du geek, je l'avais pas regardé de toute l'attaque et je dois dire que son silence commençait à m’inquiéter, pour une fois qu'il n'avait pas ouvert son claque-merde pour se plaindre, ENCORE, une fois de plus, non il était plutôt complètement absent, il avait une tronche comment dire....Ouais voilà ! Il avait une gueule de têtard avec sa bouche grande ouverte et ses yeux de merlan frit, j'sais pas pourquoi, mais c'était comme s'il était parti méga loin d'ici à s'inventer une autre histoire, ou alors il était tout simplement choqué par la violence de l'attaque, ouais ! Ça devait être ça !

'Fin bref ! J'avais autre chose à foutre que de m'occuper d'un mec qui se chiait littéralement dessus, je lui tapai sur l'épaule pour le sortir de son rêve, ni trop fort, pour ne pas lui casser quelque chose, ni trop doucement, pour me venger de cette semaine pourrie passée à ses côtés.

-Oh mon gars! Vas falloir qu'on s'tire d'ici, tant pis pour la radio.


Je voulais quand même jeter un petit coup d’œil au corps de Sven par curiosité. Son cadavre encore chaud était face au sol, je ne pouvais pas voir parfaitement son entaille d’où j'étais. Je m'accroupis juste au-dessus de son visage, j'agrippai des deux mains son épaisse barbe qui avait absorbé beaucoup de sang, vous savez comme le sopalin qu'on voit dans la pub à la télé, bah là, c'est pareil sauf cas la place du gosse recouvert de tache de confiture ici, c'est le gros Sven qui en a partout.Bref ! Une fois bien accrochait à sa grosse barbouze, je poussai de toutes mes forces sur mes jambes pour le retourner, sauf que seule la tête partie en arrière ce qui ouvrit encore plus l'incision qu'il avait au cou, le sang n'en sortit que de plus belle.
Je décidai de relâcher le tout voyant que mon initiative ne servait strictement à rien et ne faisait qu'empirer les choses, l'autre derrière devait maintenant me prendre pour un cinglé après m'avoir vu faillit arracher la tête de mon collègue.

*Bordel Oswald qu'est-ce que tu fous ?!Déjà qu'il te prenait pour un débile, mais après ça, ça sera pire ! Il faut que tu trouves un truc à dire...j'ai trouvé !*


Je me relevai tout doucement l'air de rien, j’attrapai calmement une clope de mon paquet et je tirai une latte dessus très lentement comme si c'était la première en 10 ans que je n'avais pas fumée, puis le plus sérieusement du monde je lui dis.

-J'confirme...

Je pris le temps de finir ma phrase en reprenant une taffe, mais cette fois-ci un peu plus rapidement que la dernière.

-...il est mort.

Bon, je pense qu'on avait perdu assez de temps comme ça, il fallait absolument rejoindre l'endroit où on avait laissé le sous-marin pour se tirer le plus rapidement d'ici. La lampe torche entre les dents et la carte entre les deux mains, je commençais à chercher un chemin, nous avions deux possibilités pour retourner auprès de Björn et surtout du sous-marin, soit faire demi-tour, mais le chemin sera plus long, car nous nous sommes déjà bien enfoncés à l'intérieur de la base, soit le chemin le plus court en continuant tout droit puis tourner à droite au niveau du labo n°14 où il nous suffirait ensuite de marcher encore tout droit en passant dans le réfectoire du dôme un petit moment pour y arriver, la deuxième option me paraissait la plus judicieuse.

J'enlevai le lance-flamme que portait Sven pour le mettre sur mon dos, je faillis trébucher en arrière à cause de son poids.

-'Tain comment il faisait pour porter ce machin-là!


Je pris un moment pour bien me stabiliser sur mes deux jambes, je fis un signe de la tête à l'autre trimard pour qu'il s’approche de moi, je sortis un pistolet de son étui que j'avais au niveau de la hanche, je retirai auparavant le chargeur avant de lui faire une brève présentation de comment utiliser une arme à feu.

-Bon c'est très simple, tu mets le chargeur là-dedans....


J'utilisai un ton bien lent comme ferait un maître d'école avec un gamin de cinq ans et j'effectuai à chaque fois le geste pour lui montrer.

-Jusqu'à ce que tu entendes un déclic, tu tires sur la culasse en arrière jusqu'au bout puis tu la relâches, tu déverrouilles la sûreté et puis...tu tires.


*Clic !*


Je lui lançai l'arme qu'il attrapa en vol, puis je me mis à marcher très lentement à cause du poids de mon grille-pain expresse que j'avais sur le dos en direction de ce labo n°14, il fallait s'enfonçait encore plus profondément dans ces couloirs noirs ou une forte odeur de putréfaction s'y dégageait. À force d'avancer encore plus dans les ténèbres, nous allions tôt ou tard y rester pour toujours.
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Re: Dans l'océan, personne ne vous entendra crier...[FlashBack avec Leji et Nep]

Message  Lejinoss Taibug le Sam 23 Juil - 11:09

En cas d'urgence, un sous-marin d'évacuation était prêt dans une partie reculée de la base. Leji parvint à s'extraire de sa garde rapprochée dans la cohue, et, suivant un scientifique qui avait parlé de cet échappatoire inespéré, parvint jusqu'au hangar miniature.

S'étant emparé de la blouse d'une des victimes, il se fit passer pour l'un des travailleurs de laboratoire et put entrer à bord sans plus de vérifications. Ainsi il quitta l'enfer sous-marin pour retrouver la terre ferme.

HRP a écrit:HRP : Face au manque de concertation entre joueurs, l'incohérence scénaristique qui en résulte, et à la confusion au sein du RP prenant une tournure qui ne m'inspire plus du tout, j'ai préféré sortir Leji de l'intrigue.
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